Question écrite n°10116 — rubrique nouvelles technologies · en attente de réponse
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Question écrite n°10116 · rubrique nouvelles technologies · publiée le 7 octobre 2025 · 17e législature

Projet d'investissement au capital d'Exaion

La question — Aurélien Lopez-Liguori (RN)

M. Aurélien Lopez-Liguori attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la cession programmée d'Exaion, filiale d'EDF spécialisée dans le calcul haute performance, le cloud souverain, l'hébergement de nœuds blockchain et l'intelligence artificielle, au groupe américain Marathon Digital Holdings (Mara), géant du minage de cryptomonnaies. Cette entreprise, créée en 2020 et composée d'environ 70 ingénieurs, constitue une véritable pépite technologique française. EDF a annoncé en août 2025 la vente de 64 % de son capital à Mara pour 168 millions de dollars, avec la possibilité pour l'investisseur américain de monter jusqu'à 75 % d'ici 2027, pour un montant supplémentaire de 127 millions de dollars. Alors que l'État est actionnaire à 100 % d'EDF, il apparaîtrait incompréhensible que le Gouvernement laisse filer ainsi une technologie stratégique au cœur de la souveraineté numérique et énergétique française. Les savoir-faire d'Exaion touchent à des domaines décisifs pour l'avenir de notre pays : puissance de calcul, cloud souverain, blockchain et intelligence artificielle. Leur transfert sous pavillon étranger revient à livrer des atouts essentiels à une puissance tierce, au détriment de l'autonomie technologique française. Il lui demande donc si le Gouvernement entend s'opposer clairement et sans ambiguïté à cette vente, afin d'éviter que des technologies stratégiques et des savoir-faire cruciaux pour l'avenir du pays ne passent sous pavillon étranger, et de garantir que la souveraineté numérique de la nation reste pleinement maîtrisée.

Sans réponse à ce jour. Publiée le 7 octobre 2025, soit 315 jours d'attente. Le gouvernement dispose en principe de deux mois pour répondre à une question écrite ; les questions restées sans réponse tombent à la fin de la législature.

Repères Autour de la question

Rubrique Autres questions « nouvelles technologies »