Séance du 29 septembre 2023 — 12e séance
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.
| N° | Scrutin | Voix | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2610 | la motion de censure déposée en application de l'article 49, alinéa 3, de la Constitution par M. Boris Vallaud, Mme Mathilde Panot, Mme Cyrielle Chate… | 193 / 0 | rejeté |
Tours 201 à 400 sur 418 — page 2 / 3.
Le Gouvernement passe son temps à justifier coûte que coûte le bien-fondé de sa politique, sans remettre en cause la pertinence et l’efficacité de ses mesures, alors même que le réel vous y invite tous les jours. Chaque fois que vous échouez, ce n’est pas de votre faute ! Ce n’est jamais de votre faute ! Les gilets jaunes : la faute à la crise économique. La crise du covid : la faute à personne. Les émeutes urbaines : la faute à la police. La crise actuelle : la faute à la guerre en Ukraine. Les prétextes et paramètres extérieurs ne sauraient dissimuler votre responsabilité.La conjoncture internationale a bon dos pour expliquer la crise que nous traversons, alors que votre responsabilité est immense dans l’affaiblissement de notre pays dans tous les domaines. La liste de vos erreurs est longue, le bilan est lourd : crise économique aiguë, baisse drastique du pouvoir d’achat qui touche […]
Ah ! On rentre dans le vrai sujet !
La bête immonde, ça y est ! Marine Le Pen est fière de vous, vous marquez un point !
Voilà ce qu’est la Macronie ! Vulgarité !
…recul massif des services publics de proximité partout sur le territoire national, délitement inquiétant de notre système de santé, désertification médicale accélérée et tiers-mondisation de l’hôpital public, abandon des corps sociaux, notamment les collectivités territoriales qui se battent pour atténuer localement les conséquences douloureuses de vos politiques,…
Ce n’est pas avec vos commentaires que vous allez retourner au Gouvernement !
…explosion de la dette, effacement de la France sur la scène internationale, crise du logement, de l’éducation et de l’autorité ! Du fait de tout cela, les Français ont perdu confiance en vous. Notre défiance est la conséquence de votre insouciance.Dans chaque domaine, vous refusez d’apporter des solutions concrètes et de bon sens ; pourtant, elles existent.
Donneur de leçons !
Je ne prendrai qu’un seul exemple, que les Français payent aujourd’hui très cher : l’explosion des tarifs de l’électricité, car vous continuez à vous soumettre aux règles absurdes de fixation des prix du marché européen, ce qui fait bondir les factures d’électricité. Pourtant, d’autres pays européens comme l’Espagne et le Portugal ont librement, souverainement et courageusement décidé de s’en émanciper, pour protéger le pouvoir d’achat de leurs peuples. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Indexer le prix de notre électricité sur la production gazière n’a aucun sens, surtout dans un pays où l’on produit de l’électricité à bas coût, notamment grâce à l’énergie nucléaire – que vous avez d’ailleurs partiellement démantelée. La baisse concrète et massive du pouvoir d’achat est due à vos décisions, à vos erreurs et à votre aveuglement. La dégradation du pouvoir d’achat est donc bien de votre responsabilité. (Mêmes mouvements.)
Face au grand affaissement de la France que vous accompagnez sans prendre la mesure de ses conséquences concrètes, vous ne nous laissez pas le choix. Nous, nous prenons nos responsabilités en attendant de pouvoir les exercer pleinement en 2027 pour redresser notre pays. (Mêmes mouvements.) Prenez notre défiance à l’égard de votre politique comme l’écho du cri d’alerte de millions de Français, qui souffrent mais que vous n’écoutez pas.
C’est vrai qu’on écoute moyennement ! On a du mal, là !
Alors oui, l’intérêt des Français étant notre seule boussole, le premier groupe d’opposition qu’est le Rassemblement national votera cette motion de censure, car nous sanctionnons votre politique, vos erreurs et leurs conséquences. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
La parole est à Mme Mathilde Panot.
Voilà une excellente oratrice ! Elle n’a encore rien dit, mais c’est déjà bien !
Madame la Première ministre, vous n’aurez tenu que trois jours. Vous n’aurez tenu que trois jours avant de dégainer un nouveau 49.3. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) La rentrée n’aura pas eu raison de vos réflexes autoritaires. Vous faites la démonstration, pour la douzième fois, de votre incapacité à supporter la démocratie et la contradiction. (Mêmes mouvements.)L’honnêteté nous ferait dire que vous avez été maintenue au Gouvernement pour cela : l’indignité est une affaire de professionnels. (Sourires sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Étant abîmée par les onze 49.3 précédents, vous êtes toute désignée pour prononcer les suivants.Ainsi, madame la Première ministre, votre seule présence ici est un aveu : vous êtes à dessein à la tête d’un gouvernement incapable, missionné pour brutaliser le peuple. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
On est vexés !
