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VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Rejeté Amendement n°CE276 · après l'article 2, insérer l'article suivant · déposé le 29 avril 2026

I. – Après l’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L

Dispositifce que le texte ajouterait

I. – Après l’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 1‑1 . – Les produits agricoles et alimentaires importés sur le territoire national doivent respecter des normes de production équivalentes à celles applicables aux producteurs établis en France, notamment en matière environnementale, sanitaire, sociale et de bien-être animal.

« Lorsque cette équivalence n’est pas établie, l’autorité administrative peut suspendre, restreindre ou subordonner à conditions leur mise sur le marché. »

II. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article.

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« Le présent projet de loi affirme la nécessité de lutter contre la concurrence déloyale, mais ne consacre pas de manière explicite le principe fondamental de réciprocité des normes de production. »

« Or, la situation actuelle crée une distorsion majeure : »

« · près de 25 % de l’alimentation consommée en France est importée, »

« · avec des niveaux dépassant 50 % dans certaines filières sensibles, »

« · tandis que les producteurs français sont soumis à des normes parmi les plus exigeantes au monde. »

« Parallèlement, l’Union européenne interdit plus de 200 substances phytosanitaires, dont certaines continuent d’être utilisées dans des pays exportant vers le marché français. »

« Le projet de loi se limite à une approche sanitaire de la concurrence déloyale, laissant de côté les dimensions environnementales, sociales et économiques. »

« Cette situation est économiquement intenable : les surcoûts normatifs supportés par les agriculteurs français peuvent atteindre 20 à 40 % selon les filières, créant une perte de compétitivité structurelle. »

« Le présent amendement vise donc à consacrer un principe clair : l’accès au marché français est conditionné au respect de normes équivalentes. »

« Il s’inscrit directement dans l’objectif de souveraineté alimentaire affirmé par le projet de loi. »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
Rejeté

Sort arrêté le 5 mai 2026.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.