Séance du 27 novembre 2025 — 74e séance
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Christophe Blanchet.
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Christophe Blanchet.
Tours 601 à 800 sur 847 — page 4 / 5.
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 188 Nombre de suffrages exprimés 187 Majorité absolue 94 Pour l’adoption 42 Contre 145
(L’amendement no 276 n’est pas adopté.)
L’amendement no 277 de M. Alexandre Sabatou a été défendu ; il fait l’objet de deux sous-amendements.Les sous-amendements nos 428 et 429 de M. Pierre-Henri Carbonnel sont défendus.Quel est l’avis de la commission sur l’amendement et les sous-amendements ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
(Les sous-amendements nos 428 et 429, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)
Je mets aux voix l’amendement no 277.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 187 Nombre de suffrages exprimés 186 Majorité absolue 94 Pour l’adoption 41 Contre 145
(L’amendement no 277 n’est pas adopté.)
L’amendement no 278 de M. Jonathan Gery, qui fait l’objet de deux sous-amendements, a été défendu.Les sous-amendements nos 430 et 431 de M. Pierre-Henri Carbonnel sont défendus.Quel est l’avis de la commission sur l’amendement et les sous-amendements ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
(Les sous-amendements nos 430 et 431, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)
Je mets aux voix l’amendement no 278.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 190 Nombre de suffrages exprimés 188 Majorité absolue 95 Pour l’adoption 42 Contre 146
(L’amendement no 278 n’est pas adopté.)
Les amendements nos 306 et 321 de M. Jonathan Gery ont été défendus.Quel est l’avis de la commission ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
Je mets aux voix l’amendement no 306.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 190 Nombre de suffrages exprimés 189 Majorité absolue 95 Pour l’adoption 42 Contre 147
(L’amendement no 306 n’est pas adopté.)
Je mets aux voix l’amendement no 321.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 191 Nombre de suffrages exprimés 190 Majorité absolue 96 Pour l’adoption 42 Contre 148
(L’amendement no 321 n’est pas adopté.)
L’amendement no 322 de M. Jonathan Gery, qui fait l’objet de deux sous-amendements, a déjà été défendu.La parole est à M. Olivier Fayssat, pour soutenir le sous-amendement no 412. (« Ah ! » et sourires sur quelques bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.)
Il a de l’humour, lui, c’est bien !
Ce sous-amendement tend à replacer le site dans un contexte concurrentiel plus large. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
Le sous-amendement no 411 de M. Pierre-Henri Carbonnel est défendu.Quel est l’avis de la commission sur l’amendement et les sous-amendements ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
(Les sous-amendements nos 412 et 411, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)
Je mets aux voix l’amendement no 322.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 194 Nombre de suffrages exprimés 193 Majorité absolue 97 Pour l’adoption 42 Contre 151
(L’amendement no 322 n’est pas adopté.)
L’amendement no 317 de M. Éric Michoux est défendu.Quel est l’avis de la commission ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
Je mets aux voix l’amendement no 317.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 191 Nombre de suffrages exprimés 189 Majorité absolue 95 Pour l’adoption 40 Contre 149
(L’amendement no 317 n’est pas adopté.)
L’amendement no 326 de M. Laurent Jacobelli, qui fait l’objet de deux sous-amendements, est défendu.La parole est à M. Olivier Fayssat, pour soutenir le sous-amendement no 415.
Ce sous-amendement vise à élargir le périmètre du rapport en introduisant une analyse comparative permettant de contextualiser la situation économique du site de Florange.
Très bien !
Le sous-amendement no 414 de M. Pierre-Henri Carbonnel est défendu.Quel est l’avis de la commission sur l’amendement et les sous-amendements ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
(Les sous-amendements nos 415 et 414, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)
Je mets aux voix l’amendement no 326.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 195 Nombre de suffrages exprimés 194 Majorité absolue 98 Pour l’adoption 42 Contre 152
(L’amendement no 326 n’est pas adopté.)
L’amendement no 327 de M. Laurent Jacobelli, qui fait l’objet d’un sous-amendement, est défendu.Le sous-amendement no 417 de M. Pierre-Henri Carbonnel est défendu.Quel est l’avis de la commission sur l’amendement et le sous-amendement ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
(Le sous-amendement no 417 n’est pas adopté.)
