Séance du 15 mai 2023 /// n°232 /// 575 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 16e législature · session Session ordinaire 2022-2023

Séance du 15 mai 2023 — 232e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Naïma Moutchou.

575prises de parole
46orateurs
9points à l'ordre du jour
6scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
1505 l'amendement n° 394 de Mme Couturier à l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensificatio… 38 / 54 rejeté
1506 l'amendement n° 61 de Mme Jourdan à l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification e… 37 / 53 rejeté
1507 l'amendement n° 401 de M. Chauche à l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification e… 19 / 73 rejeté
1508 l'amendement n° 153 de M. Rancoule à l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification … 20 / 54 rejeté
1509 l'amendement n° 63 de Mme Jourdan à l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification e… 21 / 57 rejeté
1510 l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque incendie (pr… 100 / 0 adopté

Verbatim Le compte rendu

Tours 401 à 575 sur 575 — page 3 / 3.

Article 1er

Le délai proposé pour la mise en œuvre de cette proposition de loi est d’un an. Avec de telles annexes, nous disposerions d’éléments pour mettre en œuvre les mesures nécessaires aux Sdis. Au-delà de leur structuration et de leur financement par les collectivités territoriales et les départements se pose la question des conditions d’intervention des sapeurs-pompiers. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC et Écolo-NUPES.)

#583

(L’amendement no 400 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #584

La parole est à M. Idir Boumertit, pour soutenir l’amendement no 402.

article 1er · amendement 402

La prévention des risques d’incendie suppose l’intervention de nombreux savoir-faire. Ceux des sapeurs-pompiers volontaires sont primordiaux et leur expérience en la matière est fondamentale. Si nous réaffirmons la nécessité de recruter des sapeurs-pompiers professionnels, nous saluons la louable décision du ministre de l’intérieur de recruter 20 000 sapeurs-pompiers volontaires. Toutefois, il importe de valoriser davantage leur expérience et leur savoir-faire. C’est le sens du présent amendement. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #587

L’amendement est inutile.

Décidément !

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #589

Les retours d’expérience sont permanents entre le Sdis et les sapeurs-pompiers volontaires ; c’est l’essence même de leur métier.

Ce n’est pas leur métier, puisqu’ils sont volontaires ! Ce ne sont pas des professionnels !

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #591

Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #593

Les acquis de l’expérience des sapeurs-pompiers sont d’ores et déjà pris en compte dans le cadre de la formation professionnelle dès lors qu’ils sont en lien avec les nouvelles compétences à acquérir ; ils le sont également directement dans l’entreprise, dans le domaine des premiers secours par exemple. La validation des acquis de l’expérience permet en effet à toute personne engagée dans la vie active d’obtenir une certification professionnelle, que cette expérience ait été acquise dans le cadre d’une activité professionnelle ou dans celui d’une activité extraprofessionnelle, ce qui inclut par conséquent le volontariat.

Oui !

Dominique Faure ministre déléguée · RE #595

Autre exemple, les sapeurs-pompiers volontaires titulaires d’une formation aux missions de secours et de soins d’urgence aux personnes sont également réputés remplir les conditions de formation leur permettant d’assurer les premiers secours aux salariés accidentés ou malades de l’entreprise dans laquelle ils travaillent.

Eh oui !

Dominique Faure ministre déléguée · RE #597

L’élaboration d’une telle étude, annexée à la stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces non boisées contre les incendies, n’est pas nécessaire : la mesure est déjà satisfaite. Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.

#598

(L’amendement no 402 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #599

La parole est à Mme Ségolène Amiot, pour soutenir l’amendement no 401.

article 1er · amendement 401

Par cet amendement, nous proposons de reconnaître la pénibilité propre à l’activité des sapeurs-pompiers volontaires et de leur permettre de bénéficier d’un compte personnel de prévention de la pénibilité. Face au grand besoin de pompiers supplémentaires et à un amenuisement de l’engagement, il nous paraît important que les volontaires puissent, à l’instar des salariés, acquérir des droits au titre d’un compte professionnel de prévention qu’ils pourraient utiliser pour la prise en charge de frais de formation professionnelle continue, pour le financement d’un complément de rémunération et des cotisations et contributions sociales en cas de réduction de leur durée de travail, ou encore pour le financement d’une majoration de durée d’assurance vieillesse ou d’un départ anticipé à la retraite. Par ce geste, nous souhaitons reconnaître dignement la pénibilité du travail des […]

Je vous informe que sur cet amendement no 401, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouvelle Union populaire, écologique et sociale d’une demande de scrutin public.Je suis également saisie de demandes de scrutin public sur l’amendement n° 153 par le groupe Rassemblement national, et sur l’amendement n° 63 par le groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES).Enfin, sur l’article 1er, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouvelle Union populaire, écologique et sociale d’une demande de scrutin public.Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Quel est l’avis de la commission sur l’amendement no 401 ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #605

Le compte professionnel de prévention concerne les travailleurs relevant du code du travail. S’agissant des sapeurs-pompiers volontaires, plusieurs dispositifs existent déjà, notamment en cas d’accident ou de maladie. Dans la mesure où l’amendement est satisfait, j’en demande le retrait ; à défaut, avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #607

Avis défavorable, pour les mêmes raisons.

La parole est à Mme Danielle Brulebois.

M. le rapporteur a tout à fait raison. L’arrêt Matzak de la Cour de justice de l’Union européenne a remis en cause le modèle français, unique en Europe, basé sur le volontariat des sapeurs-pompiers. Les mesures que vous défendez reviendraient à considérer qu’il s’agit d’un métier ou d’un travail, ce qui remettrait en cause le modèle exceptionnel que la France s’efforce de faire reconnaître. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)

Dominique Faure ministre déléguée · RE #610

Exactement !

La parole est à M. Julien Rancoule.

Je partage les propos de Mme Brulebois : depuis des années, l’idée que le volontariat puisse être assimilé à une activité salariée fait planer sur le modèle français de sécurité civile une épée de Damoclès. Votre intention est certes louable, mais en reconnaissant l’activité des sapeurs-pompiers volontaires comme une activité salariée, elle menacerait notre modèle.

J’ai bien vu que vous demandiez la parole, madame Amiot, mais j’ai déjà accepté deux interventions. Vous auriez dû vous signaler avant !

Je l’ai fait !

Je vous donne la parole pour entendre une position différente, mais je ne ferai pas d’exception par la suite. Il faut vous signaler le plus tôt possible.

Pour rebondir sur les propos de Mme Brulebois, il est difficile d’affirmer que l’activité des sapeurs-pompiers volontaires n’est pas un travail : ce n’est pas parce qu’elle n’est pas rémunérée comme un travail salarié qu’elle n’en est pas un. Il s’agit d’ailleurs bien d’un métier, puisque certains sont salariés.

Exactement !

Ne nous voilons pas la face : ce modèle, certes unique en Europe, se casse la figure et nous faisons aujourd’hui face à un problème d’engagement. Reconnaissons que cet engagement volontaire peut avoir un impact sur les corps et les esprits, en raison des actions que les sapeurs-pompiers volontaires ont à mener. Cette reconnaissance peut se faire par le biais de notre amendement, en leur donnant la possibilité de suivre des formations et de se recycler en cas de problème. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LFI-NUPES, SOC et Écolo-NUPES.)

Naïma Moutchou president · HOR #619

Je mets aux voix l’amendement no 401.

#620

(Il est procédé au scrutin.)

Naïma Moutchou president · HOR #621

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 92 Nombre de suffrages exprimés 92 Majorité absolue 47 Pour l’adoption 19 Contre 73

#622

(L’amendement no 401 n’est pas adopté.)

Naïma Moutchou president · HOR #623

La parole est à M. Julien Rancoule, pour soutenir l’amendement no 153.

article 1er · amendement 153

Mme Amiot ne doit pas être bien informée sur le sujet – mais je ne lui en tiens pas rigueur. Si l’activité des sapeurs-pompiers volontaires est un jour reconnue comme une activité salariée, elle sera soumise aux 35 heures…

Ce n’est pas ce que j’ai dit !

…et ils ne pourront plus effectuer de gardes de nuit avant ou après une journée de travail. Faisant cela, nous mettrions en grand danger le modèle français de sécurité civile.

Ce n’est pas ce que j’ai dit !

Il n’y aura plus de pompiers de garde dans les zones rurales !

Ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas payés qu’il ne s’agit pas d’un travail !