Hier, c’était pour faire passer une réforme des retraites en force. Cette fois, c’est pour imposer la pire trajectoire austéritaire jamais connue dans ce pays : 70 milliards d’euros d’économies sur le dos des Français d’ici 2027. Un coup de force encore, mais beaucoup de postures aussi : en s’abstenant en commission, Les Républicains et le Rassemblement national vous ont donné un blanc-seing pour voter ce texte.
Quelle honte !
Il y en a qui collaborent !
Mais vous auriez été bien en peine d’assumer vos véritables alliés idéologiques. Un vote aurait mis au jour une vérité implacable : de la Macronie à l’extrême droite, vous êtes tous d’accord pour imposer une cure d’austérité aux Français (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES),…
Eh oui !
…comme vous êtes tous d’accord pour refuser l’augmentation du Smic, le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ou la taxation des superprofits. La République sociale est une idée qui vous est inconnue.Oui, vous êtes, madame la Première ministre, à la tête d’un gouvernement incapable, aveugle au désespoir qu’il répand. Vous resterez dans l’histoire comme le gouvernement qui a ramené la France à l’état d’un pays qui a faim – mais cela vous fait apparemment rire, madame la Première ministre ; pas moi !
Quelle indécence !
C’est tellement mieux, Versailles !
Se nourrir coûte 25 % plus cher qu’en janvier 2022. L’année dernière, ce sont 9 millions de Français qui se trouvaient en situation de privation matérielle. Le Secours populaire nous dit que plus d’un tiers des Français sautent des repas, et certains le font pour permettre à leurs enfants de manger. Un Français sur cinq déclare vivre à découvert, et près d’un Français sur deux est dans l’incapacité, totale ou partielle, de payer certains actes médicaux. Le nombre de sans-abri a doublé en dix ans, selon la fondation Abbé Pierre. Le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire a triplé. Les associations d’aide alimentaire ont lancé une alerte solennelle il y a de cela quelques semaines. Et à tous nos concitoyens, que dites-vous ? Rien ! C’est à peine, d’ailleurs, si vous y pensez. Oui, vous êtes à la tête d’un gouvernement incapable de prendre les mesures qui s’imposent…
Un gouvernement incapable tout court !
…alors que la vie chère étrangle des millions de Français.Plutôt que de faire le Tour de France des pics de l’inflation, sans jamais rien faire si ce n’est supplier encore et encore les industriels,…
Pourquoi elle crie ?
…bloquez les prix à la baisse, augmentez les salaires (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES. – M. Marcellin Nadeau applaudit également), encadrez les marges des industriels, indexez les salaires sur l’inflation, gelez les loyers et les charges, taxez les superprofits. (Mêmes mouvements.)Madame la Première ministre, qu’avez-vous fait de notre pays ? Puisqu’une image vaut mieux que mille mots, en voilà une : aujourd’hui, dans la septième puissance mondiale, des antivols sont placés sur la viande et le poisson dans les supermarchés.
Eh oui !
Brecht lui-même avait dressé ce constat : si les puissants de la Terre sont capables de provoquer la misère, ils sont incapables d’en supporter la vue.
Eh oui !
Vous nous parlerez de caricature et d’exagération. La classe à laquelle vous appartenez est prévisible. La bourgeoisie radicalisée que vous représentez a horreur de la réalité de ses actes ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES. – Exclamations sur les bancs du groupe RE.)
J’entendais dire, en 2022, que le pays serait dévasté si nous arrivions au pouvoir ; et qu’avec Jean-Luc Mélenchon, la France deviendrait le Venezuela.
S’il vous plaît, madame Hai !
Il ne fallait pas voter Macron !
Rassurez-vous, collègues : aujourd’hui, des enfants meurent. La mortalité infantile repart à la hausse dans notre pays : 2 700 enfants sont morts avant leur premier anniversaire en 2021. 2 000 enfants au moins dorment à la rue. Un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Autrement dit, vous êtes capables du pire. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Madame la Première ministre, qu’avez-vous fait de notre pays ? À présent, vous voulez économiser 70 milliards d’euros. Où allez-vous les chercher ? Combien de professeurs, de classes, de soignants, de lits, de matériel, faudra-t-il supprimer pour que Bruno Le Maire se félicite ? Les services publics ne tiennent plus que par leurs agents, qui les portent à bout de bras. (« C’est vrai ! » sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Avec cette cure, vous leur portez un coup sans précédent. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.) C’est une technique éprouvée par vos ancêtres néolibéraux dans tous les pays, le seul objectif étant de privatiser tout, et de nous priver de tout.
Pourquoi avoir voté Macron, alors ?
Mais rien n’est trop beau pour faire plaisir aux technocrates de Bruxelles. Les services publics à genoux sont un moindre mal par rapport à des marchés financiers mal disposés. Les efforts de Bruno Le Maire sont remarquables : avec ce texte, la dette passera de 109,7 % du PIB en 2023 à – attendez ! – 108,1 % en 2027.
En vérité, elle pourrait même s’aggraver avec une spirale sécessionniste que ce budget pourrait déclencher. Le ministre, quand il n’est pas occupé à quelques suppliques aux industriels et aux grands patrons, ironise. Comme on a le capitalisme sentimental ou la cruauté suave, M. Le Maire a l’austérité généreuse. Votre budget, c’est le paradis fiscal pour les uns, l’enfer social pour les autres.
Exactement !
Que de nuances !
Les seuls qui ont vos attentions, ce sont les riches, auxquels vous offrez encore 10 milliards d’euros de niches et exonérations fiscales cette année ! Ceux qui se gavent sur la misère et la faim du peuple, à qui vous quémandez des dons défiscalisés quand la faim disloque notre pays.
Merci qui ?
Qu’avez-vous fait de notre pays ? Méthodiquement, vous détruisez ce qui a fait la grandeur et la fierté de la France : la République sociale. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Exactement !
Avec votre ignoble projet de loi « plein emploi », vous souhaitez retirer l’une des dernières pierres de notre édifice social. Le seul horizon que vous offrez au pays, c’est l’indignité généralisée. Quinze à vingt heures d’activité obligatoires par semaine pour bénéficier du RSA : du travail gratuit en contrepartie d’un droit, c’est le rêve de l’exploitation que vous réalisez !
La honte !
Ils ne savent même pas siéger quinze heures par semaine !
Vous voulez forcer les gens à accepter n’importe quel emploi sous-payé, pénible, des emplois qui détruisent les corps. Après avoir volé deux ans de vie aux Français, vous comptez maintenant leur voler le peu de leur reste à vivre. Vous êtes une machine à fabriquer des sans-droits, des sans-abri, des sans-logement, des sans-fac, des sans-papiers, des sans-revenu !Madame la Première ministre, que faites-vous de notre pays ? Vous êtes incapable de préparer le pays au plus grand défi de notre siècle. Vous parlez de planification écologique, mais avez déjà été incapable de planifier correctement la rentrée scolaire, pour laquelle il manquait au moins un professeur dans la moitié des collèges et lycées du pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Exactement !
Comment pourriez-vous alors saisir à bras-le-corps cet enjeu infiniment plus complexe ? Votre inaction face au dérèglement climatique a déjà été condamnée deux fois par la justice, mais vous ne changez toujours pas d’orientation politique en la matière.Comment vous croire un seul instant quand le jour même où le Président de la République faisait l’éloge de son écologie à la française, il délogeait Thomas Brail de son arbre, lui qui était en grève de la faim pour protester contre votre projet écocidaire d’autoroute A69 ? (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES.) Comment vous croire un seul instant quand la France s’apprête à voter une nouvelle autorisation du glyphosate pour dix ans ?
Eh oui !
Comment vous croire un seul instant quand vous récompensez le criminel climatique Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, en lui remettant la Légion d’honneur ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
Eh oui !
Madame la Première ministre, face à votre politique destructrice, nous sommes, nous, les gardiens de la République. (Exclamations et rires sur les bancs des groupes RE et RN.)
Avec le monarque Mélenchon !
Vous montrez chaque jour l’obsolescence de la Ve République. Elle vous donne tous les outils possibles et imaginables pour bloquer les demandes sociales et populaires, ne pas y répondre et les réprimer par la force. Croyez-vous que ces besoins disparaissent pour autant, que la vie sociale cesse de bouillonner puisque vous regardez ailleurs ? Non, madame la Première ministre, la France des gilets jaunes, des syndicalistes et citoyens qui se sont battus contre votre réforme des retraites, des jeunes révoltés par le meurtre de Nahel (Exclamations sur les bancs du groupe RN), des jeunes pour le climat, la France qui aspire à un autre avenir, est toujours là ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES.)Nous continuons à lui proposer la seule sortie positive face à l’impasse dans laquelle vous plongez le pays : la convocation d’une assemblée constituante pour le […]
Ne rêvez pas trop !
