Rédiger ainsi l’alinéa 9 :
« – préserver, sur l’ensemble du territoire national, la résilience des écosystèmes, des ressources naturelles et des services qu’ils rendent ainsi que la santé des paysans, et les savoirs-faire relatifs aux modes de culture et de transformation des aliments. »
« L'objet de cet amendement est d'éviter de tenter de concilier l'inconciliable, à savoir d'un côté la préservation des facteurs de production et le productivisme débridé. »
« L'un des enjeux de la souveraineté alimentaire est de garantir que nous pourrons continuer à produire une alimentation saine et durable ; c'est ce qu'assurent les écosystèmes. C'est précisément le fait de les voir comme de simples facteurs de production à développer, à optimiser qui conduit à les dégrader - par le labour, l'utilisation de produits phytosanitaires, l'introduction d'espèces exotiques. Nous ne serons souverains que lorsque nous arrêterons d'avoir pour seul objectif la productivité matérielle, l'accumulation de ressources. »
« En outre, cet alinéa ne prend pas en compte d'autres ressources traditionnellement considérées comme des facteurs de production par l'économie orthodoxe : les paysans. Si le modèle agricole détruit leur santé, par des métiers trop pénibles, car la retraite est trop tardive, ou à cause de l'exposition aux produits phytosanitaires : nous n'aurons plus de bras capables de cultiver les aliments dont nous avons besoin. »
« De même, si nous perdons leurs savoirs-faire, nous perdrons une condition de réussite des cultures, et du stockage des aliments. Ces savoirs doivent être préservés. »
« Tel est l'objet de cet amendement. »
Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →Sort arrêté le 2 mai 2024.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.