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VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
A discuter Amendement n°II-AC377 · article 27 · déposé le 28 octobre 2022

Amendement n°II-AC377 — Article 27

Dispositif

Le dispositif de cet amendement n'est pas publié dans l'open data.

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« Par cet amendement, nous proposons d’augmenter les moyens des service de santé universitaire (SSU). »

« Début octobre, la ministre de l’enseignement supérieur a annoncé une refonte de ces services ainsi qu’une enveloppe de 8 millions. »

« Le Parisien a donné la parole à Joël Mabila, psychologue à l’université de Pau à cette occasion : « Cela va nous permettre de rendre moins précaire ce qui était précaire ». « Quand l’on sait qu’aujourd’hui, en France, il y a un seul psychologue à la fac pour 29 000 étudiants, cela ne va pas nous permettre de répondre à la demande des jeunes qui est exponentielle. Nous sommes en sortie de crise et les demandes de consultation en santé mentale sont très importantes ». »

« Une analyse confirmée par Santé Publique France. En mai 2020, « plus d’un jeune sur cinq est concerné (par des syndrômes dépressifs), dont près de la moitié par des syndromes dépressifs majeurs ». « Une femme âgée de 15 à 24 ans sur quatre est détectée avec un syndrome dépressif », qui se révèle majeur « pour plus d’une jeune femme sur dix ». »

« Plus récemment, une enquête réalisée par l’institut CSA pour la mutuelle étudiante LMDE publiée le 11 juillet 2022 et menée auprès de plus de 3 000 jeunes, révèle que 70 % des étudiants se disent en situation de mal-être. Ce chiffre est en augmentation de 5 points par rapport à 2019, date de la précédente enquête. 68 % évoquent des symptômes dépressifs et 36 % avouent avoir eu des pensées suicidaires, un chiffre en hausse de 6 points. Ils sont également 38 % à avoir renoncé à des soins médicaux dans les douze derniers mois, 49 % pour des raisons financières. »

« Le Gouvernement a mis en place l’ouverture de 8 séances psy à 30 €, remboursées par le chèque psy. Cependant, le coût moyen d’une séance est de 70 euros. De nombreux étudiants renoncent à ces soins faute de moyens, une thérapie avec un psychologue représenterait selon l’UNEF un coût de 1680 € par an à raison de deux séances par mois. »

« Nous proposons donc d’augmenter les moyens des service de santé universitaire (SSU) à la hauteur des besoins. Le syndicat étudiant l’Alternative propose d’adopter la recommandation internationale d’un ETPT de psychologue universitaire pour 1 500 »

« étudiants. »

« Pour respecter les règles de recevabilité financière, nous proposons dans cet amendement de transférer des crédits de l’action 04 Établissements d’enseignement privés du programme 150 à hauteur de 15 millions d’euros en AE et CP, vers l’action 02 Aides indirectes du programme 231. Nous appelons le Gouvernement à lever ce gage. »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
A discuter

Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.