Séance du 30 novembre 2021 /// n°78 /// 744 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 15e législature · session Session ordinaire 2021-2022

Séance du 30 novembre 2021 — 78e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Richard Ferrand.

744prises de parole
84orateurs
36points à l'ordre du jour

Verbatim Le compte rendu

Tours 1 à 200 sur 744 — page 1 / 4.

Richard Ferrand president · LaREM #2

La séance est ouverte.

#3

(La séance est ouverte à quinze heures.)

Questions au Gouvernement

Richard Ferrand president · LaREM #6

L’ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.

Naufrage de migrants dans la Manche

La parole est à M. Bertrand Pancher.

« Il faisait encore nuit, et nous avons vu que l’eau entrait dans le canot par l’arrière. Un groupe s’est mis à écoper. […] Nous avons ensuite appelé la police française […] mais ils nous ont dit : "Vous êtes en territoire britannique, nous ne pouvons rien faire." Nous avons ensuite appelé les Britanniques, mais ils ont dit : "Non, appelez les Français" […] C’est à ce moment-là que les gens ont commencé à tomber à l’eau. Donc, pour les sauver, nous nous sommes tenus par la main. […] Le soleil s’était levé, mais nous ne pouvions plus tenir. Les gens ont juste arrêté de se tenir la main, et ils sont tous tombés à l’eau. Ils sont morts. »Ces mots sont ceux de Mohammed Ibrahimzadeh. Ce Kurde de 21 ans est l’un des rares survivants de la tragédie qui a fait au moins vingt-sept morts, mercredi dernier, dans la Manche. Je veux parler ici de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants qui […]

La parole est à Mme la ministre de la transition écologique. Je précise que Mme Barbara Pompili représente cet après-midi le Premier ministre qui, je vous le rappelle, a été déclaré positif à la covid-19. Son temps de parole lorsqu’elle s’exprime à ce titre n’est donc pas limité. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.)

Barbara Pompili ministre de la transition écologique · RE #16

Au nom du Gouvernement, je voudrais d’abord avoir une pensée pour les hommes, les femmes et les enfants qui ont perdu la vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni depuis le nord de la France. On ne peut qu’être profondément touché par ces drames humains, et nous agissons pour qu’ils ne se reproduisent pas.Nous luttons contre les réseaux de passeurs, qui se nourrissent de la misère humaine. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé le renforcement de la surveillance aérienne de la Côte d’Opale, ce qui se traduira notamment, dès cette semaine, par l’engagement d’un avion Frontex et de deux hélicoptères supplémentaires du ministère de l’intérieur. Afin de démanteler ces réseaux, il a aussi été décidé d’accroître le recours à des mécanismes d’enquête européens bilatéraux spécifiques avec certains pays.En outre, ces drames posent la question de la coopération avec notre voisin […]

Blanquer, la semaine dernière, était meilleur…

Voilà bien une réflexion misogyne !

Nouvelle politique agricole commune

La parole est à M. Loïc Prud’homme.

Il y a quelques jours, une politique agricole commune nullissime a été votée au Parlement européen. Elle déroule le tapis rouge à l’agriculture industrielle, et aucune voix de votre délégation LaREM-FNSEA – Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles –, emmenée par Jérémy Decerle, n’a manqué pour la faire adopter, au détriment de nos agriculteurs, des consommateurs et de l’environnement.La déclinaison nationale de cette politique agricole, le plan stratégique national, n’est pas en reste : continuité des aides à l’hectare plutôt qu’à l’actif ; continuité de l’injustice, puisque 80 % des aides profitent à 20 % des agriculteurs ; aucun paiement pour services environnementaux ; enfumage sur les mesures agroécologiques, avec le faux label haute valeur environnementale (HVE).Votre plan stratégique national s’éloigne tellement des objectifs de sauvegarde du climat et de […]

Parce que ce n’est pas le cas aujourd’hui ? Ce n’est pas très sympa pour nos agriculteurs !

Il nous faut un nouveau pacte social entre les Français et leurs agriculteurs. Nous proposons, avec Jean-Luc Mélenchon, la création d’un ministère de la production alimentaire. Monsieur le ministre, que proposez-vous aux Français et au monde agricole, à part la disparition de la moitié des agriculteurs d’ici dix ans, à part des traités de libre-échange, à part le silence imposé au Parlement ? (Applaudissements sur les bancs du groupe FI.)

La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement.

Gabriel Attal secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement · EPR #36

Je vous prie tout d’abord d’excuser l’absence de mon collègue Julien Denormandie, qui se trouve aux côtés des viticulteurs, puisqu’ils ont connu une année noire en raison des épisodes de gel. Cette présence à leur chevet est attendue.Puisque vous évoquez la politique agricole commune, j’aurais aimé vous entendre vous réjouir que nous ayons obtenu pour nos agriculteurs une PAC à budget constant, ce que nous devons à la mobilisation du Président de la République, du Gouvernement, de cette majorité. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)J’aurais aimé vous entendre dire une chose claire, et que nos concitoyens voient tous les jours : s’il y a un secteur économique qui est engagé dans la transition écologique, c’est bien l’agriculture de notre pays. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM. – Protestations sur les bancs du groupe FI.) Vous en venez à nier tous les […]

Eh oui !

Gabriel Attal secrétaire d’État · EPR #41

La réalité, c’est que nous avons réduit l’usage des pesticides et des produits phytosanitaires de 93 % depuis le début du quinquennat. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.) Voilà la réalité !Vous abordez la question de la PAC. Mais si l’on suivait votre logique, si l’on suivait votre trajectoire, on aboutirait – cela a été examiné notamment par la Commission européenne – à une baisse de 13 % de la production en France et à une augmentation des importations de 20 %. Les deux tiers de nos réductions d’émissions de gaz à effet de serre seraient compensés par les importations. (Protestations sur les bancs du groupe FI.) Voilà la réalité de ce que vous proposez, et ce n’est pas ce que nous voulons pour nos agriculteurs.Oui, dans la déclinaison nationale de la PAC, nous augmentons de 30 % les budgets dédiés au bio dans notre pays. Voilà la réalité de l’action du Gouvernement […]

Gestion des flux migratoires à Calais

La parole est à Mme Marguerite Deprez-Audebert.

Monsieur le ministre de l’intérieur, le 24 novembre, vingt-sept migrants se sont noyés en tentant de traverser la Manche depuis le Pas-de-Calais. Ce drame terrible nous appelle à agir. Comme l’a souligné le président Macron, « la France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière ». Les vies des migrants, la dignité de la République et de l’Union européenne sont en jeu. Une solution européenne doit être trouvée, avec pour objectif d’assurer un accueil digne pour les demandeurs d’asile, d’accélérer le traitement des demandes, de mieux protéger nos frontières.La réunion de Calais marque une première étape.Bien sûr, la France ne doit pas renoncer à tenir ses frontières, comme l’ensemble de ses partenaires européens. Toutefois, cette solution doit associer nos voisins britanniques. Or les questions migratoires ne font pas partie des accords post-Brexit conclus avec Londres. Si les […]

La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

Gérald Darmanin ministre de l’intérieur · EPR #52

Tout le monde a évidemment été étreint par l’émotion lorsque nous avons constaté les vingt-sept décès dans la Manche : des femmes enceintes, trois enfants… Ces gens qui fuyaient la misère étaient parfois présents seulement depuis quelques heures ou quelques jours sur le territoire national. L’un des deux survivants, ce citoyen irakien qui a été cité par M. Pancher, était en France depuis six jours à peine ; quinze jours plus tôt, il avait passé la frontière biélorusse. Les migrations sont un phénomène ancien, mais il y a des flux nouveaux ; ce qui se passe en Syrie, en Afghanistan, en Biélorussie, a des répercussions sur les côtes calaisiennes, et au-delà dans le monde entier.Le sujet est donc complexe et nous devons le régler en luttant contre les passeurs, mais aussi, vous l’avez dit, en travaillant avec nos amis britanniques.Ce que réclame le Gouvernement, c’est l’égalité de travail […]

Ordre public dans les outre-mer

La parole est à M. Julien Aubert.