Une telle mesure est inimaginable.L’objectif de l’amendement no 153 est de proposer la création d’un poste de délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie, afin de mieux coordonner le déploiement de la stratégie nationale et territoriale en la matière. Le délégué interministériel rassemblerait sous son égide tous les acteurs administratifs et décisionnels des ministères ou des organismes publics, parapublics ou subventionnés concernés par l’application de cette stratégie. Les acteurs de la sécurité civile déplorent souvent l’absence de coordination entre les ministères, comme en témoigne la présente proposition de loi, qui cherche à renforcer l’action interministérielle en matière de défense des forêts et des surfaces non boisées. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #633

La commission du développement durable et de l’aménagement du territoire a rejeté un amendement similaire au vôtre lors de ses travaux. La création d’un poste administratif n’est pas l’alpha et l’oméga pour résoudre les problèmes publics. En outre, Mme la ministre déléguée l’a rappelé, l’action du Gouvernement se caractérise par sa collégialité. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #635

Il existe déjà un délégué aux risques majeurs, en vertu du décret no 84-283 du 10 avril 1984 portant création d’une délégation aux risques majeurs, dont les attributions incluent le risque de feux de forêt.

Il ne s’agit pas d’un délégué interministériel !

Dominique Faure ministre déléguée · RE #637

J’ai bien compris. Au-delà, la politique publique de prévention et de lutte contre les feux de forêt est, par nature, interministérielle, comme je l’ai expliqué, et repose sur une logique de continuum de la sécurité. Les ministères intéressés, notamment ceux chargés de l’intérieur, de l’agriculture et de l’écologie, travaillent quotidiennement en relation étroite, comme vient de le rappeler M. le rapporteur, tant sur le plan opérationnel que stratégique – je le constate au quotidien depuis cinq mois que je suis ces dossiers. Il ne nous apparaît donc pas nécessaire d’ajouter une fonction administrative supplémentaire, alors même que la politique publique doit demeurer agile, tournée vers le terrain, pragmatique et efficace. Avis défavorable à votre amendement.

Naïma Moutchou president · HOR #638

Je mets aux voix l’amendement no 153.

#639

(Il est procédé au scrutin.)

Naïma Moutchou president · HOR #640

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 76 Nombre de suffrages exprimés 74 Majorité absolue 38 Pour l’adoption 20 Contre 54

#641

(L’amendement no 153 n’est pas adopté.)

Naïma Moutchou president · HOR #642

La parole est à M. Alain David, pour soutenir l’amendement no 62.

article 1er · amendement 62

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à assurer une présentation de la stratégie nationale et interministérielle de défense des forêts et des surfaces non boisées contre les incendies devant le Parlement. En effet, dans une démocratie parlementaire et dans le cadre du contrôle de l’action du Gouvernement, il apparaît important que la stratégie nationale qui vise à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie fasse l’objet d’un débat contradictoire au sein des commissions compétentes. Cette présentation serait suivie d’un débat et permettrait aux parlementaires de contrôler la stratégie nationale à la lumière des engagements budgétaires votés dans le cadre des différents projets de loi de finances.

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #645

La commission a rejeté la semaine dernière cet amendement, déjà satisfait en droit comme dans les faits. Les commissions sont en effet maîtresses de leurs travaux : notre programme de travail est établi à la fois à l’initiative de notre président et sur les propositions des groupes. Nous avons ainsi toute faculté d’interroger le Gouvernement sur tous les sujets et rien ne nous empêche de le faire, à tout moment, à propos des forêts. Je vous invite donc à retirer votre amendement, faute de quoi j’émettrai un avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #647

Même avis.

La parole est à M. Hendrik Davi.

Cet amendement d’appel est intéressant, car il permet de souligner la nécessité de disposer d’une stratégie globale sur ces questions. Or le pilotage fait défaut, pour de nombreuses raisons : la dissociation entre forêts publiques et privées, la multiplicité des acteurs intervenant en matière de prévention ou de gestion des incendies, ou encore de gestion des risques.J’avais également formulé une proposition allant dans le même sens, afin que le pilotage de la prévention des incendies de forêt soit assuré localement par un préfet dédié, à l’échelle des zones de défense et de sécurité (ZDS). Je ne sais pas pourquoi mon amendement a été jugé irrecevable – prétendument, il générait des dépenses supplémentaires, ce que je ne comprends pas vraiment.

C’est en vertu de l’article 40 de la Constitution !

Oui, mais je ne vois pas en quoi ma proposition générait des dépenses supplémentaires. Néanmoins, j’insiste sur le fait qu’il existe un vrai problème de pilotage : la plupart des forestiers le reconnaissent. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)

#653

(L’amendement no 62 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #654

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 215.

article 1er · amendement 215

Cet amendement de notre collègue Pierre Morel-À-L’Huissier demande au Gouvernement de présenter au Parlement, au plus tard le 30 juin 2024, puis tous les cinq ans, une programmation financière et opérationnelle des investissements de l’État dans la lutte contre les incendies.Le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France a rappelé que le dérèglement climatique s’accélère et qu’il faut accroître sans attendre le nombre de bombardiers d’eau, avions comme hélicoptères, ainsi que les moyens humains. Le Gouvernement a en partie répondu à cette nécessité en présentant en avril dernier sa stratégie, dotée de moyens supplémentaires. Néanmoins, elle ne donne pas de réelle visibilité sur le long terme aux acteurs de la lutte contre les incendies.Le présent amendement propose donc que le Gouvernement présente tous les cinq ans la programmation financière et opérationnelle […]

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #659

Je ne suis pas favorable à votre amendement, pour deux raisons : d’une part, le Parlement peut obtenir à tout moment un débat avec le Gouvernement sur les moyens consacrés à la forêt ; d’autre part, l’examen du projet de loi de finances est l’occasion d’en débattre chaque année.

Encore faut-il arriver jusque-là !

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #661

Demande de retrait, l’amendement étant largement satisfait.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #663

La loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur a déjà tracé des perspectives en matière de sécurité civile. Nous devons nous garder de multiplier les exercices de programmation. Le Gouvernement est donc défavorable à cet amendement.

La parole est à Mme Sandra Regol.

Je m’étonne de vous entendre dire que la Lopmi a donné des moyens d’agir à la sécurité civile. En effet, l’ensemble des représentants syndicaux de ce secteur considèrent qu’ils ont été mis de côté et oubliés. La preuve en est que les mots « sécurité civile » et « pompiers » figurent à peine dans le texte, à la marge du rapport annexé – une simple recherche suffit pour le constater. C’est dire combien ces acteurs ont été pris en considération.Cet amendement est nécessaire, car il permettra enfin d’avancer. M. le rapporteur pour avis a répondu que le Parlement pouvait obtenir à tout moment un débat sur la gestion de la forêt, et que ce sujet serait abordé dans le projet de loi de finances : cela risque fort de se solder par un 49.3 !

Eh oui !

Il est temps d’aborder ces questions, plutôt que de les reporter à des débats que nous n’aurons jamais. (Applaudissements sur les bancs des groupes Écolo-NUPES et LFI-NUPES.)

Voilà où cela mène, d’utiliser sans cesse le 49.3 !

Il n’y a pas eu de 49.3 sur la Lopmi !

La parole est à M. Michel Castellani.

J’entends les arguments des uns et des autres, mais une chose est certaine : les besoins iront croissant à mesure que les incendies se multiplieront et que la pression sur le milieu naturel se renforcera. De plus, les premiers Canadair annoncés n’arriveront qu’en 2026. Il est donc souhaitable de mener un travail de programmation et de planification, et de fixer des objectifs pour les années à venir ; c’est d’autant plus nécessaire au vu des difficultés budgétaires qui sont les nôtres.

#673

(L’amendement no 215 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #674

La parole est à Mme Chantal Jourdan, pour soutenir l’amendement no 63.

article 1er · amendement 63

Dans le cadre de la stratégie nationale et interministérielle de lutte contre les incendies, il vise à élaborer un plan d’adaptation de la forêt cohérent avec la stratégie nationale bas-carbone, en lien avec le Haut Conseil pour le climat ainsi qu’avec l’ensemble des organismes concernés par la gestion de la forêt : établissements, collectivités, associations syndicales et environnementales.Plus précisément, nous souhaitons renforcer la stratégie nationale et interministérielle en l’adossant à des travaux scientifiques – pour le moment, ceux-ci sont absents de la proposition de loi. Nous estimons que le Haut Conseil pour le climat, qui produit régulièrement des rapports, peut pallier cette carence. Dans sa dernière publication, en juin 2022, il soumet d’ailleurs des recommandations relatives à la gestion de la forêt : élaborer un plan d’adaptation cohérent avec la stratégie nationale […]

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #679

J’adhère aux objectifs du Haut Conseil pour le climat, mais il s’agit d’une instance d’évaluation, et non de conception. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #681

Une feuille de route pour l’adaptation des forêts au changement climatique a déjà été élaborée en 2020 ; elle est en cours d’application. En outre, dans le cadre du chantier de planification écologique piloté par Mme la Première ministre, les services de tous les ministères concernés ont travaillé avec l’ensemble des acteurs intéressés afin d’élaborer une stratégie de renouvellement forestier en réponse au changement climatique ; elle sera remise dans quelques semaines.Enfin, comme je l’ai expliqué lors de la discussion générale, votre proposition n’a pas de lien direct avec la stratégie de prévention et de lutte contre les incendies.

Dominique Faure ministre déléguée · RE #684

Nous ne souhaitons pas substituer une stratégie de renouvellement forestier au travail que nous menons actuellement sur la lutte contre les incendies.

Vous ne pouvez pas dire que ce n’est pas lié !

Ça va de pair !

Dominique Faure ministre déléguée · RE #687

Tout va de pair avec tout, chère madame ! Avis défavorable.

La parole est à Mme Catherine Couturier.

Je devrais probablement vous remettre le rapport intégral de la mission – même s’il peut paraître fastidieux d’en lire les 150 pages. Lors des vingt-sept ou vingt-neuf auditions que nous avons conduites, tous les scientifiques ont regretté de ne pas avoir été associés au travail et de ne pas avoir été consultés collectivement. L’amendement de Mme Jourdan vise à élaborer une stratégie qui permette d’anticiper les choses. La proposition de loi n’a pas seulement pour objet de lutter contre les incendies de l’été prochain ; elle doit aussi protéger les générations futures. Cela implique de travailler sur une gestion durable des forêts.

Elle a raison !

Nous devons absolument anticiper les choses : tel est le sens de cet amendement, que nous soutenons. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LFI-NUPES, SOC et Écolo-NUPES.)

La parole est à Mme Chantal Jourdan.

Vous affirmez que le Haut Conseil pour le climat a un rôle d’évaluation, et non de conception. S’il endosse effectivement un rôle d’évaluation, il joue aussi un rôle d’orientation grâce aux connaissances qu’il nous fournit, qui nous permettent d’affiner notre analyse.La proposition de loi doit être resituée dans le contexte du changement climatique : si les incendies se multiplient, c’est évidemment parce que les températures augmentent, mais d’autres facteurs, qu’il est plus difficile d’appréhender, entrent également en compte – cela nous a été expliqué à plusieurs reprises au cours de la mission. Il est nécessaire que des chercheurs étudient les phénomènes, afin que nous adaptions nos réponses.

À votre avis, que fait l’ONF ? Et l’INRAE ? Ils ne vous ont pas attendus !

Le Haut Conseil pour le climat a un rôle indispensable en la matière, aux côtés de l’ensemble des opérateurs et des professionnels qui interviennent dans les aspects techniques. Ce travail doit s’effectuer en commun et s’enrichir des compétences de chacun ; la stratégie nationale et interministérielle n’en aura que plus de valeur. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes SOC, LFI-NUPES et Écolo-NUPES.)

Naïma Moutchou president · HOR #697

Je mets aux voix l’amendement no 63.

#698

(Il est procédé au scrutin.)

Naïma Moutchou president · HOR #699

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 100 Nombre de suffrages exprimés 78 Majorité absolue 40 Pour l’adoption 21 Contre 57

#700

(L’amendement no 63 n’est pas adopté.)

Naïma Moutchou president · HOR #701

Je mets aux voix l’article 1er, tel qu’il a été amendé.

#702

(Il est procédé au scrutin.)

Naïma Moutchou president · HOR #703

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 100 Nombre de suffrages exprimés 100 Majorité absolue 51 Pour l’adoption 100 Contre 0

#704

(L’article 1er, amendé, est adopté.) (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RE, RN et LR.)

Après l’article 1er

Naïma Moutchou president · HOR #706

La parole est à Mme Marie Pochon, pour soutenir l’amendement no 143.

article Après_ 1er · amendement 143

Les forêts jouent un rôle non négligeable dans le cycle de l’eau, dans la préservation des réserves aquatiques et dans la disponibilité de cette ressource. Cette question mérite une attention prioritaire, à l’heure où les précipitations se raréfient et où les sécheresses se prolongent. Le dérèglement climatique affecte non seulement les peuplements forestiers, mais aussi les réserves en eau et leur disponibilité. Aussi cet amendement vise-t-il à protéger et à reconnaître l’écosystème fondamental et intimement lié aux écosystèmes aquatiques qu’est la forêt française : nous demandons que des mesures de renouvellement respectueuses de la diversité des essences soient prises pour garantir la résilience des forêts face au changement climatique et aux incendies.

