Séance du 25 mars 2026 /// n°179 /// 363 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 17e législature · session Session ordinaire 2025 -2026

Séance du 25 mars 2026 — 179e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.

363prises de parole
88orateurs
19points à l'ordre du jour

Verbatim Le compte rendu

Tours 201 à 363 sur 363 — page 2 / 2.

Reprise du débat

La France doit respecter les accords de défense qui la lient à ses partenaires dans la région. Lorsqu’un allié est attaqué, la parole de notre pays ne saurait manquer. Il est légitime, et conforme à nos engagements, d’apporter une aide à caractère défensif, notamment face aux attaques de drones et de missiles.Certes, vous réaffirmez constamment que la France n’est pas en guerre contre l’Iran, qu’elle se limite à une assistance défensive, mais vos actes contredisent vos paroles. En acceptant d’héberger sur nos bases militaires des avions ravitailleurs états-uniens et de les laisser survoler notre territoire, vous engagez de facto la France dans une dynamique d’escalade qui dépasse le cadre strictement défensif que vous revendiquez.Et que dire de votre action au Liban – ou plutôt de votre inaction totale ? Ce pays frère et ami de la France, avec lequel nous partageons des liens humains […]

La parole est à M. Pierre Pribetich.

Je tiens avant tout à associer le groupe Socialistes et apparentés à l’hommage au major Arnaud Frion, mort pour la France. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et envoyons un message de solidarité à ses frères d’armes blessés.Le président de la République a récemment rappelé une évidence : « Il n’y a pas de double standard en droit international. » Ces mots sonnent comme un rappel solennel des principes qui doivent guider notre action collective – nous les partageons.Cependant, entre les déclarations et les actes, monsieur le premier ministre, le fossé se creuse.

Eh oui !

La question est simple : que signifie concrètement cette affirmation pour la France, pour l’Europe et pour le monde ?Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une offensive contre l’Iran sans mandat international, ni concertation, ni objectif défini et en violation totale des principes fondamentaux du droit international.

Une offensive illégale !

Il s’agit d’une guerre de choix plus que de nécessité. Elle ressemble davantage à une démonstration de puissance qu’à une opération visant à rétablir la stabilité régionale et n’est que l’expression d’un rapport de force au service d’intérêts purement mercantiles. Dès lors, où est la cohérence ?Nous condamnons bien sûr la répression, d’une ampleur sans précédent, du peuple iranien par un régime autoritaire et théocratique. Cependant, où est la cohérence dès lors que, dans le même temps, nous ne condamnons pas une intervention militaire qui ne fait que renforcer ce régime, radicaliser la situation et aggraver la souffrance des populations civiles ?

Eh oui !

La réalité, hélas, est simple et cruelle, les déclarations sont contradictoires et les objectifs flous. Pendant ce temps, les missiles pleuvent – sans parler de la crise énergétique qui s’emballe et pourrait vraisemblablement entraîner une crise économique.La France, patrie des droits de l’homme, ne peut se contenter de déclarations de principe. Elle doit agir. Elle doit exiger, ici et maintenant, l’arrêt immédiat des hostilités et le retour à un cadre diplomatique placé sous l’égide des Nations unies.Au Liban, la situation est dramatique : plus d’un millier de morts, plus d’un million de déplacés, une économie à l’arrêt, un pays au bord de l’asphyxie. Malgré cette situation, la menace d’une offensive terrestre de grande ampleur continue de planer, toujours au mépris du droit international et des résolutions des Nations unies.Dès lors, je repose la question : où est la voix de la France […]

La parole est à M. Jean-Louis Thiériot.

Brutalement confrontée à une guerre qui n’est pas la sienne, la France a aujourd’hui un visage qui surplombe ce débat. C’est celui du major Frion, magnifique sous-officier des troupes de montagne, médaillé militaire, trois fois cité à l’ordre de l’armée, mort pour la France en Irak. Cette vie donnée dit la gravité de la situation. Elle nous impose de penser à la famille du major Frion, à ses enfants, à ses frères d’armes et aux blessés frappés en même temps que lui. Elle nous impose aussi d’être à la hauteur, dans le respect et la retenue. (Applaudissements sur les bancs des groupes DR et EPR ainsi que sur plusieurs bancs du groupe Dem.)Nous devons dresser des constats, traiter des urgences, promouvoir une vision. Les constats sont factuellement établis. Notre pays fait face dans le Golfe à une guerre qu’il n’a pas choisie, sur laquelle il n’a pas été consulté. Cette guerre a été lancée […]

Quelle culture !

Mais hélas, la réalité est là. Dans notre temps marqué par le recours désinhibé à la force, le fait prime le droit.Cela posé, en dépit du fait que nous aurions tous préféré la voie diplomatique et que nous espérons tous la désescalade, nous n’allons pas pleurer les frappes contre le régime des mollahs.

Des enfants sont morts !

Nous n’oublions pas la guerre déclarée depuis 1979 à l’Occident et à Israël, avec la complicité d’une partie de la gauche française, Michel Foucault en tête, qui multipliait les déclarations énamourées à l’ayatollah Khomeiny. Nous n’oublions pas nos morts du Drakkar, tombés sous les coups du Hezbollah au Liban, en 1983. Nous n’oublions pas nos morts de l’attentat de la rue de Rennes, en 1986. Nous n’oublions pas les 30 000 morts de la répression de janvier, les femmes exécutées pour avoir refusé de porter le voile, pour avoir simplement voulu rester libres.Le droit international ne peut être le bouclier des tyrans. Nul ne peut souhaiter en tant que tel un échec des États-Unis, qui laisserait l’Iran affaibli, encore plus radicalisé, comme l’a été la République de Salò après la déposition de Mussolini. Mais pour pouvoir parler d’échec, il faut savoir ce que sont les buts de guerre. Bien […]

Catherine Vautrin ministre des armées et des anciens combattants · Les Républicains #583

Exactement !

…l’Ukraine a développé des drones antidrones et l’artillerie solaire, moins chère, donne des résultats. Agissons !L’avenir du Liban constitue une autre préoccupation majeure. Le Hezbollah a choisi de trahir son pays et de le précipiter dans la guerre. Déjà victime de l’abominable pogrom du 7 octobre, Israël a le droit de se défendre et nul ne saurait le lui dénier. Mais l’intégrité du Liban ne saurait non plus être sacrifiée. Notre pays entretient avec le pays du cèdre des liens particuliers. Saluons le courage du gouvernement libanais, qui a officiellement exigé le désarmement du Hezbollah, conformément à la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies. Allons plus loin : soyons aux côtés de l’armée libanaise, seule en mesure de le faire. On sait les difficultés qu’elle rencontre et nous sommes déjà à ses côtés. Notre groupe souhaite que nous ne nous interdisions rien pour […]

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #587

Très juste !

Pire : en cas de difficultés à l’Est ou en Extrême-Orient, Washington risque de ne pouvoir soutenir un combat sur deux ou trois fronts – faute de stocks, tout simplement. Nous, Européens, pouvons être seuls.Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’une guerre informationnelle commence en Estonie, avec la revendication par des proxys russes de créer une république populaire de Narva autour des minorités russophones de cette ville frontière.

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #590

Eh oui !

Ce n’est encore qu’un bruit de fond, mais c’est ainsi que tout avait commencé dans le Donbass en 2014. Un drone s’est abattu aujourd’hui sur une centrale électrique.Alors qu’allons-nous faire pour soutenir l’Ukraine quand le veto hongrois paralyse le plan d’aide européen à Kiev ? Je rappelle que ce qui se joue n’est pas seulement le destin de l’Ukraine mais la sécurité de l’Europe. Une Ukraine forte est la plus solide garantie de dissuader Moscou de s’engager dans une aventure contre nos alliés du flanc est. C’est un devoir de sécurité nationale.Si la droite républicaine est, par conviction, réservée quant à la fédéralisation de la dette, il est des urgences géopolitiques qui balayent tout, emportent tout. L’Ukraine a besoin de ces 90 milliards d’euros, gagés sur les actifs gelés.À l’heure où le monde vit un instant de vérité, je commettrais une faute si je ne partageais à cette tribune […]

Très bien !

Ils n’ont jamais été patriotes, mais collaborateurs !

Ces urgences nous imposent une vision de long terme. Nous devons d’abord renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe au sein du pilier européen de l’Otan. Le chef d’état-major des armées rappelait avant-hier à la conférence de Paris combien l’imprévisibilité de notre allié américain avait des conséquences sur notre sécurité. Nous avons progressé. La coalition des volontaires, destinée à apporter des garanties de sécurité à l’Ukraine en cas de cessez-le-feu, a prouvé que la France et la Grande-Bretagne étaient capables d’organiser, avec nos alliés, une opération majeure, en Européens et dans le respect du principe de la seule responsabilité des nations dans la défense nationale, principe inscrit dans les traités et voulu de toute évidence par les peuples de nos vieux pays. Cette preuve par les actes doit nous inciter à l’optimisme et à l’action. Comme l’a montré de manière lumineuse un […]

Sébastien Lecornu premier ministre #600

Bravo, monsieur Thiériot !

La parole est à Mme Catherine Hervieu.

Tout d’abord, merci pour la tenue en urgence de ce débat demandé par le groupe Écologiste et social, débat qui a lieu tout juste neuf mois après celui que nous avions eu sur la guerre des douze jours. Depuis le 28 février, début des frappes menées à nouveau par les États-Unis et Israël contre l’Iran, la situation s’est gravement détériorée : la fermeture du détroit d’Ormuz, la destruction d’infrastructures énergétiques majeures et la flambée des prix du pétrole et du gaz frappent directement nos économies et nos concitoyens. Et pourtant, malgré l’ampleur de la crise, certains continuent à présenter cette guerre comme un droit à la légitime défense préventive. Or ce sont précisément les frappes américaines et israéliennes qui constituent une agression en droit international. Y répondre par une escalade de la part de l’Iran, aussi contrôlée soit-elle, est tout aussi condamnable.Le groupe […]

La parole est à M. Christophe Blanchet.

Un basculement ! C’est ce qui a lieu aujourd’hui au Proche et au Moyen-Orient. Car ce qui se joue n’est pas un épisode d’instabilité de plus dans cette région, mais une accélération du bouleversement profond, et sans doute durable, des rapports internationaux, marqué par le retour assumé de la loi du plus fort. Mais au-delà des équilibres stratégiques, il ne faut pas oublier l’essentiel : ce qui se joue est aussi une tragédie humaine. Sur place, des populations civiles paient une fois de plus le prix de décisions qui les dépassent : aux massacres de ces derniers mois viennent s’ajouter des pertes civiles innombrables. Cela étant, il faut avoir l’honnêteté de le dire : le peuple d’Iran aspire à des transformations profondes de son régime et nous ne pouvons pas y rester indifférents, il y a là une exigence d’humanisme et de dignité que nous devons reconnaître.Notre responsabilité, en tant […]

#619

(À dix-huit heures quinze, Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback remplace Mme Yaël Braun-Pivet au fauteuil de la présidence.)

Cette crise nous oblige au courage de la souveraineté, qu’elle soit stratégique, énergétique, industrielle ou budgétaire. Sans ces leviers, nous restons exposés à des décisions prises ailleurs. Cette crise nous oblige à l’effort de cohérence. Nous ne pouvons pas, d’un côté, défendre un modèle fondé sur le droit et, de l’autre, accepter sans réagir un basculement vers une logique de puissance sans règles.

Veuillez conclure, cher collègue !

Enfin, cette crise nous oblige à un enjeu de cohésion nationale et de résilience, défini dans la dernière revue nationale stratégique comme la volonté et la capacité du pays, de la société et des pouvoirs publics à résister aux conséquences d’une agression ou d’une catastrophe majeure. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et EPR.)

La parole est à Mme Isabelle Rauch.

Notre débat intervient à un moment d’une gravité exceptionnelle, avec une crise qui secoue les fondements de la paix et la stabilité internationale. Le Proche et le Moyen-Orient connaissent, depuis plusieurs semaines, une escalade, d’une intensité rare, marquée par un affrontement direct entre puissances étatiques et par une régionalisation des conflits, avec des conséquences humaines et économiques déjà considérables. Cette crise n’est pas seulement régionale, elle est mondiale. Elle ébranle les équilibres géopolitiques, menace la sécurité énergétique de l’Europe et plonge des millions de femmes, d’hommes et d’enfants dans des conditions indignes.La guerre ouverte depuis février entre, d’une part, l’Iran et, d’autre part, Israël et les États-Unis a fait basculer la région dans une logique de confrontation généralisée. Les opérations militaires menées conjointement par Washington et […]

La parole est à M. Laurent Mazaury.

La situation au Proche et Moyen-Orient met en lumière le constat lucide et dramatique d’un basculement du monde. Depuis des semaines, le Moyen-Orient ne fait pas que brûler, il menace de détruire durablement le fragile équilibre planétaire. Le conflit impliquant l’Iran a franchi ce seuil critique où l’affrontement local devient une onde de choc mondiale.Nous assistons impuissants à une guerre déclenchée unilatéralement par MM. Trump et Netanyahou, unis en apparence mais désunis dans leurs objectifs, si tant est que l’on puisse, pour les États-Unis du moins, les comprendre. Nous assistons à une guerre décidée par un de nos alliés, sans que la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et puissance nucléaire, ait été consultée ; une guerre décidée sans, en amont, avoir ne serait-ce qu’informé les pays européens ; une guerre méprisant le droit international ; une guerre à […]

La parole est à M. Édouard Bénard.

Mes camarades et moi-même avons écouté attentivement la déclaration de M. le premier ministre. Nous devons nous incliner devant son formidable exploit : il a balayé la quasi-totalité des conséquences de ce qu’il appelle pudiquement une crise, sans en fustiger les causes.Il est pourtant des responsables. Depuis plus de trois semaines, ce sont bien Israël et les États-Unis qui ont choisi de déclencher une nouvelle guerre au Moyen-Orient (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR. – Mme Andrée Taurinya applaudit également) dans le cadre de l’opération dite Furie épique – un nom de code choisi pour esthétiser la violence de cette agression contre l’Iran, menée sans mandat du Conseil de sécurité, en piétinant le droit international, qui transforme des millions de femmes et d’hommes en dégâts collatéraux des délires de puissance de Benjamin Netanyahou et de Donald Trump. Il ne s’agit donc […]

La parole est à M. le président de la commission des affaires étrangères.

Bruno Fuchs président de la commission des affaires étrangères · Dem #669

Il y a soixante ans, à Phnom Penh, le général de Gaulle dénonçait l’intervention militaire américaine au Vietnam. Devant 100 000 personnes, il affirmait qu’aucune puissance n’avait le droit d’imposer sa loi à un peuple étranger par la guerre. Il fixait ainsi les grands principes de la doctrine française, qui fondent encore aujourd’hui notre action : indépendance, respect du droit international, refus de l’escalade militaire, vision multilatérale et nécessité de trouver des solutions politiques.C’est dans cette même tradition que se placent Jacques Chirac et Dominique de Villepin en 2003, lors de l’invasion de l’Irak. C’est sur une telle base, dans le respect de ces mêmes principes, que la France agit aujourd’hui avec clarté et avec force. Car la décision d’engager une guerre avec l’Iran a plongé le monde dans une crise majeure et inédite. Cette décision, la France ne l’a ni souhaitée ni […]

Ni dénoncée !

Bruno Fuchs président de la commission des affaires étrangères · Dem #672

À cette occasion, je veux saluer le courage de nos soldats, honorer la mémoire de l’adjudant-chef Arnaud Frion, tombé pour la France au Kurdistan irakien, et avoir une pensée pour tous ses proches. Notre position militaire est strictement défensive. Une telle ligne correspond à un choix politique fondamental : celui de refuser l’engrenage militaire, tout en restant crédibles – crédibles car capables d’agir.Sur le plan diplomatique, la France fait entendre une voix singulière, une voix d’équilibre : condamner les violences, oui ; appeler à la désescalade, oui ; défendre le droit international, toujours. Ce choix est exigeant, mais il est juste. Il traduit un refus de nous engager dans une action militaire, mais il assure notre capacité à défendre nos intérêts et à respecter nos engagements internationaux envers nos partenaires.Au-delà de la gestion immédiate de la crise, l’état du monde […]

La parole est à M. le président de la commission de la défense nationale et des forces armées.

Jean-Michel Jacques président de la commission de la défense nationale et des forces armées · EPR #681

Le monde est une poudrière. Il est devenu plus instable, plus imprévisible, plus dangereux. Au retour de la guerre en Europe, à la fragmentation de l’ordre international et à la multiplication des menaces qui se superposent s’ajoute aujourd’hui un embrasement généralisé du Proche et du Moyen-Orient.Heureusement, face à ces crises, sous l’impulsion du président de la République, chef des armées, nous avons renforcé et accompagné en profondeur la transformation de nos armées depuis 2017. En l’espace de dix ans, le budget de notre défense nationale a été doublé pour nous protéger et préserver notre prospérité, pour défendre notre liberté et pour garantir la paix.Dans le domaine de la défense – vous nous le rappelez souvent, madame la ministre des armées –, il nous faut aller encore plus vite, plus fort ! Ce sera d’ailleurs l’enjeu de l’actualisation de la loi de programmation militaire […]

Tous les pays peuvent dire cela !

Jean-Michel Jacques président de la commission de la défense nationale et des forces armées · EPR #686

Le deuxième axe : notre autonomie d’analyse, de décision et d’action. Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient le montrent bien : il nous faut prendre en compte les évolutions des boucles technologiques plus rapidement et produire plus vite. Nous devons mettre l’agilité au cœur de l’organisation de notre industrie de défense. Nous devons donc mener un effort plus important en utilisant le meilleur de nos ressources. Collectivement, nous devons être encore plus attentifs aux besoins opérationnels de nos valeureux soldats. Sans remettre en cause l’intérêt des grands programmes d’armement, il est essentiel de laisser toute leur place aux plus petits équipements et aux munitions, qui apportent souvent un gain opérationnel considérable.Par exemple, il faut investir davantage dans la dronisation et la robotisation – dans tous les milieux – et dans la lutte antidrone. La situation au […]

Et la diplomatie ?

Jean-Michel Jacques président de la commission de la défense nationale et des forces armées · EPR #690

Plus que jamais, face à l’instabilité du monde, la France doit demeurer une puissance militaire capable d’agir pour défendre ses valeurs, ses intérêts et notre liberté – seule ou avec ses alliés. Notre porte-avions, le Charles de Gaulle, et son successeur en sont un symbole fort : celui d’une France libre.N’oublions pas qu’investir pour notre défense, c’est également investir en faveur de notre diplomatie, car pour être entendu, il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant.

Il faut les deux !

Jean-Michel Jacques président de la commission de la défense nationale et des forces armées · EPR #693

Alors, continuons d’être à la hauteur de ces enjeux. Vive l’armée française ! Vive la République ! Vive la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, Dem et HOR.)

La parole est à M. le président de la commission des affaires européennes.

Pieyre-Alexandre Anglade président de la commission des affaires européennes · EPR #695

Voilà un mois que la guerre embrase le Proche-Orient et qu’une réalité que nous connaissions déjà depuis le retour de la guerre en Europe s’impose. Nous avons basculé dans un autre monde : désormais, la force prime le droit international.Le gouvernement a eu raison, par la voix du premier ministre tout à l’heure, de défendre le droit international, la désescalade et la négociation diplomatique face à l’intervention militaire en Iran, dont il est bien difficile de comprendre les objectifs recherchés, en particulier par les Américains.Le gouvernement a aussi eu raison de rappeler, par la voix du premier ministre, que la France est un partenaire fiable, qu’elle protège les siens partout dans le monde, qu’elle vient en soutien de ses alliés quand ils sont agressés et qu’elle participe activement à la sécurité de l’Europe quand l’un de ses États membres est la cible de drones, comme ce fut […]

Bravo !

