Le 21 juillet 2020, il y a presque quatre ans, l'Union européenne s'est dotée d'un plan de relance inédit et massif, afin que ses États membres puissent répondre ensemble, au moyen d'une dette commune, aux terribles conséquences économiques de l'épidémie de covid.
Quelques mois plus tard, le Parlement européen, sous l'impulsion des députés de la majorité présidentielle qui n'ont, hélas, pas été soutenus par beaucoup des formations politiques représentées dans cet hémicycle, a consacré ce plan de relance de 750 milliards d'euros.
Ce plan de relance, cette dette commune, a constitué une immense avancée pour l'Europe, certainement la plus grande pour notre continent sur les plans économique et politique, depuis l'introduction de l'euro. Ce fut aussi une immense réussite pour la France qui, sous l'impulsion du Président de la République, a été le premier pays à l'œuvre pour construire une réponse collective. En percevant 40 milliards d'euros, notre pays a été – et l'est toujours – l'un des premiers bénéficiaires de ce plan.
Ce sont ainsi 40 % du plan de relance national qui sont financés par l'Europe. Derrière chaque projet, derrière chaque entreprise, chaque emploi, chaque Français soutenu par le plan de relance national, il y a l'argent et le soutien de l'Europe. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE.)
Derrière de grands chiffres abstraits, ce sont des résultats très concrets qui sont obtenus : 1 million de foyers ont été soutenus dans le cadre du dispositif MaPrimeRénov' ; 3 millions de Français ont été connectés à la fibre grâce au plan de relance européen.
La semaine dernière, la Commission européenne a entériné le versement d'une nouvelle tranche de 7,5 milliards d'euros, avant une prochaine tranche de 10 milliards d'euros supplémentaires. À quelles priorités ces fonds supplémentaires seront-ils consacrés à l'avenir, au bénéfice de notre pays et de l'ensemble de nos territoires ? (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE et sur quelques bancs du groupe Dem.)
Il y a quatre ans, la France connaissait la crise économique la plus grave qu'elle ait eu à vivre depuis 1929. Nous avons protégé les Français, instauré les prêts garantis par l'État, financé l'activité partielle, soutenu les hôteliers, les restaurateurs et des pans entiers de notre économie.
Nous pouvons tous ensemble être fiers du soutien que nous avons apporté à l'économie française pendant la crise du covid. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR.)
Ensuite, il a fallu relancer : des sommes considérables étaient nécessaires, qui se sont chiffrées en centaines de milliards d'euros. La France n'avait pas les moyens de relancer, à elle seule, son économie et son activité. Elle s'est donc battue, avec le Président de la République et avec vous, monsieur Beaune, qui étiez à l'époque ministre chargé des affaires européennes,…
…afin d'instaurer ce qui était inconcevable il y a encore quelques années : une dette commune, permettant de mutualiser les moyens financiers de l'Union européenne et d'apporter une réponse massive et immédiate à la relance économique de l'Union européenne, qui venait d'être touchée par le covid. C'était impossible, mais nous l'avons fait, seuls ! Ni M. Glucksmann ni M. Bardella n'ont voté le plan de relance pour l'Union européenne. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RE, Dem et HOR.)
L'Europe, il y a ceux qui en parlent et ceux qui la font – et vous faites partie de ces derniers, monsieur Beaune. C'est comme cela que nous avons financé nos usines, l'innovation et des centaines de milliers de postes d'apprentis !
C'est comme cela que nous avons financé la transition climatique ou encore le dispositif MaPrimeRénov' !
Et c'est comme cela que la France est parvenue à être le premier État, en Europe, à retrouver son niveau d'activité d'avant la crise. C'est aussi grâce à votre action, monsieur le député.
Dix milliards d'euros restent à débourser : 3,3 milliards le seront à la fin de l'année 2024, 6 milliards ensuite en 2026 et nous continuerons sur cette voie, au service de notre économie et de nos compatriotes. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RE, Dem et HOR.)