Séance du 25 juin 2026 — 284e séance
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Sébastien Chenu.
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Sébastien Chenu.
Tours 401 à 539 sur 539 — page 3 / 3.
Il se fonde sur l’article 70, alinéa 3, du règlement. L’unique collègue du groupe Horizons présent aujourd’hui est venu réaliser sa vidéo TikTok en nous accusant de commettre une mascarade.
C’est scandaleux !
La mascarade, c’est que le bloc d’extrême droite, élargi pour la circonstance à des députés qui le rejoignent dans certains de ses combats – chacun appréciera –, a décidé de prendre son congé climatique, de faire la politique du banc vide et de ne pas siéger pour défendre son propre texte.
Monsieur le député, cela n’a rien à voir avec l’article 70, alinéa 3.
Si, puisque nous avons été mis en cause ! (M. le président coupe le micro de l’orateur.)
La parole est à Mme Sarah Legrain, pour soutenir le sous-amendement no 451.
Un mot, tout d’abord, pour souligner le ridicule de la situation. Nous examinons un texte qui émane de l’extrême droite et du gouvernement, main dans la main. Finalement, les bancs de l’extrême droite sont complètement vides, ceux de la Macronie sont clairsemés, le gouvernement ne peut même pas s’exprimer. Nous allons combattre ce texte toute la journée jusqu’à minuit. Ils auront réussi à saboter leur propre journée de niche,…
Bravo les champions !
…sans même avoir anticipé qu’ils ne pourraient pas retirer ce texte.
Les briconautes du Parlement !
La discussion de cette proposition de loi est l’occasion de rappeler ce que nous dénonçons depuis longtemps : le gouvernement fabrique de façon délibérée des sans-papiers et des chômeurs. Désormais, vous voulez empêcher les étrangers sans papiers d’épouser la personne aimée.À ce propos, je voudrais vous lire la lettre d’un jeune homme de ma circonscription. Aujourd’hui, il se retrouve sans papiers, alors qu’il a tout fait dans les règles, et sans emploi, alors qu’il a reçu une offre d’embauche. Et vous – au gouvernement et à l’extrême droite – voudriez de surcroît l’empêcher de se marier s’il rencontrait l’amour.« Je me permets de vous contacter en tant que jeune habitant du 19e arrondissement, quartier où j’ai grandi, où je continue de construire mon avenir malgré les obstacles. Aujourd’hui, je me retrouve dans une situation administrative particulièrement délicate, et je me tourne […]
La parole est à M. Antoine Léaument, pour soutenir le sous-amendement no 477.
Si je suis vraiment choqué que les députés du Rassemblement national, de l’UDR et de LR aient décidé de quitter notre hémicycle, je suis assez heureux d’une chose : si l’on prend la médiane de cet hémicycle, il n’existe plus aucun député de droite ici, puisque la personne la plus à droite est à gauche !
Et sur les bancs des commissions ?
C’est une première victoire pour nous. Lorsque l’on résiste fermement aux fascistes, on les fait fuir ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) Voilà comment nous avons procédé pendant la seconde guerre mondiale avec un grand succès, et nous n’hésiterons pas à recommencer chaque fois que cela sera nécessaire !Tout à l’heure, j’ai annoncé que je parlerai de la Constitution de 1793 ; j’y viens.
Ah, enfin !
Il y a derrière vous, monsieur le président, un drapeau tricolore adopté comme emblème national par la Ire République. La Constitution de 1793 disposait en son article 4 : « Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année y vit de son travail ou acquiert une propriété ou épouse une Française » – épouse une Française, vous m’avez bien entendu – « […] est admis à l’exercice des droits de citoyen français. » (Mêmes mouvements.)Je n’ai pas lu l’article en entier mais, quand on prétend défendre le drapeau tricolore de la République, il vaut mieux connaître les principes de la République, plutôt que leur cracher à la figure. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)
Exactement !
La parole est à M. Thomas Portes, pour soutenir le sous-amendement no 512.
Tout à l’heure, le fait que je prenne la parole sans veste a provoqué un certain nombre de réactions sur les bancs de l’extrême droite. Il est vrai qu’ils ont l’habitude des uniformes, sinon une certaine passion pour eux.Je rejoins mes collègues : la niche parlementaire sur laquelle nous sommes mobilisés massivement porte sur un sujet qui n’intéresse personne. Selon M. Berrios, les maires de France attendraient cette proposition de loi. Pourtant, je n’ai pas vu d’armée de maires défendre ce texte aux abords de l’Assemblée nationale ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)
Les maires veulent que vous arrêtiez de fermer des classes dans leur commune !