Je mets aux voix l’amendement no 327.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 191 Nombre de suffrages exprimés 190 Majorité absolue 96 Pour l’adoption 42 Contre 148
(L’amendement no 327 n’est pas adopté.)
L’amendement no 323 de M. Laurent Jacobelli, qui fait l’objet d’un sous-amendement, est défendu.La parole est à M. Olivier Fayssat, pour soutenir le sous-amendement no 418.
Je ne résiste pas au plaisir de sous-amender un amendement de l’excellent Laurent Jacobelli. (Sourires sur plusieurs bancs.) Ce sous-amendement prévoit que le rapport s’appuiera sur les informations et expertises présentes localement afin d’assurer une meilleure qualité des données collectées. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RN.)
Quel est l’avis de la commission sur l’amendement et le sous-amendement ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
(Le sous-amendement no 418 n’est pas adopté.)
Je mets aux voix l’amendement no 323.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 190 Nombre de suffrages exprimés 189 Majorité absolue 95 Pour l’adoption 42 Contre 147
(L’amendement no 323 n’est pas adopté.)
L’amendement no 324 de M. Laurent Jacobelli est défendu.Quel est l’avis de la commission ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
Je mets aux voix l’amendement no 324.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 193 Nombre de suffrages exprimés 192 Majorité absolue 97 Pour l’adoption 41 Contre 151
(L’amendement no 324 n’est pas adopté.)
La parole est à Mme Marie Lebec, pour soutenir l’amendement no 216, tendant à supprimer l’article.
Et même dans une ligne très à droite !
…de celui qu’avait déposé M. Sitzenstuhl, dont je défendrai donc le propos.Cette assemblée ne veut pas entendre que la nationalisation n’est pas la bonne réponse aux difficultés que rencontre ArcelorMittal et aux inquiétudes de ses salariés. Dans le prolongement des explications que j’ai livrées au cours des dernières heures de débat – qui ont soulevé un certain nombre de lièvres relatifs aux incertitudes, aux absences de réponse et au manque de précision propres à cette proposition de nationalisation –, l’amendement tend à supprimer cet article de gage.
Quel est l’avis de la commission ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Favorable.
Vous levez le gage, monsieur le ministre ?
La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy.
Nous nous opposerons par cohérence à cet amendement de suppression, mais il y a un problème ! Vous ne dites pas comment vous comptez financer cette grande promesse faite aux travailleurs français. À la fin, on obtient toujours un semblant de vérité ! Je suis désolé, monsieur le président de la commission des finances, mais vous ne pouvez pas dire que le gage va être levé : le gouvernement est contre !On en revient exactement aux alertes lancées par le Rassemblement national : vous voulez confier la nationalisation d’ArcelorMittal à un gouvernement qui s’oppose à la nationalisation ! Ça n’a strictement aucun sens, et d’autant moins que vous avez fait élire les députés qui le soutiennent !Si, par miracle, vous aviez aidé Jordan Bardella à devenir premier ministre (Sourires sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC),…
Vous êtes drôle, vous !
Ça ne va pas ?
…si vous aviez aidé Marine Le Pen à devenir présidente de la République, la sidérurgie française serait déjà sauvée ! Mais vous êtes enfermés dans votre paradoxe !Au passage, on ne vous a toujours pas entendus au sujet de la trahison des socialistes ! Il est vrai que vous en avez besoin pour vous faire réélire, vous avez donc la mémoire qui flanche quand il s’agit de se rappeler qui a ruiné la sidérurgie française ! (Exclamations sur les bancs du groupe SOC.)
On se rappelle très bien que vous avez volé 4,5 millions d’euros aux Français ! On n’a pas la mémoire qui flanche !
Vous avez hurlé contre le Rassemblement national, qui est totalement innocent de la ruine de l’économie française, et vous n’avez d’yeux que pour ceux qui l’ont ruinée ! Voilà la vérité qu’il a fallu attendre 23 h 10 pour obtenir ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Je mets aux voix l’amendement no 216.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 198 Nombre de suffrages exprimés 191 Majorité absolue 96 Pour l’adoption 25 Contre 166
(L’amendement no 216 n’est pas adopté.)
La parole est à M. Olivier Fayssat, pour soutenir l’amendement no 12.
C’est mon dernier, à moins que la foule ne me rappelle, mais j’en doute ! (Sourires. – Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)
Non, il n’y aura pas de rappel !
On n’est pas sadomaso ! Lui, c’est vraiment quelque chose…
L’amendement prévoit de rédiger ainsi l’alinéa 1 : « Les dépenses résultant de la présente loi ne peuvent donner lieu à aucun financement public sans autorisation expresse de la loi de finances. »Peut-être pourriez-vous me voter un amendement, le dernier ? (Applaudissements sur les bancs des groupes UDR et RN.)
Quel est l’avis de la commission ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
Je mets aux voix l’amendement no 12.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 201 Nombre de suffrages exprimés 200 Majorité absolue 101 Pour l’adoption 44 Contre 156
(L’amendement no 12 n’est pas adopté.)
Je mets aux voix l’article 3.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 200 Nombre de suffrages exprimés 159 Majorité absolue 80 Pour l’adoption 120 Contre 39
(L’article 3 est adopté.) (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.)
La parole est à Mme Marie Lebec, pour soutenir l’amendement no 325.
Je me permets rapidement un dernier mot avant de céder la parole à notre éminent collègue Guillaume Kasbarian pour les explications de vote.Dans un esprit de synthèse et de légèreté, nous proposons une modification du titre qui souligne que le texte ne permet pas de relever les défis structurels auxquels la sidérurgie est confrontée. Encore une fois, la bonne réponse réside dans le soutien qu’apporte l’État, grâce par exemple à France 2030, et dans le combat que mène le gouvernement au niveau européen pour faire bouger les lignes s’agissant du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, de la politique industrielle, des leviers de compétitivité ou encore de la limitation des importations d’acier produit à bas coût. Toutes ces réponses paraissent bien plus pertinentes au groupe Ensemble pour la République.Ce changement de titre rappelle notre position et sa force. Malheureusement, le […]
Quel est l’avis de la commission ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée.
Je mets aux voix l’amendement no 325.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 200 Nombre de suffrages exprimés 193 Majorité absolue 97 Pour l’adoption 25 Contre 168
(L’amendement no 325 n’est pas adopté.)
Je suis saisi de deux amendements, nos 123 et 133, pouvant être soumis à une discussion commune. La parole est à M. Laurent Jacobelli, pour soutenir l’amendement no 123.
Le titre du texte évoque l’objectif de « préserver la souveraineté industrielle ». Le terme est mal choisi : il ne s’agit pas de la préserver comme si elle se détériorait d’elle-même, mais bien de la protéger ! La protéger de l’Union européenne ! De ces normes absurdes…
Socialistes !
…écolo-dingos ! De la volonté de décarboner à tire-larigot au détriment de notre compétitivité !Il faut la protéger aussi de la folie de la gauche et de l’extrême gauche, qui veulent créer toujours plus d’impôts, de taxes et de normes. Il faut surtout protéger les salariés d’ArcelorMittal – j’ai une pensée pour ceux de ma circonscription, particulièrement ceux de Florange et d’Uckange – du mensonge de l’extrême gauche, qui fait croire que cette proposition de loi les sauvera sans qu’il soit besoin de changer le contexte extérieur. Il faut les protéger du mépris de la Macronie, qui est absente aujourd’hui alors que nous parlons de leur avenir,…
Où est Marine Le Pen ? Elle n’est pas là !
…du mépris qu’affiche M. le ministre depuis le début de la discussion en ne répondant pas aux questions et en se contentant de hochements de tête et de monosyllabes, sans jamais expliquer les propositions du gouvernement. Ce mépris généralisé est la pire des insultes que vous puissiez adresser aux ouvriers de la sidérurgie française ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
La parole reste à M. Laurent Jacobelli, pour soutenir l’amendement no 133.
Vous avez une vision de gagne-petit. Vous vous dites : essayons de préserver ce qui nous reste encore, à nous, pauvres Français qui ne savons rien faire. Vous n’êtes pas dignes de l’histoire de la sidérurgie française. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Vous n’êtes pas dignes de ce qui a été fait dans la vallée de la Fensch pour l’économie et l’industrie françaises. Nous allons non seulement préserver et protéger notre industrie, mais aussi la développer ! Nous la développerons grâce à une énergie moins chère, en libérant les entrepreneurs, en libérant les énergies, en supprimant les taxes redondantes et les normes abusives. (Exclamations sur quelques bancs du groupe EcoS.) Oui, nous développerons l’industrie et la sidérurgie ! Pour cela, il faut que les macronistes s’en aillent, que vous soyez moins nombreux et que le Rassemblement national gouverne, avec Marine Le […]
Quel est l’avis de la commission sur ces amendements ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
Je mets aux voix l’amendement no 123.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 203 Nombre de suffrages exprimés 199 Majorité absolue 100 Pour l’adoption 42 Contre 157
(L’amendement no 123 n’est pas adopté.)
L’amendement no 320 de M. Éric Michoux est défendu.Quel est l’avis de la commission ?
Défavorable.
Quel est l’avis du gouvernement ?
Défavorable.
Je mets aux voix l’amendement no 320.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 204 Nombre de suffrages exprimés 203 Majorité absolue 102 Pour l’adoption 43 Contre 160
(L’amendement no 320 n’est pas adopté.)
La parole est à Mme Josiane Corneloup.
Nous arrivons à la fin de l’examen de cette proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal. Notre position n’a pas changé : cette nationalisation serait une fausse bonne idée pour l’industrie française et une fausse bonne nouvelle pour les salariés.Nous partageons tous le constat que la sidérurgie, industrie stratégique pour notre pays, est menacée. C’est l’avenir de la production française d’acier inoxydable qui est en cause. Toutefois, la nationalisation ne résoudrait aucune des difficultés qui sont la source de la fragilité de notre industrie en général et d’ArcelorMittal en particulier. Elle ne permettrait ni d’alléger le poids des normes, ni de baisser le prix de l’énergie, ni de réduire le coût du travail, ni de protéger les salariés, ni de lutter – ce problème, pourtant majeur, a été très peu évoqué – contre les importations massives à prix artificiellement bas en […]
La parole est à M. Sylvain Berrios.
Le groupe Horizons & indépendants votera naturellement contre la nationalisation d’ArcelorMittal. Les débats ont révélé l’immense duplicité de ceux qui, à ma droite, prétendent vouloir défendre la sidérurgie française et ses salariés, mais n’osent pas voter avec ceux qui, à ma gauche, prétendent vouloir défendre la sidérurgie française et ses salariés. En réalité, vous vendez de faux espoirs aux salariés en désirant secrètement en tirer un bénéfice électoral. Vous savez très bien que cette proposition de loi, si elle est votée, ne sera pas appliquée. En outre, vous avez constamment refusé de prendre en considération la dimension européenne de la sidérurgie ; si nous oublions le rôle de l’Europe, nous ne trouverons pas de solutions pour la sidérurgie française ni pour les salariés français.
Votre bilan en la matière est exceptionnel !
Vous promouvez un immense mensonge, car vous considérez au fond l’Assemblée nationale comme un immense théâtre.
C’est cela, oui !
Ceux qui paient la place, ce sont les salariés. J’espère que ceux-là se souviendront de votre immense mascarade. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)
Ils sont dans les tribunes !
La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy.
Le groupe Rassemblement national n’a qu’une seule parole. Marine Le Pen et Jordan Bardella n’ont qu’une seule parole. (Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Où est Marine Le Pen ? On ne l’a pas vue de la journée !
Nous avions promis qu’il y aurait un vote sur la nationalisation d’ArcelorMittal, et il y aura un vote. L’intérêt des salariés et l’intérêt national en matière d’industrie seront entendus. Ne vous en déplaise, l’intérêt de l’industrie française ne dépend pas des caprices des Insoumis ; il n’en a jamais dépendu et n’en dépendra jamais. Aujourd’hui, le groupe Rassemblement national a tenu sa parole envers nos compatriotes.Nous avons fait de votre niche exactement ce que nous voulions en faire. (Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP ainsi que sur plusieurs bancs des groupes SOC et EcoS.) Nous voulions un vote sur le Mercosur, nous en avons eu un. Nous voulions un vote pour défendre les outre-mer, nous en avons eu un à 13 heures. Nous voulions un vote sur Arcelor pour envoyer un message aux ouvriers, nous en aurons un. Quant à vous, vous aurez pleurniché toute la journée, vous […]
Cela suffit ! Personne n’a envie d’entendre votre logorrhée du soir !
Défendre les consommateurs contre les frais bancaires abusifs et les abus du lobby bancaire, vous n’en avez rien à faire : vous avez pourri notre niche !
Calmez-vous !
Les exemples pullulent depuis trois ans. Votre comportement est systématique. Eh bien, voyez la différence entre vous et nous ! Nous vous avons donné une leçon de parlementarisme. Il faut saluer le travail des parlementaires du Rassemblement national et de l’UDR, mobilisés alors que ce n’est pas leur niche. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Oui, mobilisés pour pourrir la niche des autres !
Si nous sommes ainsi mobilisés, c’est parce que nous avons à cœur de défendre l’intérêt des Français. Tous les amendements que nous avons proposés, ne vous en déplaise, faisaient avancer le débat.
Deux minutes, ressenti deux heures !
Vous êtes tombés la tête la première dans tous nos pièges ! (Rires et exclamations prolongées sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Danièle Obono mime une tête qui gonfle.) Vous avez refusé d’écouter nos arguments, de répondre à des questions de fond. Comment produire de l’acier en France ? Vous n’en avez rien à faire. Comment former les ouvriers, les ingénieurs, développer la filière ? Vous n’en avez rien à faire. Comment financer la sidérurgie française ? Vous n’en avez rien à faire. Quelle énergie utiliser pour produire de l’acier ? Vous n’en avez rien à faire. À qui vendre de l’acier français ? Vous n’en avez rien à faire. Vous n’avez répondu à rien. Vous ne savez même pas comment financer la mesure : vous avez proposé un gage. Augmenter de 4 milliards l’accise sur le tabac pour financer la nationalisation de la sidérurgie française, cela n’a aucun sens ! Vous avez refusé […]
Cela faisait longtemps, tiens !
Comment la trahison de l’UMP a-t-elle été possible en 2006 ? Comment un champion européen – Arcelor, première aciérie au monde, qui réalisait 14 milliards de bénéfice –, un groupe en parfaite santé, appartenant à une filière restructurée grâce aux efforts des Français et des corps d’état, a-t-il pu être saccagé ainsi ? Comment a-t-il pu être vendu à Mittal, à des milliardaires indiens qui n’avaient aucune implantation en France ni en Europe ?
Ces milliardaires que vous ne voulez pas taxer !
Trois minutes, ressenti trois heures ! C’est insupportable !
Pourquoi les oligarques français leur ont-ils ouvert ce champion européen et français ? Vous n’avez même pas posé la question à l’UMP. Vous vous fichez de savoir pourquoi les ouvriers français ont été sacrifiés : vous préférez critiquer le Rassemblement national. Vous êtes ridicules.Vous n’avez pas demandé la vérité aux socialistes, qui ont trahi les salariés en 2012, en 2013, en 2014. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations sur quelques bancs du groupe SOC.) Ils s’étaient engagés auprès des salariés d’Arcelor, leur avaient promis droit dans les yeux qu’ils ne fermeraient pas de hauts fourneaux en France. Pendant que François Hollande…
Où est-il, d’ailleurs ?
…allait chercher des viennoiseries en scooter, Emmanuel Macron abandonnait la sidérurgie française à des intérêts étrangers. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.) Vous n’avez pas demandé de comptes aux socialistes ! Vous les avez fait réélire, y compris le premier d’entre eux, François Hollande.Voilà la vérité ! Une niche de La France insoumise n’a d’intérêt pour la France que grâce au Rassemblement national. Eh bien, pleurez ! (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe RN, dont plusieurs se lèvent, ainsi que les députés du groupe UDR applaudissent ce dernier. – Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Calmez-vous !
Il faut sous-titrer M. Tanguy !
La parole est à M. Olivier Fayssat.
La nationalisation d’ArcelorMittal ne répond à aucun des défis réels de la sidérurgie française. Ce texte repose sur une vieille idée séduisante en apparence, mais dangereuse dans les faits, selon laquelle l’État saurait mieux produire, mieux gérer, mieux investir que les industriels eux-mêmes. C’est la tentation d’un État entrepreneur total qui voudrait être à la fois arbitre, actionnaire, gestionnaire et industriel. En réalité, la nationalisation, c’est plus de lourdeur, moins d’innovation et des milliards d’euros investis pour masquer les pertes, sans jamais sauver les emplois.La crise de la sidérurgie française n’est pas une crise française, mais une crise mondiale. La demande européenne a baissé de 30 %, le prix de l’énergie a explosé et la concurrence asiatique est massive. Un changement de propriétaire ne résoudra aucun de ces problèmes. La nationalisation ne fera ni baisser le […]
La parole est à M. Guillaume Kasbarian.
Comme vous le savez, le groupe EPR votera contre cette proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)