Données open data de l'Assemblée nationale — mises à jour quotidiennes
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Non soutenu Amendement n°563 · article 2 · déposé le 29 avril 2026

Compléter cet article par l’alinéa suivant

Dispositifce que le texte ajouterait

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les crédits consacrés aux capacités de cyberdéfense font l’objet d’une trajectoire pluriannuelle indicative définie par le rapport annexé. Le Gouvernement rend compte annuellement au Parlement de l’écart entre les crédits exécutés et cette trajectoire, ainsi que des priorités retenues en matière de cyberdéfense offensive et défensive. Lorsque cet écart est significatif, il est justifié de manière détaillée dans le rapport annuel. Ce rapport n’est pas rendu public. »

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« Le présent amendement d’appel concerne le renseignement et la cyberdéfense, qui figurent parmi les »

« besoins les plus importants identifiés par l’actualisation. Si des efforts de l’ordre de 1,4 milliard »

« d’euros ont été annoncés concernant l’innovation opérationnelle (cloud de combat, quantique, »

« application militaire de l’IA), aucun plancher chiffré n’est inscrit dans le texte en valeur pluriannuelle »

« concernant la cyberdéfense. Or, si la sécurisation de notre cyberespace est un enjeu majeur de la LPM »

« 2024-2030 (4 milliards €), on constate, selon l’ANSSI, plus de 1 300 cyberattaques en 2025 sur le »

« territoire national, notamment en provenance d’acteurs étatiques, à des fins de renseignement, ce qui »

« peut nuire gravement à nos intérêts fondamentaux. Aussi, la composante offensive, en particulier, est »

« insuffisamment dotée au regard des menaces. Dès lors, il doit être envisagé que les crédits »

« supplémentaires en matière de cyberdéfense fassent l’objet d’une transparence accrue vis-à-vis de la »

« représentation nationale. »

« La souveraineté des systèmes d’information militaires est une condition de notre autonomie »

« stratégique. La rédaction retenue s’appuie sur la qualification SecNumCloud de l’ANSSI, catégorie »

« juridique existante, et sur le critère d’exclusivité du droit français, qui exclut les opérateurs soumis à »

« une législation extraterritoriale telle que le CLOUD Act. »

« Le présent amendement est gagé sur une ressource budgétaire sincère, dont le rendement est cohérent »

« avec l’ordre de grandeur de la dépense supplémentaire. Il appartient au Gouvernement de lever le »

« gage s’il souhaite retenir cet amendement. »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
Non soutenu

Sort arrêté le 7 mai 2026.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.