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VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Rejeté Amendement n°5261 · article premier · déposé le 15 mai 2024

À l’alinéa 7, après les mots

Dispositifce que le texte ajouterait

À l’alinéa 7, après les mots :

« veillant »,

insérer les mots :

« à développer l’autonomie alimentaire des exploitations d’élevage et ».

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« La part d’herbe dans les systèmes diminue pour l’élevage laitier (la proportion de vaches laitières sans accès au pâturage a augmenté de plus d’un tiers depuis 2008 selon l’Idele) et les élevages de porcs et de volailles plein-air restent minoritaires (moins de 5% pour les porcs et moins de 20% pour les volailles de chair). Pourtant, ces formes d’élevage plus durables sont plus résilientes grâce à leur plus grande autonomie en alimentation animale. Ils sont plus ancrés sur leur territoire et ont également un impact bien moindre sur l’environnement. »

« Au contraire, l’élevage intensif est aujourd’hui dépendant de pesticides, d’engrais de synthèse et de soja pour l’alimentation des animaux (en majorité importés). C’est pourquoi, la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) vise à l’horizon 2050 : 0% de vaches en zéro pâturage et 64% des vaches dans des systèmes où le pâturage est dominant, ainsi que 16% des animaux sous SIQO (Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine) pour le porc et 60% pour la volaille. »

« Puisqu’un des objectifs affiché du gouvernement est de faire de chaque installation une occasion d’accélérer les transitions écologique et climatique, une vigilance à l’autonomie alimentaire des élevages est nécessaire. »

« Au-delà des dégâts environnementaux, sanitaires et des atteintes au bien-être animal qu’elle engendre, l’intensification en cours de l’élevage est également souvent synonyme, pour les éleveurs et éleveuses, d’une perte d’autonomie économique et décisionnelle, cause importante de mal-être, et d’une désaffection du métier par les nouvelles générations. Au contraire, pour les plus jeunes générations, travailler en accord avec le bien-être animal est également un critère essentiel en termes d’attractivité du métier (critère de choix du futur métier à 61% selon l’Enquête Chambre Régionale d’Agriculture Bretagne). »

« Cet amendement est issu d'une proposition de FNH. »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
Rejeté

Sort arrêté le 16 mai 2024.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.