Au contraire, il y a quelques semaines, les salariés d’ArcelorMittal attendaient la loi de nationalisation, à l’intérieur comme à l’extérieur du Palais-Bourbon.En dehors des plateaux de leur ami Bolloré, où on ne leur porte pas la contradiction, les députés d’extrême droite pratiquent une forme de désertion. Il est vrai que, dans l’histoire de l’extrême droite, déserter est une habitude ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)
La parole est à Mme Ségolène Amiot, pour soutenir le sous-amendement no 539.
Je souhaite rappeler le moment que nous vivons. Des mères, des pères, des enfants, des grands-mères protectrices se mobilisent tous les lundis devant les tribunaux pour rappeler l’urgence de protéger nos enfants contre les pédocriminels et les incesteurs. Des personnes sans abri meurent littéralement de la canicule, parce qu’on meurt plus rapidement de chaud que de froid lorsqu’on est sans abri. C’est un moment où nos enfants sont dans des classes absolument inadaptées au réchauffement climatique, quand ils ne sont pas privés d’accéder à leurs salles de classe, et donc à l’éducation, parce que ces salles sont devenues des fours en cette canicule. En ce moment, nous devrions, tous et toutes, prendre conscience qu’il y a des travailleurs et des travailleuses qui meurent sur des chantiers – il y a eu des morts hier et avant-hier – à cause de la chaleur.Pendant ce temps, les députés de […]
C’est leur droit à la paresse !
Peut-être avaient-ils besoin de marquer une pause dans les débats sur le texte « fin de vie », trop pénible pour eux à étudier, peut-être avaient-ils besoin d’un petit peu de repos, d’une sieste ou de paresse, comme le dit notre collègue. En tout état de cause, nous sommes en train de perdre un temps extrêmement précieux, qui coûte des vies, parce qu’on ne prend au sérieux ni la canicule que nous vivons, ni le réchauffement climatique qui va avec, ni la protection… (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’oratrice. – Quelques députés du groupe LFI-NFP applaudissent cette dernière.)
Nous abordons une série de dix sous-amendements identiques.La parole est à Mme Shéhérazade Bentorki, pour soutenir le sous-amendement no 330.
De quoi parlons-nous ? L’extrême droite, que nous nommerons aujourd’hui « les grands invisibles », nous force à débattre sur les mariages blancs. Il est important de rappeler que les mariages blancs représentent 0,001 % des unions dans notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Toutefois, pour l’extrême droite – les invisibles –, toutes les occasions sont bonnes pour stigmatiser et pointer du doigt les étrangers. Pendant que les Français galèrent à boucler leurs fins de mois, à se loger, à accéder aux soins, l’extrême droite préfère attiser la haine. (Mêmes mouvements.) Voilà son fonds de commerce : désigner des coupables, toujours étrangers de préférence, plutôt que de chercher des solutions !Mes chers collègues de l’extrême droite, je vous adresse un petit message, j’espère que vous l’entendrez : si vous êtes à ce point en panne d’idées pour votre niche […]
La parole est à M. François Piquemal, pour soutenir le sous-amendement no 357.
J’aimerais profiter de ce moment pour célébrer tous les couples que je vais avoir l’honneur de marier à Toulouse, en qualité de conseiller municipal. (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Félicitations à Lucie et Mathieu, Sandra et Rémi, Élisa et Félix, Antoine et Lola, Franziska et Damiane, Théo et Cécile,…
Vive l’amour !
…Hamza et Constance, Ananda et Agnès, Julie et Samuel, Florent et Mélanie, Charles et Lucie, Alexandre et Era, Thomas et Adiatou,…
Vivent les mariés !
…Sylva et Pauline, Kacem et Charline, Tom et Rossio, Joachim et Léa, Jamel et Kenza, Ayoub et Asma, Pierre et Azalaïs, Bilel et Laïs, Guillaume et Aïcha, Jeanne et Ryan, Étienne et Joséphine, Claire et Julie, Julie et Maël, Aliénor et Maxime, Thomas et Roxane, Mathieu et Irène, Carla et Romain, Pauline et Julien, Thomas et Morgane, Antoine et Célia. Vivent les mariés, vive la nouvelle France ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
L’amour triomphe de Ciotti !
La parole est à M. Hadrien Clouet, pour soutenir le sous-amendement no 384.
Puisque les députés d’extrême droite, RN et UDR, sont tout aussi absents aujourd’hui qu’hier, au Panthéon, à la cérémonie en hommage à Marc Bloch, je veux leur lire un extrait d’un texte de ce même Marc Bloch, issu des documents du Cercle de Montpellier, écrit au milieu de la seconde guerre mondiale : « Le racisme et le nationalisme n’ont su et ne sauront jamais que mener la domination d’un peuple sur un monde d’esclaves, acculés ainsi à l’abrutissement ou à la révolte permanente. » Comme quoi, il savait déjà très bien décrire l’UDR et le RN à l’époque. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)
Exactement !
S’il fallait résumer le message, je dirais : Siamo tutti anti-Ciotti ! (Sourires et applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Je profite de l’absence des députés d’extrême droite pour avoir une pensée pour les salariés de ce pays (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe LFI-NFP, dont les députés se lèvent, ainsi que sur les bancs des groupes SOC et EcoS, dont quelques députés se lèvent. – Mme Karine Lebon applaudit également) qui, eux, travaillent parfois par 40 degrés sur des chantiers, dans des préfabriqués, dans le service public, dans les entreprises, sur les marchés, et qui ne vont pas à la buvette boire une eau de Vichy !Ils sont victimes d’un gouvernement qui ne les informe pas sur leurs droits, notamment sur le droit de retrait, créé en 1982. À celles et ceux qui nous écoutent de l’extérieur, je veux dire : n’oubliez pas qu’en cas de péril et de danger grave […]
La parole est à Mme Zahia Hamdane, pour soutenir le sous-amendement no 418.
J’aimerais revenir sur le fond du texte, consacré à la lutte contre les mariages simulés ou arrangés. Par ce sous-amendement, je souhaite rappeler le caractère discriminatoire de cette proposition de loi : la liberté de mariage découle d’une liberté personnelle protégée par la Constitution pour toutes les personnes vivant sur le territoire français. Avec ce texte, vous voulez empêcher les gens de s’aimer et de construire une famille. Vous voulez tout simplement empêcher les Français de goûter un peu de bonheur !Dans cette niche UDR, on ne trouve aucun texte qui réponde aux besoins des Français en traitant de la canicule, de l’augmentation du prix de l’essence, de l’accessibilité du logement aux personnes en situation de handicap ou du manque de logements. Aucun mot, sur aucun de ces sujets. Par contre, pourrir la vie des Français, l’UDR et le Rassemblement national savent faire ! Sans […]
Ils n’en ont pas la possibilité !
La parole est à M. Jérôme Legavre, pour soutenir le sous-amendement no 450.
Je fais une hypothèse : les députés UDR ont décidé de gagner le concours de la niche parlementaire la plus nulle de toute l’histoire des niches parlementaires ! Il faut reconnaître qu’ils sont en passe de le remporter. Saluons l’exploit ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)Blague à part, il y a quand même un très gros problème, dont plusieurs collègues ont parlé : notre pays compte plus de 10 millions de pauvres – c’est le bilan de la Macronie, au pouvoir depuis près de dix ans ; 1 800 personnes meurent chaque année aux urgences, faute de prise en charge et de soins – je rappelle que les urgences ne fonctionneraient pas sans les médecins étrangers ; dans mon département l’été dernier, une centaine d’enfants de moins de 5 ans – le nombre a augmenté depuis – dormaient à la rue, et l’été, en période de canicule, est le moment […]
C’est dégueulasse !
La parole est à Mme Sandrine Nosbé, pour soutenir le sous-amendement no 478.
Le Rassemblement national et l’UDR – tous ces députés d’extrême droite qui ont préféré déserter – ont prouvé avec ce texte leur complète déconnexion avec les préoccupations de nos concitoyens et concitoyennes. En plus d’être déconnectés, ils ont complètement décroché. Surtout, ils sont forcément dans l’impasse, puisqu’ils se battent contre un phénomène qui est inévitable. L’anthropologue Emmanuel Todd l’a dit : nos sociétés occidentales vieillissantes auront besoin de l’immigration.Emmanuel Todd m’a fait penser à Édouard Glissant, poète et essayiste martiniquais, qui écrivait : « La créolisation, pour moi, c’est le métissage des cultures, qui produit l’inattendu. L’oppresseur, le dominateur blanc va s’accommoder de toutes les résistances, disons, ethniques. La seule chose dont il a peur fondamentalement, c’est du métissage. »Ce texte montre bien qu’ils refusent le mélange des cultures […]
La parole est à M. Didier Padey, pour un rappel au règlement.
