Le dispositif de cet amendement n'est pas publié dans l'open data.
« Par cet amendement, nous proposons un financement des revalorisations salariales dans les professions de la santé, mais aussi du social, du sanitaire et du médico-social, en étendant les bénéficiaires de la prime « Ségur » sans laisser les « salariés de la deuxième ligne » sur le carreau. »
« Cela fait des années que les « oubliés » de la prime Ségur, dont les personnels médico-sociaux, personnels d’entretien ou encore administratifs — pourtant essentiels à la lutte contre la pandémie en 2020 — luttent pour l’octroi d’une prime qu’ils méritent autant que la Fonction Publique Hospitalière. »
« La prime Ségur a été accordée successivement aux personnels médicaux, médico-sociaux et à certains travailleurs sociaux. Elle répond à l’objectif fixé le 14 mai 2020 du Président de la République de « revaloriser les personnels médicaux et paramédicaux », « sur qui le pays tout entier repose pendant la crise [sanitaire] et que nos économies rémunèrent si mal ». Pourtant, cette revalorisation passe encore à l’as pour des pans entiers du secteur du soin qui ont mis leur vie en péril pour soigner nos concitoyens. »
« Année après année, certains ont arraché des victoires, à force de mobilisation : on se souvient notamment de la Prime dite « Coquerel » qui incluait l’éligibilité aux personnels issus des collectivités territoriales. En effet, le 8 novembre 2021, le Premier Ministre d’alors observait qu’ « il n’est pas concevable de conserver [des] inégalités de traitement entre deux soignants exerçant le même métier », au seul prétexte que leurs établissements respectifs ne sont pas financés de la même manière. »
« Comme le rapporte l’Humanité début septembre, 160.000 « oubliés du Ségur » viennent d’essuyer un nouveau revers, après une lutte qui dure depuis quatre ans, pour 183 euros : faute de financements suffisants de l’État et d’un volontarisme suffisant de la part de certains départements, les promesses sont encore trahies. C’est tout le secteur associatif — 56% du secteur sanitaire et social — qui menace par là-même d’exploser de colère. »
« Il y en a marre des rémunérations en « one shot », des primes et des chèques. Cela étant, les professionnels concernés sont à ça près, dans un contexte où l’inflation continue de grignoter les salaires, où nos infirmières sont toujours parmi les moins bien payées des pays de l’OCDE, dans des métiers difficiles où certains y ont même laissé la vie, pendant la crise sanitaire. »
« Par cet amendement, nous proposons donc de créer un nouveau programme au sein de la Mission « Santé » intitulé « Revalorisation des professions de la santé, du social, du sanitaire et du médico-social à l’appui de la généralisation de la prime Ségur » abondé de 90 millions d’euros en AE et en CP. En contrepartie, l’action 02 « Aide médicale de l'Etat » du programme 183 "Protection maladie" est diminuée de 90 millions d’euros en AE et en CP. »
« Les règles de recevabilité nous obligent à gager via un transfert de crédits provenant d’un autre programme de la mission. Nous appelons néanmoins le Gouvernement à lever le gage. »
Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →Sort arrêté le 4 novembre 2024.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.