Séance du 16 octobre 2025 — 5e séance
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.
Tours 201 à 271 sur 271 — page 2 / 2.
…des enseignants doutent du sens de leur mission, des entrepreneurs mettent la clé sous la porte, des policiers et gendarmes se sentent démunis, des soignants tiennent à bout de bras nos hôpitaux.
La faute à qui, enfin ?
C’est votre bilan !
Et pendant ce temps-là, nous nous lançons des anathèmes – j’en entends sans cesse des deux côtés depuis tout à l’heure (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem) – et nous débattons pour savoir qui criera le plus fort. Mes chers collègues, par ces mots, je nous parle à tous, je nous appelle à nous réveiller, à nous rappeler la raison pour laquelle nous sommes ici. Nous ne sommes pas les figurants d’un théâtre médiatique, nous ne sommes pas les acteurs d’un jeu d’ego. Nous sommes les dépositaires d’un bien précieux : la confiance des Français.Cette confiance, nous la perdons tous, jour après jour, chaque fois que nous hurlons au lieu d’écouter, chaque fois que nous faisons passer nos intérêts avant ceux du pays, chaque fois que nous censurons au lieu de construire. Les Français ne nous demandent pas d’être d’accord sur tout. Ils savent bien évidemment que la politique, c’est aussi le […]
Huit ans pour dire cela !
Monsieur Salmon, s’il vous plaît.
Car nos divisions vont bien au-delà du spectacle affligeant et mesquin que nous offrons à nos concitoyens, qui ne savent d’ailleurs plus vers qui se tourner, entre des responsables impopulaires et des irresponsables populaires. (M. Mickaël Cosson applaudit.)Nos divisions nous rendent surtout très vulnérables et nous placent dans une position d’extrême fragilité dans un contexte géopolitique international où les équilibres se tendent et où les menaces se rapprochent. Ceux qui refusent de le voir, au mieux se bercent d’illusions, au pire mentent et trompent les Français. Pendant que nous nous écharpons sur des postures, le monde, lui, ne nous attend pas.On peut bien continuer à se quereller sur l’âge de départ à la retraite, alors que, soit dit en passant, tous nos voisins l’ont relevé. Mais à quoi cela sert-il si, dans le même temps, les dangers s’accumulent à nos portes ? Ingérences […]
La parole est à M. Paul Christophe.
À force de déposer des motions à répétition, certains semblent avoir oublié que la démocratie, ce n’est pas le vacarme permanent : c’est le courage du dialogue, c’est la force du débat, c’est l’intelligence du compromis, dans le respect du mandat que nous ont confié les Français.De quoi allons-nous débattre ce matin ? Il nous faut l’expliquer à celles et ceux qui nous écoutent encore – s’il en reste, au vu de la désolante prestation que nous leur offrons ces derniers temps. Il nous faut leur dire tout le ridicule de cette scène. Nous sommes aujourd’hui réunis pour débattre de motions de censure qui ont été déposées par les extrêmes, alors même que le gouvernement ne s’était pas encore exprimé sur ses orientations et ses choix budgétaires. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.) C’est assez cocasse, vous en conviendrez, puisque cela revient à congédier un salarié avant même son […]
Il n’y a pas d’extrême gauche dans cet hémicycle !
Il y en a un qui s’est reconnu…
Voilà donc leur conception du débat démocratique : censurer, toujours ; écouter, jamais !Commençons à regarder, à l’extrême droite de notre hémicycle, ces élus qui, à longueur de discours, nous donnent des leçons de sagesse et de supériorité. Observons cette extrême droite faire soudainement preuve d’un enthousiasme politique après des mois d’errance dans les couloirs de notre assemblée. Souvenons-nous qu’en février 2023, le Rassemblement national déposait une motion de censure contre le gouvernement qui proposait alors d’instaurer la réforme des retraites. Nous voilà en octobre 2025 et ce même parti dépose une motion de censure contre un gouvernement qui propose, cette fois, de suspendre cette réforme. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)
Il a raison !
