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VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Rejeté Amendement n°95 · après l'article unique, insérer l'article suivant · déposé le 19 novembre 2022

Le titre VIII de la Constitution est complété par un article 66‑3 ainsi rédigé

Dispositifce que le texte ajouterait

Le titre VIII de la Constitution est complété par un article 66‑3 ainsi rédigé :

« Art. 66‑3 . – Nul ne peut porter atteinte à la clause d’objection de conscience des personnels de santé ne souhaitant pas pratiquer une interruption volontaire de grossesse ou concourir à une interruption volontaire de grossesse. »

Exposé sommaire L'argument de l'auteur

« L’objection de conscience des personnels de santé ne souhaitant pas pratiquer d’avortements. a été attaquée à plusieurs reprises ces dernières années. Or, cette clause de conscience spécifique à l’IVG qui avait été instaurée par la loi Veil prenait en compte le fait que l’avortement n’était pas un acte médical comme un autre, puisqu’il consiste à faire cesser une vie humaine. Cela est toujours valable aujourd’hui. »

« Le docteur Bertrand de Rochambeau, président du syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France, souligne le fait qu’ « on ne peut contraindre un médecin à faire un geste qu’il ne veut pas faire, Cela créerait une maltraitance chez les médecins, comme chez les patientes dont ils s’occuperaient. » »

« Alors que ce texte propose de constitutionnaliser le droit à l’IVG, cet amendement demande que, le cas échéant, le droit des personnels de santé à ne pas pratiquer un avortement ni concourir à un avortement soit également inscrit dans la Constitution. »

Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →
Le sort
Rejeté

Sort arrêté le 24 novembre 2022.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement — 1 intervention en séance s'y rapporte.