Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Cartographie Thème · générée le 17 août 2026
Fin de vie : qui défend quoi
Aide active à mourir, soins palliatifs, clause de conscience : qui défend quoi.
Question posée au corpus : « Quelles positions défendent les groupes politiques sur la fin de vie, l'aide à mourir et les soins palliatifs ? »
La carte 10 camps identifiés dans le corpus
Favorables 3 camps
La France insoumise – Nouveau Front Populaire (LFI-NFP) Pour
(aide à mourir) + Pour (soins palliatifs renforcés) — position la plus affirmée et cohérente du corpus
Soins palliatifs et aide à mourir sont complémentaires et non opposables : un patient peut y recourir successivement ou alternativement[1]
La liberté de disposer de soi et la volonté souveraine du patient constituent la boussole législative, dans le respect de la laïcité républicaine[1]
Le groupe refuse que l'aide à mourir serve à pallier un défaut de soins ou à éliminer les « indésirables » d'un système capitaliste[1]
La gauche a fait adopter des mesures concrètes (stratégie décennale, droit opposable, interdiction du privé lucratif) tandis que les opposants au texte ont voté contre les budgets de soins[1]
Accuser les partisans de l'aide à mourir d'abandon des malades est hypocrite quand on soutient des politiques de santé austéritaires[1]
Pour notre part, nous n'opposons pas les soins palliatifs et l'aide à mourir. Parce qu'un patient peut décider de recourir à l'un et à l'autre, à l'un puis à l'autre, à l'un ou à l'autre.Matthias Tavel (LFI-NFP) · séance publique], 19/05/2025 · lire en contexte
Prises de parole en séance publique lors des discussions générales et des débats article par article (mai 2025, février 2026)
Horizons & indépendants (HOR) Pour
les soins palliatifs (vote majoritaire) ; divisé sur l'aide à mourir (vote individuel)
La République, qui accompagne ses citoyens de la naissance à la mort, ne peut « détourner le regard » au moment ultime : l'aide à mourir est le refus de cette impuissance[1]
Le processus législatif est long et légitime : quatre ans de travaux (CCNE, Convention citoyenne, deux propositions de loi), avec un vote clair de l'Assemblée en mai 2025 (305 pour, 199 contre)[1]
Le texte sur l'aide à mourir n'offre pas une réponse universelle mais un « chemin balisé, exigeant, respectueux de la conscience de chacun »[1]
L'absence de position unanime dans le groupe sur l'aide à mourir est présentée comme légitime face à un sujet touchant à l'intime[1]
Au seuil de la dernière épreuve, quand la maladie a épuisé les recours de la science et que la souffrance est devenue le seul horizon, cette même République détourne le regard. Elle semble dire : nous ne pouvons rien pour vous. Ce texte traduit, je le crois, le refus de cette impuissance.Agnès Firmin Le Bodo (HOR) · séance publique], 16/02/2026 · lire en contexte
Séance publique, discussion générale commune (février 2026)
Libertés et Territoires / Radicaux (LT) Pour
(aide à mourir encadrée) + Pour (soins palliatifs)
Soins palliatifs et aide active à mourir sont complémentaires, non opposés, et concourent au même objectif : respecter les souhaits de la personne[1]
Le droit à l'aide à mourir est strictement encadré (adultes capables, phase avancée ou terminale, impasse thérapeutique, décision collégiale de trois médecins)[1]
La clause de conscience des médecins est pleinement respectée[1]
Nécessité de réfuter les fausses informations circulant dans le débat (comparaisons erronées avec la Belgique, assimilation à l'eugénisme)[1]
Cette cause est portée de longue date par la famille politique radicale, depuis la proposition Caillavet de 1978[1]
Il ne faut pas opposer les soins palliatifs et l'aide active à mourir ; ils sont complémentaires et concourent à un objectif commun : accompagner la fin de vie dans le respect de la parole et des souhaits de la personne.Jeanine Dubié (LT) · séance publique], 08/04/2021 · lire en contexte
l'aide à mourir (euthanasie et suicide assisté) ; Pour le renforcement des soins palliatifs
Opposition de principe à l'euthanasie et au suicide assisté, affirmée avec « détermination et cohérence »[1]
Priorité absolue à la mise en œuvre et à l'évaluation des lois existantes (Claeys-Leonetti) avant toute nouvelle initiative législative[1]
Le développement des soins palliatifs est présenté comme la réponse adéquate et urgente, bien plus que la création d'un nouveau droit[1]
Demande de transparence à la majorité : sur un sujet aussi crucial, les groupes majoritaires doivent afficher une position claire[1]
Aujourd'hui, il est beaucoup plus urgent de développer les soins palliatifs ; certes, des plans sont régulièrement annoncés en la matière mais il reste beaucoup à faire sur le terrain pour répondre aux attentes et aux besoins, et pour combler les inégalités territoriales.Xavier Breton (LR) · séance publique], 01/02/2018 · lire en contexte
Séance publique, discussion générale (février 2018, XVe législature). ⚠️ Cette intervention est ancienne ; la position du groupe en XVIIe législature peut avoir évolué à la marge
Nuances Positions nuancées ou hors clivage
(XVIIᵉ législature, Assemblée nationale — avec éclairages des législatures antérieures)
Socialistes et apparentés (SOC) Nuancé
adhésion de principe à l'aide à mourir assortie de conditions fortes sur les soins palliatifs
Adhésion au principe d'un droit nouveau à l'aide à mourir, dans des conditions précises et définies, mais avec des doutes persistants sur le texte[1]
Les soins palliatifs ne sauraient être « dilués » dans une notion générique de soins d'accompagnement ; leur montée en puissance est insuffisamment assurée[1]
Le risque que l'aide à mourir « palie l'effondrement du système de soins » est explicitement refusé : les conditions matérielles (liberté, égalité, fraternité) doivent précéder le droit[1]
Demande d'une loi de programmation budgétaire spécifique aux soins palliatifs, distincte des engagements de la stratégie décennale[1]
Je refuse que, de petites lâchetés en résignation, l'aide à mourir en vienne à pallier l'effondrement de notre système de soins.Jérôme Guedj (SOC) · séance publique], 27/05/2024 · lire en contexte
Séance publique de discussion générale (mai 2024, XVIe législature)
Gauche démocrate et républicaine (GDR / GDR-NUPES) Très nuancé
à opposé sur l'aide à mourir ; unanimement pour les soins palliatifs renforcés
La notion de liberté individuelle absolue au moment de la mort est une « fiction » : les individus sont soumis aux rapports sociaux, aux pressions culturelles, aux inégalités matérielles[1]
Risque civilisationnel : dans une « société de la performance », la loi pourrait créer une norme sociale implicite poussant les plus vulnérables vers la mort[1]
L'accès à un produit létal risque d'être plus facile que l'accès à un centre antidouleur, révélant une contradiction fondamentale[1]
Soins palliatifs et assistance au suicide ne sont pas complémentaires mais « contradictoires » : la première partie du texte risque d'être l'alibi de la seconde[1]
Le groupe est divisé en interne sur l'aide à mourir, ce qui a justifié plusieurs prises de parole distinctes à la tribune[1]
Demain, combien d'entre nous auront plus vite accès à un produit létal qu'à un centre antidouleur ?Pierre Dharréville (GDR-NUPES) · séance publique], 27/05/2024 · lire en contexte
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (LIOT) Nuancé
unanimité sur les soins palliatifs ; groupe divisé sur l'aide à mourir (partisans, opposants, abstentionnistes coexistent)
Unanimité sur le renforcement des soins palliatifs : 26 départements sans unité, près de la moitié des patients sans accompagnement adapté, financement jugé trop lent[1]
La division interne reflète une exigence commune : quelle que soit la position, l'objectif est une fin de vie digne, apaisée et non solitaire[1]
Les opposants au sein du groupe craignent que l'aide à mourir fragilise le devoir de fraternité envers les vulnérables et ralentisse les soins palliatifs[1]
Les abstentionnistes souhaitaient qu'un droit opposable aux soins palliatifs soit établi *avant* l'ouverture de l'aide à mourir, pour garantir un vrai choix[1]
Les partisans voient dans l'aide à mourir une question de liberté, d'égalité et de fraternité — et une question d'humanité[1]
La stratégie décennale prévue est jugée insuffisamment contraignante : une loi de programmation adoptée par le Parlement aurait été préférable[1]
Vingt-six départements sont toujours dépourvus d'unité de soins palliatifs ; près de la moitié des patients, aux derniers moments de leur vie, ne bénéficient pas de l'accompagnement auquel ils devraient pouvoir prétendre. Cette situation n'est pas digne de la France.Charles de Courson (LIOT) · séance publique], 16/02/2026 · lire en contexte
Prises de parole en séance publique lors des discussions générales (février 2026) et explications de vote (mai 2025)
Les Démocrates (DEM)
Vote unanime pour les soins palliatifs ; groupe divisé sur l'aide à mourir
Soins palliatifs et fin de vie ne doivent pas être opposés : les traiter ensemble dans une discussion commune est une approche intelligente[1]
Les soins palliatifs sont désormais reconnus comme essentiels par l'ensemble de l'hémicycle, ce qui représente une évolution historique par rapport aux débats antérieurs[1]
La généralisation des soins palliatifs est urgente, y compris dans les territoires dépourvus d'unités spécialisées[1]
La traçabilité et l'évaluation des soins palliatifs, absentes jusqu'alors, seront désormais garanties[1]
Les soins palliatifs ne sont pas une alternative à la fin de vie mais une possibilité offerte.Philippe Vigier (DEM) · séance publique], 16/02/2026 · lire en contexte
Séance publique, discussion générale commune (février 2026). ⚠️ Le corpus ne renseigne pas la position du groupe sur l'aide à mourir au-delà de la division interne signalée
Notes transversales pour le plaidoyer
Méthode Comment cette carte a été produite
Cartographie produite automatiquement à partir des 12 extraits
les plus pertinents du corpus parlementaire (comptes rendus de séance, auditions
en commission, amendements, questions), sélectionnés par recherche sémantique puis
reclassés par un cross-encoder. 11 des
11 citations produites renvoient à une page source.
Les verbatims sont repris tels quels des comptes rendus officiels.