Je me réfère à l’article 58, alinéa 5. Ce à quoi nous assistons depuis plusieurs heures n’est plus un débat parlementaire, mais une mascarade. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Si chacun est libre de défendre ses convictions, personne ne devrait l’être de confisquer le débat.
Vous voulez qu’on vous rappelle l’examen du texte sur la retraite à 64 ans ?
Les Français nous ont élus pour légiférer, non pour organiser l’impuissance du Parlement. J’ai honte de l’image que nous renvoyons aujourd’hui. (Exclamations vives et prolongées sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Je refuse une telle caricature du travail parlementaire et je ne veux pas qu’elle devienne la norme. Respectons nos institutions, respectons les Français !
Merci. Vous sortez du cadre d’un rappel au règlement.
C’est qui, lui ? Ce n’est pas une journée de visite de l’hémicycle !
Deux millions d’euros par an ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Chers collègues, s’il vous plaît !La parole est à M. Benjamin Lucas-Lundy, pour un rappel au règlement.
Sur le fondement de l’article 70 alinéa 3.Nous venons d’être victimes d’une charge grossière, voire ordurière, de la part d’un collègue qui vient d’ajouter que nous coûtions 2 millions d’euros par an – un tel propos montre ce que vous êtes. La démocratie, ça ne coûte pas, c’est important et précieux ! Alors, les leçons… (M. le président coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe LFI-NFP et M. Paul Christophle applaudissent ce dernier.)
N’entrons pas dans ce genre de débat, monsieur Lucas-Lundy.
La parole est à M. Thomas Portes, pour soutenir le sous-amendement no 511.
Surtout Ciotti !
…eu égard aux textes qui y sont inscrits. Je voudrais toutefois réagir aux propos de notre collègue macroniste, qui vient de nous expliquer que nous étions responsables de la manière dont se déroule cette séance et que nous confisquions le débat. Excusez-nous de nous opposer à une loi raciste et xénophobe ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – MM. Paul Christophle et Benjamin Lucas-Lundy applaudissent également.) C’est cela, notre responsabilité de parlementaires !
Ils ont voté la loi « immigration » avec Le Pen !
J’ajoute que si certains se sentent autorisés à déposer de telles propositions de loi, c’est parce que le président de la République a déroulé le tapis rouge à l’extrême droite. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.) Emmanuel Macron a commencé son mandat en accordant une interview à Valeurs actuelles, un journal qui a été condamné pour avoir publié des caricatures racistes de ma collègue Danièle Obono.Vous êtes membre d’un bloc soutenant un président qui a tenté de réhabiliter le maréchal Pétain et Charles Maurras. Ça, c’est la Macronie ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
Ça, c’est la honte !
Bien parlé !
Aujourd’hui, seuls quelques députés macronistes font acte de présence, mais votre responsabilité politique est immense. Si nous assistons à une niche aussi raciste et xénophobe, c’est que, depuis deux quinquennats, vous êtes les marchepieds de l’extrême droite : vous préparez son arrivée au pouvoir en ne vous opposant jamais à ses représentants et en vous servant d’eux pour faire passer des textes de loi. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)Vous pourrez toujours compter sur les députés Insoumis pour s’opposer, ici et ailleurs, à de pareils textes de loi. Jamais nous ne laisserons passer de textes racistes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)
La parole est à Mme Geneviève Darrieussecq, pour un rappel au règlement.
Arrêtez l’obstruction ! Nous voulons débattre !
Je ne sais plus sur quel article me fonder, tant j’en apprends aujourd’hui ! Disons sur l’article 100, pour la bonne tenue des débats.
Comme d’habitude, mais ce fondement n’est pas pertinent.
Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3 !
Merci, madame la présidente Panot.
Avec plaisir !
Je vous écoute tranquillement et j’ai quelques points de convergence avec vous (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP), mais je ne tolère pas que nous soyons mis en cause, que nous soyons assimilés à l’extrême droite. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Si vous pouvez dire ici l’intégralité de ce que vous dites, c’est qu’il existe une démocratie organisée dans notre pays. Or je ne suis pas certaine qu’avec vous au pouvoir, la démocratie sera toujours la même ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Mais vous verrez que ça ira !
La parole est à Mme Ersilia Soudais, pour soutenir le sous-amendement no 540.