Pieyre-Alexandre Anglade président de la commission des affaires européennes · EPR #705

Une fois encore, le Rassemblement national a choisi les intérêts de la Russie contre ceux de l’Europe et de la France.Dans ce tableau, fait de chaos et de guerres, la question du rôle de la France et de l’Europe et celle de leur positionnement sur l’échiquier politique international se posent de façon plus aiguë que jamais. Nous avons basculé dans un autre monde, celui de la force, et nous, Français et Européens, devons prendre lucidement conscience de ce basculement, faute de quoi nous serons à la merci des empires qui ne savent que s’imposer par la force et nous serons alors réduits au rôle de simples spectateurs.

Merci de conclure, monsieur le président !

Pieyre-Alexandre Anglade président de la commission des affaires européennes · EPR #708

C’est pourquoi nous devons bâtir sans tarder une véritable puissance européenne : c’est la seule manière de s’affirmer sur la scène internationale. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR et Dem.)

La parole est à Mme la ministre des armées et des anciens combattants.

Catherine Vautrin ministre des armées et des anciens combattants · Les Républicains #710

Je voudrais revenir sur certains des points que vous avez évoqués.Le premier, c’est le respect des accords que nous avons signés avec les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït. Très concrètement, il s’agit d’accompagner ces pays lorsqu’ils sont attaqués afin qu’ils puissent se défendre. Notre mission y est strictement défensive, j’y insiste : c’est une mission d’accompagnement. C’est une clause d’assistance mutuelle que nous avons signée. Nombre d’entre vous l’ont dit : quand la France signe des accords, elle y est fidèle et, le jour où elle doit les appliquer, elle les applique.

Et au Liban ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #713

J’en profite pour revenir sur l’engagement de nos militaires, un sujet que vous avez tous évoqué. J’étais à leurs côtés hier et avant-hier et je peux témoigner de l’engagement, aussi bien des pilotes des Rafale que de celui des marins, qu’ils soient en Méditerranée orientale au sein du groupe aéronaval, sur le Charles de Gaulle, ou en mer Rouge, dans le cadre de l’opération Aspides – où nous avons désormais non plus une, mais deux frégates, ce qui montre que la France joue son rôle en accomplissant une mission strictement défensive, d’accompagnement, en mer Rouge.Je veux aussi avoir un mot pour l’armée de terre. Vous avez insisté à juste titre sur la nécessité de protéger nos emprises. Le président de la République l’a dit dès le 4 mars : nous avons comme objectif la protection de nos 400 000 ressortissants, mais aussi la protection de nos emprises. Or ce sont les militaires du génie du […]

Nous en venons à présent aux questions pour les groupes politiques qui ont choisi d’en poser. Je vous rappelle que leur durée ainsi que celle des réponses est limitée à deux minutes, avec droit de réplique et de contre-réplique.La parole est à Mme Nathalie Coggia.

Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, depuis plusieurs semaines, la situation au Moyen-Orient continue de se dégrader. Elle menace la stabilité régionale et elle atteint désormais très concrètement nos propres intérêts européens. Ce conflit a non seulement des conséquences sur la sécurité de nos ressortissants et sur notre liberté de circulation, mais il en a aussi sur nos approvisionnements énergétiques, notre pouvoir d’achat, notre industrie, notre agriculture et notre économie en général.Le 19 mars dernier, le Conseil européen a appelé à la désescalade et au respect du droit international, à la protection des civils et à la sécurisation des routes maritimes. En parallèle, le G7 a réaffirmé le 21 mars la nécessité de préserver les approvisionnements et la circulation dans le détroit d’Ormuz.Dans ce cadre, la France défend une ligne de fermeté, de désescalade et […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre de l’Europe et des affaires étrangères · Dem #727

Je ne suis pas de ceux qui critiquent systématiquement l’Europe pour ses faiblesses, bien que celles-ci soient réelles : je tente de mettre en valeur ce qui la distingue des autres régions du monde. Très clairement, ce qu’elle a fait dans le contexte de la crise, de l’escalade militaire à laquelle nous n’avons pas pris part, de cette guerre qui n’est pas la nôtre, est tout à fait cohérent avec ce qu’elle doit être et faire. Nous avons protégé nos ressortissants, nombreux à vivre dans cette zone ou à s’y trouver de passage ; nous avons collectivement, la France en tête, apporté secours et renfort à nos partenaires dans la région.C’est exactement là l’image que nous voulons renvoyer de l’Europe : une coalition, une union de nations démocratiques qui ne se laisse pas entraîner dans les guerres des autres, qui protège les siens et ses alliés.S’il existe parfois encore, vis-à-vis […]

La parole est à M. Stéphane Travert.

La situation au Moyen-Orient connaît une escalade majeure : les attaques de l’Iran contre les infrastructures énergétiques dans le Golfe, condamnées par la France et plusieurs de ses partenaires, font peser une menace directe sur la sécurité du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour une part essentielle des approvisionnements en pétrole, en gaz. Nous ne faisons plus face à une simple tension géopolitique mais à une désorganisation durable des marchés mondiaux de l’énergie ; des dizaines de sites énergétiques majeurs de la région ont été touchés, leur production, notamment s’agissant du gaz liquéfié, est parfois intégralement mise à l’arrêt pour une durée incertaine.Les conséquences sont déjà visibles : les prix du gaz ont explosé, avec une hausse de plus de 35 % suivant l’attaque d’un site au Qatar. La ministre de l’énergie elle-même a reconnu que plus de 8 millions de […]

La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.

Roland Lescure ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique · EPR #738

Merci de votre question, monsieur le président. Vous avez bien résumé l’enjeu économique majeur de cette crise, qui depuis quelques jours est entrée dans une nouvelle phase : même si le conflit venait à s’interrompre plus tôt que prévu, elle aurait, du fait des dommages désormais subis par les infrastructures énergétiques, des conséquences durables, notamment pour les entreprises qui consomment beaucoup d’énergie, en particulier des énergies fossiles.Nous pouvons apporter trois réponses. Tout d’abord, à long terme, il nous faut continuer de décarboner, d’électrifier notre industrie. Dans les années 1970, nous dépendions à 90 % des hydrocarbures ; aujourd’hui, à 60 %. Dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, nous voulons passer à 40 %, entre autres grâce à l’électrification des usages dans les petites, moyennes et grandes entreprises. De l’artisan boulanger à […]

La parole est à Mme Sandrine Lalanne.

Monsieur le ministre des affaires étrangères, c’est de la situation au Liban que je souhaite parler. Nous en sommes à la quatrième semaine d’une guerre dont il faut dire avec force qu’elle n’est pas celle des Libanais, qu’ils ne l’ont pas voulue, qu’ils la subissent.Le Hezbollah, proxy de l’Iran, continue d’entraîner le Liban dans un conflit qui n’est pas le sien et qui a déjà fait plus d’un millier de morts, 3 000 blessés, plus de 1 million de déplacés, soit le quart de la population. Face à cette tragédie, les autorités légitimes, le gouvernement libanais, ont fait preuve d’un courage remarquable. Le président Joseph Aoun a déclaré illégales les actions du Hezbollah et s’est engagé à désarmer cette milice, ce à quoi Israël, malgré ses offensives répétées depuis des années, ne parvient pas ; il a également proposé des négociations directes avec Israël en vue de trouver enfin une […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #750

Nous lui devons bien plus que des mots : c’est pourquoi, depuis le début de cette nouvelle escalade militaire, la France se tient aux côtés des Libanaises, des Libanais. Vous avez parfaitement décrit la situation et posé deux questions précises.La première concerne le soutien opérationnel aux forces libanaises, qui doivent pouvoir disposer du monopole des armes, être en mesure de protéger l’ensemble des communautés au sein du pays et d’assurer la coexistence pacifique de celui-ci avec ses voisins, en particulier Israël et la Syrie.Le 5 mars, nous nous apprêtions, vous vous en souvenez, à accueillir à Paris une conférence internationale destinée à mobiliser des financements au profit des forces armées libanaises. En guise de contribution, nous envisagions de fournir des VAB ; nous n’avons pas attendu pour le faire que la conférence soit reprogrammée. (M. Arnaud Le Gall s’exclame.) Nous […]

La parole est à Mme Constance Le Grip.

Je pourrais vous parler de la répression exercée par la république islamique d’Iran, depuis 1979, à l’encontre de son peuple, tout particulièrement des sanglants massacres de janvier 2026, qui ont tué l’espérance de tant de jeunes Iraniennes et de jeunes Iraniens. Je pourrais vous parler de la conflictualité qui est en train de déstabiliser le Proche-Orient, et des perspectives géostratégiques qui s’offrent à nous ou que nous pouvons espérer.Je parlerai toutefois, moi aussi, du Liban : je voulais rappeler – il est important de le redire encore une fois – que c’est le Hezbollah et le Hezbollah seul qui, par sa décision inadmissible, inacceptable (Murmures sur les bancs du groupe LFI-NFP) de frapper les civils israéliens, a entraîné le malheureux peuple libanais, une fois encore, dans ce drame. (Mme Mathilde Feld et M. Arnaud Le Gall s’exclament.)Le bilan humain des ripostes israéliennes […]

Merci de conclure, madame Le Grip.

La souveraineté, l’intégrité territoriale du Liban, le bonheur du peuple libanais sont en jeu.

Plutôt sa survie que son bonheur !

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #763

Je m’exprime sous le regard et le contrôle de la ministre des armées, avec qui nous préparions activement cette conférence. Quelques semaines avant le début de l’embrasement régional, nous avions échangé avec le président Aoun, commandant en chef des forces armées libanaises. Ces forces armées, à l’occasion de la conférence, devaient présenter leur plan de charge, lequel intégrait plusieurs composantes.Premièrement, il intégrait le plan de désarmement du Hezbollah, compte tenu de la décision historique prise le 5 août dernier par le gouvernement libanais.Deuxièmement, était prévue la bascule d’un certain nombre de missions des forces armées libanaises vers d’autres services ou ministères responsables des forces de sécurité intérieure ou de l’action sociale. Vous le savez, les forces armées libanaises portent sur leurs épaules non seulement la protection des frontières, par exemple, mais […]

La parole est à Mme Mathilde Panot.

La vie d’un Palestinien, d’un Libanais ou d’un Iranien vaut-elle moins à vos yeux que celle d’un Ukrainien ? Si vous pensez, comme nous, que toutes les vies se valent, toutes sans exception, pourquoi laissez-vous le droit international se faire enterrer à Gaza ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) En deux ans et demi de génocide, vous avez interdit les manifestations de soutien à la Palestine, poursuivi pour apologie du terrorisme toutes les voix s’élevant pour la paix et refusé tout embargo sur les armes.Monsieur le ministre, à quoi bon avoir reconnu l’État de Palestine si c’est pour laisser le criminel de guerre Netanyahou massacrer le peuple palestinien ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) L’humanité s’effondre à Gaza quand les survivants du premier génocide filmé de notre histoire comptent toujours leurs morts. L’humanité s’effondre en […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #778

Ce ne sont pas les flottilles qui ont permis l’arrêt de la guerre à Gaza, c’est la pression internationale que nous avons exercée, notamment l’Union européenne. Un certain nombre de forces politiques s’étaient ralliées à l’idée de remettre en cause l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne ;…

Ça a été long !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #780

…la Commission européenne l’a fait sous la pression de certains États membres, en particulier lorsque l’Allemagne a rejoint la position de la France.Deuxièmement, nous dénonçons, comme vous, toutes les violations du droit international, qu’elles se produisent à Gaza, en Cisjordanie, en Israël, au Liban ou en Iran. Nous n’avons aucune difficulté, lorsque c’est le cas, à dénoncer les violations du droit international par le gouvernement israélien.

Et les sanctions ?

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #783

Mais nous n’avons aucune difficulté à dénoncer en même temps…

Où sont les sanctions ?

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #785

…le Hezbollah lorsqu’il viole ce même droit, ou le régime iranien lorsqu’il bafoue, à d’innombrables reprises, ses obligations internationales.

Il ne s’agit pas de parler, il est question d’agir !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #787

J’aimerais que nous n’ayons pas ce débat, mais je suis obligé de constater que vous ne le faites jamais : si certains responsables politiques pratiquent ici le double standard, c’est plutôt vous et non ce gouvernement, lequel dénonce les violations du droit international d’où qu’elles viennent.

Et les sanctions, où sont-elles ?

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #789

Enfin, le plan de paix pour Gaza a été endossé par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2803. La France l’a soutenu, considérant qu’il respectait l’essentiel des principes que nous défendons. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je vous invite donc à clarifier votre position : le groupe La France insoumise rejette-t-il la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ? Si c’est le cas, dites-le clairement et nous pourrons en discuter. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem. – Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Et les sanctions ?

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #791

Mais si vous êtes en phase avec cette résolution, alors souffrez qu’elle nous serve de référence pour sortir de ce conflit et pour avancer vers l’horizon politique d’une solution à deux États.

Donc la France ne défend plus le droit à l’autodétermination ?

La parole est à M. Arnaud Le Gall.

Au prétexte de lutter contre le Hezbollah, Israël mène une guerre illégale contre tout le Liban et son peuple (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP) : bombardements massifs jour et nuit, y compris au cœur de la capitale, Beyrouth ; usage de phosphore blanc ; ciblage des forces de l’ONU. Les ministres suprémacistes de Netanyahou menacent désormais de faire subir au Liban le sort de Gaza et, hier, Israël a annoncé l’invasion du Sud Liban.Plus de 1 000 personnes ont été tuées depuis la fin du mois de février, parmi lesquelles des secouristes et de nombreux enfants. Un curé maronite a été ciblé et tué alors qu’il tentait de venir en aide à une famille sous les bombes.Le Liban compte 1 million de civils déplacés de force, soit un sixième de sa population. Ce bilan s’ajoute aux milliers de morts recensés depuis le début de la guerre à l’automne 2024, guerre qui ne s’est jamais […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #804

Vous avez dit, après avoir dénoncé les violations par Israël de l’accord de cessez-le-feu obtenu par la France et les États-Unis en novembre 2024, que la partie libanaise avait, quant à elle, respecté cet accord. Est-ce ainsi que vous appelez le Hezbollah, monsieur Le Gall ? La « partie libanaise » ?

