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VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Non soutenu Amendement n°AS768 · article 2 · déposé le 14 septembre 2023

Supprimer l’alinéa 8

Dispositifce que le texte ajouterait

Supprimer l’alinéa 8.

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« Les termes « assiduité » et « participation active » font leur entrée dans le code du travail / les exigences »

« étaient-elles si insuffisantes auparavant pour pouvoir sanctionner les personnes ? »

« Ces critères renforcent la suspicion de fraude, le manque de confiance à l’égard des bénéficiaires du »

« RSA. »

« 34 % des personnes éligibles au RSA n’en font aujourd’hui pas la demande ou y renonce face à la »

« complexité administrative et à la honte d’être stigmatisé »

« Nous demandons la suppression de ces deux exigences qui sont posées. Les termes sont peu clairs et »

« non définis. Ils sont une ouverture à la libre interprétation de leurs attendus pour l’organisme »

« d’accompagnement. De plus, par le manque de clarté sur les attendus, ces exigences déclencheront »

« un nombre important de contentieux. »

« Une des conséquences de cette mesure sera de réduire substantiellement l’espace d’initiative »

« personnelle des allocataires. On peut donc s’interroger sur ce que l’on entend par participation active »

« et assiduité : comprend-t-on le temps passé chez soi à faire ses démarches ? Faudra-t-il prendre la »

« parole « en salle » un certain nombre de fois minimum, signer une feuille de présencepour démontrer »

« son assiduité ? Le bénévolat associatif devra-t-il être justifié également par des feuilles de présence, »

« alors que d’autres bénévoles qui ne touchent pas le RSA seront libres de s’engager quand bon leur »

« semble ? »

« Cette stratégie d’accompagnement dit « intensif » présente le risque de renforcer la logique »

« d’infantilisation des personnes, qui sont déjà marquées par des parcours remplis d’embûches, de »

« rupture de droits, de justifications permanentes. 34 % des personnes éligibles au RSA n’en font »

« aujourd’hui pas la demande ou y renonce face à la complexité administrative et à la honte d’être »

« stigmatisé. Comment ne pas imaginer que cette réforme va aggraver ce chiffre ? Un risque de »

« décrochage des plus pauvres qui pénalise notre société et qui coûte cher pour notre cohésion sociale, »

« notre système de santé physique et mentale, l’éducation de nos enfants, etc augmenteraavec la mise »

« en place de France Travail. »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
Non soutenu

Sort arrêté le 19 septembre 2023.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.