Écoutez, madame la Première ministre, ce vers de Pablo Neruda, qui traverse le temps et peut s’entendre comme la voix de cette France dont je vous parle : « Je ne suis pas seul dans la nuit, dans l’obscurité de la terre. Je suis peuple, peuple innombrable. J’ai dans ma voix la force pure qu’il faut pour franchir le silence et germer parmi les ténèbres. » (Les députés des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe GDR-NUPES. – M. Philippe Brun applaudit également.)
La parole est à Mme Véronique Louwagie.
Nous avons repris nos travaux depuis moins d’une semaine, et cette session extraordinaire donne déjà lieu à un nouveau 49.3. Quel triste épilogue. Cette loi de programmation des finances publiques aurait dû fixer un nouveau cap et traduire une ambition retrouvée après un premier quinquennat perdu pour les finances publiques. Or il n’en est rien. Las, vous n’avez voulu écouter ni le Haut Conseil des finances publiques, ni les députés Les Républicains, ni la sagesse du Sénat, et vous vous obstinez dans votre dérive dépensière en renonçant une nouvelle fois à désendetter notre pays.
Vous allez voter pour la motion, alors ?
Tous les signaux sont pourtant plus alarmants que jamais. Notre dette dépasse désormais les 3 000 milliards d’euros, soit près de 45 000 euros de dette par Français. La note de la France a été dégradée par l’agence Fitch, et notre pays devrait de nouveau faire l’objet d’une procédure de surveillance de l’Union européenne pour déficit excessif. La France s’apprête à lever 285 milliards d’euros sur les marchés, un record absolu, soit 15 milliards de plus qu’en 2023, et ce alors que les taux à dix ans sont à leur plus haut niveau depuis 2012.Notre dette nous coûte de plus en plus cher : la charge des intérêts, qui était de 31 milliards d’euros en 2021, devrait atteindre 57 milliards en 2024 et pourrait dépasser les 80 milliards en 2027. C’est devenu, et de loin, le poste de dépense le plus important de l’État. Le temps de l’argent magique et des taux d’intérêt négatifs n’est donc plus […]
Ça fait rêver !
Hélas, nous sommes très loin du compte. Ce projet de loi de programmation tant attendu, qui se conclut piteusement ce soir, restera comme une déception de plus.Refaisons brièvement l’histoire de ce texte qui a connu bien des vicissitudes. La première version était inacceptable ; elle a logiquement été rejetée par l’Assemblée nationale le 25 octobre dernier. Le retour de la France sous les 3 % de déficit était même repoussé à 2027, ce qui fait que nous aurions été le dernier pays d’Europe à atteindre cet objectif. Enfin, comble du comble, l’État allait jusqu’à exiger des collectivités locales des efforts plus importants que ceux auxquels il s’astreignait lui-même. Pour les députés Les Républicains, il était hors de question de voter pour ce projet de loi, tant il était indigent dans les efforts demandés et indigne dans sa méthode et dans son ambition.Le Sénat l’a ensuite complètement […]
Où sont-ils ?
…refusaient de vous suivre en ce qui concerne ce projet de loi de programmation des finances publiques. Sans nous laisser le temps de voter, vous avez, madame la Première ministre, recouru à l’article 49, alinéa 3, de la Constitution.Même si elle ne parle pas au grand public, cette loi de programmation est pourtant essentielle, pas seulement parce qu’elle peut éventuellement conditionner des versements européens – ce que vous avez d’ailleurs lourdement mis en avant pour faire pression sur le vote. Elle est essentielle parce qu’elle doit nous présenter une trajectoire pour nos finances publiques. Cette loi de programmation, les députés Les Républicains ont été les premiers à vous la demander, comme nous avions été les premiers à regretter que vous n’ayez jamais respecté celle que vous nous avez fait voter en 2017.Si nous approuvions le principe d’une loi de programmation, nous espérions […]
La catastrophe est déjà engagée : des milliards pour la bombe atomique !
La NUPES rivalise d’imagination pour augmenter toujours plus les impôts de nos compatriotes, alors que nous sommes vice-champions d’Europe des prélèvements obligatoires. Cette compétition, les Français ne sont pas pressés de la remporter. Fidèle à l’héritage de François Hollande,…
L’héritage de Hollande, il est face à vous !
…la NUPES demande des impôts, encore des impôts, toujours des impôts. Pour notre part, nous voulons au contraire baisser les impôts, les taxes et les cotisations des entreprises et des ménages, comme réponse à la crise du pouvoir d’achat.