L’extrême droite ne comprend rien à l’amour. C’est bien dommage, et c’est pour cela que nous examinons des propositions de loi comme celle-ci. L’extrême droite n’est que haine. On le constate tous les jours. Hier encore, en commission des lois, nous avons entendu des propos racistes et abominables à propos des gens du voyage. D’ailleurs, madame Darrieussecq, vous dites que vous ne voulez pas être assimilés à l’extrême droite, mais, excusez-moi, hier, les macronistes ont également émis des propos extrêmement racistes, ce qui nous incline ensuite à penser que vous avez quelques idées en commun. (Mme Geneviève Darrieussecq s’exclame.)Autre anecdote : dans une discothèque de l’Aveyron, on a pu entendre « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir ! » Il est donc bien dommage que l’extrême droite ne soit pas là, nous aurions pu insuffler à nos collègues un petit peu d’amour. Pour ma part […]
Paul Éluard aurait dit aussi : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. »
La parole est à M. Thomas Portes, pour un rappel au règlement.
Sur le fondement de l’article 70, alinéa 3, relatif à la mise en cause personnelle. Vous, qui nous parlez de démocratie, appartenez à un camp dont le président ne respecte pas le résultat d’élections au cours desquelles les siens ont été balayés. Ne faites pas de leçon de démocratie ! La France d’Emmanuel Macron, ce sont des gilets jaunes éborgnés… (M. le président coupe le micro de l’orateur. – Quelques députés du groupe LFI-NFP applaudissent ce dernier.)
Merci. N’ouvrons pas ce débat.
La parole est à Mme Stella Dupont, pour soutenir le sous-amendement no 648.
La proposition de loi que nous examinons repose avant tout sur une fiction politique et, oui, il faut s’y opposer.Quelle est cette fiction ? On essaie de faire croire aux Français que le mariage serait devenu un outil de contournement massif du droit des étrangers de notre pays. Il existerait une forme d’impuissance généralisée de l’État face à ce phénomène. C’est bien évidemment faux, mais, de la part de l’extrême droite et de ses alliés, c’est devenu une habitude. Reste que répéter un mensonge n’en fait pas une vérité.En effet, les chiffres démentent totalement le récit qui nous est présenté. Qui plus est, se marier avec un ressortissant français ne permet pas à un étranger en situation irrégulière d’être automatiquement régularisé. Le mariage ne neutralise ni les obligations de quitter le territoire français ni les procédures de contrôle existantes, pas plus qu’il n’assouplit les […]
Très juste !
Le plus paradoxal, c’est que le droit permet déjà d’agir. Les maires – je l’ai longtemps été – disposent de procédures d’audition et peuvent saisir le procureur en cas de doute sérieux. Les mariages frauduleux sont déjà pénalement sanctionnés. Les outils existent déjà, ce texte ne crée aucune protection nouvelle. Au fond, il organise délibérément une suspicion généralisée à l’encontre des couples mixtes et remet en cause une liberté constitutionnellement protégée. Ses auteurs construisent un problème politique dont les faits, le droit et les chiffres démontrent l’inexistence.
Bien parlé !
La parole est à M. Paul Christophle, pour soutenir le sous-amendement no 697.
Un collègue a rappelé tout à l’heure les conditions auxquelles les travailleurs de notre pays, les familles, les fonctionnaires étaient soumis ces jours-ci. Il leur a rendu hommage pendant que d’autres députés étaient en train de boire des sodas à la buvette. Nous pouvons aussi avoir un mot pour les fonctionnaires de l’Assemblée nationale : certains ont été obligés de faire entrer et sortir le public dans les tribunes à chacune de nos multiples suspensions ; d’autres, en dehors de l’hémicycle, subissent la chaleur qui règne dans nos murs. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Léa Balage El Mariky et M. Pierre Pribetich applaudissent également.)Pour en revenir au texte, nous exprimons toutes les raisons pour lesquelles nous nous y opposons, face au vide, sidéral, des bancs de l’extrême droite. Un chiffre a augmenté depuis hier, et ce n’est pas le taux de présence […]
Je suis saisi d’une série de huit sous-amendements identiques.Pour soutenir le sous-amendement no 331, la parole est à Mme Léa Balage El Mariky, qui ne figure pas sur la liste des signataires dont je dispose…
Il faut la mettre à jour, car je suis bien signataire.
Je vous fais confiance, au risque de faire une erreur.
Je vous assure que non. J’ai trop de respect pour le droit parlementaire et pour le fonctionnement de nos institutions démocratiques, contrairement à l’extrême droite, qui les déserte. (Sourires.)Si vous nous voyez si déterminés à combattre ce texte, c’est que nous sommes nombreuses et nombreux à être le fruit de ces mariages que l’extrême droite souhaite interdire, avec le soutien du bloc central, dont les votes, notamment ceux des Républicains, ont permis l’adoption du texte au Sénat.
C’est un texte centriste à l’origine !
Quant à vous, monsieur le ministre, vous n’êtes pas opposé à ce texte, vous y êtes même favorable. Votre soutien reste silencieux – c’est peut-être tant mieux !Nous sommes nombreux et nombreuses dans l’hémicycle, alors que l’extrême droite a fui les bancs de l’Assemblée nationale. Lorsque nous avons soutenu la taxe Zucman et que l’extrême droite nous a pourris, nous étions là. Lorsque nous avons voulu abroger la réforme des retraites et que l’extrême droite et la droite s’y opposaient, nous étions là. À chaque instant, même dans les moments difficiles, même lorsque les débats étaient longs et pénibles, nous étions là pour faire face à nos adversaires et à nos ennemis politiques. Je suis véritablement sidérée de l’absence de l’extrême droite sur ces bancs : elle n’a même pas la décence de défendre ses opinions, pas plus que celle de défendre les institutions que ses représentants […]
La parole est à M. François Piquemal, pour soutenir le sous-amendement no 358.
Pour information, cette proposition de loi vise à permettre à l’officier d’état civil – au maire, au conseiller ou à la conseillère municipale – chargé d’enregistrer le mariage de faire part de ses suspicions de mariage blanc, sans avoir à indiquer quels sont les faits qui motivent son jugement.Rendez-vous compte de ce à quoi nous sommes en train d’échapper : imaginez qu’un ou une maire puisse s’ériger ainsi en juge ou en conseiller conjugal, qui saurait mieux que les autres si la communauté de vie est effective ! Et c’est M. Ciotti qui propose ce texte ? Lui, qui, en matière communauté de vie, a beaucoup à se reprocher : il a trahi Les Républicains, il leur a volé la maison. Souvenez-vous, c’était à quelques pas de l’Assemblée nationale : tel un forcené, il s’était retranché à l’étage, refusant de donner les clés. Voilà ce à quoi nous avons échappé !
Heureusement que Mme Pécresse était là !
Je vous vois sourire, collègues, mais vous imaginez M. Ciotti donner des conseils de vie commune alors qu’il s’est livré à un obscur mariage blanc avec le Rassemblement national ? On a échappé à ça !Monsieur le président Chenu, monsieur le ministre Darmanin, monsieur le rapporteur Michoux, je vous dédie les quelques vers qui suivent.« Comme un fou va jeter à la merDes bouteilles vides et puis espèreQu’on pourra lire à traversSOS écrit avec de l’airPour te dire que je me sens seulJe dessine à l’encre vide un désert »Ces quelques lignes évoquent votre situation, vouée à se prolonger pendant plusieurs heures. Nous avons de l’empathie pour vous,…
Non, ou à condition qu’ils changent de parti !
…à défaut d’approuver cette proposition de loi.
Merci de ce petit mot, monsieur Piquemal.La parole est à M. Jean-François Coulomme, pour soutenir le sous-amendement no 385.
Sur les bancs de l’extrême droite et de l’ultradroite, il ne reste plus personne pour voter sur tous ces sous-amendements. C’est donc vous, monsieur le président, que j’aimerais convaincre, puisque vous êtes le seul qui reste pour entendre nos arguments et exprimer votre suffrage. (M. le président sourit.)
M. Michoux est ici !
C’est vrai, M. Michoux est également présent. Je voudrais partager avec vous deux une ode à l’amour. Vous ne devez pas désespérer de l’amour, car vous aussi pouvez le rencontrer en la personne d’une étrangère ou d’un étranger !
C’est pour ça que je reste ici !
Vous avez bien raison !Pour illustrer mon propos et attendrir votre cœur – je ne renonce pas à l’espoir de vous faire partager notre point de vue –, je vais vous lire quelques vers d’un poème de Louis Aragon intitulé « J’arrive où je suis étranger ».
Oh non ! Pas Aragon !
Eh bien si : Aragon !« Rien n’est précaire comme vivreRien comme être n’est passagerC’est un peu fondre pour le givreEt pour le vent être légerJ’arrive où je suis étrangerUn jour tu passes la frontièreD’où viens-tu mais où vas-tu doncDemain qu’importe et qu’importe hierLe cœur change avec le chardonTout est sans rime ni pardonPasse ton doigt là sur ta tempeTouche l’enfance de tes yeux »Nous aimerions vous voir revenir à cette innocence, à cette facilité d’aimer qu’ont les enfants, et que vous retrouviez l’âme qui vous permettra de comprendre qu’il faut pouvoir aimer les gens que l’on veut, d’où qu’ils viennent. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
Ça va trop loin pour moi… (Sourires.)Monsieur Boyard, quelques mots d’amour pour soutenir le sous-amendement no 419 ?
Mince.
Immigration, islam, quartiers populaires sont autant de sujets dont le traitement, toujours profondément déconnecté de la réalité, stimule un imaginaire promu historiquement par l’extrême droite. Ainsi, s’agissant de l’immigration, on devrait trouver anormal que des titres de séjour qui devraient être renouvelés ne le soient pas, alors qu’il est question de gens qui perdent leur travail, leur logement, qui perdent tout en dépit des droits qui sont les leurs ! Quand on parle d’immigration, on doit parler de discrimination à l’embauche ou encore des situations néocoloniales qui suscitent les migrations.Mais on ne le fait jamais à la télévision car, pour maintenir la division dans le peuple, neuf milliardaires, qui possèdent 90 % des médias, stimulent cet imaginaire d’extrême droite, dont vous, macronistes, vous faites le relais. C’est le cas quand le ministre Darmanin parle […]
Vous brandissez le règlement, madame Dupont. Est-ce pour un rappel au règlement ?
Je me fonde sur l’article 58, alinéa 5. On dénombre 400 mariages blancs sur les 200 000 mariages célébrés chaque année. Des OQTF sont délivrées à tour de bras à des étrangers intégrés, qui travaillent et sont installés régulièrement dans notre pays, en raison notamment de l’embolisation des services de préfecture, qui ne procèdent pas au renouvellement des titres.
L’article 58, alinéa 5, n’a rien à voir avec tout cela…
Laissez-moi conclure, monsieur le président : compte tenu de la grave atteinte aux droits humains que constituent ces faits, je demande une suspension de séance. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
Vous n’avez pas de délégation, madame Dupont, puisque vous êtes une députée non inscrite. Toute demande de suspension de séance de votre part doit donc être soumise à un vote de l’Assemblée – c’est peut-être ce que vous souhaitiez demander, mais vous ne l’avez pas fait. Je ne suspendrai donc pas la séance, d’autant qu’il y a déjà eu de nombreuses suspensions ce matin. (Mme Stella Dupont brandit le règlement.) Je viens de vous donner la parole, madame Dupont, je ne le ferai pas une seconde fois.Mme Balage El Mariky brandit à son tour le règlement. Vous avez la parole, cher collègue.
Par solidarité dans la lutte contre l’extrême droite, je me fais la porte-voix de notre collègue Stella Dupont. Puisqu’elle demandait une suspension de séance compte tenu des atteintes à la dignité et aux droits humains qu’elle évoquait, j’en demande une à mon tour – j’ai la délégation de la présidente de mon groupe. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
Vous disposez bien de cette délégation, et c’est la deuxième demande de suspension formulée par le groupe Écologiste et social. La suspension est donc de droit.
La séance est suspendue pour une minute trente.
(La séance, suspendue à douze heures cinquante et une, est reprise à douze heures cinquante-trois.)
La séance est reprise.La parole est à Mme Élise Leboucher, pour soutenir le sous-amendement no 449.
Les personnes qui se succèdent dans les tribunes du public ne doivent guère comprendre nos débats : il s’agit d’une journée dite de niche, réservée au groupe UDR ; or, vous le voyez, les bancs de ce groupe sont complètement vides ! Nos collègues n’assument pas leur niche, ni leurs textes, puisqu’ils ne siègent pas pour les défendre.La démocratie est un très bel outil, censé protéger la République. Or le texte qui nous occupe, comme tous ceux qui ont été déposés dans cette niche, salit la République. Vous nous trouverez toujours en travers de votre route pour défendre la République et ses fondements ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP – Mme Karine Lebon applaudit également.) Nous le ferons tant que nous serons ici et nous n’avons pas à en rougir.Notre collègue Gabrielle Cathala a souligné tout à l’heure que le ministre présent au banc était pris dans la tourmente […]
Quelle brochette !
C’est aussi cela que nous dénonçons pour protéger notre démocratie et notre belle République. Vous nous trouverez toujours sur votre chemin. Soyez assurés que nous continuerons de siéger jusqu’à minuit, s’il le faut ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
Nous sommes là !
La parole est à M. Antoine Léaument, pour soutenir le sous-amendement no 479.
Cette niche parlementaire démontre qu’il ne sert à rien de voter pour l’extrême droite. Voilà donc une journée réservée à un groupe politique qui décide d’inscrire à son ordre du jour un texte qui ne concerne absolument personne ! Il est question de 400 mariages dits blancs sur 250 000 célébrés en un an. Nous parlons donc d’un microthème, d’un micro-sujet. Et les membres de ce groupe sont tellement nuls qu’ils ont choisi un texte adopté par le Sénat, qu’ils ne peuvent pas retirer ! Si vous confiez le pouvoir à ces gens, vous vous apercevrez qu’ils ne savent même pas comment faire fonctionner nos institutions et que, s’ils y parviennent, ce sera pour faire des choses inutiles.Moi, je veux utiliser le temps parlementaire qu’ils nous offrent pour dire notre affection pour toutes les étrangères et tous les étrangers qui vivent dans notre pays. (Applaudissements sur les bancs du groupe […]
La parole est à M. Thomas Portes, pour soutenir le sous-amendement no 510.
Le moment que nous vivons est surréaliste. Nous en arrivons à la fin de la matinée d’une niche parlementaire qui n’en est pas une : au vu du nombre et de la nature des textes inscrits à l’ordre du jour par l’extrême droite, il s’agit plutôt d’une poubelle parlementaire ! Voilà des gens qui se livrent d’habitude sur ces bancs à la chasse à de prétendus faux arrêts maladie ou faux arrêts de travail, mais qui ne sont même pas capables de siéger dans l’hémicycle pour défendre leurs propres textes ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Karine Lebon applaudit également.) C’est scandaleux.Oui, la Macronie porte une lourde responsabilité. Je n’oublie pas que le président de la République Emmanuel Macron a osé employer le terme « décivilisation », imposé dans le débat par Renaud Camus, le théoricien du « grand remplacement », la référence de tous les groupuscules […]
Je vous vois brandir le règlement, monsieur Christophle. Vous avez la parole.
Je me réfère à l’article 58, alinéa 5, du règlement. Le temps est passé horriblement vite ce matin et je m’aperçois avec dépit que notre groupe n’a demandé qu’une seule suspension de séance ! Je vous demande de nous accorder une deuxième, qui est de droit – je crois bien disposer de la délégation du président de mon groupe.
On me dit que vous ne disposez pas de cette délégation. De toute façon, il va être 13 heures. Je ne donnerai pas droit à votre demande, mais je lèverai la séance dès que le prochain sous-amendement aura été défendu.La parole est à Mme Ségolène Amiot, pour soutenir le sous-amendement no 541.
Franchement, je suis dépitée de voir à quel point la droite et l’extrême droite ont fait une hiérarchie dans l’abominable.Dans cette niche parlementaire, aucun des sujets majeurs de préoccupation des Françaises et des Français ne sera abordé. Ils se demandent comment ils vont se rafraîchir ; si leurs anciens, leurs aînés vont survivre à cette canicule ; ce qu’ils vont faire de leurs enfants alors que les écoles sont fermées et qu’eux-mêmes sont censés aller travailler, par une chaleur intenable. Ils se demandent aussi comment ils vont boucler leurs fins de mois et comment ils vont se soigner.C’est l’occasion pour moi de remercier et de féliciter tous ces médecins étrangers grâce à qui nos urgences fonctionnent aujourd’hui. (MM. Jean-François Coulomme et François Piquemal applaudissent.) Merci à elles et à eux ! Il faudra d’ailleurs penser – vous pourrez passer le mot à votre consœur […]
La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.
Prochaine séance, cet après-midi, à quinze heures : Suite de la discussion de la proposition de loi visant à renforcer les prérogatives des officiers de l’état civil et du ministère public pour lutter contre les mariages simulés ou arrangés ; Discussion de la proposition de résolution visant à refonder le modèle d’intégration français pour bâtir le Grand Rassemblement et garantir l’unité de la Nation ; Discussion de la proposition de loi visant à protéger les petits porteurs et les entreprises des fonds vautours ; Discussion de la proposition de loi pour prévenir les occupations sans droit ni titre en encadrant la souscription des contrats essentiels ; Discussion de la proposition de résolution sur la nécessité d’une politique nataliste ambitieuse pour enrayer le déclin démographique français ; Discussion de la proposition de loi visant à garantir la transparence du calcul des […]
(La séance est levée à treize heures.)
Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra