Question au gouvernement n°1151 — rubrique enseignement · réponse du 13 septembre 2018
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Question au gouvernement n°1151 · rubrique enseignement · séance du 13 septembre 2018 · 15e législature

RENTRÉE SCOLAIRE

Posée par Aude Amadou (La République en Marche) au Ministère de l'éducation nationale — réponse de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale
La question — Mme Aude Amadou

Monsieur le ministre de l'éducation nationale, la semaine dernière, la rentrée scolaire a concerné plus de 12 millions d'élèves, leurs parents, sans oublier les plus de 800 000 agents de l'éducation nationale, une rentrée sous le signe des transformations annoncées ces derniers mois.

L'école, rite de passage obligatoire, est le socle de notre pacte républicain. Les élèves doivent, à la fin de leur cursus, être devenus des citoyens épanouis, armés pour un avenir professionnel choisi.

La mission de l'éducation nationale consiste donc, d'abord et avant tout, à favoriser l'acquisition des fondamentaux pour chaque enfant de notre pays : lire, écrire, compter et respecter autrui.

Savoir pour s'intégrer dans notre société et s'y épanouir, mais aussi pour avancer et faire avancer son pays. Rappelons, à la suite de Nelson Mandela, que l'« éducation est l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde ».

Pour remettre cette mission au cœur de l'école, monsieur le ministre, vous portez une politique éducative de progrès social. À cette fin, vous avez mis en place des dispositifs spécifiques à l'école primaire, un lieu où se joue la réussite scolaire de nos enfants.

Citons en particulier le renforcement de l'enseignement du français et des mathématiques, l'évaluation des élèves en début et milieu de CP et en CE1, le dédoublement des classes en CP et en réseau d'éducation prioritaire renforcée. Après une année d'application, cette dernière mesure a été élargie au CE1 et aux réseaux d'éducation prioritaire. Monsieur le ministre, nous avons été séduits par cette dernière mesure d'équité sociale puis convaincus.

Cependant, nous ne naissons pas tous libres et égaux, nous le devenons. Comment aller plus loin pour réduire encore davantage les inégalités sociales à l'école ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

La réponse — M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale

Madame la députée, je vous remercie pour votre question qui me permet de revenir sur cette rentrée scolaire. Nous approfondissons cette année le sillon creusé à la rentrée 2017. Chacune des mesures que vous avez citées correspond à un engagement pris il y a plus d'un an, ce qui témoigne de la continuité de notre politique.

Le plus important, vous l'avez rappelé, est de transmettre aux enfants les savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, respecter autrui. La maîtrise du français et des mathématiques est essentielle.

Concrètement, cette rentrée se caractérise par des évolutions pédagogiques. En particulier, ce ne sont plus 60 000 élèves mais 190 000 élèves qui bénéficient de la mesure de dédoublement des classes de CP et de CE1.

J'ai pu constater, suite aux visites que j'ai faites en ce début d'année des classes de CE1 concernées par la mesure, que 100 % des élèves sont des lecteurs. L'année précédente, les mêmes cohortes ne comptaient que 50 % de lecteurs. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM.) C'est une avancée considérable.

Bien évidemment, elle n'est pas la seule. Vous avez rappelé les évaluations de début d'année en CP, CE1, sixième et seconde. Elles seront le levier de transformations fondamentales.

Ces mesures permettent d'élever le niveau général tout en restant des mesures de justice sociale. Tous les enfants de France doivent maîtriser les savoirs fondamentaux et être en mesure de faire des choix à partir du lycée.

C'est pourquoi nous avons introduit de nouvelles mesures pour les classes de seconde : cinquante-deux heures seront désormais consacrées à l'orientation et un test de positionnement permettra de développer l'aide personnalisée en français et en mathématiques.

Nous creusons donc le sillon. Nous ne nous sommes pas fixés pour objectif d'instaurer de nouvelles mesures chaque année, mais au contraire de mettre à profit le quinquennat pour approfondir notre politique au service de l'égalité réelle pour tous. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et MODEM.)

La séance du 13 septembre 2018 au compte rendu →

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