Ma question s’adresse au Premier ministre. Une crise violente traverse les Antilles, notamment la Guadeloupe, après que vous avez décidé de suspendre 1 400 soignants qui ont refusé de se soumettre à l’obligation vaccinale. Je veux ici rendre hommage aux policiers et aux journalistes qui ont été pris pour cibles dans cette révolte qui est devenue une rébellion.Nous savons que la Guadeloupe rencontre des problèmes structurels aussi bien en ce qui concerne l’alimentation en eau potable que le pouvoir d’achat ou le chômage, sans compter le scandale du chlordécone qui a touché 90 % de la population adulte.Nous voulons exprimer notre incompréhension de la manière dont a été gérée cette crise. Tout d’abord, le ministre des outre-mer a mis trois semaines à se rendre sur place. Sans doute était-il trop occupé à faire signer une tribune de soutien au Président de la République pour sa réélection. […]

La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

Gérald Darmanin ministre de l’intérieur · EPR #64

Monsieur Aubert, je vous remercie de remercier les policiers et les gendarmes, qui sont présents, nombreux et courageux. La République a fait dépêcher, à la demande du ministre des outre-mer et du Premier ministre, cinq unités de force mobile (UFM), c’est-à-dire ici cinq escadrons de gendarmerie, en Martinique et autant en Guadeloupe.L’ordre républicain est en grande partie rétabli, puisqu’on est passé d’une quarantaine de barrages à quelques-uns seulement.

Le problème, ce n’est pas seulement les barrages, mais le désordre !

Gérald Darmanin ministre · EPR #67

En ce moment même, la police et la gendarmerie achèvent ce travail.Monsieur Aubert, je m’étonne que vous nous reprochiez un manque de fermeté alors que le ministre des solidarités et de la santé a eu le courage de suspendre plus de 1 400 soignants qui ne se sont pas soumis à l’obligation vaccinale, quand certains appelaient de leurs vœux une solution différenciée en outre-mer et en métropole. Certains candidats à l’élection présidentielle pourraient présenter au concours Lépine leurs propositions bizarres ou loufoques. (Protestations sur les bancs du groupe LR.) Ils considèrent ainsi que les Guadeloupéens ne seraient pas capables – en tout cas le seraient moins que les Polynésiens – de gérer certaines compétences, autrement dit d’accéder à l’autonomie. Il ne faut pas confondre l’autonomie et l’indépendance, même si je sais, monsieur Aubert, que ce sont deux notions difficiles à […]

La parole est à M. Julien Aubert.

Monsieur le ministre de l’intérieur se félicite d’avoir rétabli l’ordre alors qu’on rackette les touristes en leur prenant vingt euros pour circuler en Guadeloupe. Je constate, monsieur le ministre, que vous êtes assez mal informé. Nous faisons la différence entre l’autonomie et l’indépendance, mais nous considérons qu’on ne négocie pas avec qui nous met un revolver sur la tempe.Vous appliquez exactement la même stratégie que pour les gilets jaunes : au Parlement, vous n’écoutez personne ; ensuite vous répondez par la répression ; puis vous lâchez du lest budgétaire ; vous terminez avec un grand bric-à-brac institutionnel ! Encore de l’enfumage ! Encore du « en même temps » ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

Nous ne sommes pas au congrès LR !

La parole est à M. le ministre.

Gérald Darmanin ministre · EPR #75

Monsieur le ministre Sébastien Lecornu n’a justement pas voulu discuter avec des « représentants » de l’intersyndicale parce qu’ils avaient refusé de condamner les violences contre les policiers ; l’entretien a duré dix minutes (Exclamations sur les bancs du groupe LR), ce qui montre la fermeté de l’État. (Rires sur les bancs du groupe LR.) Durant les semaines qui viennent, je vous recommande de mettre la même énergie à attaquer M. Zemmour et Mme Le Pen que celle que vous employez à attaquer le Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.) Je vous propose, monsieur Aubert, quand la vidéo absolument ignoble de M. Zemmour est diffusée, de ne pas courir les plateaux pour vous féliciter du travail que vous aurez à faire avec lui, mais de rester dans l’arc républicain. C’est ainsi qu’on pourra rassembler la famille gaulliste ! (Applaudissements sur les bancs du groupe […]

C’est nous qui sommes fidèles à cette tradition !

Situation sanitaire

La parole est à Mme Cécile Delpirou, et à elle seule !

Ma question s’adresse au ministre des solidarités et de la santé. Monsieur le ministre, alors que la France fait face à une accélération de l’épidémie de covid-19, le monde s’inquiète du nouveau variant venu d’Afrique australe, baptisé « omicron ». Ce variant, qui semble plus contagieux, circule déjà en Europe et en France, malgré la décision prise de fermer les frontières aux voyageurs provenant de cette région. Il fait peser un risque supplémentaire sur l’évolution de cette épidémie qui s’accélère déjà depuis quelques semaines.Le Gouvernement a annoncé la semaine dernière de nouvelles mesures pour contrer la progression du covid, parmi lesquelles l’extension à tous les adultes de la dose de rappel vaccinal. Le Conseil scientifique a souligné que ces mesures, que je salue au nom de la majorité, étaient « extrêmement utiles » pour freiner l’épidémie et la diffusion du nouveau variant. […]

La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.

Et de la condescendance !

Olivier Véran ministre des solidarités et de la santé · RE #86

Madame Delpirou, je vous remercie pour votre question sur la situation épidémique et sur les moyens de lutter contre cette cinquième vague qui atteint notre pays, comme elle frappe le continent européen dans son ensemble et même outre-Atlantique.Je serai tout à fait franc avec vous : sur le front de l’épidémie, la situation s’aggrave. Santé publique France publiera aujourd’hui, comme chaque jour, le nombre de contaminations de la veille : nous déplorons 47 000 contaminations au cours des vingt-quatre dernières heures, ce qui continue de marquer une augmentation de la diffusion du virus sur le territoire national. Il se diffuse sur tout le territoire national ; le nombre de contaminations par jour dépasse 30 000 et pourrait être, si l’on suit cette dynamique de + 60 % par semaine, supérieur au pic de la troisième vague d’ici à la fin de la semaine. Voilà quelle est la situation […]

Situation dans les outre-mer

La parole est à M. Fabien Roussel.

Ma question s’adressait au Premier ministre, à qui je souhaite un bon rétablissement. Le sénateur Fabien Gay et moi revenons de Guyane et de Guadeloupe, où nous avons entendu une colère que votre gouvernement ne veut pas reconnaître. Encore hier, au lieu d’écouter les représentants, votre ministre a fait le choix de poser un ultimatum, suscitant une colère unanime, de sorte que tous les élus de Guadeloupe ont refusé d’aller à sa rencontre !Il ne s’agit pas, pour qui que ce soit, de cautionner les pillages ou les violences, mais d’écouter les habitants, de les respecter.En 1967, face à une grande grève des salariés guadeloupéens pour la hausse des salaires, le patron des patrons leur avait répondu : « Quand les nègres auront faim, ils retourneront au travail. » Cette phrase résonne encore dans les têtes, dans celles des soignantes et des pompiers qui sont suspendus, sans salaire, sans […]

La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

Et de la rébellion !

Gérald Darmanin ministre de l’intérieur · EPR #101

Ce serait mentir que de dire que c’est la première fois que la Guadeloupe connaît de telles difficultés. Durant les trente dernières années, à plusieurs reprises, la République a vu les outre-mer et singulièrement la Guadeloupe développer une forme de fièvre. Cependant, il existe une grande différence entre la situation guadeloupéenne actuelle et celle que nous avons connue précédemment : la grande majorité des Guadeloupéens ne soutient pas ces mouvements de contestation, ces mouvements de casseurs qui s’en prennent à des policiers et à des gendarmes.Vous qui êtes un républicain, vous dites que personne ne cautionne les violences. Mais le ministre des outre-mer a demandé en préalable à la réunion avec l’intersyndicale la condamnation des violences ayant entraîné soixante blessés chez les policiers et les gendarmes. On a roulé sur un gendarme, qui risque de perdre l’usage de ses deux […]

La parole est à M. Fabien Roussel.

Monsieur le ministre, vous n’avez pas vu les dizaines de milliers de personnes qui ont manifesté le week-end dernier ! Durant l’ensemble de cette législature, le Gouvernement n’a pas été capable d’instituer un seul plan en faveur des outre-mer ! Il n’y a pas eu de loi de programmation pour les outre-mer. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

La parole est à M. le ministre.

Gérald Darmanin ministre · EPR #109

Il est vrai que les outre-mer connaissent des difficultés particulières qui concernent la vie chère, les problèmes d’approvisionnement, l’avenir des enfants et leur vie professionnelle. Tout le monde le reconnaît.Monsieur Roussel, nous vous tendons une main fraternelle, comme à tous les républicains, pour travailler ensemble. Cela vaut pour chacun des membres de cette assemblée. Mais nous posons une seule condition : que les policiers, les gendarmes, les soignants soient respectés en tant qu’agents de l’État ; que les journalistes soient également respectés. Ce préalable est indispensable à l’action de tout gouvernement et à la garantie de toutes les libertés. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

Vous ne comprenez rien aux outre-mer !

Situation des migrants à Calais

La parole est à M. Alain David.

Monsieur le ministre de l’intérieur, vingt-sept personnes au moins ont péri dans le naufrage de l’esquif qui devait les mener en Angleterre. La Manche est d’ores et déjà un cimetière. Le sort de ces hommes, de ces femmes et de ses enfants appelle une réponse du Gouvernement. Au-delà même de ces drames maritimes, leurs conditions de survie dans des camps de fortune, où ils sont exposés au froid, à la faim et aux violences de toutes sortes, sont indignes.Il faut d’urgence démanteler les camps sauvages qui se constituent dans les environs de Calais et traiter les dossiers de ces postulants à l’asile qui peuvent représenter une richesse pour la société française.Il est également indispensable de lutter contre les passeurs qui font commerce de la détresse humaine et exposent ces familles à des périls mortels. Pourtant, cette action répressive contre les trafiquants d’êtres humains est […]

La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

Gérald Darmanin ministre de l’intérieur · EPR #120

Nous partageons l’émotion, la détresse et parfois même la colère devant ces drames humains qui ont lieu en mer, comme le 24 novembre, mais aussi sur terre : vous avez raison de le rappeler.Notre travail s’inscrit dans la continuité de celui accompli par le gouvernement précédent. Je rappelle à cet égard que c’est le ministre courageux qu’était Bernard Cazeneuve qui a permis, en grande partie, de régler ce problème.

Bravo !

Gérald Darmanin ministre · EPR #123

Nous avons poursuivi cette action, étant donné qu’il y a aujourd’hui quinze fois moins de migrants à Calais, à Dunkerque et à Grande-Synthe qu’il y a cinq ans.S’agissant des accords du Touquet, qui sont parfois dénoncés, il a fallu le courage de Nicolas Sarkozy et d’un maire communiste, à la suite des problèmes liés au centre de Sangatte, pour les négocier. Mais ils n’ont rien à voir avec la situation dans laquelle nous sommes et les évoquer à cor et à cri ne résoudra pas le problème.Les accords du Touquet sont le fruit d’une négociation dans les domaines de l’immigration légale et du tourisme et ont été conclus à un moment où les migrants se rendaient au Royaume-Uni par le tunnel et par le port. Désormais, nous ne trouvons quasiment plus aucun migrant dans ces deux lieux ;…

Ce n’est pas grâce à vous !

Gérald Darmanin ministre · EPR #127

…c’est pourquoi ils montent sur des small boats. Vous pourrez donc renégocier ces accords tant que vous voulez, cela ne changera rien à l’affaire : le migrant qui se trouve sur la côte, à Bray-Dunes, à Dunkerque ou à Calais ne s’informe pas de l’accord international permettant aux touristes de prendre l’Eurostar ou le tunnel avant de traverser la Manche !Comme l’a dit le Président de la République, c’est d’une négociation en vue d’un accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni dont nous avons besoin. Nous regrettons, je tiens à le redire, que personne n’y ait pensé lors de la négociation du Brexit. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)

Traité du Quirinal

La parole est à M. Christophe Di Pompeo.

Monsieur le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, la semaine dernière, le Président de la République s’est rendu à Rome pour signer le Traité de coopération bilatérale entre la France et l’Italie, appelé traité du Quirinal.Hier, le président de notre assemblée signait avec le président de la Chambre des députés de la République italienne, M. Roberto Fico, un accord de coopération entre nos deux parlements, autre signe de la vitalité de nos échanges.Depuis longtemps déjà, l’Italie et la France ont été à l’initiative des plus grandes réalisations européennes, en tant que membres fondateurs de l’Union européenne, du Marché commun, de l’euro et de l’accord de Schengen.Face à la crise, nous avons démontré la force de nos relations par l’instauration, en concertation avec les autres États membres, du plan de relance européen.Lors de son allocation de […]

La parole est à M. le secrétaire d’État chargé du tourisme, des Français de l’étranger et de la francophonie.

Jean-Baptiste Lemoyne secrétaire d’État chargé du tourisme, des Français de l’étranger et de la francophonie #140

Merci beaucoup pour votre question, vous qui êtes aussi président du groupe d’amitié France-Italie de l’Assemblée nationale : je tiens à saluer cette démocratie parlementaire active, qui nourrit la coopération bilatérale.Le traité du Quirinal est l’aboutissement d’une démarche initiée en 2017, lors du sommet de Lyon, et qui s’est poursuivie en 2019, avec le sommet de Chambord. Son objet est simple : enfin créer une sorte de réflexe franco-italien pour travailler au renforcement de la construction européenne et agir à tous les niveaux sur le plan bilatéral.Ce réflexe franco-italien se décline en onze chapitres très denses. S’agissant de la jeunesse, par exemple, le traité crée un service civique franco-italien ainsi qu’un campus franco-italien des métiers, et prévoit le renforcement de l’apprentissage de nos langues respectives. Dans ce domaine, vous le savez, l’apprentissage du français […]

Gestion des flux migratoires à Calais

La parole est à M. Pierre-Henri Dumont.

Mercredi dernier, vingt-sept personnes ont perdu la vie dans la Manche. Le Calaisis, la France et l’Europe sont endeuillés. Le drame que nous, élus locaux et citoyens de ma circonscription, redoutions s’est produit, malgré les efforts surhumains des forces de l’ordre, des sauveteurs en mer, des pompiers, qui, chaque jour, repoussaient l’échéance fatidique. Nous avons tous une pensée pour les disparus et leurs proches.Il y a trois semaines, ici même, je lançais pourtant un cri d’alerte. Votre ministre déléguée, Marlène Schiappa, préférait alors nier la réalité, me répliquant que « non, l’État ne perd pas le contrôle de la situation à Calais, bien au contraire ». (Exclamations sur les bancs du groupe LR.)À l’image de cette phrase, la réponse de votre Gouvernement à la détresse des migrants et des habitants de Calais est médiocre : une opération de communication sous couvert d’un sommet […]

La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

Gérald Darmanin ministre de l’intérieur · EPR #157

Je ne sais pas exactement à quelle prise de parole des élus du Calaisis vous faites allusion, parce que Mme la maire de Calais s’est publiquement déclarée très satisfaite de la réunion de dimanche et chacun sait qu’elle combat ce Gouvernement. Il me semble qu’elle a pris des positions courageuses, elle qui gère tous les jours, depuis bien longtemps, la situation à Calais.Elle a d’ailleurs pu s’exprimer pour la première fois lors d’un sommet international consacré à ce sujet, en l’occurrence devant l’ensemble des ministres européens de l’intérieur concernés et la Commission européenne. Elle a reçu des mots de soutien de sa population, fait part de propositions et salué le travail accompli par le Gouvernement pour essayer de résoudre ce problème vieux de plus de vingt ans.En revanche, je n’ai pas tellement entendu vos propositions à vous, monsieur le député. (Exclamations sur les bancs du […]

Il faut écouter Xavier Bertrand !

