Séance du 20 juillet 2022 — 11e séance
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Caroline Fiat.
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Caroline Fiat.
Tours 801 à 831 sur 831 — page 5 / 5.
Et pas davantage pour augmenter les salaires !
Un SMIC à 1 500 euros augmenterait réellement le pouvoir d’achat de ces salariées.
Et les mettrait au chômage !
De plus, ce serait pour elles un signe de respect et une reconnaissance de leur dignité. Et la dignité, c’est important. (Applaudissements sur les bancs des groupes Écolo-NUPES, LFI-NUPES et SOC.)
La parole est à M. François Ruffin, pour un rappel au règlement.
C’est vrai qu’il n’a pas eu l’occasion de s’exprimer…
Ce rappel se fonde sur l’article 70, alinéa 3, de notre règlement, qui concerne les mises en cause personnelles. Mme la ministre déléguée nous a qualifiés de « révolutionnaires ».
Et alors ? Que faites-vous depuis trois jours ? Quel culot !
Or les amendements que nous présentons sont dignes de très doux sociaux-démocrates ! Il n’y a pas plus sociaux-démocrates que nous, lorsque nous demandons une petite augmentation du SMIC, de 6 % en valeur réelle. Ce n’est pas ça, la révolution. D’ailleurs, c’est M. Macron, pas nous, qui a publié un livre intitulé Révolution !
Ce n’est pas un rappel au règlement !
La parole est à Mme Prisca Thevenot.
Je m’étonne de vous entendre dire qu’il s’agit de nous « combattre ». Nous combattre, mais pourquoi ? Parce que nous permettons à un célibataire au SMIC de gagner 1 538 euros par mois grâce à la revalorisation de la prime d’activité ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.) Parce que nous permettons à chacun dans ce pays de vivre dignement grâce au fruit de son travail ?
C’est faux !
Oui, le plein emploi est la solution, et nous l’avons rendu possible ! Cela peut vous déplaire, mais la réalité est bien visible. Vous parlez pour les travailleurs au SMIC ; nous agissons pour eux. (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Là est la différence entre vous et nous. M. le ministre vous l’a encore rappelé cet après-midi, mais à force de hurler, je comprends que vous ne l’ayez pas entendu. Oui, le nombre d’embauches augmente ; non, ce ne sont pas des embauches précaires…
Ce sont des CDD !
…puisque 52 % d’entre elles sont des CDI, soit un niveau historiquement élevé. Continuez à hurler pour vous ; nous agissons pour eux. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR.)
Je mets aux voix l’amendement no 844.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 382 Nombre de suffrages exprimés 378 Majorité absolue 190 Pour l’adoption 121 Contre 257
(L’amendement no 844 n’est pas adopté.)
Ils ont perdu des voix !
Je mets aux voix les amendements identiques nos 94, 238, 491, 608 et 921.
(Il est procédé au scrutin.)
Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 379 Nombre de suffrages exprimés 376 Majorité absolue 189 Pour l’adoption 121 Contre 255
(Les amendements identiques nos 94, 238, 491, 608 et 921 ne sont pas adoptés.)
(Les amendements nos 922, 924, 928, 931, 932, 934, 925 et 927, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)
La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.
Prochaine séance, ce soir, à vingt et une heures quarante-cinq :Suite de la discussion du projet de loi portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat.La séance est levée.
(La séance est levée à vingt heures vingt.)
Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra