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VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Rejeté Amendement n°CF395 · article 35 · déposé le 13 décembre 2023

Amendement n°CF395 — Article 35

Déposé par Sébastien Peytavie et 21 cosignataires · Écologiste - NUPES · sur le Projet de loi de finances pour 2024
Dispositif

Le dispositif de cet amendement n'est pas publié dans l'open data.

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« Les émissions de gaz à effet de serre du secteur de la santé représentent plus de 49 millions de »

« tonnes de CO2, soit 8 % de l’empreinte carbone en France, selon le think tank « The Shift Project). »

« Les établissements de santé et médico-sociaux représentent également annuellement 2 % de la »

« consommation énergétique nationale, plus de 700 000 tonnes de déchets, 1,5 milliard de repas et »

« 400 à 1200 litres d’eau par lit et par jour. »

« S’il n’est pas question de réduire la quantité ou la qualité des soins proposés, le secteur de la santé a »

« lui aussi pleinement son rôle à jouer pour répondre aux défis environnementaux et énergétiques »

« auxquels nous faisons face. Il en va justement de leur capacité à pouvoir maintenir une offre de soin »

« de qualité et à la hauteur des besoins de la population dans un contexte d’urgence climatique sans »

« précédent. »

« Le présent projet de loi de finances et de financements de la sécurité sociale pour 2024 brille par »

« leur aveuglement total au défi que représente la résilience de notre système de santé, alors que la loi »

« pour la programmation des finances publiques acte la stagnation des dépenses de santé jusqu’en »

« 2027. »

« A cet égard, le groupe Ecologiste rappelle que réduire l’empreinte carbone des établissements de »

« santé ne signifiera jamais maintenir les hôpitaux dans un état de sous-financement permanent, au »

« détriment de l’offre de soin. La transition écologique des établissements de santé et médico-sociaux »

« ne pourra se faire sans un investissement massif de l’État. »

« Nous devons accélérer la rénovation énergétique des bâtiments en intégrant des équipements de »

« production d’énergie renouvelable et en allant vers des bâtiments respectueux de l’environnement. »

« Si plusieurs initiatives sont allées dans ce sens dans certains centres hospitaliers ces dernières »

« années, nous ne pouvons en rester aux stades de l’expérimentation isolée. C’est d’autant plus un »

« enjeu que les factures énergétiques peuvent peser jusqu’à 10 % du budget d’un établissement de »

« santé et que le contexte inflationniste est une menace permanente sur les finances des structures »

« sanitaires. »

« Il est également urgent d’entamer une réflexion plus large sur la question de la mobilité. Le secteur »

« des transports représente à lui seul 16 % des émissions de CO2 de la santé. Nous devons généraliser »

« les plans de mobilité dans les établissements de santé et médico-sociaux pour que chaque »

« établissement soit à même de proposer une solution de mobilité douce et/ou partagée à chaque »

« employé.e. C’est non seulement un pré-requis environnemental mais c’est une pression de moins »

« sur le budget du personnel soignant. »

« Enfin, il est urgent de relocaliser dès maintenant les secteurs de production indispensables au bon »

« fonctionnement du secteur sanitaire. La gestion à flux tendu des stocks a entraîné la pénurie de »

« matériel de protection, de dépistage et de soin lors de la crise du coronavirus. La transition »

« écologique de notre système de santé passe nécessairement par la garantie de la souveraineté »

« sanitaire de notre pays et par l’introduction de critères environnementaux ambitieux dans la »

« commande publique. »

« Asthmes, problèmes pulmonaires, maladies cardiovasculaires… Les coûts de santé liés à la »

« pollution de l’air en France représentent entre 20 et 30 milliards d’euros par an : c’est le serpent qui »

« se mord la queue. Alors que nous venons de connaître l’été le plus chaud jamais enregistré dans le »

« monde, nous n’avons plus le temps pour la logique des petits pas, des initiatives isolées et de »

« l’expérimental. »

« Le Gouvernement a engagé 10 milliards d’euros supplémentaires en 2024 pour accélérer la »

« transition écologique. Toutefois, nous n’avons actuellement aucune garantie sur l’intégration du »

« secteur social et médico-social dans ces financements. »

« Dans un contexte où l’hôpital public subit une détresse permanente, organisée par des années »

« d’austérité budgétaire, ces mesures demeureront insuffisantes si elles ne s’inscrivent pas dans un »

« plan pluriannuel d’ampleur tel que celui que nous proposons, fixé à 1 500 000 000 € pour cette »

« année. »

« Cet amendement procède au mouvement de crédits suivant, en autorisations d’engagement et en »

« crédits de paiement : »

« -il prélève un milliard d’euros à l’action 03- Aides à l’acquisition de véhicules propres du »

« programme « Énergie, climat et après-mines » et 500 000 000 € à l’action 11 - Soutien dans les »

« zones non interconnectées au réseau métropolitain du programme « Service public de l’énergie » »

« - il transfère 1 500 000 000 € vers un nouveau programme « Fonds pour la transition écologique du »

« secteur social et médico-social » »

« Eu égard aux règles de recevabilité des amendements de la deuxième partie du projet de loi de »

« finances, il est une obligation de compenser une recette supplémentaire dans un programme par une »

« baisse de dotation dans un autre. Ce transfert de crédit est donc purement formel et nous appelons à »

« la levée du gage par le Gouvernement. »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
Rejeté

Sort arrêté le 13 décembre 2023.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.