Ça a vachement bien marché jusqu’ici !
Actuellement, ce sont ces impôts qui pénalisent les ménages et les entreprises.Vous l’avez compris, nous ne voterons pas pour cette motion de censure dont nous ne partageons ni la logique mortifère, ni l’idéologie nihiliste, ni la dérive chimérique qui voudrait nous faire croire que la dette importe si peu. Mes chers collègues, la dette importe hélas beaucoup et nous coûte beaucoup trop cher. J’espère que le groupe majoritaire et la NUPES finiront par en prendre conscience.
Il n’y a personne sur les bancs LR pour applaudir !
La parole est à Mme Anne Bergantz.
Certains l’ont dit, nous reprenons bien vite nos bonnes habitudes en revenant à cette tribune pour défendre une motion de censure ou nous y opposer.
Les bonnes habitudes du 49.3 !
Pourtant, le moins que l’on puisse dire est que ce 49.3 est plus que légitime. Cette motion de censure, qui l’est tout autant d’un point de vue démocratique, ne prospérera pas. Je ne peux imaginer qu’un gouvernement, votre gouvernement, madame la Première ministre, tombe sur une loi de programmation qui ne vise qu’un objectif : redresser les finances publiques, nous permettant de retrouver à la fois crédibilité face à nos partenaires, souveraineté et protection de notre économie. Ce serait un comble !Pour le groupe Démocrate, l’adoption d’une trajectoire ambitieuse et responsable de nos finances publiques n’est pas une option : c’est une véritable nécessité pour notre pays. Il est essentiel que la France démontre sa capacité à se donner un cap, un cadre vers le redressement de ses finances. De même, je ne peux imaginer que nous soyons le seul pays de la zone euro à ne pas avoir de loi […]
Cet argent est à nous !
Au-delà de l’image politique désastreuse qu’elle renverrait, une telle décision nous décrédibiliserait aux yeux des acteurs économiques.
Vous avez déjà une image désastreuse !
Vous êtes déjà décrédibilisés auprès des Français ! Arrêtez !
Cette loi, que certains ici jugent inutile, constitue une garantie donnée aux investisseurs quant à la stabilité financière de notre pays. Voulez-vous voir notre note dégradée ?
Et pourtant vous augmentez la dette ! Il n’y a aucune logique !
La dégradation de notre notation financière augmenterait le poids de la dette et les taux d’intérêt qui lui sont appliqués, ralentirait les flux vers la France et remettrait en cause six années de travail qui ont fait de notre pays la première destination européenne en matière d’investissements étrangers. Mesurez le poids de vos actions, chers collègues, et reconnaissez la valeur de la nôtre : ce sont bien ces investissements et, plus largement, la politique menée depuis six ans qui ont permis le retour à l’emploi de plus de 2 millions de personnes et la baisse du chômage à un taux inédit depuis plus de quarante ans.Le projet de loi de programmation des finances publiques que vous contestez à travers cette motion de censure revêt ainsi un enjeu de souveraineté très fort. Il est d’ailleurs presque amusant d’entendre les chantres d’une souveraineté rêvée, sur les bancs de l’extrême droite […]
Si c’est « presque » mensonger seulement, ça va !
Vos analyses s’appuient sur les budgets adoptés pour faire face aux crises du covid et à l’inflation. Il est pourtant sain que les dépenses publiques baissent dès lors que les crises s’éloignent. Ainsi, après plusieurs années d’incertitude liée au covid et à la guerre en Ukraine, nous dessinons aussi, avec cette loi de programmation, la sortie de l’urgence et la stabilisation : nous devons sortir du logiciel de gestion de crise qui était le nôtre jusqu’à présent pour retrouver l’équilibre et investir dans l’avenir. Notre rôle est d’éclaircir l’horizon économique et de le rendre plus lisible pour protéger le pouvoir d’achat des Français et offrir un environnement performant aux entreprises.Alors oui, la Constitution vous permet de tenter de censurer le Gouvernement, y compris pour sanctionner des décisions très sérieuses et déterminantes pour notre pays. Mais est-ce bien raisonnable ? […]
La parole est à M. Nicolas Dupont-Aignan.
Ah ! On a gardé le meilleur pour la fin ! Ça sent le complotisme !
En cette rentrée si difficile pour nos compatriotes, avec le mépris incroyable qui vous caractérise, vous avez manigancé cette session extraordinaire…
« Manigancé », carrément !
…dans l’unique but de pouvoir faire passer ce projet de loi de programmation des finances publiques en utilisant le 49.3. Vous n’avez pas la majorité pour faire adopter ce projet de soumission à Bruxelles, qui, de surcroît, révèle le fiasco de votre politique économique et financière. Les résultats sont là : une explosion inédite de la dette, des prévisions de croissance toujours surestimées, l’incapacité à faire la chasse aux vrais gaspillages, le refus de soulager les souffrances des Français, notamment des automobilistes.Jamais, peut-être, en cette rentrée – mais je constate que la Première ministre, comme à son habitude, n’écoute pas l’orateur. Ce serait pourtant le moindre des respects. (Exclamations sur les bancs du groupe RE.)
Vous venez juste d’arriver ! Vous n’étiez même pas là pour écouter les intervenants précédents !
Jamais, peut-être, en cette rentrée, disais-je, la censure du Gouvernement n’a été autant souhaitée par nos compatriotes, tant vous êtes impopulaire et méprisante, tant vous vivez dans un monde parallèle ! (Exclamations et rires sur les bancs du groupe RE.) Les Français ne comprennent pas, ou plutôt ne supportent plus, vos choix.Expliquez-nous, par exemple, pourquoi votre gouvernement refuse sciemment de réduire fortement la facture d’électricité des Français en sortant du marché européen. (Mme Béatrice Roullaud applaudit.) Ce marché de l’électricité, votre ministre de l’économie le qualifiait d’absurde dès le mois de septembre 2021. Le Portugal et l’Espagne ont eu davantage de courage que vous. Mais qui décide de votre politique ? Sûrement le chancelier allemand,…
Ah ! Nous y voilà !
…qui veut empêcher nos entreprises de bénéficier des avantages offerts par l’énergie nucléaire dont nous disposons. Ou peut-être sont-ce les opérateurs privés, qui se gavent en rachetant à EDF le mégawattheure à 42 euros pour le revendre trois à sept fois plus cher ? Comment pouvez-vous dormir la nuit (Exclamations sur les bancs du groupe RE)…
Mieux que vous, qui ne venez qu’une fois par mois à l’Assemblée !
…en sachant que la Commission de Bruxelles et l’Union européenne vous imposent de ruiner des milliers d’artisans et de boulangers ? Leur souffrance vous amuse-t-elle ? Quand vous soucierez-vous des Français qui auront du mal à se chauffer cet hiver parce que vous êtes obligés de supprimer le bouclier tarifaire ?Expliquez-nous aussi pourquoi vous refusez de réduire ne serait-ce qu’un minimum les taxes sur les carburants, alors qu’il suffirait de supprimer la TVA sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) pour réduire la facture d’essence de 15 centimes par litre.
Il suffirait, dites-vous !
Le ministre de l’économie explique, c’est vrai, qu’une telle mesure coûterait au moins 6 milliards d’euros au budget de l’État. La peine des Français les plus modestes – les fameux premiers de cordée, qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler – vous indiffère : vous y êtes totalement insensibles.
Ça explique tout !
En revanche, vous n’hésitez jamais à verser des dizaines de milliards aux oligarques de la Macronie. (Exclamations sur les bancs du groupe RE.)
Question oligarchie, vous savez de quoi vous parlez, vous qui aimez tant la Russie !
Je comprends que cette question vous gêne. Par exemple, expliquez-nous pourquoi l’État emprunte 10 % de sa dette à des taux d’intérêt indexés sur l’inflation nationale ou européenne, ce qui nous a contraints à alourdir le budget de 12 milliards d’euros en 2022. Voilà un cadeau de plus fait aux banques et aux marchés financiers, alors que vous pourriez très bien emprunter à taux fixe l’intégralité de notre dette.Expliquez-nous aussi pourquoi votre gouvernement accepte que les sociétés d’autoroutes abusent d’une position dominante régulièrement dénoncée par l’Inspection générale des finances et la Cour des comptes, rackettant les automobilistes à hauteur de 3 milliards d’euros par an – et ce n’est pas votre minitaxe qui y changera quoi que ce soit –, alors que vous pourriez résilier dès maintenant les concessions.
On vous a connu plus inspiré !
Expliquez-nous enfin pourquoi la France verse toujours plus d’argent – plus de 10 milliards net par an – à une Union européenne qui utilise les impôts des Français pour subventionner l’agriculture et l’industrie de nos concurrents et engraisser une bureaucratie qui nous étouffe de normes. (Mme Béatrice Roullaud applaudit.)La vérité est là : Emmanuel Macron et votre gouvernement agissent contre les intérêts du peuple français.
Qu’est-ce que vous y connaissez ?
Voulons-nous subir encore près de quatre années cette démolition systématique de la France que nous aimons ? Dans quel état sera notre pays en 2027, avec des dizaines de milliards d’euros de dettes supplémentaires, avec des centaines de milliers de nouveaux pauvres, avec 2 millions de migrants en plus, avec une Union européenne toujours plus autoritaire ?
Avec 2,1 % à la présidentielle, vous venez nous donner des leçons ?
Pour vous empêcher de nuire davantage, la censure s’impose. Vous devez partir. J’invite solennellement les députés des oppositions qui passent – à juste titre – leur vie à critiquer le Gouvernement, mais qui n’ont pas le courage de franchir le pas, à cesser les petits jeux politiciens et à voter enfin la motion de censure. Les Français nous regardent. Soyons au rendez-vous de l’histoire. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)
Une fois !
La parole est à Mme la Première ministre. (Les députés du groupe RE, ainsi que Mme Anne Bergantz, se lèvent et applaudissent.)
En voyant l’attitude de certains…
Vous riez ! Vous riez depuis tout à l’heure alors qu’on parle de la faim des Français ! Vous êtes arrogante ! (Exclamations sur les bancs du groupe RE.)
S’il vous plaît ! Je vous demande d’écouter la Première ministre et de vous taire, madame Guetté.
En voyant l’attitude de certains, en lisant le texte de la motion de censure et en écoutant les interventions de ceux qui m’ont précédée à cette tribune, j’ai le sentiment qu’en un an, rien n’a changé. (Exclamations sur les bancs des groupes RN, LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.)
Pas vous, c’est sûr !
Effectivement ! Vous en êtes à douze 49.3 !
Encore une fois, autour d’un projet de loi nécessaire pour notre pays, nous avons tendu la main,…
Ah bon ?
…cherché des compromis, fait évoluer notre texte et accepté des amendements des oppositions. Encore une fois, nous nous sommes heurtés à des refus de principe.
Il vous en reste, des principes ?
Le disque est rayé !
Encore une fois, La France insoumise compte sur le Rassemblement national pour voter sa motion de censure.
Eh oui !
Encore une fois, le vernis de la normalisation craque à l’extrême droite (M. Thibaut François applaudit), prête à mêler ses voix à celle des groupes qu’elle exècre – nouvelle preuve qu’au RN, la seule ligne, c’est le populisme ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.)
Non, c’est le peuple !
Si écouter le peuple, c’est être populiste, alors nous le sommes, en effet !
Mesdames et messieurs les députés, nous avons une responsabilité collective devant les Français : améliorer leur quotidien et préparer l’avenir. Alors avec mon gouvernement, je ne reculerai ni face aux extrêmes, ni face aux mensonges, ni face aux invectives ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RE. – Mme Clémence Guetté s’exclame.)
Ni face aux Français !
Nous garderons le cap : chercher des compromis, mais refuser l’immobilisme ;…
De quels compromis parle-t-on ?
Vous ne cherchez des compromis qu’avec vous-mêmes !
…nouer des accords avec toutes celles et ceux qui veulent construire et réformer, mais toujours refuser le blocage. Oui, mercredi soir, j’ai pris mes responsabilités.
Pour la douzième fois !
Je le dis d’ailleurs clairement : je n’hésiterai pas à les prendre à nouveau…
Les Français le savent bien !
…pour donner un budget et une trajectoire budgétaire à la France. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.)
C’est pour ça que Macron vous a gardée ! Vous êtes Mme 49.3, vous ne servez qu’à ça !
Je devine déjà les indignations convenues qui s’abattront sur le Gouvernement. Alors je le demande : qui a un problème avec la démocratie ?
Macron !
Nous qui réformons, ou vous qui revendiquez la recherche du chaos ?
Poser la question, c’est déjà y répondre !
Nous qui cherchons toujours des compromis et des solutions, ou vous qui invectivez tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous ? Nous qui engageons notre responsabilité devant le Parlement conformément à la Constitution,…
Un Parlement piétiné !
…ou vous qui foulez aux pieds le souhait des Français de nous voir nous respecter mutuellement et construire ensemble ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RE. – Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.)
Personne n’y croit ! Pas même celui qui a écrit votre discours !
Les Français nous ont élus pour agir. Avec mon gouvernement, nous ne dévierons pas. Je regrette qu’en 2023, dans une démocratie comme la France, on ne puisse pas débattre de manière constructive de nos finances publiques, donc des priorités des Français. Je n’ai entendu aucune proposition crédible émanant des deux extrêmes de l’hémicycle : la démagogie est votre seul cap budgétaire ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RE. – Mme Anne Bergantz applaudit également.)
C’est faux ! Vous regardiez votre portable pendant que nous faisions nos propositions !
Vous avez mal écouté !
Mesdames et messieurs les députés, dans votre motion et au fil des interventions de ce soir, j’ai beaucoup entendu parler d’austérité. Comment oser employer ce terme, quand cette loi de programmation prévoit des investissements exceptionnels pour nos concitoyens et nos services publics ?
Eh oui !
Quelle ingratitude, ces Français qui ne comprennent pas…
Qui lance des investissements sans précédent pour la transition écologique – 40 milliards d’euros rien que l’année prochaine, des investissements garantis sur plusieurs années grâce à un amendement de la majorité ? C’est nous ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.)
Excellent !
Qui augmente le salaire des enseignants d’au moins 125 euros par mois ? Qui reconnaît le travail de nuit des soignants ? Qui mobilise 25 milliards d’euros en 2024 pour revaloriser les retraites et les prestations sociales et protéger les classes moyennes ? (Mêmes mouvements.)
Exactement !
Et qui les fait travailler deux ans de plus ?
Qui prend en charge plus du tiers de la facture d’électricité des Français ? C’est nous ! (Mêmes mouvements.)
Les tarifs augmenteront bientôt de 10 % !
Qui recrute 8 500 policiers et gendarmes supplémentaires ? Qui donne des moyens inédits à la justice ? C’est nous ! (Mêmes mouvements.) Qui ouvre de nouvelles places d’accueil pour les jeunes enfants ? Qui crée 50 000 postes supplémentaires dans les Ehpad ? Qui propose des solutions nouvelles pour les personnes en situation de handicap ? C’est nous ! (Mêmes mouvements.)
Ces Français, quels ingrats…
Qui sanctionne les bénéficiaires du RSA ? C’est vous !
Vous pouvez crier à l’austérité, cela ne changera rien aux faits.
Ça, on le sait bien : avec vous, quand on parle, ça ne change rien !
Les investissements sont là, ils amélioreront le quotidien des Français. Si nous avons les moyens d’investir massivement et d’éviter l’austérité, c’est parce que nous avons mené les réformes nécessaires pour créer de l’emploi et de l’activité et pour dégager des marges de manœuvre – des réformes que vous n’avez pas votées.
La suppression de l’ISF, le ruissellement, tout ça…
Nous sommes fiers de ne pas les avoir votées !
Ce qui pourrait nous conduire à l’austérité, mesdames et messieurs les députés de la NUPES, c’est bien cela : votre refus des réformes essentielles, votre volonté de laisser filer la dette, votre déni des réalités. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE et HOR.)Monsieur l’orateur du groupe socialiste, vous avez évoqué l’ensemble de mon œuvre. Voulez-vous parler de bilan ? Cela me va très bien, je suis ravie que vous alliez sur ce terrain. Depuis 2017, avec le Président de la République, nous avons doublé le rythme de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE.)
C’est du concret !
Depuis 2017, nous avons mené des réformes essentielles qui ont permis de créer 2 millions d’emplois, de rouvrir des usines après des décennies de désindustrialisation et d’obtenir le taux de chômage le plus bas depuis quarante ans. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE. – Mme Maud Petit applaudit également.)
Alors pourquoi tant d’ingratitude ?
Aujourd’hui, nous pouvons être fiers des chantiers engagés : aller vers le plein emploi, accélérer la transition écologique, améliorer nos services publics et assurer l’ordre républicain.
« Assurer l’ordre républicain » ? C’est une blague ! Vous êtes incompétente en matière de sécurité !
Voilà le bilan du Gouvernement et de la majorité (Applaudissements sur les bancs des groupes RE et Dem), un bilan que vous dénoncez, mesdames et messieurs de la NUPES. Je comprends que cela vous contrarie, car quand vous étiez aux responsabilités, le chômage montait et les usines fermaient. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE. – Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.)
C’est vous qui étiez directrice de cabinet, pas nous !
C’est lorsque Macron était ministre de l’économie !
Au-delà des investissements attendus par les Français, le vote de ce projet de loi est une question de souveraineté. Les déficits publics et la dette représentent un grave danger pour notre avenir. Ils pèsent sur notre capacité à agir et nous exposent aux crises. Laisser filer la dette, c’est compromettre l’avenir de nos enfants.
Les enfants, ils sont à la rue pour 2 000 d’entre eux !
Avec mon gouvernement, je m’y refuse.Si nous revenons sur ce texte un an après la première lecture, c’est parce que ce projet de loi est indispensable.
Laissez la représentation nationale en juger !
On s’en est passé jusqu’ici !