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VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Rejeté Amendement n°5 · article unique · déposé le 18 mars 2024

À l’alinéa 2, substituer au taux

Dispositifce que le texte ajouterait

À l’alinéa 2, substituer au taux :

« 10 % »

le taux :

« 5 % ».

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« Par cet amendement de repli, les députés du groupe LFI-NUPES entendent renforcer l’effet de la présente proposition de loi en permettant au reste à charge supporté par les communes les plus en difficultés financières d’être fixé à 5 %, sur décision du représentant de l’État dans le département, afin de permettre à plus de collectivités territoriales d’engager des travaux de rénovation énergétiques de leurs bâtiments scolaires malgré leurs difficultés financière. »

« Afin de justifier d’une baisse historique des crédits du Fonds vert par décret en cours d’exercice, Messieurs Cazenave et Le Maire semblent regretter que seuls 300 millions d’euros aient été employés en 2023. Ils semblent en tirer la conclusion suivante : la crise climatique n’est finalement pas si importante, et en conséquence les moyens à apporter pour résoudre cette crise doivent être réévalués à la baisse. »

« La cause profonde de ce sous-emploi des crédits mis à disposition pour la rénovation thermique des bâtiments est malheureusement bien différente : les Gouvernement Macron successifs ont fait le choix de supprimer la taxe d’habitation, de supprimer la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, et de réévaluer les dépenses globales de fonctionnement sous l’inflation. En sept ans, les collectivités territoriales sont devenues financièrement exsangues, et ne sont même plus en mesure d’assumer un reste à charge de 20 %. Pourtant, les besoins sont bien là : en Seine-Saint-Denis, les salles de classe oscillent entre 10 ° C l’hiver, et 35 ° C l’été. »

« Ce sous-emploi des crédits du Fonds vert, c’est la démonstration flagrante de l’échec de la politique de monsieur Macron pour résoudre la crise climatique ! La seule dette qui met aujourd’hui en danger nos enfants, c’est la dette climatique que ce Gouvernement nous fait accumuler tant et plus. »

« Parce que l’urgence climatique ne peut se contenter de mesurettes, nous proposons donc en conséquence que le reste à charge puisse être de 5 %, contre 10 % initialement, si les préfets en décident ainsi. Cela permettra d’engager plus de travaux de rénovation, et de lutter activement contre le réchauffement climatique. Il s’agit également de permettre aux professeurs et aux enfants de ne pas avoir à subir les conséquences de la situation financière de la collectivité sur laquelle ils se trouvent, ce dont ils ne sont pas responsables. »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
Rejeté

Sort arrêté le 20 mars 2024.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement — 1 intervention en séance s'y rapporte.