Non ! Je parle du gouvernement libanais !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #806

Mais le gouvernement libanais n’était pas visé par cet accord. Il y a une différence entre le Hezbollah et le gouvernement libanais. (Vives protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Il n’était pas signataire !

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je parlais du gouvernement que vous abandonnez ! Vous racontez n’importe quoi !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #809

Monsieur le député, il y a quelques jours encore, j’étais dans des abris avec des personnes déplacées, avec des familles qui se retrouvent dans les mêmes abris qu’au moment de l’escalade de l’automne 2024. Et à ma grande surprise, si je puis dire, c’est avant tout au Hezbollah qu’elles reprochent la situation dans laquelle elles se trouvent ! (Vives protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Vous êtes lamentable ! Je n’écouterai pas la suite de votre réponse !

Cher collègue, vous n’avez pas la parole.

Je rencontre toutes les parties ! Je vous rappelle que je suis président du groupe d’amitié France-Liban !

Pas de cinéma !

Monsieur le ministre, vous êtes un menteur ! (M. Arnaud Le Gall quitte l’hémicycle.)

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #815

Vous avez affirmé qu’il était demandé aux autorités libanaises de désarmer le Hezbollah.

Vous êtes un incendiaire ! (Mme Mathilde Panot quitte à son tour l’hémicycle, suivie de plusieurs de ses collègues.)

Il faut écouter les questions qu’on vous pose, monsieur le ministre !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #818

Mais ce n’est pas la communauté internationale qui le demande : c’est le gouvernement libanais qui a pris la décision de désarmer le Hezbollah et qui a ordonné à l’armée libanaise de le faire ! (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem. – Mme Constance Le Grip applaudit également.)Il faut être à l’écoute des aspirations profondes du peuple libanais. Bien sûr, ce peuple a le droit de voir son intégrité territoriale et sa souveraineté respectées. Aucun pays, qu’il soit à sa frontière sud ou à sa frontière orientale, n’a le droit – et ne l’aura jamais – d’envahir ou d’occuper le Liban. Mais il faut aussi comprendre que l’aspiration profonde des Libanais, c’est de se libérer de l’emprise du Hezbollah qui a entraîné le pays dans des guerres qu’il n’avait pas choisies, qui l’a appauvri et l’a fragilisé. Aujourd’hui, c’est un autre avenir que les Libanais veulent pour eux-mêmes et pour […]

Très bien !

La parole est à Mme Ayda Hadizadeh.

Pendant que le monde a les yeux rivés sur cette guerre illégale et injuste puisqu’elle a coûté la vie à des milliers d’innocents, je voudrais rappeler une autre guerre : celle que le gouvernement iranien mène contre son propre peuple depuis de nombreuses années, et qui s’est intensifiée ces derniers mois.Peut-être le savez-vous, mais l’on célèbre en ce moment le nouvel an iranien, Norouz. C’est précisément cette période que le gouvernement iranien a choisie pour exécuter quatre jeunes hommes. Je cite leurs noms : Saleh Mohammadi, Saeed Davoudi, Mehdi Ghasemi et Kourosh Kheivani. Aux yeux du gouvernement iranien, ces quatre jeunes hommes avaient commis un crime : celui d’aller manifester dans la rue. Leur seul crime était de demander la liberté, la fin de l’oppression et la fin de la dictature. Ils ont été accusés d’espionnage et de crime envers Dieu. Des Saleh Mohammadi, des Saeed […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #828

Je vous remercie de rappeler que les premières victimes de cet embrasement régional sont les femmes et les hommes qui vivent en Iran, au Liban et en Israël, dans la crainte permanente des bombardements, parfois éloignés de leurs familles, parfois détenus dans des prisons où ils purgent des peines pour avoir simplement manifesté, lors d’une révolte pacifique, leur aspiration à la liberté.Vous avez été nombreux à solliciter de la part du gouvernement de la fermeté à l’encontre des responsables de la répression sanglante qui s’est abattue aveuglément sur les manifestants au mois de janvier dernier.Au niveau européen, nous avons adopté une première salve de sanctions visant vingt et un individus et entités responsables de ces massacres. Nous avons également soutenu l’inscription du corps des gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes. Plus récemment, il […]

La parole est à Mme Anna Pic.

Après la guerre des douze jours en juin 2025, Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février une nouvelle attaque contre l’Iran, sans mandat international, hors de tout cadre légal et sans consultation des Européens ; une attaque sans buts de guerre clairs, mais aux conséquences prévisibles : un resserrement du régime sur sa population, des répliques régionales qui font craindre l’embrasement, menacent la sécurité énergétique mondiale et mettent en danger des millions de civils.Soyons clairs, nous condamnons le régime iranien, sa nature autoritaire, sa répression et ses violations des droits fondamentaux ; mais aucune évolution politique durable ne peut résulter de frappes aériennes menées en dehors de tout cadre international. Alors que l’attention de la communauté internationale se concentre sur le conflit en Iran et la communication trumpienne, Israël poursuit, à l’abri de cette […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #837

Merci pour votre mobilisation aux côtés des Kurdes de Syrie, madame la députée.

Entre autres !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #839

Avez-vous vraiment le sentiment que le droit international a permis de rendre justice à l’Ukraine ? Ce n’est pas mon impression. Ne nous laissons pas entraîner dans une certaine confusion qui reviendrait à penser que le droit international serait rigoureusement appliqué en Ukraine – il ne l’est pas, la Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, appliquerait un veto à toute décision consistant à faire respecter le droit international qui a été bafoué un nombre incalculable de fois en Ukraine –, alors qu’il ne l’est pas au Proche-Orient.Le droit international n’est plus respecté. Est-ce que ses principes sont dépassés ? Non. Les principes d’intangibilité des frontières, d’autodétermination des peuples et de non-recours à la force ne sont pas nés il y a quatre-vingts ans ; ils sont le fruit de siècles d’histoire, notamment européenne. Nous avons d’ailleurs partagé ces […]

Hélas !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #842

Il est très difficile d’activer le Conseil de sécurité des Nations unies dans le cadre des grandes crises, en Ukraine, au Proche-Orient ou en Afrique, au Soudan ou dans la région des Grands Lacs. Notre responsabilité – je crois que nous sommes un peu les seuls à nous en occuper, j’en suis bien triste, mais c’est ainsi –, c’est de réformer ces institutions pour les rendre plus efficaces et plus légitimes : plus efficaces, en proposant, comme la France l’a fait il y a dix ans à la suite des atrocités commises en Syrie, de retirer le droit de veto aux membres permanents du Conseil de sécurité dans les cas d’atrocités de masse, pour qu’on ne puisse plus s’opposer à ce que les Nations unies interviennent lorsque de telles atrocités sont constatées ; plus légitimes, en faisant en sorte que des grands pays du Sud, comme l’Inde et le Brésil, mais aussi le Japon ou l’Allemagne, fassent leur […]

Et l’Afrique !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #844

Et deux sièges de membre permanent au Conseil de sécurité pour l’Afrique – merci pour ce rappel, monsieur le député.

