Question écrite n°17757 — rubrique numérique · en attente de réponse
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Question écrite n°17757 · rubrique numérique · publiée le 18 août 2026 · 17e législature

Vol de données à Bercy : opacité gouvernementale et failles de sécurité

La question — Guillaume Bigot (RN)

M. Guillaume Bigot attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur le piratage massif du système d'information de la direction générale des finances publiques (DGFiP). Selon les révélations de la presse et les données documentées par la plateforme spécialisée French Breaches, ce sont au moins 678 437 personnes qui ont été compromises dont 392 867 particuliers et 285 570 professionnels, tandis que des fichiers contenant ces informations sensibles sont d'ores et déjà mis en vente sur des réseaux illicites. De surcroît, une nouvelle fuite revendiquée menacerait les données cadastrales, identifiants et patrimoines de près de deux millions de propriétaires immobiliers. Le plus choquant réside dans l'omerta d'État : alors que cette intrusion a été constatée dès la fin du mois de juin 2026, le ministère n'a reconnu les faits qu'à la mi-août, suite aux révélations de la presse. Pendant deux mois, le Gouvernement a délibérément laissé les contribuables désarmés et dans une totale ignorance face aux risques d'usurpation d'identité, d'escroquerie, d'hameçonnage et de prédation financière. Ce silence des pouvoirs publics n'est pas un simple dysfonctionnement technique, c'est une grave défaillance sécuritaire d'une administration prompte à traquer les contribuables mais incapable de protéger leurs données élémentaires. Face à ce manquement intolérable à la souveraineté numérique et à la sécurité des données publiques, il lui demande d'expliquer pourquoi les contribuables n'ont fait l'objet d'aucune alerte dès la détection de l'attaque en juin 2026. Il souhaite également savoir quelles mesures le Gouvernement compte engager pour mettre un terme définitif à cette vulnérabilité inadmissible des services publics.

Sans réponse à ce jour. Publiée le 18 août 2026. Le gouvernement dispose en principe de deux mois pour répondre à une question écrite ; les questions restées sans réponse tombent à la fin de la législature.

Repères Autour de la question

Rubrique Autres questions « numérique »