Violences intrafamiliales

La parole est à Mme Aina Kuric.

Aina Kuric Agir ens #165

Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports et j’y associe ma collègue Alexandra Louis.Un Français sur dix aurait été victime de violences sexuelles par un membre de sa famille dans son enfance. Ce chiffre glaçant pourrait même être sous-estimé, tant la libération de la parole des victimes est difficile dans les cas d’inceste. À la violence de l’agression s’ajoute en effet la souffrance d’avoir été la victime d’un père, d’une mère, d’un oncle ou d’un frère ; la victime d’un membre de la cellule familiale, pourtant censée nous aimer et nous protéger. Le tabou est universel, l’omerta presque naturelle. Aucune région, aucun département, aucune ville, aucune catégorie sociale n’est épargnée.Parce que le temps est une variable déterminante dans la reconstruction des victimes, la détection se doit d’être la plus précoce possible. L’école a […]

La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

Jean-Michel Blanquer ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports #171

Vous avez raison, ce sujet est l’un des plus dramatiques qui soit, l’un des plus traumatiques, et probablement l’un de ceux les plus fréquemment passés sous silence, pour les raisons que vous avez rappelées. Ainsi, sur la base du travail mené par Adrien Taquet pour aboutir à des propositions concrètes et par Marlène Schiappa lors du Grenelle des violences conjugales, nous avons évidemment cherché à aller de l’avant.Les propositions issues du Grenelle concernent l’éducation dans la mesure où, vous l’avez dit, il faut à la fois de la prévention et de la formation. La prévention suppose de la coopération entre tous les acteurs et, à cet égard, nous avons commencé dans le département de la Somme une expérimentation qui associe à la fois le conseil départemental, le parquet et l’éducation nationale, dans l’optique de favoriser l’échange d’informations et de prévenir les violences. Cette […]

Dépistage du covid-19 à l’école

La parole est à M. Patrick Hetzel.

Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale et j’y associe mon collègue Maxime Minot.À la rentrée, vous nous aviez annoncé que 600 000 tests salivaires seraient réalisés chaque semaine dans les écoles maternelles et primaires. Je vous avais alors interrogé sur votre stratégie, que vous qualifiiez d’ambitieuse, alors que je la considérais largement insuffisante.Hélas, trois mois plus tard, les faits nous donnent raison. Vous n’avez jamais réussi à dépasser les 142 000 tests par semaine, ce qui est très insuffisant pour une population scolaire de plusieurs millions d’élèves. Les parents, les élèves et les enseignants ont assisté à une certaine cacophonie dans vos annonces et tout cela est source de méfiance.Aujourd’hui, il faut le dire, votre politique de tests covid à l’école est un véritable fiasco. Le flou de votre discours et surtout de vos actes, dans la gestion […]

Bravo !

Cette mesure, préconisée par le Conseil scientifique, permettrait de freiner la dynamique épidémique et aurait le mérite de mieux protéger toute la population française. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

Jean-Michel Blanquer ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports #186

Si l’on faisait un florilège de vos interventions sur l’épidémie, cela n’aboutirait pas vraiment à une leçon de civisme (Protestations véhémentes sur les bancs du groupe LR)…

Il a raison !

…et nous ne manquerons pas de le faire, le moment venu. Un Huron qui vous écouterait aurait du mal à comprendre que notre pays est internationalement salué comme celui qui a le plus maintenu ses écoles ouvertes – j’étais, hier encore, à Bruxelles, et je peux vous dire que la gestion française n’est pas jugée mauvaise, loin s’en faut.Vous voulez faire passer l’adaptation pour de la complexité, tout comme vous le faisiez déjà en juillet, lors de vos précédentes interventions…

Justement !

Vous vous alarmiez au sujet de la vaccination, disiez que nous n’étions pas prêts… mais en réalité vous vous en réjouissiez, parce que c’est comme ça que vous concevez votre travail d’opposants. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM. – Vives protestations sur les bancs du groupe LR.) La réalité, c’est que plus de 90 % des professeurs sont aujourd’hui vaccinés, ainsi que plus des trois quarts des élèves âgés de plus de 12 ans : nous sommes en la matière l’un des meilleurs pays d’Europe.Cela explique qu’il n’y ait plus de problème dans l’enseignement secondaire. Pour ce qui est de l’enseignement primaire, l’expérimentation engagée depuis le début du mois d’octobre s’avère en partie concluante et nous a conduits à retenir la solution que nous avons adoptée, laquelle, d’après mes informations, satisfait autant les parents d’élèves que les professeurs.

Allez voir les enfants, allez voir les étudiants : vous verrez s’il n’y a plus de problème !

Le but est de fermer le moins d’écoles possible : essayons donc, s’il vous plaît, de viser l’intérêt général plutôt que de se perdre en vaines polémiques sur une question dont la gestion est par ailleurs saluée ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

La parole est à M. Patrick Hetzel.

Monsieur le ministre, votre niveau d’autosatisfaction est incroyable ! Allez sur le terrain, regardez ce qui s’y passe ! Et, au lieu de chercher à décrédibiliser vos opposants, qui posent des questions légitimes (Applaudissements sur les bancs du groupe LR), répondez aux questions que nous vous posons. Ce sont nos élèves, leurs familles et leurs enseignants qui sont concernés, toute la population française : vous ne leur répondez pas, ce qui est scandaleux ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

La parole est à M. le ministre.

Je vous réponds sans difficulté mais, si vous savez lire, vous avez toutes les réponses. (Protestations sur les bancs du groupe LR.) Premièrement, il y a largement de quoi tester tous les enfants de France aujourd’hui ; ils sont environ 180 000 à être testés chaque semaine, et nous sommes capables d’en tester plus de 3 millions. C’est la solution la plus efficace pour maintenir les écoles ouvertes. Si vous souhaitez plus de détails, tout se trouve sur le site du ministère mais, en réalité, ce ne sont pas des réponses que vous cherchez, mais la polémique ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)

Avenir de l’élevage

La parole est à M. Thierry Benoit.

Bien que le ministre de l’agriculture soit excusé, je souhaite relayer auprès du Gouvernement la préoccupation de nombre de responsables professionnels agricoles au sujet de l’avenir des filières de l’élevage en France. Dans toutes les régions, les agriculteurs, notamment les éleveurs, nous interpellent. En Bretagne, André Sergent, le président de la chambre régionale d’agriculture a adressé une lettre ouverte au ministre : il s’inquiète de ce que, rien que dans les quatre départements de la Bretagne administrative, on ait perdu en un an 62 000 bovins, soit un peu moins de 3 % des effectifs.Cette diminution concerne aussi bien les autres filières, comme la filière porcine ou la filière volaille, et l’inquiétude ne cesse de grandir.Être éleveur dans notre pays, c’est être mobilisé trois cent soixante-cinq jours par an, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. (Applaudissements les bancs du […]

La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement.

Gabriel Attal secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement · EPR #206

Merci pour l’hommage que vous avez rendu à nos éleveurs, à qui l’on doit notre souveraineté agricole et grâce à l’engagement quotidien desquels les Français peuvent se nourrir.Vous le faites dans un contexte où, en effet, leurs inquiétudes sont vives quant à la pérennité de leur filière et quant à leur avenir. Nous partageons votre diagnostic, notamment pour la Bretagne, qui concentre un grand nombre des problèmes que le Gouvernement s’est attelé à résoudre depuis plusieurs mois, qu’il s’agisse du renouvellement des générations, de la rémunération ou encore du financement des changements rendus nécessaires par les attentes des consommateurs en matière de bien-être animal ou d’environnement.C’est d’autant plus difficile que le contexte est compliqué. Les charges de nos exploitations agricoles sont en train de flamber et on assiste à un effet ciseaux entre la hausse des prix des intrants […]

Ça changera d’EGALIM 1 !

Gabriel Attal secrétaire d’État · EPR #214

…comptez sur nous, surtout, pour être toujours au côté de nos éleveurs. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)

Débat public sur le nucléaire

La parole est à Mme Émilie Cariou.

Que l’on soit pour ou contre l’énergie nucléaire, cette dernière fait encore partie intégrante du mix énergétique français pour les années à venir. Les choix dans ce domaine sont cruciaux, tant pour les finances publiques que pour la sûreté et la souveraineté énergétiques.Si nos centrales nucléaires permettent de produire de l’électricité en grande partie décarbonée de manière continue, elles posent un défi majeur : la gestion de déchets hautement radioactifs.À ce jour, la production du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR), dont je suis chargée, avec le sénateur Bruno Sido, de rédiger le rapport d’évaluation parlementaire, a plus de deux ans de retard. Le Gouvernement a non seulement violé la loi en prolongeant ses délais de remise, mais il entrave de facto le travail de la mission de contrôle du Parlement sur la stratégie gouvernementale en matière […]

La parole est à Mme la ministre de la transition écologique, représentant M. le Premier ministre.

Barbara Pompili ministre de la transition écologique · RE #226

Je pense comme vous que des enjeux aussi importants que l’avenir de notre politique énergétique doivent être débattus publiquement, en dehors du Parlement mais aussi dans vos hémicycles, et c’est pourquoi je suis heureuse que, grâce au travail collectif des députés, une nouvelle loi sur la transition énergétique doive être votée en 2023 et déclinée ensuite dans une programmation pluriannuelle de l’énergie. Cela marque déjà une grande avancée démocratique.Mais pour pouvoir avoir un débat serein, il faut le poser sur des bases saines. C’est pourquoi le Gouvernement – j’y avais beaucoup insisté lorsque j’étais députée – a demandé à Réseau de transport d’électricité (RTE) un rapport permettant d’envisager différents scénarios. Nous avons ainsi sur la table six scénarios…

Vous vous asseyez dessus !

Barbara Pompili ministre · RE #229

…qui doivent nous permettre d’atteindre la neutralité carbone en 2050 et ont chacun des avantages et des inconvénients, y compris en termes financiers – une analyse financière des enjeux du nucléaire doit d’ailleurs être bientôt diffusée très bientôt pour enrichir le débat.Ces scénarios doivent être débattus. Ils le seront dans le cadre de la préparation de la future loi mais aussi dans le cadre de la stratégie française pour l’énergie et le climat, qui fait l’objet, depuis le 2 novembre, d’une consultation ouverte à tous les citoyens.En ce qui concerne la question des déchets, le PNGMDR a fait l’objet, la semaine dernière, d’un avis public de l’Autorité environnementale. Un nouveau programme de construction de centrales aura nécessairement des répercussions sur les déchets de haute activité à vie longue, et cela, comme tout le reste, devra faire partie du débat.

Réforme de l’assurance chômage

La parole est à M. Dominique Da Silva.

Le travail est, depuis 2017, le fil rouge de notre action et sa boussole, pour que le travail paie toujours davantage que l’inactivité et permette de vivre dignement.Pour cela, une nouvelle étape de la réforme de l’assurance chômage s’engage dès demain. À partir du 1er décembre, il faudra avoir travaillé au moins six mois dans les deux dernières années pour pouvoir être indemnisé, contre quatre mois aujourd’hui.

C’est une honte !

Pour les salaires mensuels supérieurs à 4 500 euros brut, pour des publics en plein emploi, l’allocation chômage deviendra dégressive au bout du septième mois d’indemnisation, au lieu du neuvième mois actuellement.

On est chez les Luxembourgeois !

Cette réforme est aujourd’hui possible, car l’action que nous menons depuis 2017 porte ses fruits. Notre stratégie nous a non seulement permis de résister à la crise mais aussi de mieux rebondir : notre croissance, dynamique, supérieure à 6 %, place la France en tête des grandes économies européennes. Nous obtenons des résultats spectaculaires, avec 1 million d’emplois créés depuis 2017.

Il réécrit l’histoire !

Un effort spécifique a été fait en faveur de la jeunesse : grâce au plan « 1 jeune, 1 solution », 3 millions de jeunes ont trouvé une formation, et le taux de chômage est au plus bas depuis quinze ans, y compris chez les moins de 25 ans.Enfin, la hausse de la formation en faveur des demandeurs d’emploi, qui a augmenté de 15 % en deux ans est largement due à la hausse de l’usage du compte personnel de formation (CPF), consécutive à l’ouverture, fin 2019, du parcours d’achat direct, qui permet de mobiliser directement et plus facilement le CPF.

Allo ? Allo ? Où est la question ?

Aussi, madame la ministre, dans le contexte de difficultés de recrutement que nous connaissons partout, et au-delà de cette réforme indispensable, pouvez-vous nous dire si les formations plébiscitées convergent bien vers les besoins exprimés sur le marché de l’emploi ?

La parole est à Mme la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion.

Que peut-elle ajouter : il a tout dit ! (Sourires sur les bancs GDR.)

Élisabeth Borne ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion · EPR #247

En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en octobre, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a baissé de 113 000 et, au total, de plus de 500 000 sur les six derniers moi.C’est le fruit de la politique de protection des entreprises et des emplois pendant la crise sanitaire, des investissements de France relance et des réformes structurelles visant à encourager l’activité et le travail. La réforme de l’assurance chômage vise en particulier à encourager tous ceux qui le peuvent à travailler davantage. Elle entrera pleinement en vigueur à partir de demain. Désormais, il faudra avoir travaillé six mois sur les vingt-quatre derniers mois pour ouvrir des droits à l’assurance chômage et les allocations pour les demandeurs d’emploi qui gagnaient plus de 4 500 euros brut par mois seront dégressives à partir du septième mois.Avec cette réforme, notre objectif est simple : encourager le […]

C’est pas nouveau !

Élisabeth Borne ministre · EPR #252

Les résultats sont là. Près de six demandeurs d’emploi formés sur dix ont retrouvé un emploi dans les six mois. Vous l’aurez compris, nous sommes déterminés à tout faire pour encourager le travail…

Heureusement !

Élisabeth Borne ministre · EPR #254

…et répondre aux besoins de recrutement des entreprises. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LaREM et Dem.)

Violences contre les forces de l’ordre

La parole est à M. Philippe Benassaya.

Ma question s’adresse à M. le ministre de l’intérieur, mais je ne le vois plus. De nouveau ce week-end, un peu partout en France, les forces de l’ordre ont été attaquées, mettant encore une fois à mal l’autorité de l’État.Les terribles images qui nous arrivent de Paris, de Nice ou des Antilles témoignent d’un phénomène généralisé : dans tous nos territoires, l’ordre républicain est bafoué, l’État défié. Dans mon département des Yvelines, qui, vous en conviendrez, ne passe pas pour l’un des plus dangereux, la situation est similaire. On se souvient malheureusement des policiers assassinés à Magnanville et à Rambouillet. Un peu partout dans mon département, ce ne sont que lancers de pierre, tirs de mortier et cocktails molotov.C’est le lot quotidien des forces de l’ordre qui, chaque jour, risquent leur vie pour assurer la tranquillité de nos concitoyens. Ils méritent notre admiration […]

Très bien !

Ma question est donc simple : quel sens donnez-vous au principe d’autorité de l’État ? Selon vous, faut-il plus et mieux d’État ? Un État plus fort et plus ferme ? Ou moins d’État, en baissant la garde et en promettant, par exemple, l’autonomie aux Antilles ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de la citoyenneté.

Marlène Schiappa ministre déléguée chargée de la citoyenneté #264

Avant de vous répondre, j’aurai une pensée pour le policier sauvagement attaqué dans le 13e arrondissement de Paris, alors même qu’il n’était ni en service ni en tenue. Il est en train de se rétablir ; j’adresse une pensée à ses proches et à ses collègues. (Applaudissements sur de nombreux bancs.)Je vous remercie pour lui. Votre question porte sur la sécurité des policiers, notamment des attaques dont ils font l’objet. Quelques chiffres permettent de constater que les outrages aux dépositaires de l’autorité publique ont diminué au premier semestre de 2021, par rapport à 2020. Toutefois, même s’il ne reste qu’un ou dix de ces outrages, c’est encore un ou dix de trop. Nous voulons bien évidemment les combattre.Depuis 2017, le Gouvernement, le ministère de l’intérieur, mais aussi les parlementaires, ne sont pas restés inactifs. Nous avons d’abord pris des mesures de protection pour […]

Ce n’est pas nouveau, c’était déjà le cas avant 2010 ! C’était même le cas quand M. Cazeneuve était ministre de l’intérieur.

S’il vous plaît !

Marlène Schiappa ministre déléguée #269

Monsieur Benassaya, je vous remercie d’ailleurs de nous en savoir gré dans votre intervention, en soulignant les moyens importants déployés pour la rénovation ou la construction de nouveaux commissariats, partout sur le territoire.Je rappelle en outre que la loi pour une sécurité globale du 25 mai 2021 prévoit des mesures visant à mieux réprimer les atteintes aux personnes dépositaires de l’autorité publique. Elle a été votée ici même ; vous savez donc qu’elle étend les peines pour les embuscades contre les personnes dépositaires de l’autorité publique et les membres de leurs familles. Elle supprime les crédits de réduction de peine automatiques pour les auteurs de violences…

Ce n’est pas la question !

Marlène Schiappa ministre déléguée #272

Si, je réponds à votre question, qui portait sur l’action du Gouvernement. (Exclamations continues sur les bancs du groupe LR.) Enfin, le projet de loi relatif à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure, que nous avons fait voter, prévoit la création d’un délit de violences volontaires contre les forces de sécurité intérieures…

Merci, madame la ministre déléguée.

Marlène Schiappa ministre déléguée #274

…et les membres de leurs familles, ainsi que le durcissement des peines et des mesures conservatoires…

Merci.

Marlène Schiappa ministre déléguée #276

…contre le refus d’obtempérer. Le Gouvernement est mobilisé.

La ministre déléguée n’a pas répondu à la question !

Crise de l’école

La parole est à Mme Michèle Victory.

Monsieur le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, la cinquième vague et l’arrivée d’un nouveau variant suscitent de nouvelles inquiétudes. Conséquence : le protocole sanitaire a encore changé pour les écoles, sans une organisation suffisamment claire ni la fourniture des tests salivaires nécessaires, ce qui complexifie une nouvelle fois le quotidien des familles et des enfants. On a du mal à s’y retrouver.Il ne suffit pas de vouloir maintenir les classes ouvertes, monsieur le ministre, encore faut-il qu’il y ait des enseignants qui veuillent et puissent enseigner ! Dans ce contexte, comment comptez-vous pallier le manque d’enseignants et de remplaçants ? Il ne vous aura pas échappé que la profession est en crise : démissions, burn-out, manque de candidats aux concours, essoufflement des enseignants, même des plus jeunes, conditions de travail dégradées, heures […]

La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

S’il ouvre le placard, on ne sait pas ce qui va en sortir !

Jean-Michel Blanquer ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports #285

Concernant la gestion de la crise sanitaire, je compléterai ma réponse précédente. Le changement est assez clair. Je précise de nouveau qu’un résultat négatif à un test de dépistage du covid sera demandé à chaque famille d’un enfant de l’école primaire, dès lors qu’un cas positif est apparu dans la classe de celui-ci. La semaine dernière, environ 8 500 classes étaient fermées ; nous pensons que ce chiffre diminuera, à la satisfaction générale, tout en testant tous les enfants, en adoptant d’ailleurs une formule similaire à celle suivie dans d’autres pays. Il ne sert à rien de rendre ce protocole plus compliqué qu’il n’est. Bien sûr, il crée une gêne pour tout le monde, car l’épidémie gêne et demande de s’adapter depuis le début ; il n’y a pas lieu de créer des polémiques inutiles à ce sujet. (Exclamations sur les bancs du groupe FI.)Vous m’interrogez également sur l’attractivité du […]

La parole est à Mme Michèle Victory.

Il n’y a pas eu un applaudissement pour le ministre !

Je suis un peu surprise par votre réponse. Quelque 1 648 enseignants ont démissionné durant l’année écoulée, soit 100 de plus qu’en 2020 et 250 de plus qu’en 2018. Pour le nombre d’élèves par enseignant, par exemple, la France est avant-dernière en Europe – il est de 18,8 chez nous, contre 13,3 en moyenne dans l’Union européenne. Il semble donc que vos solutions n’ont pas convaincu. Vos chiffres sont une chose, mais la réalité sur le terrain est tout autre. Même sans être un as des mathématiques, on peut constater la différence entre les deux. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC, GDR et LT ainsi que sur plusieurs bancs du groupe UDI-I.)

La parole est à M. le ministre.

Madame la députée, nous aurons un débat chiffré, cela ne pose aucun problème. La France compte 850 000 professeurs pour 12 millions d’élèves. La question est donc celle de l’amélioration qualitative, qui passe par les douze engagements dont j’ai parlé.Je le répète devant tout le monde : bien sûr qu’il y a des problèmes, auxquels nous devons apporter des solutions, mais les discours que nous tenons comptent également. Il ne sert à rien de tenir des discours misérabilistes. (Protestations sur les bancs des groupes SOC, GDR et LT.) Il faut aller de l’avant ; c’est ce que nous faisons ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)

Nouveaux contrats de ville

La parole est à M. Mohamed Laqhila.

Madame la ministre déléguée chargée de la ville, les contrats de ville permettent d’embrasser l’ensemble des politiques publiques – à la fois économiques, sociales, environnementales, éducatives et culturelles – et d’accorder chaque année aux acteurs plus de 400 millions d’euros, en plus des autres soutiens financiers.L’année 2023 constituera une échéance pour le renouvellement de ces outils indispensables au développement et à la cohésion des territoires. Je crois savoir que M. le Premier ministre a décidé de prolonger les contrats de ville au-delà de 2022, pour laisser un temps à l’évaluation et à la réflexion concernant l’élaboration des nouveaux contrats. C’est une réponse forte à une demande exprimée par nombre d’élus locaux.Madame la ministre déléguée, vous avez lancé hier une Commission nationale de réflexion sur la nouvelle génération des contrats de ville, que vous présidez et […]

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de la ville.

Nadia Hai ministre déléguée chargée de la ville · RE #302

Vous l’avez rappelé, les contrats de ville arrivent à échéance à la fin de l’année 2022. Nous espérons repousser cette échéance à 2023 au cours de la navette parlementaire du projet de loi de finances (PLF), pour mener à bien les travaux de réflexion sur la nouvelle génération des contrats de ville.À l’heure où les habitants des quartiers reçoivent des messages stigmatisants, insultants,…

De la part de qui ?