L’Assemblée a publié un très bon rapport sur le sujet !

La parole est à M. Jérémie Iordanoff.

La France et l’Europe assistent impuissantes à une aventure hasardeuse, et, à ce stade, désastreuse, des États-Unis – et d’Israël – en Iran. Non seulement Trump agit sans objectif stratégique et hors cadre international, mais ses déclarations incohérentes mettent en péril toutes les instances internationales. Pour ne parler que du détroit d’Ormuz, un jour, M. Trump appelle la France, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni à envoyer des navires de guerre, pour déclarer le lendemain qu’il n’a besoin de personne, et finalement envisager purement et simplement de se retirer sans que rien ne se passe. Tout est à l’avenant, tout est dans le désordre, rien n’est concerté, et les conséquences, tout le monde les paie.Tant que le régime des mollahs n’est pas renversé, ce sont d’abord les Iraniennes et les Iraniens qui en paient le prix fort et qui souffrent plus que jamais. […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #851

Non, nous ne sommes pas spectateurs, mais nous ne sommes pas non plus acteurs de ce conflit qui n’est pas le nôtre – de ces opérations militaires que nous n’avons pas approuvées et auxquelles nous n’avons pas participé. Nous ne sommes pas spectateurs car nous avons déployé des moyens considérables pour assurer la sécurité de nos ressortissants. Imaginez-vous que le centre de crise et de soutien du ministère des affaires étrangères a été armé jour et nuit de cinquante répondants pour que nos compatriotes, dans la quinzaine de pays qui ont été entraînés dans cette guerre qu’eux non plus n’avaient pas choisie, puissent avoir quelqu’un au téléphone ! Je précise que ces cinquante personnes ont exercé ces missions à titre bénévole – je les en remercie une nouvelle fois.Nous avons déployé des moyens dans les postes diplomatiques et consulaires, et aux frontières, pour faciliter les passages et […]

La parole est à M. Frédéric Petit.

Il y a un an et demi, dans le cadre de vos fonctions, vous aviez organisé à Paris une rencontre assez extraordinaire d’ONG israélo-palestiniennes. Vous avez, en lien avec le ministère de l’intérieur, assoupli les règles applicables aux réfugiés syriens afin que certains cadres de la société civile puissent faire des allers-retours en Syrie – Marielle de Sarnez le demandait souvent.Nous connaissons tous des Iraniens en France. Monsieur le ministre, la diplomatie française se décloisonne-t-elle, dans l’esprit de ce que vous avez fait il y a un an et demi après le 7 octobre ? Y a-t-il une géopolitique des diasporas à l’échelle régionale ? Vous savez que je tiens beaucoup à ce que nous décloisonnions aussi nos postes diplomatiques entre les différents pays et que nous ayons une stratégie régionale, y compris dans ce que j’appelle la diplomatie des sociétés civiles. Le travail de votre […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #858

Vous avez tellement raison ! On ne peut pas imaginer construire la paix sur la base de traités agréés par les seuls gouvernements ; sans la participation active des sociétés civiles, il est illusoire d’espérer créer les conditions de la sécurité dans des régions traversées par tant de conflits. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, le 13 juin dernier, nous avons accueilli à Paris le camp de la paix : les représentants des sociétés civiles israéliennes et palestiniennes – ils sont minoritaires aujourd’hui – qui entendent défendre une solution pacifique ou en tout cas une solution à deux États, avec deux États reconnus et respectés dans leurs droits, vivants côte à côte, en paix et en sécurité.Dans le dialogue entre ces deux sociétés civiles, nous avons fait émerger des propositions sur lesquelles nous nous sommes appuyés ensuite pour faire aboutir la déclaration de New York. Ce […]

La parole est à M. Pascal Lecamp.

À sa demande, je me permets de poser la question de notre collègue Sabine Thillaye, retenue par un autre engagement.La crise qui secoue le Moyen-Orient nous rappelle que la sécurité de l’Europe ne se limite pas aux enjeux à l’Est et à la menace russe. Elle se joue aussi aux portes de la Méditerranée orientale, dans le détroit d’Ormuz, au large de Chypre comme au Sud Liban.Face à cette crise, la France n’est pas restée inactive. Le président de la République s’est rendu à Chypre pour affirmer notre solidarité avec ce partenaire européen. La frégate Languedoc, des moyens de défense antiaérienne et le groupe aéronaval du Charles de Gaulle, positionné en Méditerranée orientale, ont été déployés.La question de Mme Thillaye porte sur la doctrine européenne face à cette crise et sur les fractures que celle-ci a révélées au sein même de l’Union. L’Europe s’est divisée sur la sécurisation du […]

La parole est à Mme la ministre des armées et des anciens combattants.

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #871

La France agit sur les piliers de la recherche de la paix : la diplomatie d’un côté et la politique de défense de l’autre. La défense est une compétence souveraine des États membres. La stratégie européenne de défense se traduit donc par des accords de coopération – par exemple sur l’acquisition de matériel, avec la réserve de la compétence propre des États. Elle dépend également de la capacité des différents pays à travailler entre eux. L’opération Aspides, fruit d’une volonté commune de sécuriser la mer Rouge afin d’y garantir la liberté de navigation, en est un exemple. Il s’agit d’un enjeu majeur et c’est tout le sens de l’engagement du président de la République. Nous cherchons à rétablir la liberté de navigation également dans le détroit d’Ormuz, car celle-ci est la condition sine qua non du commerce international.À l’échelle européenne, de nombreuses initiatives ont été prises. […]

La parole est à M. Philippe Bolo.

Le Proche et le Moyen-Orient sont le théâtre d’un conflit majeur qui a déclenché une crise énergétique mondiale. Les pays touchés par le conflit comptent parmi les principaux producteurs d’hydrocarbures et le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, conjugué à la baisse de la production, ont profondément déstabilisé les marchés pétrolier et gazier.Les conséquences de ce conflit se sont immédiatement traduites par des augmentations très importantes des cours du pétrole et du gaz. Les Françaises et les Français l’ont d’ailleurs rapidement constaté avec des prix à la pompe à la hausse, dans un contexte de pouvoir d’achat déjà très contraint. Au-delà des ménages, de nombreux secteurs essentiels – agriculture, pêche, transports et industrie – se retrouvent en première ligne en raison de leur dépendance aux hydrocarbures.Au-delà de l’augmentation des […]

La parole est à Mme la ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie.

Maud Bregeon ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie · EPR #881

Vous abordez la question de la bonne manière. Nous devons effectivement apporter des réponses à court terme à l’échelle internationale pour contribuer, autant que possible, à circonscrire le conflit et à libérer le détroit d’Ormuz. C’est le sens de l’engagement du président de la République.Nous travaillons également à l’échelle nationale pour protéger les secteurs économiques faisant face à des difficultés de trésorerie. Des plans filières ont ainsi été présentés cette semaine et nous travaillons pour libérer des stocks. Nous avons demandé aux raffineries d’augmenter leurs capacités de production afin de pallier tout risque de rupture d’approvisionnement et de hausse trop importante des coûts. Personne ne peut prévoir l’évolution du conflit dans les semaines à venir. Mon engagement devant vous sera donc simple et assez pragmatique : nous serons aux côtés des secteurs économiques, des […]

La parole est à M. Jean-Paul Lecoq.

Créée en 1978, la Force intérimaire des Nations unies au Liban, la Finul, a pour mission de contrôler la cessation des hostilités au Sud Liban et d’assurer un accès humanitaire aux civils. La France est le cinquième contributeur de personnel civil et militaire en janvier 2026 avec 635 Français. Cette force est régulièrement la cible d’attaques. Que fait la France pour protéger ces militaires déployés au Liban sous drapeau onusien ? Quelles sanctions ont été prises à l’encontre de toutes les parties qui ont visé ces forces ?Comme dans de nombreuses guerres, les premières victimes sont les civils pris en étau entre deux camps, ici Israël et les États-Unis, d’un côté, le Hezbollah et l’Iran de l’autre. Les habitants du Sud Liban ne veulent pas partir. Ils savent qu’Israël veut s’étendre. Les ministres israéliens de la défense et des finances ont déclaré cette semaine que la frontière […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #892

Je reviens d’abord sur les déclarations des ministres du gouvernement israélien sur le Liban. Nous avons condamné avec la plus grande fermeté celles du ministre des finances Smotrich, qui a appelé de ses vœux l’extension de la frontière nord d’Israël jusqu’à la rivière Litani, ce qui est une atteinte manifeste et grave à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Liban. En ce qui concerne les autres ministres, en particulier le ministre des armées, nous avons appelé les autorités israéliennes à s’abstenir de toute incursion terrestre au Liban. Tout en reconnaissant le droit d’Israël à se défendre, nous avons rappelé qu’il devait l’exercer dans le respect du droit international et du droit international humanitaire.Je vous remercie d’avoir rappelé que la France s’était beaucoup mobilisée pour éviter la fin trop rapide du mandat de la Finul. Dans le moment que nous vivons, où le […]

La parole est à M. Julien Brugerolles.

Face à la menace que fait peser la crise au Moyen-Orient sur la sécurité énergétique globale, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a tiré lundi dernier la sonnette d’alarme en soulignant que le monde pourrait connaître sa pire crise de l’énergie depuis des décennies. Pour beaucoup d’observateurs, le conflit a atteint un point de non-retour pour le marché de l’énergie, avec des conséquences qui seront durables.La relance de la production prendra du temps, notamment sur les sites du Golfe qui ont été visés par des frappes. L’AIE a consulté plusieurs gouvernements d’Asie et d’Europe sur d’éventuelles nouvelles libérations de stocks stratégiques après la libération, il y a quelques jours, de 400 millions de barils, soit le tiers des réserves stratégiques des pays membres.L’agence a aussi invité les États à prendre des mesures pour alléger la pression que la guerre fait peser sur les […]

La parole est à Mme la ministre déléguée, porte parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie.

Maud Bregeon ministre déléguée · EPR #901

Tout d’abord, nous procédons actuellement à la libération progressive des stocks que nous nous sommes engagés à mobiliser à la suite de la déclaration de l’AIE. Il convient toutefois de rester prudent quant à la portée de cette mesure : ces stocks n’ont pas vocation, en principe, à répondre à des tensions sur les prix, mais bien à d’éventuelles tensions sur l’approvisionnement. Si de telles tensions devaient survenir – ce que nous ne souhaitons évidemment pas –, les stocks encore disponibles devraient nous permettre d’y faire face. En la matière, une fois encore, le pragmatisme doit guider notre action.Il importe par ailleurs de bien différencier deux sujets : d’une part, la question de la baisse de la consommation et de la sobriété ; d’autre part, celle des aides. Nous travaillons à encourager les démarches de sobriété et nous continuerons à avancer dans cette direction dans les jours […]

La parole est à Mme Sabrina Sebaihi.

Depuis des mois, la communauté internationale assiste impuissante ou silencieuse à une escalade militaire et à une remise en cause systématique du droit international au Proche et au Moyen-Orient. À Gaza, des dizaines de milliers de civils ont été tués. En Cisjordanie, la colonisation et les violences se poursuivent. Au Liban, des enquêtes indépendantes documentent l’usage de phosphore blanc, une arme dont l’utilisation contre les populations civiles est interdite par le droit international humanitaire. Nous assistons au déplacement forcé de près de 1 million de personnes et, bientôt, à l’occupation durable du sud du Liban.Désormais, les frappes croisées s’étendent au mépris de toute stabilité régionale. Face à ce constat, que fait la France ? Vous nous l’avez rappelé : elle agit en défense de ses partenaires. À cet égard, je souhaite rendre hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, mort […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #914

Je le rappelais en réponse à une question précédente : lorsque nous avons pris des sanctions, par exemple à l’encontre de colons extrémistes et violents, ou lorsque nous avons brandi la menace d’une remise en cause de l’accord d’association avec Israël, nous l’avons fait à l’échelle européenne, car ces mesures ont évidemment beaucoup plus de poids à ce niveau, comme c’est le cas, d’ailleurs, sur de nombreux autres sujets.Comme je l’ai également indiqué, si nous voulons que le droit international soit respecté dans de telles circonstances, il faut réformer de toute urgence les institutions qui en sont les gardiennes. À défaut, nous pourrons toujours multiplier les mesures à l’échelle nationale, mais vous serez déçue par les résultats obtenus.Là où je vous rejoins – et je vous remercie de l’avoir rappelé, car il s’agit de la dernière question de ce débat –, c’est que non seulement les […]

Le débat est clos.

Ordre du jour de la prochaine séance

Prochaine séance, ce soir, à vingt et une heures trente : Débat, en salle Lamartine, sur le thème : « Spatial : vers un décrochage de la France et de l’Europe ? » La séance est levée.

#924

(La séance est levée à dix-neuf heures cinquante.)

#925

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra