Séance du 9 novembre 2021 /// n°56 /// 472 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 15e législature · session Session ordinaire 2021-2022

Séance du 9 novembre 2021 — 56e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Annie Genevard.

472prises de parole
32orateurs
6points à l'ordre du jour

Verbatim Le compte rendu

Tours 1 à 200 sur 472 — page 1 / 3.

Annie Genevard president · DR #2

La séance est ouverte.

#3

(La séance est ouverte à vingt et une heures trente.)

Seconde partie (suite)

Annie Genevard president · DR #7

L’ordre du jour appelle la suite de la discussion de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2022 (nos 4482, 4524).

Outre-mer (suite)

Annie Genevard president · DR #9

Cet après-midi, l’Assemblée a commencé l’examen des crédits relatifs à l’outre-mer (no 4524, tome III, annexe 30 ; no 4525, tome V ; no 4527, tome XII), s’arrêtant à l’amendement no 2489.

Mission Outre-mer(état B) (suite)

Annie Genevard president · DR #11

La parole est à M. Mansour Kamardine, pour soutenir l’amendement no 2489, qui, s’il en est d’accord, pourrait être défendu avec les amendements nos 2491 et 2493.

Je vous propose, madame la présidente, de présenter l’amendement no 2489, puis de défendre les amendements nos 2491 et 2493 en présentation groupée, pour vous être bien agréable. (Sourires.) Je ne vous cache pas que je souhaite l’être tout autant avec le Gouvernement, dont j’attends une réponse favorable sur mes amendements. (M. Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer, sourit.)Plus sérieusement, monsieur le ministre, tout à l’heure, j’ai posé une question devenue lancinante. J’ai demandé que l’on m’explique les raisons pour lesquelles, depuis soixante-dix ans, aucune collectivité d’outre-mer n’a le même niveau de développement que la France métropolitaine. Je n’ai pas eu de réponse et j’imagine que ce soir, je n’en obtiendrai pas. En revanche, ce soir, nous avons la possibilité d’avancer de manière résolue dans la bonne direction.C’est le sens de l’amendement que je propose, Mayotte […]

La parole est à M. Olivier Serva, rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, pour donner l’avis de la commission.

Olivier Serva rapporteur spécial de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire · LIOT #18

Le problème que vous soulevez est important. Cependant, dans les contrats de convergence et de transformation (CCT), 8,8 millions d’euros de crédits alloués à cette question n’ont pas été tout à fait consommés. Votre amendement me paraissant donc satisfait pour l’instant, je vous invite à le retirer ; à défaut, j’émettrai un avis défavorable.

La parole est à M. le ministre des outre-mer, pour donner l’avis du Gouvernement.

Sébastien Lecornu ministre des outre-mer #20

J’ai l’impression de vous avoir déjà répondu en partie tout à l’heure, monsieur Kamardine. Si le fait de répondre appelle le commentaire de ne pas avoir répondu, cela me rend triste.

Ah bon ?

D’un côté, vous voulez être agréable et, de l’autre, vous me rendez triste. Nous avons passé trois jours – quasiment quatre – à Mayotte au cours desquels nous avons tracé un chemin, y compris en matière d’investissements publics, au-delà de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), du Fonds exceptionnel d’investissement (FEI), des contrats de convergence et de transformation et des enveloppes des fonds européens. D’ailleurs, certains, dans une logique comptable, pourraient interroger la consommation de ces enveloppes.Si vous voulez m’entendre dire que l’attachement de la République à Mayotte passe par une augmentation de crédits parce qu’il y a un effort de rattrapage à faire, vous avez raison et je m’y engage. Le projet de loi de finances (PLF) que nous vous proposons – pas uniquement le budget que nous examinons […]

La parole est à M. David Lorion.

Nous comprenons tous bien qu’il est difficile de satisfaire un amendement de crédits dont le montant est aussi important. Mais la réalité en outre-mer, c’est que la somme de la totalité des territoires a un PIB par habitant inférieur, voire très inférieur à la moyenne nationale. Nous avons le sentiment que nous ne pouvons pas être éternellement une catégorie de Français à part, ou des Français dont le niveau de vie serait ad vitam æternam plus bas que celui de l’Hexagone.Au moins, du point de vue moral et symbolique, il pourrait être intéressant de changer le nom de votre ministère, intitulé « ministère des outre-mer », impliquant qu’il gère des territoires outre-mer, pour celui de « ministère de la France des outre-mer ».

Il s’est déjà appelé ainsi !

En effet, les territoires que vous gérez ne sont pas seulement perdus au milieu des océans. Par conséquent, comme c’est un morceau de la France, vous exprimez bien la même volonté, à savoir l’exercice par l’État de mêmes devoirs envers ses administrés.

La parole est à M. le ministre.

Ce ministère s’est appelé le « ministère de la France d’outre-mer » et François Mitterrand en fut le dernier ministre sous la IVe République. C’est à la demande de certains territoires d’outre-mer qu’il a changé de nom. Et s’il avait autrefois la dénomination que vous suggérez, c’est pour les raisons mêmes que vous indiquez.Si l’on revient sur les crédits engagés, je me considère, en ma qualité de ministre des outre-mer, comme le défenseur de l’intérêt non pas particulier, territorial ou géographique, mais général de ces territoires éloignés de l’Hexagone et même, tout simplement, de Paris.J’invite à regarder les chiffres tels qu’ils sont : en augmentation. Je le redis et ne le répéterai jamais assez car, comme disait ma défunte grand-mère, gâteau avalé n’a plus de goût. (Sourires.) Bien des fois, on digère très vite ces sommes consenties par un effort de solidarité nationale. Et cet […]

La parole est à M. Mansour Kamardine.

Je retire l’amendement, parce qu’il est vrai que Mayotte coûte très cher à la République. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

Mais non !

Ce que vous dites est indigne !

#41

(L’amendement no 2489 est retiré.)

Annie Genevard president · DR #42

La parole est à M. Mansour Kamardine, pour soutenir les amendements nos 2491 et 2493, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

L’amendement no 2493 vise à financer l’accès au très haut débit. Nous considérons en effet que les enfants de Mayotte ont vocation à s’asseoir un jour sur les bancs des rapporteurs et des ministres. Mais pour y parvenir, encore faut-il qu’ils aient la possibilité d’aller à l’école, d’apprendre et de se former, notamment grâce à l’accès au haut débit.L’amendement no 2491 tend à financer les contrats de convergence et de transformation. Tout à l’heure, monsieur le rapporteur spécial, vous avez dit que 8 millions d’euros de crédits affectés aux contrats n’avaient pas été consommés. Je rappelle au passage que des investissements pour les routes nationales de Mayotte sont prévus, lesquelles, contrairement à celles de Guadeloupe, relèvent de la compétence de l’État. Si ces crédits ne sont pas consommés, la responsabilité en revient donc à l’État.

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #46

Monsieur le ministre, je ne résiste pas à la tentation de revenir sur la question dont vous parliez. Au cours de la législature, je n’ai jamais entendu personne dire que les outre-mer coûtaient cher et ne rapportaient pas. En tout cas, personne n’a jamais osé me le dire en face. Je ne sais donc pas qui vous l’a dit, mais rappelez à ces gens que les outre-mer représentent onze territoires habités sur les trois océans, et qu’il ne faudrait pas qu’une certaine France regarde plus la géographie que l’histoire.Si l’on considère la géographie, effectivement, La Guyane permet à la France d’être un leader dans le domaine aérospatial ; la Polynésie a permis à la France de disposer d’une défense nucléaire ; la France peut parler d’égal à égal partout dans le monde, grâce aux zones économiques exclusives (ZEE). (Mme Stella Dupont applaudit.) Si l’on regarde les outre-mer, le soleil ne se couche […]

Personne n’en a jamais douté !

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #49

Personne ne peut penser que les outre-mer coûtent et ne rapportent rien à la France. En revanche, dans ces territoires, des hommes et des femmes méritent un rattrapage, une considération, et telle est, je crois, la démarche dans laquelle vous vous inscrivez.Monsieur Kamardine, s’agissant de vos amendements, j’aurais aimé que vous parliez davantage de fongibilité. Je m’explique : aujourd’hui, les crédits du CCT de Mayotte sont consommés à 40 % alors même qu’il arrive à terme en 2022. Vous me répondrez que le covid est passé par là et a un peu pénalisé cette consommation. Pour cette raison, la non-consommation de l’ensemble des crédits, je suis défavorable à vos amendements. En revanche, si les crédits ne sont pas fongibles, ils risquent d’être perdus. Ainsi, si vos amendements avaient prévu une fongibilité des crédits, j’y aurais été favorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Concernant ceux qui posent la question à laquelle je faisais allusion, il suffit malheureusement d’aller sur Twitter pour le découvrir : les réseaux sociaux donnent parfois du courage à ceux qui n’en ont pas. Il y a certes la fierté du passé, mais je vous propose que l’examen de ces crédits nous permette d’évoquer les atouts et la fierté du futur puisque les outre-mer nous offrent de nouveaux horizons en matière de développement et de transition écologique.Pour les mêmes raisons que le rapporteur spécial, je vous invite à retirer ces amendements ; à défaut, j’émettrai un avis défavorable.

La parole est à M. Mansour Kamardine.

Les crédits ne peuvent être fongibles, monsieur le rapporteur spécial, car ils sont stipulés par un contrat et non engagés au titre d’une mission budgétaire. Je refuse le débat de la place des outre-mer, car c’est en réalité un débat comptable, insultant pour les outre-mer. On ne demande jamais combien coûte Marseille, par exemple. (Protestations sur quelques bancs du groupe LaREM.)

Mais si ! C’est comme ça pour tout !

Non, on ne le demande jamais. En revanche, chaque fois qu’il s’agit de l’outre-mer, on demande combien ça coûte et on trouve toujours que ça coûte cher. Ce débat me semble malsain et, par conséquent, je ne l’engagerai pas.

#58

(Les amendements nos 2491 et 2493 sont retirés.)

Annie Genevard president · DR #59

La parole est à Mme Karine Lebon, pour soutenir l’amendement no 3052.

Monsieur le ministre, il ne m’a pas échappé que la santé ne relève pas de ce budget, cependant je sais que le ministère des outre-mer est extrêmement impliqué dans ce domaine ; d’où cet amendement qui porte sur le financement structurel des hôpitaux d’outre-mer, qui pose des problèmes que ce quinquennat n’aura pas réglés.La crise sanitaire a confirmé l’insuffisance de l’offre de soins dans les outre-mer. Sans méconnaître les multiples volets du Ségur de la santé, la question du coefficient géographique se pose toujours : il ne prend pas la pleine mesure des surcoûts et n’intègre pas toutes les charges et missions qui devraient l’être. Prévu par le code de la santé publique, ce coefficient vise à prendre en compte les facteurs spécifiques affectant de manière permanente et substantielle les coûts des prestations de santé sur un territoire donné, autrement dit tenir réellement compte de […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #67

Comme vous l’avez dit vous-même en préambule, cet amendement s’inscrit plutôt dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Cependant, je me souviens d’une mission flash que j’avais menée avec le M. David Lorion, au cours de laquelle nous avions tiré la même conclusion que vous concernant la revalorisation du coefficient géographique. Par conséquent, je suis favorable à cet amendement.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Je ne reviens pas sur la tonalité de votre intervention, madame Lebon. Je ne vous trouve pas pessimiste ; je pense que vous êtes en campagne, mais je ne peux pas vous le reprocher. Je ne défendrai pas à nouveau le Ségur de la santé, car je l’ai déjà fait tout à l’heure ; j’en ai encore observé les effets en début de semaine, dans mon propre département. On attendait des mesures comme celles-ci depuis dix ou quinze ans, et enfin elles arrivent ! Le déficit de structures hospitalières et le retard dans l’investissement se sont creusés dans le passé ;…

Bien sûr !

…si les traitements des infirmiers et des médecins et des autres membres de la communauté hospitalière sont actuellement insuffisants, c’est parce que de mauvaises décisions ont été prises dans le passé. Là encore, je sais que « gâteau avalé n’a plus de goût », mais c’est cette majorité qui a consenti l’effort tant attendu. C’est un fait, mais il semble bien que ce fait gêne certains ! De cela, nous n’avons pas à nous excuser. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – Exclamations sur les bancs du groupe GDR.)On peut toujours regarder ce qui reste à améliorer. J’aime lorsque l’on fait preuve de bonne foi : madame Lebon, vous avez raison, la question du coefficient géographique est sur la table. L’année dernière, nous nous étions engagés à produire un rapport sur cette question. Celui-ci vient d’arriver et il formule des préconisations opérationnelles. Le ministre de la […]

#75

(L’amendement no 3052 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #76

La parole est à Mme Manuéla Kéclard-Mondésir, pour soutenir l’amendement no 2964.

Il a pour objet d’abonder de 500 000 euros les crédits de l’action 07 Insertion économique et coopération régionales du programme 123 Conditions de vie outre-mer pour permettre, dans le cadre de la reconnaissance désormais attestée par les connaissances scientifiques des liens entre l’exposition au chlordécone par les travailleurs agricoles et le cancer de la prostate, de mettre en œuvre les voies et moyens en Martinique et en Guadeloupe d’une campagne d’information et de sensibilisation des populations concernées, et finalement de favoriser, le cas échéant, les demandes de reconnaissance de maladie professionnelle pour les travailleurs agricoles.Le Président de la République a reconnu cette catastrophe lors de sa visite en 2018 aux Antilles. Il a aussi promis une inscription aux tableaux des maladies professionnelles du cancer de la prostate pour les travailleurs agricoles exposés au […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #80

Comme vous l’avez dit vous-même, on doit rappeler que, lors de cette législature, le Président de la République est allé bien plus loin qu’aucun autre en vingt ans : il a reconnu la responsabilité de l’État. C’est une première avancée.

Cela ne suffit pas !

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #82

Ensuite, le plan Chlordécone 4 représente autant de crédits que les plans Chlordécone 1, 2 et 3 réunis. Il y a des avancées sur la reconnaissance des maladies professionnelles comme le cancer de la prostate. Je suis d’accord avec vous : il faut aller plus loin.D’abord, il faut se souvenir qu’il n’y a pas que des hommes dans les bananeraies, et étudier d’autres cancers liés à la chlordécone qui touchent les femmes comme les hommes.Ensuite, nos terres et nos mers sont polluées pour 500 ou 600 ans. Que fait-on ? Que dit-on ? Alloue-t-on les terres à d’autres activités agricoles ?Les victimes doivent être indemnisées, ce qui ne concerne pas seulement celles qui ont travaillé dans les champs. En somme, vous invitez par cet amendement à aller plus loin ; j’y suis favorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Nous sommes, je le crois, tous favorables au fait d’aller au bout de cette triste et terrible affaire du chlordécone. Le rapporteur spécial a raison de rappeler que les engagements du Président de la République sont inédits. Je ne vous demande pas de le soutenir pour autant, je souligne simplement que l’État prend ses responsabilités de différentes manières. Le plan Chlordécone 4 permet de développer des outils dont l’État n’a, au fond, pas la paternité : les personnes qui sont sur le terrain les ont suggérés aux différents représentants et aux concepteurs de ce plan. Monsieur Serva, vous avez parlé des terres ; le plan Chlordécone 4 inclut aussi les jardins familiaux (JAFA), le dépistage pour les femmes qui souhaitent procréer. Ce plan comporte des dispositions très nombreuses qu’il faudra évaluer au fur et à mesure. Les cancers de la prostate feront bientôt partie des maladies […]

Agissez maintenant !

Sur le sujet, un amendement au PLFSS a été rejeté !

Le présent amendement n’entre pas dans le cadre de la mission Outre-mer du PLF, le législateur que vous êtes le sait. Nous vous demandons donc de le retirer.

La parole est à M. Guillaume Vuilletet.

Le rapporteur spécial et le ministre ont démontré les efforts consentis par l’État, par le Gouvernement et par le Président de la République pour prendre en considération ce drame et pour déployer progressivement l’action de la puissance publique afin d’y apporter une solution.On peut toujours dire que ce n’est pas assez. Cependant, essayons de sortir de la suspicion. Le rapporteur spécial a avancé des pistes qu’il faut suivre pour tenir compte de tous les effets de ce drame.L’action de l’État est conséquente et cohérente ; laissons-la se déployer. Je demande donc à ce que l’on suive l’avis du ministre, car il faut prendre acte du fait que ce drame est enfin reconnu.

La parole est à Mme Manuéla Kéclard-Mondésir.

Le terme « suspicion » me dérange : j’ai rappelé que le Président de la République a consenti un effort en 2018 ; il a annoncé des mesures et fait des promesses. Je ne l’ai pas nié ; au contraire, je l’ai souligné.Cependant, tous les jours, des agriculteurs et des familles meurent. Ils attendent depuis parfois plus de dix ans. C’est pourquoi je pense qu’il faut aller un peu plus vite pour leur permettre d’être pris en considération et d’être entendus par le Gouvernement. Vous avez été élus, et vous devez aussi assumer le passif de l’État. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et FI.)

#98

(L’amendement no 2964 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #99

J’invite chacun à respecter le temps de parole imparti, car nous avançons à pas assez lents.La parole est à Mme Danièle Obono, pour soutenir l’amendement no 2916.

Nous souhaitons dénoncer encore une fois le sous-équipement sanitaire des outre-mer, alerter le Gouvernement et faire des propositions. Le constat est connu de longue date, cependant trop peu a été fait, depuis longtemps et notamment au cours des quatre dernières années. Nous sommes en fin de législature, aussi est-ce là une large partie de votre bilan : il faudrait l’assumer.Le service hématologie du CHU – centre hospitalier universitaire – de Martinique risque d’être fermé. À La Réunion le personnel a fait une grève importante à l’hôpital de Saint-Pierre pour protester contre la situation dans laquelle se trouve l’hôpital. Les dialysés de l’association pour l’utilisation du rein artificiel à La Réunion rencontrent des difficultés. Nous constatons également le manque de moyens immobiliers et humains du centre hospitalier de Mayotte et bien évidemment un manque de moyens pour lutter au […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #107

C’est un amendement d’appel, puisque vous proposez de créer un fonds d’urgence en prélevant 1 euro sur l’action 04 Financement de l’économie, afin de financer les infrastructures en outre-mer qui sont sous-dotées et situées dans des déserts médicaux. Je suis sensible à cet appel et je l’entends.

La parole est à M. le ministre.

Amendement d’appel à 1 euro, Ségur de la santé à 1,1 milliard d’euros pour les outre-mer. Je pense que l’appel a été entendu. Avis défavorable.

La parole est à Mme Danièle Obono.

Peut-être les soignants et soignantes en outre-mer n’ont-ils pas entendu la réponse du Gouvernement, car ils continuent de relever un certain nombre de dysfonctionnements, sans parler de la manière dont ils sont traités à l’égard du passe sanitaire.Non, monsieur le ministre, ni hier avec le Ségur, ni depuis le début de cette législature, comme je l’ai rappelé lors des différentes discussions budgétaires, vous n’avez apporté de réponse au sous-équipement des infrastructures. Dans les outre-mer comme dans l’Hexagone, non seulement le Ségur de la santé ne permet pas d’arriver aux moyennes européennes en termes de revalorisation salariale, de conditions de travail et de réouverture des services, mais vous avez oublié, dans le Ségur, une bonne partie du personnel médico-social qui est pourtant essentielle à la santé et à la prévention. Peut-être êtes-vous fier de votre bilan, mais je crois […]

#113

(L’amendement no 2916 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #114

Je suis saisie d’une série amendements identiques, nos 247, 1744, 2219, 2391, 2404, 2587, 2631, 2910, 2948, 3090 et 3168.Sur ces amendements, je suis saisie par le groupe Les Républicains d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. David Lorion, pour soutenir l’amendement no 247.

Il s’agit d’abonder le prêt de développement outre-mer (PDOM), dont le montant est stable, à 10 millions d’euros, par rapport à 2021 mais en diminution par rapport à 2019, où il bénéficiait d’une enveloppe de 17,5 millions d’euros. En effet, les demandes sont en constante hausse.À l’origine, le PDOM était financé par l’extinction de la TVA non perçue et récupérable (TVA NPR), mode de financement des entreprises ultramarines qui jouait sur le différentiel de TVA avec l’Hexagone, et par celle de l’impôt sur le revenu. C’était une promesse du ministre de l’outre-mer de l’époque, qui s’était engagé à ce que les sommes récupérées abondent ce prêt, puisqu’elles étaient récupérées sur les recettes du développement économique et remises à disposition des entreprises.Nous demandons donc que le PDOM, qui a pour objet de financer le besoin en fonds de roulement des entreprises ainsi que les […]

Très bien !

Annie Genevard president · DR #119

La parole est à Mme Nathalie Bassire, pour soutenir l’amendement no 1744.

En complément de ce qu’a dit mon collègue, je voudrais insister sur le fait que les territoires ultramarins et leurs entreprises subissent encore très fortement la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales. Il est donc logique qu’en 2022 le PDOM continue d’être mobilisé davantage qu’en situation normale.Par ailleurs, la majeure partie du tissu entrepreneurial ultramarin est en difficulté et devra donc encore faire appel aux aides pour passer le cap de la crise, dont les effets vont perdurer sur plusieurs exercices budgétaires. C’est donc pour se conformer au principe de sincérité budgétaire que ces amendements prévoient une augmentation de crédits du PDOM de 20 millions d’euros.

Annie Genevard president · DR #122

La parole est à M. Philippe Dunoyer, pour soutenir l’amendement no 2219.

Le ministre a justifié en commission l’affectation de 10 millions au PDOM par l’existence d’un reste de crédits non consommés en 2021. Du fait d’un droit de tirage de un pour trois seulement – compte tenu d’une année 2021 fortement marquée par la crise –, l’enveloppe globale se trouve abondée de 40 millions. On peut parfaitement l’entendre, mais nous pensons que l’année 2022 sera l’année de la reprise, une reprise qui, cependant, correspondra davantage au rattrapage du volume qui n’a pas été consommé par les entreprises en 2021, malgré un besoin criant ; de sorte qu’en 2022, leurs besoins seront doubles.C’est la raison pour laquelle un abondement de 20 millions d’euros, qui correspond à un droit de tirage potentiel de 80 millions, ne nous semble pas excessif même si le solde, fin 2021 est de 68 millions. Nous pensons en effet que cela permettra aux entreprises ultramarines de retrouver […]

Annie Genevard president · DR #125

La parole est à Mme Hélène Vainqueur-Christophe, pour soutenir l’amendement no 2391.

Comme vous le constatez, cet amendement a été déposé par des députés qui siègent sur l’ensemble de nos bancs. Il prévoit une augmentation des crédits de 20 millions d’euros en faveur du prêt de développement outre-mer.Ce PDOM est extrêmement utile et il a beaucoup été sollicité pendant la crise, puisqu’il finance les besoins en fonds de roulement des entreprises, y compris les besoins de préfinancement.

Si nous demandons aujourd’hui l’augmentation de ses crédits c’est que, de toute évidence, les effets de la crise ne vont pas disparaître au 31 décembre.

Annie Genevard president · DR #129

La parole est à M. Jean-Philippe Nilor, pour soutenir l’amendement no 2404.

J’ajouterai que la loi de finances pour 2019 a supprimé la TVA NPR, soit un montant total de 100 millions d’euros. Nous demandons donc simplement qu’une part de ce montant, qui s’est en quelque sorte évaporé parmi les documents budgétaires, soit reversée au PDOM, pour soutenir le financement et le développement des entreprises d’outre-mer.Si l’on veut sortir d’une logique de dépendance, si l’on veut que le regard sur l’outre-mer évolue et que nous ne soyons plus systématiquement considérés comme des quémandeurs, il faut promouvoir le développement économique, ce qui passe par l’octroi de prêts et de moyens consacrés aux entreprises de nos territoires. Tel est l’objet de cet amendement.

Annie Genevard president · DR #132

La parole est à M. Philippe Naillet, rapporteur pour avis de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, pour soutenir l’amendement no 2587.

Philippe Naillet rapporteur pour avis de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République · SOC #133

Chacun a bien compris que l’abondement de 20 millions d’euros du PDOM équivalait en quelque sorte, dans la période actuelle où la crise et ses conséquences pour nos entreprises ultramarines sont encore devant nous, à mettre du carburant dans le moteur des entreprises pour leur permettre de passer cette période difficile.

Annie Genevard president · DR #134

La parole est à M. le rapporteur spécial, pour soutenir l’amendement no 2631.

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #135

À travers la défense de cet amendement, je donnerai mon avis sur cette longue série d’amendements concernant le prêt de développement outre-mer défendus par des collègues de tous bords.Leurs demandes sont légitimes. La seule question qui vaille en effet est de savoir s’il y aura suffisamment de financements pour accompagner les entreprises en crise.J’ai écouté attentivement le ministre en commission et je me suis renseigné auprès de BPIFrance. J’ai compris qu’il existait un mécanisme particulier selon lequel l’État abondait un fonds de BPIFrance, qu’elle-même alimentait également. En réalité, à l’heure actuelle, la trésorerie existe, et aucun prêt de développement aux entreprises n’est remis en question. Il reste de la marge – mais j’imagine que le ministre sera plus précis que moi sur les chiffres.Je propose donc aux uns et aux autres d’écouter les arguments du ministre, puis de […]

Annie Genevard president · DR #139

La parole est à Mme Maina Sage, pour soutenir l’amendement no 2910.

Maina Sage Agir ens #140

Le PDOM a en effet été créé suite à la suppression de la TVA NPR, qui avait donné lieu, dans cet hémicycle à des débats assez tendus. Il devait permettre que le montant d’environ 100 000 millions récupéré soit bien redirigé vers les territoires d’outre-mer. C’est le rôle que jouent le FEI et le PDOM.En 2020, 23 millions d’euros supplémentaires avaient été demandés ; aujourd’hui, nos territoires sont toujours en crise. Alors il s’agit peut-être d’une mesure de sécurité, mais nous sommes solidaires de cette demande, en espérant des précisions du ministre sur les crédits disponibles. Cela étant, au vu de la manière dont s’annonce 2022 et compte tenu des enjeux de la reprise, il me semble judicieux de bien doter le PDOM.