Nadia Hai ministre déléguée · RE #305

…nous préférons, pour notre part, agir pour leur bien-être, en étudiant l’avenir de l’intervention permise par les contrats de ville. Certains veulent raser ces quartiers ; d’autres veulent y envoyer l’armée.Nous réfléchissons aussi à la meilleure façon d’intervenir dans les territoires avec les élus et aux manières de rendre plus efficace et plus agile la politique de la ville.

Nadia Hai ministre déléguée · RE #308

La commission, composée d’élus locaux, de parlementaires, d’associations, d’acteurs économiques et de bailleurs sociaux, sera amenée à étudier ces questions. Nous réfléchirons également aux nouveaux modes d’intervention, en tenant compte des enjeux du XXIe siècle, tels que la transition écologique, l’emploi des jeunes, la transformation urbaine, la participation citoyenne ou encore la sécurité des résidents. Nous souhaitons aller plus loin dans la différenciation, en tenant compte des spécificités de chaque territoire et réfléchir sur le niveau de contractualisation : les échelons intercommunal et communal doivent-ils être maintenus, ou faut-il davantage s’adapter aux territoires ?Nous souhaitons en outre réfléchir à la meilleure manière de mobiliser l’ensemble des partenaires, les régions, les départements, les bailleurs sociaux, les CAF – les caisses d’allocations familiales – et tous […]

Crise des hôpitaux

La parole est à M. Pierre Vatin.

Merci au député du groupe Les Républicains, Jean-Pierre Door, d’avoir tiré une nouvelle fois la sonnette d’alarme : hier, lors de la lecture définitive du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022, il a alerté sur l’incapacité du Ségur de la santé à endiguer la crise de l’hôpital public. Merci, monsieur le député ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, la cinquième vague du covid est là. Le variant omicron arrive en France ; les hôpitaux sont en tension, et certains d’entre eux ont activé le plan blanc. Les médecins sont éprouvés, les blocs opératoires soumis à un rythme effréné auquel les personnels soignants ont du mal à faire face. Le Ségur de la santé et la loi du 24 juillet 2019 mettant en œuvre la stratégie Ma santé 2022 sont de beaux habillages.Nous, députés Les Républicains, qui écoutons le terrain […]

C’est la réalité !

Les patients sont dans l’inquiétude, le personnel est découragé et le Ségur de la santé n’y change rien. Monsieur le ministre, puisque vous rejetez toutes les propositions des Républicains, quelles actions comptez-vous entreprendre pour rendre de nouveau l’hôpital attractif aux yeux des salariés ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.

Et du haussement de sourcils !

Olivier Véran ministre des solidarités et de la santé · RE #320

La droite française a bien changé. J’ai connu la droite française qui voulait moins de fonctionnaires, qui coupait les budgets des hôpitaux et qui considérait que la sécurité sociale était un puits sans fond. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM. – Exclamations sur les bancs des groupes LR et GDR.) J’ai connu une droite française qui, il y a encore vingt-quatre heures, n’a pas voté le budget de la sécurité sociale, considérant qu’il proposait trop de dépenses. Il n’est jamais trop tard pour changer, mais je suis assez peu crédule : je croirai au changement quand je le verrai, et je pense que je n’aurai pas l’occasion de le voir dans les prochaines années. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.)

Vous n’en savez rien ! On verra les résultats aux élections !

Ne vous interpellez pas ainsi. Continuez, monsieur le ministre.

Il n’a rien à dire !

Olivier Véran ministre · RE #324

J’ai l’habitude, monsieur le président. Le Ségur de la santé, ce sont 10 milliards d’euros de hausses de salaires. Quel est le bilan de la droite française ces vingt dernières années en matière de hausses de salaires à l’hôpital ? Zéro. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM. – Exclamations continues sur les bancs du groupe LR.)

On n’était pas au pouvoir !

Olivier Véran ministre · RE #326

Le Ségur de la santé, c’est 19 milliards d’euros pour rattraper l’incurie des politiques menées pendant des années, si ce n’est des décennies, en matière d’investissement à l’hôpital pour la modernisation et la reconstruction des hôpitaux.

Et Marisol Touraine que vous souteniez, elle faisait quoi ?

En 2012, où étiez-vous ?

Olivier Véran ministre · RE #329

Quel est votre bilan ? Il y a eu le plan hôpital en 2008 : il était quatre fois inférieur au Ségur de l’investissement que nous présentons aujourd’hui.Personne ne dit que la situation est simple. Personne ne nie les tensions qui peuvent exister, ni la fatigue des soignants qui se battent. Mais savez-vous ce que nous disent les soignants ? Ils nous disent : « Croyez en nous, aidez-nous, soutenez-nous. » Ils n’ont pas envie de discours qui pointent du doigt un hôpital défaillant, car l’hôpital, chaque fois qu’il a fallu tenir, a tenu. Quand il a fallu multiplier par deux, par trois ou par cinq le nombre de lits de réanimation, au moment où, ici même, les députés de votre groupe disaient que l’hôpital allait craquer, l’hôpital vous a donné tort. Monsieur le député, l’hôpital continuera de vous donner tort, et nous continuerons de le soutenir. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe […]

Arrêtez de crier, laissez s’exprimer M. Vatin et M. le ministre !La parole est à M. Pierre Vatin.

Monsieur le ministre, la réalité d’hier n’est pas la réalité d’aujourd’hui…

Exactement !

…et il me semble que cela fait dix ans que vous êtes au pouvoir. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

La parole est à M. le ministre.

Olivier Véran ministre · RE #336

J’ai donc hâte que la primaire des Républicains se termine et de voir la droite française formuler des propositions impliquant plus de dépense publique et plus de fonctionnaires. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM. – M. Pierre Vatin demande la parole.)

Monsieur Vatin, vous n’avez le droit de prendre la parole que deux fois au total, et ce n’est pas plus mal, vu le niveau d’excitation ambiant.

Hommage à Joséphine Baker

La parole est à M. François-Michel Lambert.

Cherbourg, 1925 : la jeune Joséphine Baker, trépignant de joie, s’approche d’un brasero. Elle se sèche, habillée d’un petit manteau de rien du tout. Les visages, les maisons, le ciel, les chiens, les chats, l’accordéon, tout la fait rire. Elle a 19 ans. Elle ne se méfie pas de l’épidémie qui fait des ravages. C’est une jeune femme de couleur, noire.Et voilà Paris. Voir les gens qui s’embrassent dans la rue ; dans le Missouri, ils vont en prison. Le Missouri, terre maudite où l’on pend, lynche et brûle les noirs.Joséphine part pour connaître un monde où des hommes et des femmes, quelle que soit leur couleur, leur sexe, leur quartier, leur dieu, ne se tuent pas. Elle sait se défendre. Quand un journaliste se permet un jugement sur son anatomie, elle répond : « Qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse, c’est une question de zoologie humaine ! » Elle devra attendre encore sept ans pour […]

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances.

Elisabeth Moreno ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances #346

L’hommage que vous rendez à Joséphine Baker est magnifique, et je vous remercie pour cette intervention qui fait résonner dans l’hémicycle les combats de Joséphine Baker.Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Ce soir, Joséphine Baker entrera au Panthéon ; elle y rejoindra notamment Simone Veil, Jean Moulin, Marie Curie, Félix Eboué et Germaine Tillion. Elle sera la sixième femme à intégrer le mausolée des héros républicains.Joséphine Baker avait choisi la France ; aujourd’hui, c’est la France qui la choisit. C’est la France qui rend hommage à la résistante, celle qui a tout risqué pour elle durant la seconde guerre mondiale. C’est la France qui rend hommage à la militante infatigable de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. C’est encore la France qui rend hommage à cette icône de l’émancipation qui a porté haut la flamme de la liberté.La décision du Président de la […]

Lutte contre le sida

La parole est à M. Jean François Mbaye.

Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, le 1er décembre de chaque année, nous célébrons la Journée mondiale de lutte contre le sida. Demain ne sera pas un 1er décembre comme les autres, puisqu’il sera marqué du sceau des quarante ans de l’apparition des premiers cas d’infection par le VIH.En 1981, un bulletin de santé américain relatait les symptômes d’une pathologie alors inconnue du monde médical et scientifique. Deux ans plus tard, les professeurs Françoise Barré-Sinoussi et de Willy Rozenbaum, auxquels je rends hommage aujourd’hui, découvraient ce que nous connaissons depuis sous le nom de virus de l’immunodéficience humaine.Quarante ans après, malheureusement, la lutte continue. Nous sommes engagés dans un combat rude auquel le Gouvernement et la majorité ont pris leur part en déployant des mesures opérationnelles, comme la primo-prescription de la prophylaxie […]

La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.

Olivier Véran ministre des solidarités et de la santé · RE #358

Il est vrai que nous sommes à la veille de la Journée mondiale contre le sida. Vous avez raison de rappeler l’objectif soutenu par la France dans le cadre de l’ONUSIDA, le programme commun des Nations unies sur le VIH-sida, à savoir l’éradication du VIH d’ici à 2030. Seuls 87 % des cas de VIH sont diagnostiqués dans notre pays, dont un tiers à un stade avancé de la maladie. Nous devons donc progresser.Comme vous l’avez souligné, le covid-19 a causé un recul du dépistage. Nous avons immédiatement pris des mesures fortes, comme le renforcement de l’information ou encore l’autorisation de l’accès direct, sans prescription et gratuit à un test VIH dans n’importe quel laboratoire de biologie médicale – mesure que vous avez votée ici. J’ai également rendu la primo-prescription de la PREP, la thérapie permettant de limiter fortement le risque de contamination, accessible en médecine de ville […]

Lutte contre les violences conjugales

La parole est à Mme Frédérique Meunier.

En l’espace de quelques jours, nous devons encore faire face à l’inimaginable : deux femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint. La première, le 27 novembre, a été tuée à coups de couteau par son compagnon, qui venait de sortir de prison sans qu’elle en soit informée après avoir purgé une peine pour des violences conjugales. La seconde, dans la nuit du 28 au 29 novembre, a été tuée à l’arme blanche par son conjoint au sein du domicile du couple.Malgré le Grenelle des violences conjugales lancé par le Gouvernement en 2019, selon les chiffres officiels, les violences conjugales ont augmenté de 10 % en 2020. Malgré la mise à disposition de 1 000 bracelets antirapprochement dans tous les tribunaux judiciaires, seuls 250 conjoints violents ont été condamnés à le porter. Comment pouvons-nous améliorer ce dispositif afin qu’il soit aussi efficace qu’en Espagne, où la violence a […]

Eh oui !

Les procureurs ont demandé, dans une déclaration de juin 2021, la création d’un assistant spécialisé dédié à cette cause. Qu’en est-il de cette requête ? Nous ne pouvons pas accepter que certains faits soient instruits et jugés en trois jours, alors que d’autres traînent en longueur. Il est primordial que les plaintes pour violences intrafamiliales soient instruites et jugées dans les plus brefs délais.À ce jour, il est fait état de 105 féminicides pour l’année 2021. Nous pouvons inverser la tendance tragique à la hausse du nombre de femmes qui meurent en France, victimes de cette violence. Il est nécessaire que toutes les femmes de France se sentent mieux considérées et mieux protégées. Il n’y a pas de fatalité à la violence. La peur doit changer de camp. Pour cela, il faut de la fermeté et de la volonté. En avez-vous ? Combien de décès vous faut-il pour qu’enfin, des mesures […]

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances.

Elisabeth Moreno ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances #370

Les faits à propos desquels vous m’interpellez sont évidemment très graves. Si vous me le permettez, j’aimerais préciser que ce ne sont pas les violences conjugales qui ont augmenté de 10 %, mais les signalements déposés par les victimes.Madame la députée, vous savez que l’engagement de ce gouvernement, aux côtés de la majorité et du Parlement dans son ensemble, est absolument total pour lutter contre les violences faites aux femmes. Depuis 2017, quatre lois ont été votées et plus d’une cinquantaine de mesures prises pour renforcer la prévention et la protection des victimes. Ce gouvernement et cette majorité – ce Parlement – ont beaucoup fait pour combattre ce fléau.

Ah ! Tout va bien, alors !

Elisabeth Moreno ministre déléguée #373

Je n’ai pas dit que tout allait bien, j’ai dit que beaucoup avait été fait. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)Je pense notamment à l’augmentation de 80 %, depuis 2017, du nombre de places d’hébergement pour les victimes, aux trente centres de prise en charge des auteurs de violences conjugales, au déploiement des téléphones grave danger, qui seront au nombre de 5 000 d’ici à la fin de l’année 2022. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

Elisabeth Moreno ministre déléguée #376

Vous évoquez très régulièrement les bracelets antirapprochement. Depuis décembre 2020, 1 000 bracelets ont été mis à la disposition des juridictions. Les tribunaux ont prononcé 676 mesures imposant le port de l’un d’eux.Je vous assure, madame la députée, que le garde des sceaux et l’ensemble des services judiciaires et pénitentiaires font preuve d’une mobilisation constante pour protéger les victimes de violences. Le 19 mai dernier, une circulaire a été diffusée pour demander aux juridictions d’informer systématiquement la victime de la date de libération de l’auteur des violences, et de réévaluer régulièrement la situation et la gravité du danger auquel les victimes sont exposées, afin d’adapter les dispositifs visant à les protéger.

Ça n’a pas été fait !

Elisabeth Moreno ministre déléguée #379

Je salue la décision de Mme la procureure de demander une enquête pour faire la lumière sur cette affaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

Situation fiscale de Français résidant en Grèce et en Italie

La parole est à M. Meyer Habib.

Ma question s’adresse au ministre de l’économie, des finances et de la relance et concerne les Français de l’étranger. De nombreux Français installés en Italie et en Grèce se trouvent dans une situation dramatique à cause de revirements des administrations fiscales locales.Des Français retraités en Italie et des enseignants des établissements d’enseignement français installés en Grèce, notamment, se voient réclamer des sommes qui atteignent parfois des dizaines de milliers d’euros et correspondent à des arriérés d’impôts dont ils auraient dû s’acquitter, parfois depuis 2014.Pourquoi cette situation ? Les administrations fiscales italienne et hellène ont décidé d’appliquer unilatéralement les dispositions des conventions de 1989, pour l’Italie, et de 1963, pour la Grèce. Nos ambassadeurs, avec qui je me suis entretenu, ont connaissance du problème.Précisément, Grecs et Italiens réclament […]

La parole est à M. le ministre délégué chargé des comptes publics.

Olivier Dussopt ministre délégué chargé des comptes publics · RE #390

Votre question concerne deux sujets différents, même s’il s’agit d’application de conventions fiscales. J’étais en Grèce il y a quinze jours,…

Encore un voyage aux frais de la princesse !

Olivier Dussopt ministre délégué · RE #392

…et j’ai pu m’entretenir avec les conseillers consulaires de cette question assez particulière. Comme vous l’avez expliqué, il s’agit de l’application de la convention de 1963, qui prévoit un principe d’imposition partagée. Pour éviter une double imposition, le fisc grec octroie aux contribuables résidant en Grèce et y déclarant leurs revenus un crédit d’impôt correspondant au montant payé en France, lorsqu’ils perçoivent un revenu du secteur public – je pense notamment aux retraités et aux enseignants de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE). Dans certains cas, les revenus n’ont pas été déclarés en Grèce, non plus que les impôts payés en France, ce qui explique des écarts très importants avec les montants attendus.Notre ministère et celui de l’Europe et des affaires étrangères, avec Jean-Yves Le Drian, se sont saisis de la question. Nous avons obtenu de […]

La parole est à M. Meyer Habib.