Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Cartographie Thème · générée le 17 août 2026
Immigration et asile : qui défend quoi
Régularisations, AME, droit d'asile, expulsions : la carte des argumentaires.
Question posée au corpus : « Quelles positions défendent les groupes politiques sur l'immigration, l'asile et la politique migratoire ? »
La carte 5 camps identifiés dans le corpus
Groupe Les Républicains (LR) Contre
pour une réduction significative de l'immigration et un durcissement des politiques d'éloignement
La politique gouvernementale manque de fermeté et de volonté réelle de réduire les flux migratoires, se traduisant par des « lâchetés successives »[1]
Les OQTF doivent être systématiquement suivies d'expulsion, et les étrangers délinquants doivent être expulsés sans délai[1]
Le gouvernement est « complice » de l'explosion du nombre de clandestins, notamment en réduisant les crédits aux expulsions et en refusant de restreindre l'aide médicale d'État[1]
La législation migratoire, conçue pendant les Trente Glorieuses, doit être révisée en profondeur pour prendre en compte les risques migratoires à long terme[1]
Le refus de conditionner visas et aide publique au développement à la réadmission des ressortissants irréguliers est une faiblesse structurelle[1]
Il n'existe pas de position intermédiaire valable : vouloir moins d'immigration suppose des choix clairs et assumés[1]
En matière d'immigration, il ne peut y avoir de "en même temps". Ou vous voulez plus d'immigration dans notre pays, ou vous en voulez moins. […] Vous, Gouvernement, députés de la majorité, de gauche et d'extrême gauche, vous voulez plus d'immigration en France. Nous, députés du groupe Les Républicains, nous voulons moins d'immigration en France.Pierre-Henri Dumont (LR) · séance publique, 06/12/2022 · lire en contexte
Débats en séance publique (déclaration de gouvernement, discussion générale sur des textes législatifs, examen budgétaire) ---
Groupe Renaissance / La République en Marche (RE / LaREM) Nuancé
approche dite « équilibrée » entre humanité et fermeté, rejet des postures des deux extrêmes
La politique migratoire doit éviter à la fois l'illusion d'une générosité inconditionnée et le repli derrière les frontières nationales[1]
Le budget a été augmenté de 50 % depuis 2017 pour l'asile, l'immigration et l'intégration, ce qui témoigne d'une action concrète[1]
L'amélioration des procédures d'éloignement pour les irréguliers doit aller de pair avec une capacité de régularisation de ceux qui travaillent et sont intégrés[1]
L'équivalence « étranger = délinquant » est inacceptable républicainement, même si des concomitances statistiques existent[1]
Le système de Dublin est à bout de souffle et la solidarité européenne doit être réformée[1]
La centralisation administrative des procédures en préfecture crée des files d'attente problématiques : une meilleure répartition territoriale est nécessaire[1]
On ne repousse pas le populisme par le populisme ; on ne repousse pas le mensonge par le mensonge, ni d'ailleurs la démagogie par la démagogie.Florent Boudié (LaREM) · séance publique, 01/08/2018 · lire en contexte
Débats en séance publique (discussions générales, déclarations de gouvernement) ---
Groupe UDI-Agir et indépendants (UDI-AGIR) Nuancé
reconnaissance de la complexité du sujet, appel à un débat dépassionné, soutien de principe au texte tout en soulevant des questions de capacité d'accueil
Aucun groupe politique ne détient la vérité absolue sur ces questions, et les divergences sont profondes y compris au sein de chaque groupe[1]
La France fait face depuis 2015 à des crises migratoires inédites qui saturent les dispositifs d'hébergement et les procédures d'instruction[1]
Le respect des valeurs et de la tradition historique d'accueil doit être préservé tout en prenant des mesures spécifiques[1]
Ce projet de loi ne peut laisser insensible, puisqu'il a trait à un défi si vaste et si complexe que nul ici ne peut prétendre détenir la vérité absolue.Michel Zumkeller (UDI-AGIR) · séance publique, 17/04/2018 · lire en contexte
Discussion générale en séance publique sur le projet de loi Asile et immigration --- > Note méthodologique : L'ensemble des extraits fournis provient de séances publiques (discussions générales, déclarations de gouvernement, examens budgétaires). Aucune audition en commission ne figure dans le corpus récupéré. Les débats les plus riches sur la technique législative (procédures OFPRA, CNDA, règlement de Dublin) se trouvent probablement dans les commissions des lois et des affaires étrangères, non couvertes ici. Les groupes LFI-NUPES, Écolo-NUPES, RN et GDR sont mentionnés en creux dans plusieurs interventions mais n'apparaissent pas directement dans les extraits fournis : aucune section ne leur a été consacrée pour respecter la règle de sourçage strict
Groupe Socialistes et apparentés (SOC) Nuancé
contre l'immigration irrégulière mais défenseur des droits fondamentaux des demandeurs d'asile et des étrangers présents sur le territoire
Le droit d'asile, le regroupement familial, la protection des mineurs isolés et le maintien de l'aide médicale d'État sont des lignes non négociables relevant des conventions internationales[1]
L'hébergement inconditionnel des demandeurs d'asile est une obligation humanitaire, et il manque au moins 30 000 places[1]
La politique gouvernementale banalise les idées du RN en faisant de l'éloignement la « pierre angulaire » de la politique migratoire[1]
Une refondation en profondeur de la politique migratoire est nécessaire, sur la base d'un consensus républicain intégrant les droits humains[1]
La réforme du règlement de Dublin est indispensable pour rétablir la dignité des procédures européennes[1]
Les réfugiés climatiques constituent un défi futur incontournable qui exige une anticipation budgétaire (création de 200 postes à l'OFPRA, 4 000 places en CADA)[1]
Il y a d'abord ce qui n'est pas négociable à nos yeux, parce qu'il s'agit de conventions internationales et de droits humains, au premier rang desquels le droit d'asile, notre héritage et notre honneur, que vous avez prétendu tant de fois défendre et que vous avez tant de fois abîmé.Boris Vallaud (SOC) · séance publique, 06/12/2022 · lire en contexte
Débats en séance publique (déclaration de gouvernement, examen budgétaire de la mission immigration) ---
Gouvernement Nuancé
double pilier « humanité et fermeté », revendication d'une ligne claire face aux critiques des deux bords
La politique gouvernementale repose sur deux piliers : intégration des réfugiés (humanité) et reconduite effective des personnes non éligibles à l'asile (fermeté)[1]
Doubler les heures de cours de français et mieux protéger les plus vulnérables illustrent l'engagement d'intégration[1]
Les éloignements ont augmenté de 14 % en 2017, réfutant les accusations d'inaction[1]
Être fidèle à la France implique de respecter ses valeurs républicaines plutôt que de céder aux discours identitaires[1]
Face à un afflux migratoire important depuis 2015, le Gouvernement tient une ligne claire, qui repose sur deux piliers. Le premier est l'humanité, en intégrant mieux les réfugiés […]. Humanité, donc, mais aussi fermeté sur le respect du droit et des règles applicables aux personnes éligibles ou non à l'asile.Benjamin Griveaux · secrétaire d'État, séance publique, 05/06/2018 · lire en contexte
Réponse à une question orale en séance publique ---
Méthode Comment cette carte a été produite
Cartographie produite automatiquement à partir des 12 extraits
les plus pertinents du corpus parlementaire (comptes rendus de séance, auditions
en commission, amendements, questions), sélectionnés par recherche sémantique puis
reclassés par un cross-encoder. 11 des
11 citations produites renvoient à une page source.
Les verbatims sont repris tels quels des comptes rendus officiels.