Chercher la cohérence idéologique de l’extrême droite me semble à présent plus difficile que de trouver une aiguille dans une botte de foin. Comme son programme, désormais introuvable en ligne, le Rassemblement national n’a plus aucune colonne vertébrale – si ce n’est la haine des autres, je vous l’accorde.Je m’étonne donc de cette nouvelle prise d’affection pour la censure. C’est un véritable revirement et je ne saurais croire que votre goût soudain pour le blocage du pays trouve sa source dans un appétit électoraliste attisé par les derniers sondages.
Vous n’avez plus d’électeurs !
Pire, je n’ose imaginer que cela ne soit qu’un moyen de faire oublier vos très récentes déconvenues judiciaires.De l’autre côté de notre hémicycle, l’extrême gauche n’est pas en reste, elle qui a fait du chaos son mantra. À ses yeux, la censure n’est plus un outil démocratique : elle est devenue un instinct partisan. Ses députés ont une envie chronique de censurer. Loin de chercher le débat, ils ont désormais le réflexe de l’étouffer – et je n’oublie pas, pour ma part, que le réflexe n’est rien d’autre qu’un mouvement sans réflexion. Vous ne cherchez ni à construire ni à convaincre.
Heureusement que vous êtes là !
La censure, dans votre bouche, n’est plus l’expression d’une conviction mais celle d’une stratégie : occuper le temps médiatique, saturer le débat, empêcher toute avancée qui ne serait pas le fruit de votre mauvais génie. Vous prétendez défendre le peuple, mais vous privez le Parlement de sa voix. Quel paradoxe !
Nous respectons les électeurs !
Vous vous dites l’incarnation même de la démocratie, mais vous en dévoyez les outils. Quelle fumisterie ! Vous revendiquez l’art du débat, mais vous en trahissez aujourd’hui l’esprit en refusant toute contradiction – d’un claquement de doigts, les grands débatteurs que vous êtes se transforment en piètres censeurs.
Ben voyons !
Par ailleurs, censurer, mais dans quel but ? L’instabilité, le chaos ? Nous en sommes déjà au troisième premier ministre en un an.
Tout à fait !
Respectez le résultat des urnes !
Quand allez-vous enfin penser à l’intérêt des Français ? Qu’ont-ils à gagner à voir ce blocage politique se poursuivre ? En réalité, avouez-le, vous n’espérez que la dissolution et l’instabilité politique. Même si vous n’avez que faire du prix financier, politique et démocratique d’une telle attitude, je veux ici vous le redire : la facture pour les Français d’une nouvelle dissolution serait de 15 milliards, pour refaire ce que le peuple vient tout juste d’élire.Et pour quel résultat demain ? Un hémicycle où l’extrême droite gagnerait quelques sièges supplémentaires, mais sans pour autant disposer d’une majorité.
Vous êtes voyant ?
Nous serions alors dans une Assemblée toujours aussi fracturée qu’aujourd’hui, tout aussi incapable de s’entendre dans un pays de nouveau paralysé par les divisions. Ainsi, les Français douteraient encore davantage de leurs institutions. Le prix le plus lourd ne serait alors pas dans les urnes, mais dans les têtes. C’est la confiance démocratique qu’on érode, qu’on abîme, à force de jouer avec les institutions comme avec des allumettes.J’en suis sincèrement convaincu : la France n’a pas besoin de vos calculs stériles, de vos querelles vaines. Les Français attendent de nous que l’on travaille, que l’on propose, que l’on argumente. Dans la tempête politique que nous connaissons, dans cette crise larvée que beaucoup ici nourrissent, il devient urgent de revenir à l’essentiel : l’intérêt général.Chez Horizons, nous faisons le choix de la stabilité, de la cohérence, du débat parlementaire et […]
Ce n’est pas Horizons, c’est Crépuscule !
La stabilité, d’abord. Loin d’être le synonyme de l’immobilisme, elle est le signe d’une grande et nécessaire responsabilité. C’est elle qui garantit la continuité de l’État et la confiance des Français envers la représentation nationale.La cohérence, ensuite. Gouverner, c’est tracer une ligne claire et la tenir, même si elle n’est pas la plus commode ou la plus populaire. La cohérence, c’est la marque de la conviction.Le débat parlementaire, nous le souhaitons : il dotera notre pays d’un budget qui nous permettra de respecter nos engagements et de rétablir nos finances.La vérité, enfin. Si elle n’est pas toujours confortable, elle seule permet de garantir la confiance. Dire la vérité, c’est respecter les Français, refuser les recettes magiques et les promesses insoutenables. Stabilité, cohérence, débat parlementaire et vérité : voilà les quatre piliers d’une action publique digne et […]
Ah !
…quand d’autres se contentent de la rabaisser. C’est dans cet esprit que nous ne souhaitons pas censurer un gouvernement sous prétexte qu’il défendrait quelques idées différentes des nôtres. C’est encore dans cet esprit que nous nous exprimons – sans trembler, sans hésiter – sur la suspension de la réforme des retraites, que nous jugeons déconnectée de toute réalité démographique et financière. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe HOR.)Je l’ai dit au moment de votre discours de politique générale et je le répète : avec les députés de mon groupe, nous ne voterons pas n’importe quoi. Nous n’avons aucunement l’intention de renier nos valeurs et nous comptons bien utiliser le temps du débat budgétaire pour défendre nos convictions avec constance.La France a besoin d’un budget crédible, sincère et équilibré. Elle n’a rien à gagner à entendre les excès et les postures des extrêmes […]
Et il ordonnera !
Pour toutes ces raisons, le groupe Horizons & indépendants ne soutiendra pas ces motions de censure mortifères et irresponsables. (Applaudissements sur les bancs des groupes HOR et Dem ainsi que sur plusieurs bancs du groupe EPR. – M. Salvatore Castiglione applaudit également.)
Bravo !
La parole est à M. Laurent Mazaury.
Depuis des semaines, les citoyens nous regardent avec méfiance et inquiétude : ils sont las, voire en colère. Dans ma circonscription des Yvelines, j’ai rencontré des habitants de tous les bords politiques, porteurs d’un seul et même message : à l’Assemblée nationale, entendez-vous enfin pour qu’on avance, pour qu’on adopte un budget, pour que nos entreprises puissent se projeter et pour que nos messages et nos priorités soient entendus et fassent l’objet de mesures concrètes, mais avant tout réalistes.Il est grand temps que nous puissions exercer les missions qui nous ont été confiées il y a à peine plus d’un an. Celles-ci ont été largement compromises par différentes baisses de régime liées à l’instabilité politique qui, si elle retarde nos travaux, a aussi comme effet d’augmenter mécaniquement nos dépenses publiques.Une dissolution, largement décriée tant elle a été désastreuse, et […]
Bravo !
Cela étant réaffirmé, il nous faut maintenant dire avec fermeté pourquoi cette large majorité du groupe ne souhaite pas la voter et ce qu’elle attend dans le futur proche – très proche.Tout d’abord, notre groupe l’a dit et redit depuis le mois de septembre : il est urgent que les voix républicaines de cet hémicycle puissent travailler ensemble, en faisant des compromis, pour voter de réels budgets, et non des budgets spéciaux jusqu’à l’élection présidentielle, afin que notre France puisse fonctionner et tenir son rang. Nous constatons déjà tous les jours les dégâts d’une éventuelle loi spéciale et de l’instabilité politique dans nos territoires, où des entreprises hésitent à s’installer et où d’autres ont peur d’investir.Par ailleurs, nous attendons de vous, monsieur le premier ministre, un réel dialogue avec le Parlement ainsi qu’un investissement – ou un réinvestissement – […]
La parole est à M. Éric Ciotti.
Ce matin, la représentation nationale doit faire un choix, difficile et courageux, qui engage l’avenir de notre nation tout entière.Oui, nous devons choisir entre la continuité d’un pouvoir usé jusqu’à la corde, sans cap et sans légitimité, et le sursaut de la vérité et du courage ; choisir ou non d’effacer le macronisme ; choisir ou non de mettre fin aux souffrances des Français ; choisir ou non de mettre fin à l’immigration de masse et à l’ensauvagement de notre société ; choisir ou non de stopper la spirale infernale des 3 400 milliards de dette et du record mondial des impôts, comme le rappelait récemment le Fonds monétaire international (FMI), qui dénonçait la gestion calamiteuse du président Macron et prévoyait qu’à l’horizon 2030, la dette française dépasserait celle de la Grèce – voilà le résultat de votre gestion ! Enfin, choisir ou non de sauver nos services publics et de […]
Il s’y connaît !
