Le dispositif de cet amendement n'est pas publié dans l'open data.
« "En France, en 2022, la faim n’est pas un souvenir d’une époque révolue. Les immenses files d’attente pour obtenir de l’aide alimentaire n’ont pas eu raison d’un Gouvernement qui refuse d’augmenter les minima sociaux et de les étendre aux jeunes. La solidarité́ familiale a remplacé des aides publiques, largement insuffisantes, et les inégalités se sont exacerbées. Ainsi, 8 millions de personnes ont besoin de l’aide alimentaire dans le pays. »
« Pourtant, ce n’est pas la quantité qui manque. Notre système alimentaire permet aujourd’hui de produire bien plus qu’il n’est nécessaire pour nourrir tout le monde. Tous les travaux scientifiques le confirment : le problème de l’insécurité alimentaire est un problème de répartition des richesses. C’est l’incapacité du capitalisme financiarisé de notre temps à allouer les ressources en fonction des besoins qui est en cause. »
« L'urgence n'a jamais été aussi forte. D'après Laurence Champier, directrice fédérale de la Fédération française des banques alimentaires, le recours à l'aide alimentaire est en hausse 9% au 1er semestre 2022 par rapport à fin 2021. Il est même en hausse de 10% à 12% (simple estimation à ce stade) pour toute l'année 2022, par rapport à l'année 2021. D'après Patrice Douret, président des Restos du coeur le nombre de personnes inscrites et accueillies par l'association a augmenté de 12% entre avril et novembre. »
« Qui sont ces françaises et ces français qui ont faim en 2022 ? Le niveau de vie des bénéficiaires de l'aide alimentaire vivant dans leur logement ou chez des proches est 637 euros par mois en moyenne. 25% des personnes accueillies dans les banques alimentaires ont moins de 25 ans. 70% des bénéficiaires de colis et d'épiceries sociales sont des femmes dont près de 40 % élèvent seules un ou plusieurs enfants. »
« Afin d’assurer la recevabilité financière du présent amendement il est proposé, en autorisations d’engagement comme en crédits de paiement : »
« - De créer un nouveau programme intitulé « Soutien au réseau d’aide alimentaire » bénéficiant de l’ouverture de 400 millions d’euros de crédits ; »
« - De minorer de 400 millions d’euros les crédits de l’action 11 du programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes » »
« Naturellement il n’est pas dans notre intention de pénaliser ces programmes et il appartiendra donc au Gouvernement de lever le gage." »
Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Motif : R.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.