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #709

Votre amendement me paraît largement satisfait par le cinquième alinéa de l’article L. 112-1 du code forestier, qui reconnaît d’intérêt général la contribution des forêts au changement climatique. J’en demande le retrait ; à défaut, mon avis sera défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #711

Cet amendement ne nous paraît pas lié à l’objet de la proposition de loi : la lutte contre les incendies. Une fois de plus, il traite de la gestion forestière.

Vous n’avez pas écouté ! Croyez-vous que les incendies surviennent lorsqu’il y a de l’eau ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #713

Permettez-moi de répondre, madame la députée ; je vous écouterai ensuite. Sur le fond, si la diversification des pratiques et des essences est un principe globalement consensuel, sa mise en œuvre nécessite encore des travaux de recherche dans de nombreux domaines : prise en considération de la variété des situations, combinaisons réellement possibles d’essences, impasses sylvicoles potentielles, impacts socio-économiques – sans parler des actions de formation et de conseil qui devront ensuite être conduites auprès des gestionnaires et des propriétaires forestiers. N’attendons pas de tout savoir pour agir : ce serait préjudiciable à l’objectif de renouvellement forestier et d’adaptation des forêts au changement climatique. Le temps est à l’action.

C’est justement ce que cet amendement propose !

Dominique Faure ministre déléguée · RE #715

Avis défavorable.

La parole est à M. Hendrik Davi.

Nous avons là une vraie divergence : de notre point de vue, la question des incendies de forêt ne saurait être séparée de celle de l’adaptation des forêts en général. Les forêts séquestrent près de 20 % de nos émissions de gaz à effet de serre, régulent l’ensemble du cycle de l’eau et constituent une source de biodiversité. Tous ces éléments doivent être pris en considération, y compris lorsqu’il s’agit de lutter contre les incendies : c’est pourquoi cet amendement est important. L’un des risques d’incendie réside dans le dépérissement forestier, qui est d’autant plus grand que les forêts sont monospécifiques ; au contraire, les mélanges d’espèces limitent le dépérissement et contribuent à une meilleure résistance à la sécheresse. En outre, le dépérissement s’accroît lorsque l’eau fait défaut et qu’elle est mal gérée. Tous ces facteurs sont liés : l’amendement de Mme Pochon le met en […]

La parole est à Mme la ministre déléguée.

Dominique Faure ministre déléguée · RE #719

Ce débat est intéressant en dépit de nos divergences. J’entends vos arguments, mais, je le répète, nous travaillons sur une planification écologique et sur une stratégie de renouvellement forestier en réponse au changement climatique. Tout est dans tout. Si ces travaux n’étaient pas prévus dans les mois ou les semaines à venir, il y aurait lieu d’élargir l’objet de la proposition de loi. Tel n’est pas le cas ; c’est pourquoi le texte est circonscrit à la lutte contre les incendies – il a été présenté comme tel au Sénat et à l’Assemblée. Nous répondons favorablement à votre souhait de travailler sur le renouvellement forestier, mais ce n’est pas l’objet de la proposition de loi. Somme toute, nos divergences ne sont pas si grandes.

Vous faites comme s’il n’y avait pas d’urgence !

Dominique Faure ministre déléguée · RE #721

Une stratégie de renouvellement forestier en réponse au changement climatique sera élaborée dans les semaines et les mois à venir, sous l’égide de la secrétaire d’État chargée de l’écologie, Bérangère Couillard, du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, Christophe Béchu, et de Mme la Première ministre. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE.)

La parole est à Mme Sandra Regol.

J’entends que vous travaillez sur une planification ; il n’en reste pas moins que les tribunaux condamnent la France pour son inaction climatique mois après mois. (L’oratrice marque un temps d’arrêt.) Comme vous, je me tais lorsque mon interlocutrice ne m’écoute pas, madame la ministre déléguée !

C’est incroyable !

Dominique Faure ministre déléguée · RE #725

Je vous écoute.

Les faits s’accumulent et contredisent vos arguments. Par son amendement, Mme Pochon rappelle que tout est lié : quand on investit pour protéger les forêts, on investit aussi pour le climat ; en diversifiant les espèces, on lutte contre l’appauvrissement des sols, des écosystèmes et de la biodiversité ; ce faisant, on préserve la ressource en eau, on limite les émissions et on protège l’ensemble des écosystèmes.

Dominique Faure ministre déléguée · RE #727

Je vous ai dit que j’étais d’accord !

Nous rappelons tout cela car nous ne constatons aucun progrès visible. Les forêts deviennent silencieuses, la monoculture se généralise…

C’est faux !

…et les arbres tombent littéralement sur les bûcherons, qui subissent la mortalité professionnelle la plus élevée en France. Telle est la réalité actuelle de la forêt. C’est pourquoi nous plaidons pour une approche globale.

L’ONF y travaille !

Tous les chiffres démontrent que votre réponse n’est que « paroles, paroles, paroles ». (MM. Pierre Cordier et Maxime Minot sourient et applaudissent.) Peut-être pourriez-vous commencer à nous écouter. (Applaudissements sur les bancs du groupe Écolo-NUPES.)

#733

(L’amendement no 143 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #734

La parole est à Mme Emmanuelle Ménard, pour soutenir l’amendement no 117.

article Après_ 1er · amendement 117

Il s’agit d’un amendement de bon sens, purement pragmatique. Il vise à étendre le dispositif déjà instauré dans les Bouches-du-Rhône depuis une vingtaine d’années, qui consiste à protéger particulièrement les aires d’autoroute situées à proximité d’une forêt ou d’une zone à risque en les équipant d’humidificateurs, de brumisateurs ou d’asperseurs afin d’éviter les départs de feu. En effet, le personnel des stations-services rapporte régulièrement que des clients allument une cigarette en faisant le plein, puis jettent le mégot par la fenêtre. Il semblerait donc pertinent de prévoir des mesures de protection spécifiques à ces lieux.Par ailleurs, je profite de l’occasion pour revenir sur l’amendement no 116, malheureusement déclaré irrecevable, qui me tenait beaucoup à cœur. Il tendait à ce que les sapeurs-pompiers volontaires qui n’ont pas la qualité de fonctionnaire puissent, s’ils ont […]

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #739

Je laisserai Mme la ministre répondre à votre seconde demande. En ce qui concerne les brumisateurs placés sur les aires d’autoroute, les fabricants présentent ces appareils comme un outil de confort pour la clientèle. Par conséquent, je peine à comprendre leur utilité dans la lutte contre les feux de forêt. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #741

Bien que l’amendement no 116 ait été déclaré irrecevable, nous étudierons bien sûr cette demande sur le fond. Quant à l’amendement no 117, mon avis sera défavorable : dans un contexte où il convient d’économiser nos ressources en eau, il ne nous semble pas souhaitable d’instaurer une obligation d’installation systématique d’un tel dispositif, dont l’efficacité en matière de gestion des incendies n’est d’ailleurs pas avérée. Si un jour son efficacité est reconnue, nous pourrons réexaminer cette proposition dont vous dites qu’elle relève du bon sens ; ce n’est pas le cas aujourd’hui.

La parole est à Mme Emmanuelle Ménard.

Merci de votre réponse quant à Lucas Canuel ; je ne manquerai pas de vous faire parvenir un courrier résumant sa situation. Concernant l’amendement no 117, je précise qu’il ne concerne pas uniquement les brumisateurs, mais également les humidificateurs. Lorsqu’on mentionne les brumisateurs, il est vrai qu’on imagine immédiatement des appareils installés pour le confort des conducteurs pendant l’été, mais la mesure proposée ne s’y limite pas. Les gérants des stations-services témoignent de l’efficacité de ces dispositifs, d’ailleurs reconnue par les marins-pompiers des Bouches-du-Rhône. Je me permets donc d’insister ; je n’aurais pas défendu cet amendement s’il s’agissait seulement d’un aménagement de confort.

Très bien ! Bravo !

#745

(L’amendement no 117 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Article 2

La parole est à M. Pierre Meurin.

