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VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Non soutenu Amendement n°CS116 · après l'article 5, insérer l'article suivant · déposé le 5 septembre 2025

La section 3 du chapitre I er du titre III du livre VII du code de la sécurité intérieure est ainsi modifiée

Dispositifce que le texte ajouterait

La section 3 du chapitre I er du titre III du livre VII du code de la sécurité intérieure est ainsi modifiée :

I. – Le I de l’article L. 731‑3 est ainsi modifié :

1° À la seconde phrase du premier alinéa, après le mot : « connus », sont insérés les mots : « y compris le risque d’incident informatique ayant un impact important sur la fourniture des services à la population, » ;

2° Après le 7°, il est inséré un 8° ainsi rédigé :

« 8° Assurant des activités de service public dont la continuité est susceptible d’être perturbée par des incidents informatiques, et dont la liste est déterminée par décret en Conseil d’État. »

II. – À l’article L. 731‑5, après le mot : « sauvegarde », sont insérés les mots : « , notamment pour prendre en compte le risque d’incident informatique, ».

III. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur à l’occasion de l’actualisation du plan communal ou, au plus tard, à la date de sa révision.

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« Le présent amendement vise à améliorer sensiblement le degré de préparation des collectivités »

« territoriales face à la menace cyber en intégrant explicitement le risque de cyberattaque au sein du »

« Plan Communal de Sauvegarde (PCS). »

« Alors que les collectivités jouent un rôle essentiel dans la continuité des services publics et la »

« gestion des crises locales, elles sont devenues ces dernières années des cibles privilégiées des »

« cybercriminels et d'acteurs étatiques hostiles. Selon l’ANSSI), plus de 350 collectivités ont été »

« victimes d'une cyberattaque en 2023, dont une majorité de communes de taille moyenne, souvent »

« démunies en matière de protection informatique. »

« Les exemples concrets abondent. En septembre 2024, la mairie de Caen a été victime d'une attaque »

« par rançongiciel paralysant plusieurs de ses services administratifs pendant plusieurs jours. À la »

« même période, la ville de Chaville (Hauts-de-Seine) a vu son système d'information compromis, »

« entraînant la perte d'accès à des documents sensibles et des données personnelles. En 2022, la ville »

« de La Rochelle avait également subi une cyberattaque majeure, impactant la gestion de ses services »

« numériques. »

« Ces incidents démontrent la vulnérabilité des collectivités et l'impact potentiel de ces attaques : »

« paralysie administrative, interruption des services aux usagers, atteinte à la confidentialité des »

« données des citoyens, voire mise en danger de la sécurité des populations en cas d'atteinte aux »

« systèmes d'alerte ou de gestion de crise. »

« Or, le Plan Communal de Sauvegarde, prévu par l'article L.731-3 du Code de la sécurité intérieure, »

« constitue l'outil de référence permettant d'organiser la réponse opérationnelle de la commune en cas »

« d'événement grave : catastrophes naturelles, risques technologiques, sanitaires… Il apparaît »

« aujourd'hui indispensable que les risques cyber soient explicitement intégrés à ce dispositif, au »

« même titre que les autres menaces susceptibles de désorganiser la vie locale. Le présent »

« amendement vise donc à améliorer sensiblement le degré de préparation des collectivités en »

« ajoutant le risque cyber au sein du plan communal de sauvegarde. Cet amendement a été travaillé »

« avec Hexatrust »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
Non soutenu

Sort arrêté le 9 septembre 2025.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.