Il s’est mis à genoux devant Marine Le Pen !
Vous céderez sur les impôts, sur les dépenses, sur la dette, sur l’immigration, sur la sécurité. Déjà, le ministre de l’intérieur conteste pudiquement qu’il y ait une submersion migratoire, alors que notre pays a accueilli l’année dernière près de 550 000 étrangers. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)Je censurerai un gouvernement socialiste et son budget qui incarne la recette immuable du socialisme : toujours plus de dépenses – 30 milliards –, toujours plus de dette – 77 milliards d’intérêts de la dette –, toujours plus d’impôts – au moins 19 milliards.
C’est faux !
Ce budget, c’est la fuite en avant d’un gouvernement qui ne sait plus produire, qui punit l’effort, qui dévalorise le travail,…
Oh là là !
…qui décourage l’investissement, qui alourdit la fiscalité et qui étouffe la compétitivité. Je censurerai ce gouvernement car nous combattons sa philosophie selon laquelle la France se maintient par la redistribution et non par le travail, par la dépendance et non par la liberté, par la dépense et non par la responsabilité. Mais ce gouvernement traduit en quelque sorte le retour aux sources du macronisme. Oui, vous revenez aux origines. Rappelons-le, Emmanuel Macron fut l’homme lige de François Hollande – son secrétaire général à l’Élysée, puis son ministre de l’économie – avant, certes, de le trahir. (M. Pierre Pribetich s’exclame.) Derrière l’opportunisme, ce pouvoir, en réalité, n’a jamais cessé d’être celui de la gauche camouflée, cachée sous les habits d’un prétendu nouveau monde. (M. Benjamin Lucas-Lundy s’esclaffe.) Vous avez berné les Français. Certains ont cru naïvement à la […]
Nous n’y avons jamais cru !
…mais ce dépassement a fini par tourner à la confusion. Cette confusion, à présent, se traduit par la compromission et par le chaos. Nous censurerons car nous croyons à la liberté, à l’identité, à l’autorité, à la responsabilité, à la souveraineté, au mérite, au travail, toutes ces valeurs que vous avez renoncé à défendre (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN), et parce que nous savons qu’on ne redresse pas la France avec les idées de ceux qui l’ont terriblement affaiblie, abaissée, dégradée.J’en appelle à tous ceux qui aiment la France : votez cette motion de censure, au-delà des partis, au-delà des consignes, au-delà des intérêts personnels. N’ayez pas peur !
Il se prend pour le pape !
N’ayez pas peur du jugement des Français ! Ne sacrifiez pas la France à la survie d’un système politique déjà mort. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Comme en 1958, l’heure du courage a sonné. Ne sacrifiez pas les Français à la survie d’un président déchu qui a trahi la patrie.Je m’adresse en particulier aux députés du groupe Droite républicaine – même si leurs bancs sont quasi intégralement vides, cher Pierre Cordier. (Sourires et applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)
Il n’y a pas la quantité, mais il y a la qualité ! (Sourires.)
Voilà ce que représente désormais la famille politique que j’ai eu l’honneur de présider, qui fut l’héritière du général de Gaulle : elle est absente au rendez-vous des Français ! (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)
La honte !
Malgré leur absence, je m’adresse, par l’intermédiaire de Pierre Cordier, qui a le courage d’être là (Applaudissements sur quelques bancs des groupes UDR et RN), à mes amis Les Républicains : n’écoutez pas votre peur. Je la connais, je l’ai connue ; ne l’écoutez pas. Ne cédez pas aux menaces, aux coups de menton, aux calculs à la petite semaine, aux tentatives de déstabiliser les uns pour valoriser les autres. Écoutez les Français, écoutez vos électeurs, écoutez vos sympathisants,…
Écoutez-vous parler !
…écoutez surtout la France, qui vous demande d’arrêter ce désastre et de la sauver avec nous. (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Refuser la censure, c’est gagner peut-être quelques semaines sous la tutelle de M. Olivier Faure, un hypothétique et court répit avant une dissolution inéluctable ; mais refuser la censure, c’est perdre, avec certitude et définitivement, la confiance de ceux qui vous ont donné mandat pour les représenter et pour les protéger. Les menaces, la peur, ne vous sauveront pas ; l’union, oui ! Empruntez le chemin courageux de l’union comme je l’ai fait l’année dernière : censurez. (« Bravo ! » et applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.) Ne vous compromettez pas dans le soutien à ce gouvernement. N’avalez pas cette couleuvre, ce boa, cet alligator rose ! (Sourires.) Aucun électeur de droite ne vous le pardonnerait. Avec nous, osez le […]
La parole est à Mme Émeline K/Bidi.
Depuis un an, notre pays est confronté à la plus grave crise politique qu’il ait connue sous la Ve République. Monsieur Lecornu, vous êtes le cinquième premier ministre à se présenter devant notre assemblée depuis 2022. La sortie de crise nécessite assurément le respect mutuel et le respect de nos institutions. Or le respect est fondé sur la confiance, la confiance sur l’honnêteté et l’honnêteté sur le respect de la parole donnée.Pourtant, depuis votre récente nomination, nous avons essuyé vos fausses promesses. En premier lieu, vous avez promis la rupture, alors que, tant dans la méthode que dans le fond, vous restez fidèle à Emmanuel Macron. Nous attendions un gouvernement de gauche ; c’est à droite que vous êtes allé chercher un semblant de majorité, avant que cette même droite vous laisse seul au milieu du gué. Vous avez promis le dialogue, mais vous refusez d’écouter. Vos longues […]
C’est un outil du droit ! C’est dans la Constitution !
Délaisserez-vous la seconde délibération, prévue à l’article 101 de notre règlement ? Si nous augmentons les recettes, renoncerez-vous à nous opposer l’article 40 de la Constitution lors de l’examen des dépenses ? Enfin, renoncerez-vous à procéder par voie d’ordonnance, comme les articles 47 et 47-1 vous en offrent la possibilité ? Sur tous ces outils, vous ne vous êtes jamais prononcé. Le renoncement à l’article 49.3 est un leurre et vous le savez. Même minoritaire, même affaibli, même esseulé, vous continuez de vous jouer de notre assemblée.Quant au président de la République, alors que 68 % des Français réclament désormais sa démission, il s’enferme dans le déni, menace de dissoudre l’Assemblée nationale. Quelle drôle de partition : pendant que vous flattez les députés pour tenter de leur faire croire que l’avenir du pays est entre leurs mains, votre mentor rappelle que le véritable […]
La discussion commune est close.Je vais maintenant mettre aux voix la motion de censure déposée par Mme Mathilde Panot et quatre-vingt-six membres de l’Assemblée.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin, et que le vote se déroule dans les salles voisines de l’hémicycle.Le scrutin va être ouvert pour trente minutes : il sera donc clos à 11 h 30.
La séance est suspendue.
(La séance, suspendue à onze heures, est reprise à onze heures quarante.)
La séance est reprise.Voici le résultat du scrutin : Majorité requise pour l’adoption de la motion de censure, soit la majorité absolue des membres composant l’Assemblée 289 Pour l’adoption 271 La majorité requise n’étant pas atteinte, la motion de censure n’est pas adoptée.Je vais maintenant mettre aux voix la motion de censure déposée par Mme Marine Le Pen, M. Éric Ciotti et cinquante-six membres de l’Assemblée. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Je rappelle que seuls les députés favorables à la motion de censure participent au scrutin, et que le vote se déroule dans les salles voisines de l’hémicycle. Le scrutin va être ouvert pour trente minutes : il sera donc clos à 12 h 10.
La séance est suspendue.
(La séance, suspendue à onze heures quarante, est reprise à midi dix.)
La séance est reprise.Voici le résultat du scrutin : Majorité requise pour l’adoption de la motion de censure, soit la majorité absolue des membres composant l’Assemblée 289 Pour l’adoption 144 La majorité requise n’étant pas atteinte, la motion de censure n’est pas adoptée.
Prochaine séance, mardi 21 octobre, à quinze heures : Questions au gouvernement. La séance est levée.
(La séance est levée à midi quinze.)
Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra