Rédiger ainsi cet article :
« Avant le dépôt du projet de loi prévu en application du I de l’article L. 100‑1 A du code de l’énergie, le Gouvernement remet au Parlement un rapport visant à évaluer l’incapacité du nucléaire à répondre à l’urgence climatique ».
« Par cet amendement, nous demandons à ce qu'un rapport soit remis visant à évaluer l'incapacité du nucléaire à répondre à l'urgence climatique. »
« Tout d'abord, le rapport devra revenir sur le fait que le nucléaire n'est pas résilient aux conséquences du changement climatique, notamment avec : »
« - la réduction du débit des cours d’eau. Le Rhône pourrait connaître une baisse estimée pouvant aller jusqu’à - 40% dans les 30 prochaines années ; »
« - le réchauffement de l’eau rendant plus difficile le refroidissement des réacteurs ; »
« - la multiplication des événements extrêmes (ex: tempêtes, sécheresses). Selon l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, une vingtaine de réacteurs sont exposés à un risque d'inondation. Dès 2050, la centrale de Gravelines et celle du Blayais auraient sans doute les pieds dans l'eau. »
« De plus, le rapport évaluera l'impact des sécheresses et hausse des températures y compris de l'eau sur le fonctionnement des réacteurs. En effet, les fermetures de réacteurs ou a minima la baisse de la production se multiplient l'été pour ne pas provoquer un échauffement de l’eau rejetée dans les cours d’eau à proximité des réacteurs. »
« Ce rapport reviendra également sur le fait que le nucléaire ne permet pas de répondre à l’urgence climatique, du fait des délais importants de construction. Le Haut Conseil pour le climat (HCC), dans son rapport annuel de juin 2022, a souligné que les investissements annoncés pour le nucléaire « prendront plus d’une décennie à se concrétiser et sont sujets à beaucoup d’incertitudes ». C’est d'autant plus vrai pour les SMR, qui ne sont qu’au stade d’étude. »
Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →Sort arrêté le 2 mars 2023.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.