L’article 2 procède de la même philosophie que l’article 1er, car il fait également partie du volet normatif de la stratégie nationale. Le groupe Rassemblement national le soutiendra évidemment. Nous regrettons toutefois que vous ayez refusé la création d’une délégation interministérielle qui aurait permis d’assouplir la doctrine ainsi que les mécanismes d’octroi de moyens et de prise de décision. Nous estimons l’approche interministérielle préférable à une approche départementale qui produirait, pour ainsi dire, une cacophonie des territoires, mais pousser cette logique plus loin en formant une délégation interministérielle aurait permis, comme c’est le cas en matière de sécurité routière, de dédier des moyens d’action spécifiques à une question qui représentera à l’avenir un enjeu majeur.Cela aurait également permis de produire une doctrine unifiée, par exemple au sujet des moyens – […]

Dominique Faure ministre déléguée · RE #750

Vous, vous êtes bien meilleurs, c’est sûr…

J’insiste – après mes quinze années de scoutisme, cela me tient à cœur – sur la nécessité de faire preuve de pédagogie envers les jeunes. Pourquoi ne pas déployer dans les écoles un plan destiné à leur apprendre à respecter la nature ?Je conclus en évoquant un domaine de la lutte contre la délinquance environnementale auquel je suis particulièrement attaché en tant qu’élu du Sud. Nos forêts sont devenues de véritables poubelles. Si vous n’êtes pas capables de lutter contre les décharges sauvages, comment voulez-vous nous faire croire que vous parviendrez à lutter contre la consommation de tabac en forêt ?

Naïma Moutchou president · HOR #753

La parole est à Mme Marie Pochon, pour soutenir l’amendement no 137.

article 2 · amendement 137

Seuls certains territoires sont considérés comme particulièrement exposés au risque incendie. À présent, à l’heure des sécheresses en décembre et des incendies en février, cette nomenclature ne tient plus : l’ensemble du territoire est à risque.La définition des territoires réputés comme particulièrement exposés au risque incendie ne peut se faire, à notre sens, qu’en incluant les acteurs du terrain, qui sont en première ligne face aux feux de forêt et connaissent mieux que quiconque leur territoire. Nous nous félicitons de l’association des organisations pastorales à la définition de la stratégie nationale de lutte et de prévention contre les incendies. Outre les services de l’ONF chargés de la protection des forêts publiques, les élus locaux et départementaux, en lien direct avec les Sdis, connaissent et gèrent leurs forêts. Ils sont en première ligne en cas d’incendie et participent […]

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #757

La commission a rejeté cet amendement lors de ses travaux. Votre intention est louable, mais qui peut imaginer que le Gouvernement, que nous avons interrogé à ce sujet, prendrait un arrêté de classement sans consulter les collectivités territoriales concernées ?

Qui peut l’imaginer ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #759

Mme la ministre déléguée saura certainement vous rassurer sur ce point. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #761

Un décret d’application est prévu pour cet article. Il détaillera les modalités de la concertation locale et départementale préalable à la prise de décision par arrêté ministériel national. Cette concertation inclura toutes les parties prenantes locales – collectivités, ONF, forestiers privés et Sdis – et permettra ensuite d’instaurer la réglementation nécessaire en fonction du niveau de risque incendie. Avis défavorable.

#762

(L’amendement no 137 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #763

La parole est à Mme Chantal Jourdan, pour soutenir l’amendement no 64.

article 2 · amendement 64

Il tend à donner la possibilité aux ministres compétents d’intégrer à l’arrêté interministériel, sous la forme d’une liste complémentaire, des départements faisant l’objet d’un premier niveau de vigilance quant au risque incendie.

Quel est l’avis de la commission ?

Anthony Brosse rapporteur pour avis · EPR #766

La commission a également rejeté cet amendement. En effet, on peine à comprendre l’utilité d’une liste complémentaire de départements exposés à un risque incendie. Le classement des départements à risque obéira à une procédure précise, comme l’a expliqué Mme la ministre déléguée. Demande de retrait ou avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Dominique Faure ministre déléguée · RE #768

Même avis.

La parole est à Mme Chantal Jourdan.

Je déplore ces avis défavorables. L’amendement vise à sensibiliser les départements exposés au risque incendie grâce à la reconnaissance d’un niveau intermédiaire de risque. Une liste complémentaire permettrait ainsi une meilleure prise en compte des effets inattendus provoqués par l’évolution du réchauffement climatique, auxquels il convient de se préparer suffisamment en avance.

#771

(L’amendement no 64 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #772

La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.

Ordre du jour de la prochaine séance

Naïma Moutchou president · HOR #775

Prochaine séance, ce soir, à vingt et une heures trente :Suite de la discussion de la proposition de loi visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie.La séance est levée.

#776

(La séance est levée à dix-neuf heures cinquante-cinq.)

#777

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra