À l’alinéa 19, après le mot :
« embauchées »,
insérer les mots :
« sans autre condition ».
« L’expérimentation du projet TZCLD a révélé sur certains territoires une tendance à introduire des prérequis à l’embauche en EBE autres que la privation d’emploi depuis au moins un an et la résidence sur le territoire depuis au moins 6 mois, certains professionnels du champ social et de l’emploi estimant que les personnes n’étaient pas prêtes à travailler, par exemple en raison de leur état de santé ou de leur situation familiale. Ce type de pratique remet en cause le principe du droit à l’emploi en en conditionnant l’accès à un jugement porté sur la personne privée d’emploi. Elle nie de plus la capacité de celle-ci à juger elle-même si elle est prête à travailler. Elle va enfin à l’encontre du principe de « l’emploi d’abord » qui fonde le projet TZCLD et repose sur le constat que c’est en bénéficiant de la sécurité de l’emploi que les personnes sont les mieux à mêmes de résoudre les autres difficultés auxquelles elles doivent faire face. »
« Pour toutes ces raisons, le présent amendement propose d’indiquer explicitement dans la loi qu’aucune autre condition que la privation d’emploi depuis un an et la résidence sur le territoire depuis 6 mois ne saurait être opposée aux personnes dans l’exercice de leur droit à l’emploi. »
« Cet amendement a été travaillé avec ATD Quart Monde. »
Le texte visé sur assemblee-nationale.fr →Sort arrêté le 28 mai 2025.
Pas de scrutin public identifié pour cet amendement.