Annie Genevard president · DR #142

La parole est à M. Jean-Hugues Ratenon, pour soutenir l’amendement no 2948.

Je défends cet amendement pour les mêmes raisons que mes collègues, mais également pour des raisons de sincérité budgétaire et pour permettre au Gouvernement de tenir parole.

Annie Genevard president · DR #144

Les amendements identiques nos 3090 de Mme Claire Guion-Firmin et 3168 de M. Jean-Luc Poudroux sont défendus.Quel est l’avis du Gouvernement ?

D’abord, le PDOM n’a pas été créé au moment de la réforme de la TVA NPR en 2019, mais en 2017, pour être tout à fait précis.Ensuite, à la seule question qui vaille, pour reprendre les termes du rapporteur spécial – à savoir : y aura-t-il de l’argent disponible pour répondre aux besoins des entreprises ? –, la réponse est oui, j’en prends l’engagement.Il s’agit en effet d’un mécanisme particulier, qui repose sur un effet de levier : pour 1 euro de cette mission versé à BPIFrance, BPIFrance en rajoute 3, ce qui équivaut à une multiplication par quatre. Pour donner des chiffres précis, il y a, en cette fin d’année, chez BPIFrance, près de 104 millions d’euros de trésorerie disponibles, à quoi peuvent s’ajouter, avec les 10 millions que vous pouvez nous autoriser à verser ce soir nous amènera à 40 millions d’euros supplémentaires, soit un montant disponible pour les entreprises ultramarines […]

Annie Genevard president · DR #152

Je mets aux voix les amendements identiques nos 247, 1744, 2219, 2391, 2404, 2587, 2631, 2910, 2948, 3090 et 3168.

#153

(Il est procédé au scrutin.)

Annie Genevard president · DR #154

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 72 Nombre de suffrages exprimés 69 Majorité absolue 35 Pour l’adoption 22 Contre 47

#155

(Les amendements identiques nos 247, 1744, 2219, 2391, 2404, 2587, 2631, 2910, 2948, 3090 et 3168 ne sont pas adoptés.)

Annie Genevard president · DR #156

La parole est à Mme Danièle Obono, pour soutenir l’amendement no 2913.

Nous souhaitons vous alerter sur la nécessité d’augmenter de manière significative les crédits alloués à l’amélioration des conditions de vie des habitants et habitantes d’outre-mer. Les crédits alloués au programme ont certes augmenté de 90 millions d’euros, mais c’est bien en deçà des besoins de la population, frappée de plein fouet par la pandémie et ses conséquences économiques et sociales.C’est pourquoi nous proposons de redéployer les crédits octroyés à l’action Appui à l’accès aux financements bancaires au profit d’actions qui nous semblent plus prioritaires, à savoir les actions Logement, Aménagement du territoire et Sanitaire, social, culture, jeunesse et sports. De notre point de vue, ces actions nécessitent d’être soutenues, en augmentant en particulier les crédits dédiés aux questions sanitaires, qui n’augmentent pas alors que la pandémie a révélé combien les besoins étaient […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #161

L’interpellation de Mme Obono est tout à fait pertinente. On sait le poids de la pauvreté et de la précarité en outre-mer, poids qui s’est alourdi ces derniers temps.Cependant, madame la députée, vous proposez de redéployer ces crédits en les prenant sur un fonds qui sert déjà les plus précaires. C’est la raison pour laquelle j’émettrai un avis de sagesse.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Je partage votre constat, madame la députée : il y a encore beaucoup de choses à faire. Je me propose à cet égard de réaliser très prochainement un bilan précis de l’avancée de la contractualisation entre l’État et les collectivités territoriales, notamment les conseils départementaux et les CCAS – centres communaux d’action sociale –, dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. Il ne fait aucun doute que l’accès effectif à cette stratégie doit faire l’objet d’une évaluation.Cela étant, je demande le retrait de l’amendement, à défaut de quoi l’avis sera défavorable en raison du redéploiement sur lequel il s’appuie et parce que ce qu’il propose relève des missions du ministère des solidarités et de la santé.

La parole est à Mme Karine Lebon.

Notre groupe votera cet amendement. Il nous semble en effet indispensable d’augmenter les crédits alloués à l’action 04, notamment pour renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes.Je rappelle à cet égard que La Réunion est le troisième département de France le plus violent envers les femmes :…

C’est vrai.

…sept plaintes sont ainsi déposées chaque jour pour ce motif et cinquante et un féminicides ont été commis dans ce territoire au cours des quatorze dernières années, le dernier en date ayant eu lieu samedi dernier.Lise-May avait 55 ans et trois enfants, elle a été poignardée par son ex-compagnon, qu’elle avait quitté après trente-cinq années de vie commune émaillées de violences et marquées par les trop classiques phénomènes d’emprise et d’isolement. Le crime a été commis quelques semaines après la séparation du couple, durant cette période qui est, nous le savons, la plus dangereuse. La victime ne bénéficiait d’aucune mesure de protection, qu’il s’agisse d’une ordonnance de protection ou d’un bracelet antirapprochement, et ce malgré les plaintes et les mains courantes qu’elle avait déposées contre les menaces de mort, le harcèlement et les viols de son ex-conjoint, ainsi que la […]

#173

(L’amendement no 2913 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #174

La parole est à Mme Nathalie Bassire, pour soutenir l’amendement no 3015.

Le taux de pauvreté s’élève à plus de 30 % en Martinique et en Guadeloupe, à 42 % à La Réunion, à 53 % en Guyane et à 77 % à Mayotte. Si les prestations sociales amortissent partiellement les difficultés, il n’en demeure pas moins que les niveaux de pauvreté des DOM – départements d’outre-mer – ne tiennent pas compte du fait que le coût de la vie y est en moyenne 10 % supérieur à celui de la métropole.En effet, la vie chère est encore une réalité prégnante dans ces territoires. L’État reconnaît d’ailleurs le problème, dans la mesure où il octroie une prime de vie chère à ses fonctionnaires. Malheureusement, une grande partie de la population ne bénéficie pas de cette aide. Ce phénomène d’appauvrissement tend à s’aggraver depuis la crise sanitaire et, dernièrement, avec l’augmentation du coût du fret.Par ailleurs, je regrette de n’être pas en mesure de proposer des solutions […]

Bravo !

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #182

Madame Bassire, dès que vous parlez de la vie chère en outre-mer, j’y suis forcément sensible. Si je devais parler en économiste, dans le contexte mondial de la crise du covid-19 et de la reprise économique, l’élasticité-prix de biens de consommation tels que les aliments ou l’énergie fait que la pauvreté se tend et que le coût de la vie va croissant. Je suis donc favorable à l’appel que vous lancez.

Bravo !

Quel est l’avis du Gouvernement ?

À nouveau, je partage le constat, mais n’adhère pas au dispositif proposé par cet amendement d’appel – je me suis d’ailleurs exprimé sur ce sujet cet après-midi lors des questions au Gouvernement. Un fonds d’urgence permettra-t-il de régler la question de la vie chère outre-mer ? Je pense que vous n’y croyez pas vous-même.Il y a des chantiers conjoncturels, comme celui de l’amélioration du pouvoir d’achat des personnes les plus fragiles : je les ai listés, je n’y reviens pas. Toutefois, ce sont bien les questions structurelles qui importent. Par exemple, en tant que députée de La Réunion, vous voyez bien que nous parvenons à diminuer assez rapidement les prix des matières premières et des denrées agricoles – votre collègue, David Lorion, a d’ailleurs beaucoup travaillé sur ce sujet dans le cadre du plan de relance.Ainsi, à défaut du retrait de l’amendement, je lui donnerai un avis […]

La parole est à M. Guillaume Vuilletet.

Nous ne voterons pas cet amendement s’il devait être maintenu. Encore une fois, nous partageons le constat qui y est dressé, mais approuver cette logique du « toujours plus » viendrait relativiser l’action du Gouvernement, dont nous sommes fiers. Nous avons renforcé le bouclier qualité-prix, nous avons supprimé la taxe d’habitation – mesure qui s’applique aussi à l’outre-mer –, et nous avons entrepris une série de mesures de lutte contre la vie chère. Voilà quelle est l’action du Gouvernement : elle est tout à son honneur, et nous ne voudrions pas que cet amendement d’appel soit adopté car, je le répète, cela pourrait donner le sentiment que rien n’est fait.

La parole est à M. Jean-Philippe Nilor.

Nous ne sommes pas dans une logique de « toujours plus » ! Une fois de plus, il convient de vous écarter de la caricature, collègue. J’insiste, nous ne sommes pas là pour demander toujours plus. La réalité, d’ailleurs, c’est le « toujours moins » ! Moins de salaire, moins de pension de retraite mais, par contre, plus de chômage et de précarité. Voilà quelle est notre réalité !

Très bien !

Sortez donc de cette caricature consistant à nous présenter comme des gens qui demandent toujours plus, car elle est choquante ! Nous ne quémandons pas ! Nous avons tout simplement des populations qui sont en train de sombrer dans la précarité, dans la paupérisation, et nous avons le devoir de relayer ici leurs demandes avec des amendements.Ce n’est pas toujours plus : chez nous, c’est toujours moins – moins de salaire, moins de retraite, moins de moyens, moins de pouvoir d’achat ! (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et FI ainsi que sur quelques bancs du groupe LR)

#196

(L’amendement no 3015 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #197

La parole est à M. Jean-Hugues Ratenon, pour soutenir l’amendement no 2914.

Au risque de me répéter et de recevoir les mêmes réponses, je veux, à travers cet amendement d’appel et de dénonciation, vous alerter sur le coût de la vie dans les outre-mer. À cet égard, l’explosion des prix de l’énergie sur le Vieux Continent est susceptible de vous donner un aperçu de ce que vivent quotidiennement nombre de concitoyens ultramarins depuis des années. Nous proposons donc le redéploiement de 14 millions d’euros dans un fonds d’urgence sociale pour les outre-mer de la République, afin de lutter contre la vie chère.L’État reconnaît d’ailleurs ce problème, cela a été dit, dans la mesure où il octroie une prime de vie chère à ses fonctionnaires. Cependant, la majeure partie de la population ultramarine ne bénéficie pas d’aides spécifiques pour pallier cette différence de coût de la vie avec l’Hexagone. Le chômage de masse et les bas revenus engendrent une situation de […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #202

Pour les mêmes raisons que sur l’amendement no 3015 de Mme Bassire, j’émets un avis favorable.

#203

(L’amendement no 2914, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #204

La parole est à Mme Danièle Obono, pour soutenir l’amendement no 2915.

Il porte sur la continuité territoriale, droit constitutionnel qui doit être l’affaire de l’État. Assurée en partie par ce dernier ainsi que par certaines collectivités, elle apparaît, telle qu’elle existe aujourd’hui, largement insuffisante et injuste. Notre collègue Ratenon avait obtenu, lors de l’examen du budget pour 2021, la prise en charge des déplacements entre outre-mer en cas de décès d’un ou d’une proche, mais il reste énormément à faire.À La Réunion, par exemple, ce sont les contribuables qui financent en grande partie leur continuité territoriale par l’intermédiaire de la région. Il s’agit d’une situation injuste et aberrante, qu’il convient de rectifier en ce qu’elle pénalise la population réunionnaise.Par ailleurs, la prise en charge partielle des billets d’avion n’est pas suffisante pour que les plus modestes aient les moyens de payer le reste à charge ainsi que les frais […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #211

Je suis favorable à cet amendement ainsi qu’à tous ceux qui concerneront la continuité territoriale, qu’il s’agisse de l’accès aux territoires ultramarins – à la France équinoxiale, comme le disait l’ancien député et sénateur Gaston Monnerville –, de la situation des étudiants, des liaisons inter-îles – avec l’amendement no 2221 de M. Gomès – ou encore de la continuité funéraire, au sujet de laquelle il convient d’élargir les critères sociaux d’éligibilité afin de faciliter le rapatriement des corps. Dans son programme, le candidat Emmanuel Macron avait intégré tous ces enjeux liés à la continuité territoriale. Il y est sensible, tout comme le sont, j’en suis sûr, notre majorité et le Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Au fond, à vous entendre, j’aurais presque l’impression que rien n’a été fait depuis quatre ans, alors que le législateur lui-même, suivant des avis favorables du Gouvernement, a fait avancer les choses – c’était encore le cas l’an dernier. Il me paraît donc étrange de voir aujourd’hui ces sujets remis sur le métier. En ce qui concerne le Gouvernement, l’avis est donc défavorable.

#214

(L’amendement no 2915 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Le rapporteur spécial n’a pas beaucoup de poids, finalement !

Annie Genevard president · DR #216

La parole est à M. Philippe Dunoyer, pour soutenir l’amendement no 2409.

Cet amendement de notre collègue Nicole Sanquer s’inscrit dans la lignée de ceux qui proposent de nécessaires aménagements à la continuité territoriale. En l’occurrence, il vise à remédier aux difficultés que rencontrent beaucoup de nos territoires dans leurs liaisons interinsulaires. Nous demandons ainsi que l’État abonde, aux côtés du territoire de Polynésie française et des contribuables polynésiens, le fonds de continuité territoriale aérienne interinsulaire.La Polynésie française, faut-il le rappeler, a la spécificité d’être un territoire étendu sur 5,5 millions de kilomètres carrés. Les îles les plus éloignées ont souffert d’avoir été isolées plus d’une centaine de jours pendant la crise sanitaire. Le gouvernement polynésien a fait un effort – et, avec lui, le contribuable – en créant localement une contribution de solidarité qui pèse sur les liaisons bénéficiaires pour abonder le […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #220

Je suis favorable à cet amendement.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

J’ai déjà indiqué que le sujet n’est pas de la compétence de l’État. Avis défavorable.

#223

(L’amendement no 2409 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #224

La parole est à Mme Josette Manin, pour soutenir l’amendement no 2394.

Il concerne également la continuité territoriale. J’espère donc un avis favorable du rapporteur et, peut-être, de M. le ministre.

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #227

J’émets un avis favorable.

#228

(L’amendement no 2394, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #229

La parole est à M. Philippe Naillet, rapporteur pour avis, pour soutenir l’amendement no 2588.

Philippe Naillet rapporteur pour avis · SOC #230

Il vise à maintenir en 2022 le niveau de crédits de l’année 2021 en abondant de 1,5 million d’euros la ligne budgétaire de l’action 03 Continuité territoriale.

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #232

Je suis favorable à l’amendement.

#233

(L’amendement no 2588, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #234

La parole est à M. Philippe Dunoyer, pour soutenir l’amendement no 2221.

Il constitue une autre déclinaison de la demande d’amélioration de la desserte des outre-mer dans le cadre de la continuité territoriale.M. le ministre a raison de rappeler que les compétences en la matière sont directement exercées par les collectivités du Pacifique, mais il existe des précédents, qui ne sont pas passés inaperçus, en termes de continuité territoriale intérieure : par un arrêté de 2010, la Guyane bénéficie ainsi d’un accompagnement financier pour une desserte strictement liée à son périmètre intérieur. La même logique pourrait être développée à l’échelle archipélagique pour la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna, puisque nos compatriotes de Futuna ont besoin d’une desserte aérienne pour rejoindre Wallis avant de prendre l’avion pour une autre destination.La continuité territoriale s’exerce de manière différente entre Saint-Pierre-et-Miquelon […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #240

Je suis favorable à cet amendement.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Défavorable, pour les mêmes raisons que précédemment.

La parole est à Mme Maina Sage.

Maina Sage Agir ens #244

Monsieur le ministre, aux termes de la loi, l’aide à la continuité territoriale peut financer les liaisons entre les territoires d’outre-mer et l’Hexagone, mais aussi les liaisons qui assurent la continuité intérieure. C’est le décret qui a restreint cette possibilité, et c’est le décret encore qui a restreint les possibilités en matière de formation professionnelle que nous sollicitions.Dans votre propos liminaire, vous avez argué de l’inconstitutionnalité de certaines différences de traitement ; quand cela vous arrange, vous nous opposez le principe de l’autonomie et des compétences des territoires mais, pour très nombreux dispositifs, les règles ne sont pas les mêmes entre les DOM et les COM – collectivités d’outre-mer –, entre les DOM et l’Hexagone ou entre l’Hexagone et les COM. Le droit permet donc une différenciation.Je rappelle que, malgré l’autonomie de la Polynésie et de la […]

Merci, madame la députée.

Maina Sage Agir ens #248

Il faut arrêter de nous opposer constamment cet argument qui ne tient pas. C’est un choix qui peut être fait à la demande de la Polynésie ou de l’État. Toutefois, je peux concevoir que l’État ne veuille pas aller jusque là.

Bravo !

La parole est à M. Philippe Gomès.

« N’en jetez plus, la cour est pleine », dit un proverbe. Je ne vais pas le respecter, et j’espère que M. le ministre ne m’en voudra pas.L’article L. 1803-4 du code des transports prévoit la possibilité d’un dispositif de continuité intérieure, dans le prolongement de la loi Chirac de 2002. Il dispose : « L’aide à la continuité territoriale peut aussi financer une partie des titres de transport entre les collectivités mentionnées à l’article L. 1803-2 à l’intérieur d’une même zone géographique ou à l’intérieur d’une même collectivité, en raison des difficultés particulières d’accès à une partie de son territoire. » Voilà pour la base juridique.Une collectivité ultramarine en a bénéficié, la Guyane, par un arrêté de 2010. Pour quelle raison ? Son réseau routier n’est pas dans le meilleur état. Dans le cadre de cet arrêté, une aide à la continuité territoriale intérieure a été versée pour […]

#255

(L’amendement no 2221 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #256

La parole est à Mme Manuéla Kéclard-Mondésir, pour soutenir l’amendement no 2970.

Il concerne la continuité territoriale funéraire. Même s’il a été élargi dans le budget de l’année dernière, le dispositif est inopérant, notamment du point de vue de l’accompagnement des familles, pour le transport de l’Hexagone vers les outre-mer et entre les outre-mer.Tout d’abord, les plafonds de ressources imposés sont trop bas et demandent à être relevés. De plus, les ultramarins qui résident dans l’Hexagone depuis plusieurs années, mais qui conservent des liens familiaux et moraux avec les outre-mer, ne peuvent pas bénéficier du dispositif. Il conviendrait de le réformer pour en faire bénéficier ces personnes. Enfin, j’appelle l’attention de M. le ministre sur la particularité des décès survenus après un transfert sanitaire : quand les personnes parties malades des outre-mer décèdent dans l’Hexagone, la prise en charge du retour n’est pas opérationnelle.

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #260

Vous avez tout à fait raison. L’année dernière, la représentation nationale avait relevé le plafond de revenus de 6 000 à 12 000 euros ; peut-être est-ce insuffisant, mais nous n’avons pas encore tous les chiffres. Vous avez évoqué la question de ceux qui vivent dans l’Hexagone depuis longtemps et qui veulent être inhumés chez eux, sur la terre où ils ont leurs racines, ce que l’on peut comprendre : ce cas n’est pas encore éligible au dispositif, mais je suis sensible à votre argumentation et j’émets un avis favorable.

Ce n’est pas vers nous qu’il faut vous tourner, mais vers les députés LaREM !

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Nous avions avancé sur la question l’année dernière, grâce à un sous-amendement à un amendement du député Ratenon. Le dispositif étant entré en vigueur au mois de juin dernier, il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions. Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.

#264

(L’amendement no 2970 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Annie Genevard president · DR #265

La parole est à M. Olivier Serva, rapporteur spécial, pour soutenir l’amendement no 2634.

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #266

Il concerne un sujet qui fait l’unanimité sur tous les bancs. LADOM, l’Agence de l’outre-mer pour la mobilité, permet aux jeunes ultramarins d’étudier dans l’Hexagone. Mais ces compétences, ces forces et ces intelligences doivent pouvoir revenir dans les territoires qui en ont besoin.Le ministère des outre-mer y est sensible puisqu’il a accompagné l’association Alé Viré en Martinique et Alé Vini en Guadeloupe et à La Réunion. Tous les partenaires – régions, départements, Pôle Emploi, représentation syndicale patronale et salariale, ministère – considèrent unanimement qu’il faut aller plus loin. En Guadeloupe, je suis personnellement le sujet avec l’association Alé Vini et avec son président, Yann Ceranton. Monsieur le ministre, nous pouvons et nous devons aller plus loin sur ce sujet, auquel vous avez déjà alloué de l’argent. Il y a une vraie volonté collective.

#268

(L’amendement no 2634, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Sur les amendements nos 2937, 2919 et 2633, je suis saisie par le groupe La France insoumise d’une demande de scrutin public.Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Philippe Gomès, pour soutenir l’amendement no 2220.

J’appelle l’attention du Gouvernement et de la représentation nationale sur le passeport mobilité études, destiné, entre autres, aux étudiants calédoniens. Vous le savez, le dispositif est simple : il est ouvert à tous les boursiers et permet la prise en charge des frais de transport entre la collectivité d’outre-mer et le lieu d’études – le plus souvent, c’est la métropole, bien sûr.Or les critères d’attribution des bourses applicables à l’échelle nationale font que la Nouvelle-Calédonie a le privilège extraordinaire de compter seulement 27 % d’étudiants boursiers, alors que la moyenne nationale est de 38 %, et que la moyenne de l’outre-mer est de 63 %. Quel mystère ! C’est invraisemblable ! Les étudiants calédoniens seraient-ils si riches ?Les étudiants qui ne sont pas boursiers ne peuvent bénéficier du passeport mobilité études. En clair, c’est la double peine : l’exclusion du régime […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #276

J’émets un avis favorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Je me suis engagé à étudier la question avec la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Quant à l’amendement, je suis défavorable non pas tant à son contenu qu’à son gage, au dispositif choisi.Je confesse, si j’ose dire, que j’ai découvert ces sujets lors de mon déplacement en Nouvelle-Calédonie. Il faut toutefois préciser que, visiblement, des non-boursiers ont accès au passeport mobilité études, avec un remboursement de 50 % des frais ; cela devra être étudié en détail.Je vous demande le retrait de l’amendement ; à défaut, l’avis sera défavorable, même si je suis triste de constater que vous défendez ce dossier depuis le début du quinquennat. Pour ma part, je le prends en route, si j’ose dire. Avançons en la matière : je vous ai parlé tout à l’heure des lycéens qui veulent mener des études universitaires ; reste la question de ceux qui veulent se […]

La parole est à M. Philippe Gomès.

Je remercie le ministre pour son intervention et pour l’attention particulière qu’il compte apporter à cette question importante pour le pays et sa jeunesse. Bien évidemment, les étudiants non boursiers, dans l’ensemble des collectivités ultramarines, bénéficient de la prise en charge de la moitié du prix du billet, dès lors que les revenus de leur famille n’excèdent pas un certain plafond – ce n’est pas du tout que nous soyons plus riches que les ménages métropolitains.Pour permettre que le pourcentage d’étudiants boursiers calédoniens atteigne au moins la moyenne nationale, il faudrait corriger le barème, qui ne prend pas en compte le coût de la vie en Nouvelle-Calédonie, supérieur de 33 % à la moyenne nationale – c’est 39 % en Polynésie française, selon l’INSEE. Le reste-à-vivre est donc moindre pour les familles calédoniennes, si bien que de nombreux parents n’ont pas les moyens de […]

#285

(L’amendement no 2220 est retiré.)

Annie Genevard president · DR #286

La parole est à M. Jean-Hugues Ratenon, pour soutenir l’amendement no 2937.

Il concerne la disparité entre l’Hexagone et les territoires d’outre-mer, au détriment de ces derniers, pour l’affranchissement des colis postaux. Dans l’Hexagone, grâce à ce que l’on appelle la péréquation tarifaire, le tarif d’envoi reste toujours le même quels que soient les points d’expédition et d’arrivée du colis – de Marseille à Paris ou de Paris à Bordeaux, par exemple. Malheureusement, le même dispositif n’existe pas entre les territoires d’outre-mer, ou entre les territoires d’outre-mer et l’Hexagone, si bien que les tarifs sont beaucoup plus élevés dans ces cas.Par exemple, l’expédition d’un colis de 2 kilogrammes coûte 8,80 euros si celui-ci est envoyé depuis et vers la métropole, mais 19,50 euros s’il est envoyé de la métropole vers la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Mayotte et ainsi de suite ; c’est 30 euros pour les envois entre la métropole et la […]

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #291

Le problème ne concerne que les envois d’un poids supérieur à 20 grammes ; en dessous de ce poids, une péréquation est prévue ; au-dessus, non, au détriment des territoires d’outre-mer. D’ailleurs, les envois depuis et vers ces territoires suivent parfois des circuits ésotériques avant d’arriver à destination. Je suis favorable à votre amendement.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Il est défavorable.

Annie Genevard president · DR #294

Je mets aux voix l’amendement no 2937.

#295

(Il est procédé au scrutin.)

Annie Genevard president · DR #296

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 67 Nombre de suffrages exprimés 65 Majorité absolue 33 Pour l’adoption 21 Contre 44

#297

(L’amendement no 2937 n’est pas adopté.)

Annie Genevard president · DR #298

La parole est à M. le rapporteur pour avis, pour soutenir l’amendement no 2590.

Philippe Naillet rapporteur pour avis · SOC #299

Il concerne l’action 09 Appui à l’accès aux financements bancaires du programme 123. Il s’agit tout simplement de rétablir en 2022 les crédits de 2021, en abondant l’action 09 de 12 millions d’euros.

Quel est l’avis de la commission ?

Olivier Serva rapporteur spécial · LIOT #301

Vous faites référence aux autorisations d’engagement de l’action 09, qui sont effectivement en diminution. En revanche, les crédits de paiement de cette action sont en forte augmentation. Puisque, comme nous le disions tout à l’heure, notre but est que les crédits soient consommés, votre amendement est satisfait. Je vous demande donc de retirer l’amendement ; à défaut, avis défavorable.