Séance du 15 février 2022 /// n°156 /// 343 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 15e législature · session Session ordinaire 2021-2022

Séance du 15 février 2022 — 156e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Richard Ferrand.

343prises de parole
82orateurs
35points à l'ordre du jour

Verbatim Le compte rendu

Tours 1 à 200 sur 343 — page 1 / 2.

Richard Ferrand president · LaREM #2

La séance est ouverte.

#3

(La séance est ouverte à quinze heures.)

Questions au Gouvernement

Richard Ferrand president · LaREM #6

L’ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.

Orpea

La parole est à M. Joël Aviragnet.

Monsieur le Premier ministre, il y a trois semaines, la sortie de l’enquête de Victor Castanet dans l’ouvrage Les Fossoyeurs a produit l’effet d’une bombe. Les Français ont appris avec stupeur, rage et dégoût que certains EHPAD à but lucratif auraient mis en place un système industrialisé de réduction des coûts au détriment des conditions de vie des résidents.Les auditions auxquelles a procédé la commission des affaires sociales depuis lors n’ont pas convaincu. Les responsables du groupe Orpea ont soigneusement évité de répondre aux questions de la représentation nationale.Si ce système est réel, il doit être empêché, interdit. Le vieillissement de notre population doit nous inciter à mettre au premier plan la question du grand âge.Comme la semaine dernière à ma collègue Mme Pires Beaune, vous répondrez sans doute que la création de la cinquième branche de la sécurité sociale et de 10 […]

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’autonomie.

Brigitte Bourguignon ministre déléguée chargée de l’autonomie · LaREM #18

J’ai trop de respect pour la séparation des pouvoirs et aussi pour le rôle souverain du Parlement pour m’immiscer dans une décision qui vous appartient, d’autant que j’ai présidé la belle commission des affaires sociales, dont je salue la présidente et ses membres qui effectuent un travail actif au cours d’un cycle d’auditions publiques.Cela étant dit, sachez que je m’engage à faire toute la lumière devant la représentation nationale et à rendre publics les rapports des inspections – et non des moindres – que j’ai diligentées, celle de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et celle de l’Inspection générale des finances (IGF).Mais de grâce, mesdames et messieurs les parlementaires,…

De grâce, de grâce !

Brigitte Bourguignon ministre déléguée · LaREM #22

…ne passons pas de décennies d’indifférence généralisée sur le grand âge…

Dont les cinq dernières années !

Brigitte Bourguignon ministre déléguée · LaREM #24

…à l’ère de la suspicion généralisée sur les EHPAD, où elle est douloureusement ressentie. Pour ma part, je voudrais rendre hommage aux personnels soignants, aux résidents à leur famille, qu’il convient de réconforter. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM. – M. Jean-Luc Reitzer applaudit également.)Si l’affaire Orpea est aussi grave, c’est parce qu’elle révèle un système dans un groupe lucratif, mais aussi et surtout parce qu’elle abîme le lien de confiance, si fragile et précieux, entre les soignants, les familles et les dirigeants des établissements. Croyez-moi, ils en souffrent énormément en ce moment.Non seulement le Gouvernement ne découvre pas les difficultés, mais il agit depuis cinq ans. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.) Nous faisons ce que vous n’avez pas fait. La cinquième branche de la sécurité sociale, dédiée à l’autonomie, vous en rêviez. Nous, nous […]

Les Hijabeuses

La parole est à Mme Frédérique Meunier.

« La loi n’interdit pas que les Hijabeuses puissent jouer au football avec le voile islamique, donc elles peuvent le faire. »

Ah, là, là !

Selon vous, monsieur le Premier ministre, qui peut tenir des propos aussi inattendus car contraires à nos principes les plus fondamentaux que sont la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes ?

Eh oui !

Selon vous, qui peut tenir des propos aussi irresponsables quand ils profitent aux communautaristes qui nous gangrènent et à l’islamisme politique qui veut nous détruire ?

Très bien !

Selon vous, qui peut tenir des propos qui consistent en une faute politique pour le renoncement dont ils témoignent, mais plus encore en une faute morale pour les conséquences qu’ils impliquent ?Monsieur le Premier ministre, je vous donne un indice : elle est dans votre Gouvernement ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances.

Elisabeth Moreno ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances #39

Depuis quatre jours, (Exclamations sur les bancs du groupe LR)…

Écoutez, quand elle parle ! (Mêmes mouvements.)

Elisabeth Moreno ministre déléguée #41

…je vis une violence que seule la politique peut faire vivre. C’est une personne issue de la société civile qui vous le dit. Cette énième attaque montre bien qu’il est nécessaire de remettre l’État au milieu du village (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM), le droit au milieu de nos discussions et la vérité au cœur de nos échanges.

Assumez !

C’est vous, la responsable !

Elisabeth Moreno ministre déléguée #44

Je ne suis pas pour le voile mais pour l’État de droit. Oui, dans le respect de notre Constitution, la loi garantit l’application du principe de laïcité dans le sport. Oui, je crois en la liberté de conscience de chaque individu.

Et alors ?

Elisabeth Moreno ministre déléguée #46

Oui, le Gouvernement lutte contre toutes les formes de séparatisme en étant intransigeant face aux comportements radicaux.

Vous mentez et vous le savez !

Elisabeth Moreno ministre déléguée #48

La loi confortant le respect des principes républicains est très claire : elle oblige les fédérations sportives à signer des contrats d’engagement républicain. De cette manière, nous faisons concrètement tout ce qu’il faut pour lutter contre toute forme de prosélytisme et nous défendons partout les valeurs de la République.

C’est faux ! Vous faites exactement l’inverse !

Elisabeth Moreno ministre déléguée #50

S’agissant de l’affaire que vous mentionnez, je n’ai ni rencontré ni même prononcé le nom du collectif que vous évoquez.

Vous mentez !

Elisabeth Moreno ministre déléguée #52

Une action devant le Conseil d’État est d’ailleurs en cours. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.) En tant que membre du Gouvernement, il ne m’appartient pas de dire si je suis pour ou contre une action en justice : il y va de la séparation des pouvoirs, si chère à la représentation nationale.

Vous mentez !

Elisabeth Moreno ministre déléguée #54

Mesdames et messieurs les députés, je n’ai aucune leçon de féminisme ou d’universalisme à recevoir. Toute ma vie, je me suis battue pour m’émanciper.

Hors sujet !

Elisabeth Moreno ministre déléguée #56

Avec le Président de la République, le Premier ministre et la majorité, je me bats à présent pour que… (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)

Merci, madame la ministre déléguée.La parole est à Mme Frédérique Meunier.

Vos propos ambigus ne peuvent cacher votre profond malaise et l’hypocrisie de cette majorité ! Ils illustrent parfaitement ce « en même temps » qui détruit tout, qui renie tout car il ne choisit rien, n’assume rien. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)Vous défendez une proposition de loi pour démocratiser le sport et vous refusez d’interdire clairement le port de signes religieux lors des compétitions organisées par les fédérations. Quelle ironie et quelle incohérence lorsque l’on sait que le voile enferme et rejette alors que le sport libère et fédère !En prolongement de la Charte olympique, l’amendement de notre groupe, défendu par Maxime Minot, permettait d’interdire toute « propagande politique, religieuse ou raciale » dans le sport. Vous l’avez rejeté avec votre mépris si coutumier. Que dites-vous à ces femmes qui se battent pour briser le carcan où on les enferme ? Vous […]

Crise sanitaire

La parole est à M. Yannick Haury.

Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, les Français viennent de traverser deux ans de crise sanitaire sans précédent. Les solutions appliquées sont donc, elles aussi, sans précédent.Pendant ces deux années, notre majorité présidentielle a soutenu les décisions difficiles et courageuses prises par le Gouvernement. Notre stratégie a toujours été de trouver un bon équilibre entre libertés et restrictions, en nous adaptant à l’évolution de la pandémie avec un seul objectif : sauver des vies.Pendant ces deux années, nous avons tenu bon grâce à la solidarité et au sens des responsabilités de tous les Français, et, bien sûr, grâce au dévouement des soignants.Le calendrier prévu pour la levée des restrictions est tenu en concordance avec l’amélioration de la situation sanitaire. Aujourd’hui, de nouvelles règles entrent en vigueur : les personnes majeures doivent effectuer leur […]

La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.

Olivier Véran ministre des solidarités et de la santé · RE #71

En effet, demain est une date importante. Il y en a déjà eu et il y en aura d’autres, mais nous franchissons une étape qui va permettre à notre pays de retrouver encore plus de couleurs, grâce à une embellie sur le plan épidémique.Même s’il ne fait pas encore beau, les nuages sont en train de s’estomper : chaque semaine, la circulation du virus diminue de plus de 40 % ; le taux d’incidence de 1 500 reste encore très élevé mais les conséquences sanitaires du variant omicron sont moindres que celles de ses prédécesseurs.Depuis hier, notre taux d’incidence est inférieur à celui de l’Allemagne, ce qui montre la dynamique européenne de cette vague omicron qui a frappé tout le continent. Si les hôpitaux restent très chargés – plus de 30 000 malades hospitalisés pour covid-19, plus de 3 300 patients en réanimation –, leur situation s’améliore. Nos soignants peuvent commencer à reprogrammer des […]

Filière nucléaire

La parole est à M. Alain Bruneel.

Le Président de la République s’est rendu jeudi dernier à Belfort pour présenter son plan de relance du nucléaire. Le rachat par EDF de l’activité nucléaire de General Electric a été le prétexte à une opération de communication.

C’est faux !

Le Président a cherché à faire oublier le fiasco retentissant du démantèlement d’Alstom. Depuis la cession, qu’il avait organisée en 2014, le groupe américain a effectué des coupes claires dans les effectifs et délocalisé de nombreuses activités : 4 000 salariés d’Alstom ont été licenciés, dont 1 200 à Belfort.Pour ne pas voir disparaître l’un de nos fleurons industriels, les syndicats et la population du territoire de Belfort ont mis en demeure le Gouvernement de faire respecter au groupe américain ses engagements.L’exécutif se félicite à présent du retour sous pavillon français de nos compétences et de notre savoir-faire en matière de turbines. Nous pourrions nous en réjouir également, mais ce rachat ne s’adosse à aucun projet industriel : c’est un exercice de gribouille,…

Mais non !

…qui traduit l’inconséquence de la politique énergétique conduite ces dernières années – une inconséquence qui inquiète.Le rachat par EDF des activités de General Electric ne concerne que le nucléaire, et non les activités du groupe dans le secteur des énergies renouvelables. Vous continuez donc à mener à bien votre projet de séparation des activités d’EDF et de démantèlement de l’entreprise.Pour notre part, notre conviction reste intacte : nous avons besoin d’un grand service public unifié de l’énergie et d’une maîtrise politique de l’ensemble de la filière. Êtes-vous prêts, comme nous le sommes, à opérer enfin ce tournant ?

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’industrie.

Agnès Pannier-Runacher ministre déléguée chargée de l’industrie · EPR #89

Contrairement à ce que vous indiquez, la prise de parole du Président de la République la semaine dernière à Belfort constitue la dernière composante d’une vision énergétique complète et structurée,…

Oh ! C’est historique !

Agnès Pannier-Runacher ministre déléguée · EPR #91

…qui donne enfin du souffle, non seulement à notre politique industrielle, mais aussi à notre politique énergétique. Elle intervient en effet après quatre ans de travail pour relancer la filière nucléaire. Nous l’avons fait dans le cadre du plan de relance, en soutenant les sous-traitants, en aidant les PME et les entreprises de taille intermédiaire (ETI), et en accompagnant EDF à l’international.Cette politique s’inscrit aussi dans un plan complet en faveur des énergies renouvelables, puisque nous soutenons le développement de l’éolien – marin ou terrestre – et du photovoltaïque à un rythme acceptable pour les Français, en encourageant l’essor des filières industrielles correspondantes. Je pense notamment à l’hydrogène bas carbone, en faveur duquel nous investissons massivement.Notre politique se fonde également sur la transformation et la décarbonation de l’industrie. En tant que […]

Lutte contre les déserts médicaux

La parole est à M. Guy Bricout.

Ma question porte sur les déserts médicaux, que nous avons souvent évoqués, et plus particulièrement sur deux points qui, hélas, contribuent au manque de médecins dans certaines zones.L’arrêté du 23 décembre 2021, relatif à l’agrément des maîtres de stages des universités (MSU) accueillant des étudiants en médecine réduit de manière draconienne, les possibilités de formation pédagogique des MSU, ce qui affectera tant les professionnels que les internes.

Il a raison !

Jusqu’à présent, les médecins pouvaient effectuer jusqu’à vingt et une heures de formation par an dans leur discipline, auxquelles s’ajoutaient vingt et une heures « hors quota », réparties sur trois ans, qu’ils pouvaient mobiliser pour se former à devenir maître de stage. Ces vingt et une heures tous les trois ans sont devenues dix heures pour la vie entière, ce qui n’est pas de nature à favoriser l’installation de médecins. Pourquoi ce changement négatif ?Je tiens ensuite à revenir sur l’inéquitable répartition des médecins sur le territoire. Pourquoi ne pas réintroduire un dispositif qui prévalait par le passé et qui existe toujours pour les pharmaciens, à savoir un numerus clausus empêchant les nouvelles installations dans les zones déjà surdotées en médecins ? (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI-I et sur quelques bancs du groupe LR.) Cela redirigerait les jeunes médecins […]

La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.

Olivier Véran ministre des solidarités et de la santé · RE #104

D’abord, permettez-moi de dire que nous soutenons très fortement les maîtres de stage des universités. S’il fallait vous en convaincre d’un chiffre, je rappelle que leur nombre a augmenté de 20 % depuis le début du quinquennat – du jamais vu. Pourquoi les soutenons-nous ? Parce que chaque maître de stage permet à un interne ou à un étudiant en médecine d’apprendre son métier directement dans un cabinet de ville. Nous encouragerons d’ailleurs le plus souvent leur déploiement dans les zones sous-dotées, pour donner envie aux jeunes médecins de s’y installer par la suite. Il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir sur ce point.Nous avons d’ailleurs transmis aux différentes unités de formation et de recherche (UFR) de médecine, ainsi qu’aux agences régionales de santé (ARS), une instruction leur intimant de publier prochainement la liste des maîtres de stage qui pourront s’installer et des […]

Situation au Nicaragua

La parole est à M. Jean-Louis Bourlanges.

Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, la commission des affaires étrangères vous entendra sur la crise ukrainienne à dix-sept heures trente. Cette réunion est ouverte à tous les collègues qui souhaiteraient y prendre part. C’est pourquoi je ne vous interrogerai pas ici sur une situation qui appelle un débat dépassant le format des questions au Gouvernement.Je veux, en revanche, appeler votre attention sur l’odieuse répression qui frappe les opposants, les démocrates, les hommes et les femmes libres du Nicaragua, victimes de la vindicte furieuse de Daniel Ortega et de ses hommes de main. (M. Marc Le Fur applaudit.)Le général Hugo Torres, héros de la révolution contre la dictature de Somoza, a rencontré la mort le 12 février en prison alors qu’il était tenu au secret le plus absolu par les séides de Daniel Ortega, qu’il avait pourtant jadis arraché aux geôles […]

C’est vrai !

Depuis le mois d’avril 2018, la répression orchestrée par le président Ortega et son épouse a fait près de 325 morts et plus de 2 000 blessés. Plus de 170 opposants politiques ont été incarcérés. Mardi 1er février s’est ouvert le procès de ces hommes et de ces femmes. Je pense notamment à Dora Maria Téllez, conscience de la révolution sandiniste qui, elle aussi, avait aidé Ortega à s’échapper des prisons de Somoza.La France et l’Union européenne ont contesté la légitimité des élections qui se sont récemment tenues au Nicaragua. Cette situation dramatique interdit l’indifférence. Elle exige notre mobilisation morale et politique – celle de la France, de l’Union européenne et de la communauté internationale tout entière. Les geôles du Nicaragua n’ont hélas rien à envier à celles des pires dictatures ! (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur plusieurs bancs des groupes LaREM […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Yves Le Drian ministre de l’Europe et des affaires étrangères · SOC #118

Vous avez raison de rappeler la sanglante répression des manifestations qui sévit au Nicaragua, en particulier depuis la réélection frauduleuse de Daniel Ortega le 7 novembre dernier. Le régime nicaraguayen s’est doté d’un arsenal législatif répressif, criminalisant toute opposition et permettant l’arrestation de quarante-six personnalités d’opposition depuis le mois de juin 2021, dont tous les candidats potentiels à l’élection présidentielle, y compris les principaux responsables des partis d’opposition.Vous l’avez souligné, une véritable dérive répressive est à l’œuvre. Elle se traduit par la reprise des procès à huis clos contre ces quarante-six opposants, accusés de crime de haine et de complot contre l’intégrité nationale. Dix-huit condamnations ont déjà été prononcées. Vous avez raison d’invoquer la figure historique du général Hugo Torres, décédé à la suite des conditions […]

Situation au Mali

La parole est à M. Olivier Falorni.

À l’heure où notre présence militaire au Mali est questionnée, voire contestée, rien ne serait pire que de dire ou de laisser dire que nos soldats sont tombés là-bas pour rien. Notre action au Sahel doit être saluée, et non salie, comme tente notamment de le faire la junte militaire aussi illégitime que corrompue qui a pris le pouvoir au Mali et qui fait des mercenaires prédateurs du groupe Wagner son bras armé. Nous ne devons jamais oublier que cinquante-huit soldats français sont morts là-bas pour nous protéger ici. Pour cela, nous devons rendre hommage à leur mémoire, à leurs familles et à leurs camarades de combat. (Applaudissements tous les bancs.)La crise sanitaire n’a pas fait disparaître la menace terroriste : le djihadisme reste une pandémie mondiale, dont un des variants islamistes les plus dangereux se trouve au Sahel. Faut-il rappeler que les opérations Serval puis Barkhane […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Yves Le Drian ministre de l’Europe et des affaires étrangères · SOC #129

J’ai eu l’occasion, il y a quelques jours, d’invoquer dans cet hémicycle le souvenir des cinquante-trois soldats morts pour la France et pour la liberté du Mali. Merci d’avoir rappelé leur sacrifice. (Applaudissements les bancs des groupes LaREM, LR, Dem, SOC, Agir ens, UDI-I et LT. – M. Hubert Wulfranc applaudit aussi.)Par ailleurs, la junte, qui s’est accaparé le pouvoir au Mali continue d’être isolée en Afrique. En effet, la Communauté économique des États d’Afrique occidentale, la CEDEAO, l’a condamnée en appliquant des mesures de rétorsion économique et financière à son encontre tant que le processus de transition ne permettra pas le retour de la démocratie.Elle est également isolée vis-à-vis de la communauté internationale et des partenaires internationaux, en particulier l’Union européenne, qui a soutenu les actions menées par la CEDEAO. Nous devons tirer les conséquences de la […]

Il n’a pas répondu !

Déficit commercial de la France

La parole est à M. Fabrice Brun.

Ma question s’adresse à M. le Premier ministre. Après l’explosion de la dette et la chute du pouvoir d’achat, vous venez de battre un nouveau record, celui du déficit commercial : 84 milliards d’euros, soit le pire déficit commercial d’Europe, du jamais vu dans l’histoire de notre pays.

C’est vrai !

Ce déficit abyssal, qui ne cesse de se creuser depuis 2017, fait voler en éclat votre bilan économique.Non, la France ne va pas mieux après cinq ans de Macronie. Manque de compétitivité, délocalisations, désindustrialisations : vous n’avez apporté aucune réponse structurelle aux maux français. (Exclamations sur les bancs du groupe LaREM.)

Il a raison !

La France continue d’être pillée par les Chinois – nous leur vendons des arbres, ils nous renvoient des meubles et du parquet –, quand vous ne bradez pas nos pépites industrielles, comme Alstom vendu aux Américains. Pendant ce temps, les Allemands et les Italiens affichent des excédents commerciaux insolents alors que l’Espagne est quasiment à l’équilibre. Pourtant, eux aussi importent du gaz et du pétrole.Monsieur le Premier ministre, comment avez-vous pu laisser notre déficit commercial atteindre ce triste record ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR. – M. Boris Vallaud applaudit également.)

Excellent !

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’industrie.

Agnès Pannier-Runacher ministre déléguée chargée de l’industrie · EPR #145

Je vous remercie pour vos propos nuancés qui éclairent le débat ! (Exclamations vives et prolongées sur les bancs du groupe LR.) Puisque vous avez employé le mot « record », parlons des records de la France : le million d’emplois créés en cinq ans, le taux de chômage qui, après la crise la plus grave de ce siècle, est au plus bas depuis quinze ans (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM) ou encore le taux d’emploi des jeunes qui est au plus haut depuis cinquante ans.

Répondez à la question !

Agnès Pannier-Runacher ministre déléguée · EPR #147

Parlons également de la réindustrialisation qui succède à la pire période de destruction d’emplois industriels, lors d’une précédente législature, à un moment où votre mouvement politique était aux responsabilités.

C’est vous qui êtes au pouvoir !

Agnès Pannier-Runacher ministre déléguée · EPR #149

En effet, quand les entreprises ont-elles le plus délocalisé ? Entre 2008 et 2012 – les faits sont têtus. (Exclamations sur les bancs du groupe LR. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.) Quand le déficit s’est-il creusé ? Depuis 2000, notamment sous l’effet de vos politiques.Soyez donc un peu plus nuancé et célébrons le fait que notre économie repart, que son taux de croissance est le plus élevé en Europe, que le taux de chômage est le plus bas depuis quinze ans et que nous allons continuer dans ce sens. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem. – Exclamations sur les bancs du groupe LR et sur plusieurs bancs du groupe SOC.)

La parole est à M. Fabrice Brun.

Nous aurions pu entendre un mea culpa, nous avons entendu de la propagande électorale. Ne vous déplaise, le déficit commercial s’élève à 84 milliards – les chiffres sont têtus.

Voilà votre bilan !

Assumez !

Nous aimerions vous entendre sur des questions précises, par exemple le transport maritime, secteur qui a connu une envolée inédite des tarifs et des délais. Quel soutien concret apportez-vous à nos petites entreprises qui dépendent de l’import-export, coincées entre retards, pénuries et augmentation des prix des matières premières, souvent multipliés par deux ? Quelle suite donnez-vous à nos propositions concrètes, vitales pour les entreprises françaises et pour notre balance commerciale, consistant, d’une part, à sacraliser les 247 millions d’euros du plan de relance pour l’export, d’autre part, à redéployer les crédits non consommés de l’assurance prospection vers les chèques relance export ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

Cela fait des années que nous le disons !

Assumez votre responsabilité !

La parole est à Mme la ministre déléguée.

Agnès Pannier-Runacher ministre déléguée · EPR #159

Rassurez-vous, notre politique en faveur de l’export, menée avec Franck Riester, va se poursuivre. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.) Au-delà des près de 250 millions d’euros que vous avez cités, j’aimerais mentionner les 35 milliards d’euros que nous allons encore mobiliser pour soutenir notre industrie. Ne nous trompons pas de combat. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

Conflit militaire russo-ukrainien

La parole est à Mme Natalia Pouzyreff.

Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, alors qu’une crise aiguë se joue entre l’Ukraine et la Russie, cette dernière ayant déployé plus de 100 000 hommes à la frontière, l’éventualité d’un conflit armé sur le sol européen est réapparue.À l’heure où nous débattons, le cours des événements demeure incertain. Les États-Unis ont annoncé que l’invasion russe de l’Ukraine était imminente mais aussi indiqué qu’ils ne mobiliseraient pas de troupes pour la défendre. Quant au président Poutine, il continue de souffler le chaud et le froid. Le piège se referme donc sur l’Ukraine et affecte plus généralement la stabilité de l’Europe continentale.L’Union européenne ne pouvait se tenir à l’écart des discussions entre nations. Nous nous félicitons que le président Emmanuel Macron, en sa qualité de président du Conseil de l’Union européenne, ait pris l’initiative de rencontrer les […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Yves Le Drian ministre de l’Europe et des affaires étrangères · SOC #168

Vous avez raison de souligner la gravité de la situation. Dans cette période, notre action se fonde sur trois principes. Le premier est la fermeté. Nous demandons le respect des principes fondamentaux qui structurent la sécurité et la stabilité en Europe, en particulier le plein respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Si la Russie devait choisir l’escalade plutôt que le dialogue, nous serions prêts à y répondre de manière ferme avec nos partenaires européens. Des sanctions fortes seraient imposées rapidement et nous ferions les gestes nécessaires pour rassurer nos alliés au sein de l’OTAN.L’unité et la solidarité constituent le deuxième principe. Nous devons faire preuve d’unité avec nos partenaires proches, à commencer par les partenaires européens. Nous sommes en relation avec eux, y compris dans le cadre de la présidence du Conseil de l’Union européenne puisque nous faisons […]

Politique énergétique

La parole est à M. Jean-Marie Sermier.

Monsieur le Premier ministre, nous avons assisté à un revirement à 180 degrés du Président de la République au sujet du nucléaire.

N’oublions pas que la ministre de la transition énergétique actuelle jugeait en 2018 « complètement aberrant » et totalement « absurde » d’envisager la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

C’est vrai ! Elle l’a dit !

N’oublions pas que le Président de la République, qui s’improvise aujourd’hui, d’un seul coup, pronucléaire, fermait Fessenheim en 2018 et annonçait la suppression de quatorze réacteurs d’ici à 2035.

N’oublions pas que, pendant cinq ans, les députés Les Républicains ont été les seuls à défendre le nucléaire.

Nous avons réclamé des investissements massifs dans de nouveaux réacteurs quand votre majorité s’obstinait à réduire la part de l’électricité produite par le nucléaire. Voulez-vous nous rendre dépendants du gaz russe et du charbon ?À quelques semaines de l’élection présidentielle, le candidat Macron nous a enfin donné raison. Cette soudaine conversion au nucléaire – peut-être sur son chemin de Damas – constitue l’un des plus spectaculaires retournements de veste de toute la Ve République. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.)Résultat : votre « en même temps » nous a fait perdre cinq ans. C’est un quinquennat perdu…

Un de perdu, un de retrouvé !

…pour notre souveraineté énergétique et industrielle. C’est aussi un quinquennat perdu pour le climat puisque vous avez été obligés de réactiver les centrales à charbon alors que le nucléaire est une énergie entièrement décarbonée.

C’est la ministre du charbon !

C’est enfin un quinquennat perdu pour le pouvoir d’achat des Français alors que l’investissement dans le nucléaire aurait permis de faire baisser la facture énergétique de nos concitoyens.

Vive la Communauté européeenne du charbon et de l’acier, la CECA !

Alors, monsieur le Premier ministre, pourquoi tout ce temps perdu faute d’une vision et de constance ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

C’est honteux !

La parole est à Mme la ministre de la transition écologique.

Et du charbon !

Elle a mangé son chapeau !

Barbara Pompili ministre de la transition écologique · RE #196

Tout le monde peut avoir l’opinion qu’il souhaite sur un sujet. Ce qu’on attend des responsables politiques, a fortiori quand ils gouvernent, c’est qu’ils aient une vision étayée par des faits.Si nous avons perdu du temps pendant des années, c’est justement à cause des bagarres entre ceux qui disaient qu’il faudrait du nucléaire partout et ceux qui disaient qu’il faudrait de l’énergie renouvelable partout. (Exclamations prolongées sur les bancs du groupe LR.)

Vous avez oublié que vous aviez fait partie des Verts !

Barbara Pompili ministre · RE #199

Personne n’avait alors eu le courage de demander clairement quels étaient les besoins et les enjeux et comment nous pourrions y faire face.

Ça ne change rien, vous vous êtes trompée !

Barbara Pompili ministre · RE #201

Nous avons eu ce courage en demandant notamment à RTE, le réseau de transport d’électricité, et à l’Agence internationale de l’énergie, une fois l’accord de Paris ratifié, donc une fois que des objectifs de neutralité carbone avaient été fixés pour 2050, de nous dire quels étaient les besoins et comment nous pourrions y faire face.

Girouette !

Barbara Pompili ministre · RE #203

Ensuite, après avoir examiné la situation et fort de deux ans de travail scientifique et technique, le Président de la République a pu choisir entre les différentes options proposées. Être un responsable politique, c’est cela, ce n’est pas parler dans le vide. C’est ce qu’attendent nos concitoyens.Notre stratégie nous permettra, premièrement, d’atteindre la neutralité carbone en 2050, deuxièmement, de faire face aux besoins de la population. Si nous vous avions écoutés, monsieur Sermier et mesdames et messieurs de l’opposition, nous n’aurions rien fait en matière d’énergie renouvelable. Car, en effet, sur cette question, nous avons perdu plusieurs décennies et c’est d’ailleurs pour cette raison que, si nous continuons d’adopter des postures comme vous le faites, la France connaîtra des black-out dans dix ans. Or la stratégie du black-out n’est pas celle du Président de la République ni […]

Madame la ministre, je vous remercie…

Barbara Pompili ministre · RE #206

Celle-ci a été exposée la semaine dernière à Belfort. Au moins nos concitoyens peuvent-ils compter sur une politique solide. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem. – Exclamations sur les bancs du groupe LR. – M. David Habib s’exclame également.)

Chers collègues, par respect pour les membres de cet hémicycle, pour les nombreuses personnes présentes aujourd’hui dans les tribunes et pour toutes celles et tous ceux qui suivent nos débats, je vous demande de poser vos questions et d’écouter les réponses dans le calme.

Métiers du secteur social et médico-social

La parole est à Mme Isabelle Santiago.

L’ensemble du secteur social et médico-social, c’est-à-dire les professionnels qui assurent l’accueil et l’accompagnement des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou de précarité et des jeunes de la protection de l’enfance, est à bout de souffle – j’ai souvent eu l’occasion de le dire ici.À la veille de la conférence sur les métiers du social et du médico-social de ce vendredi 18 février, les réponses annoncées en janvier ne suffisent pas.Les fédérations comme les associations l’ont dit et ont manifesté à ce sujet ce mois-ci. Les dégâts sont bel et bien là : il manque 10 % à 15 % de personnel, plus de 60 000 postes étant vacants ; de plus en plus nombreux sont ceux qui quittent le secteur du médico-social et ce sont les plus fragiles qui en paient le prix, à savoir les personnes dépendantes, les enfants au titre de la protection de l’enfance et les personnes porteuses […]

La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.

Olivier Véran ministre des solidarités et de la santé · RE #215

Je vous sais gré de reconnaître que le Ségur de la santé a été une avancée importante. On peut ainsi penser que, si on le mettait à nouveau au vote deux ans après, il emporterait cette fois l’assentiment général de cette assemblée ! Mais j’entends bien qu’il n’est jamais trop tard pour reconnaître le chemin parcouru, et je vous en remercie à nouveau.Et puis je rappelle que le périmètre du Ségur a été élargi plusieurs fois : on parlait au début, souvenez-vous, uniquement des blouses blanches à l’hôpital, on a décidé ensuite qu’il devait concerner tous les métiers de l’hôpital, mais comme on ne peut pas envisager l’hôpital sans le médico-social, et sachant que celui-ci comporte plusieurs branches, il a donc fallu revenir encore sur le dispositif. C’est ce qu’on appelait « les oubliés du Ségur ».

Ils sont nombreux !

Olivier Véran ministre · RE #218

Le Premier ministre a confié à ce sujet une mission à Michel Laforcade, qui a réuni l’ensemble des acteurs et nous a remis une feuille de route qui a fait l’objet d’une approbation majoritaire des syndicats, notamment la CFDT, Force ouvrière et l’UNSA. Je souligne à cet égard que nous avons eu à chaque étape le soutien majoritaire des syndicats dans la fonction publique et dans le secteur privé non lucratif. Un gros travail a été fait avec Sophie Cluzel, Brigitte Bourguignon et Adrien Taquet pour inclure dans le dispositif encore davantage de professionnels.Il restait, vous l’avez dit, beaucoup de professionnels dans le secteur social ou médico-social encore en marge des revalorisations au titre du Ségur. Je vous rappelle au passage qu’il ne s’agit pas de primes mais de hausses de salaires, la différence étant que ces dernières comptent pour la retraite car elles sont intégrées […]

Exactement !

Olivier Véran ministre · RE #221

La formule du Ségur, c’est bien des hausses de salaire. Le Premier ministre a souhaité réunir l’ensemble des parties prenantes, ce vendredi, pour leur apporter des réponses à cet égard. Je ne vais évidemment pas égrener ici ce qu’il va annoncer, mais vous verrez que, là aussi, le message aura été entendu et que des avancées conséquentes vont être réalisées. Vous dites que les réponses que nous avons apportées ne sont pas satisfaisantes, mais vous ne les connaissez pas encore… Patience : plus que trois jours.

One Ocean Summit

La parole est à Mme Liliana Tanguy.

Ma question s’adresse au ministre de l’Europe et des affaires étrangères, et j’y associe mes collègues Sophie Panonacle, Lionel Causse et Didier Le Gac.La semaine dernière s’est tenu le premier One Ocean Summit ; c’était à Brest, pointe avancée de l’Europe sur l’Atlantique, devenue capitale mondiale de l’océan. Cet événement, organisé à l’initiative du chef de l’État dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne, a permis d’aboutir aux treize engagements de Brest pour l’Océan. Députée du Finistère et impliquée dans les enjeux de stratégie maritime, j’ai participé avec grand intérêt à ce sommet rassemblant quarante et un États, des représentants de la société civile et des entreprises engagées en faveur de l’océan et de la protection de la biodiversité marine. Comme vous l’avez alors souligné, monsieur le ministre, les mers et les océans sont tout à la fois des biens […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Yves Le Drian ministre de l’Europe et des affaires étrangères · SOC #228

Vous avez raison de souligner l’importance du sommet de Brest sur l’océan. Il s’agissait de relever le niveau d’ambition de la communauté internationale à l’égard des enjeux de pollution et de surexploitation des océans dans le cadre du changement climatique. Il y a eu une vraie mobilisation, que traduisait la présence d’une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, de beaucoup d’organisations internationales, d’organismes de recherche et d’ONG. Et je crois que l’objectif fixé à Marseille par le Président de la République a été atteint puisque ce rendez-vous a permis des avancées que vous avez soulignées, par les treize engagements pris sur les quatre grands thèmes du sommet.Je voudrais surtout souligner trois engagements qui me semblent majeurs. Le premier, c’est celui en faveur de la protection de la haute mer par le biais du futur traité sur la biodiversité au-delà de la […]

Taxes sur les carburants

La parole est à M. Nicolas Dupont-Aignan.

Ma question s’adresse à M. le Premier ministre.Le prix des carburants a de nouveau battu un record… Loin des métropoles, des millions de Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, sans même parler des artisans, subissent de plein fouet cette augmentation ! Bien sûr, celle-ci s’explique en partie par l’élévation du prix du baril, mais les taxes, qu’il s’agisse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques – la TICPE – ou de la TVA sur son produit, représentent aujourd’hui presque 60 % du prix total, soit près de 1 euro à la pompe ! Au moment où les Français souffrent tant de la baisse de leur pouvoir d’achat due à l’inflation, comment accepter que votre gouvernement profite sciemment de la hausse du prix des carburants pour engranger des recettes budgétaires supplémentaires ?Depuis des années, je propose la suppression de la TVA sur la TICPE […]

La parole est à M. le ministre délégué chargé des comptes publics.

Olivier Dussopt ministre délégué chargé des comptes publics · RE #239

Par votre question, à laquelle j’ai déjà répondu, vous me permettez de rappeler l’intégralité des mesures que le Gouvernement a adoptées pour répondre à l’augmentation du prix de l’énergie. Nous n’avons en effet pas attendu votre question pour agir rapidement et avec force.Dès la fin du mois de septembre, le Premier ministre a annoncé que les ménages bénéficiaires du chèque énergie recevraient un chèque énergie supplémentaire de 100 euros, qui a été versé au mois de décembre.Dès la discussion du budget, nous avons aussi proposé de plafonner l’augmentation du prix de l’électricité à 4 %, ainsi que celle du prix du gaz, et le Parlement a adopté les dispositions fiscales en conséquence, en baissant par exemple la TICFE – la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité. De même, le Parlement a voté à notre initiative le versement d’une indemnité inflation à chaque Français […]

La parole est à M. Nicolas Dupont-Aignan.

Je vous ferai remarquer que je vous ai parlé de l’essence et du gazole, pas de l’électricité. Je vous ferai remarquer aussi que les 100 euros ne couvrent pas le surcroît de dépenses, qui représente une somme considérable pour des gens au SMIC obligés de faire le plein toutes les semaines. Je note enfin que le ministre de l’économie et des finances, qui refuse de baisser ces taxes, n’a pas refusé d’en supprimer une autre quand il s’agissait de l’impôt sur la fortune, et ce pour un montant de plusieurs milliards d’euros. Mais les automobilistes, eux, sont toujours les vaches à lait du Gouvernement !

Tout à fait !

La parole est à M. le ministre délégué.

Olivier Dussopt ministre délégué · RE #248

Je vous ferai pour ma part remarquer que vous mélangez les choux et les carottes (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM) et que vous ne manquez pas une occasion – trop rare à votre goût, je le sais – de faire de la politique. Je remarque aussi que, pour vous, 15 milliards d’euros, cela ne compte pas. Et je note surtout que, pendant tout le débat budgétaire, vos propositions se résumaient à rien. (Mêmes mouvements.)

Inscription sur les listes électorales

La parole est à Mme Mathilde Panot.

Monsieur le Premier ministre, le cauchemar d’Emmanuel Macron porte un nom : la démocratie. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LaREM.) Car en démocratie, le jour d’une élection, la voix d’un Gaulois réfractaire pèse autant dans l’urne que celle d’un des amis milliardaires du président ; ne lui en déplaise, dans l’isoloir, la voix de l’homme le plus riche de France, Bernard Arnault, équivaut à celle de Jojo le gilet jaune, à celle d’un non-vacciné, d’une chômeuse ou d’un rien !Dès lors la stratégie d’Emmanuel Macron est claire : il faudrait que seuls les riches aillent voter.

Eh oui !

La preuve : les Français ont jusqu’au 4 mars pour s’inscrire sur les listes électorales, mais avez-vous fait une campagne nationale d’inscription sur les listes ? Non, surtout pas ! Après tout, il serait dommage que ces personnes non ou mal inscrites chassent le président des riches. Alors chut, silence ! Il ne faudrait pas ébruiter le fait qu’il ne leur reste que dix-sept jours pour s’inscrire. Car qui sont-ils ? Les jeunes et les plus pauvres du pays, les mêmes qui ont souffert de votre politique. Mais catastrophe pour vous : ils sont au total 13 millions ! Oui, vous avez peur du peuple qui vote. Car 109 milliardaires ne pèsent rien face aux 7 millions de chômeurs, face aux 8 millions de Français qui ont faim et aux 12 millions qui ont froid. Oui, que le peuple aille voter n’arrangerait pas vos affaires ! Au premier tour de l’élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron récoltait […]

Le peuple a choisi !

La parole est à M. le Premier ministre.

Jean Castex Premier ministre #259

Madame la présidente Panot, je ne suis pas sûr que je vous confierai cet après-midi ce qui me fait rêver… Je vais en revanche essayer de répondre factuellement à certains éléments de votre question.Il est vrai que 6 % de nos concitoyens en âge de voter ne sont pas inscrits sur les listes électorales, et c’est une réelle préoccupation. Je ne partage pas votre diagnostic, mais votre constat. C’est une difficulté à laquelle le Gouvernement, en particulier le ministre de l’intérieur et la ministre déléguée Marlène Schiappa, s’attaque de façon énergique.Tout d’abord, je veux rappeler devant la représentation nationale que nous avons élargi la période d’inscription sur les listes électorales…

Jean Castex Premier ministre #263

…jusqu’au 2 mars par internet et jusqu’au 4 mars en mairie.Par ailleurs, nous avons lancé un site internet dédié, car les défauts d’inscription concernent surtout les plus jeunes de nos concitoyens, même s’ils ne sont pas les seuls. Je pense au site elections.interieur.gouv.fr qui centralise l’ensemble des démarches relatives aux élections. Depuis son lancement, il y a trois semaines, près de 600 000 personnes s’y sont déjà connectées, ce qui a eu pour conséquence des inscriptions sur les listes électorales.Nous avons également rendu le vote plus facile en numérisant les procédures de procuration. Une autre plateforme en ligne, maprocuration.gouv.fr permet à tous nos concitoyens de donner une procuration à un proche, partout sur le territoire, grâce à la déterritorialisation.Enfin, nous avons proposé une nouvelle carte électorale. Un QR code permet d’accéder en direct à toutes les […]

Le 25 février !

Il serait temps !

Jean Castex Premier ministre #270

Nous mobiliserons des artistes, des effecteurs, et nous souhaitons évidemment que cette campagne soit relayée par les réseaux sociaux de proximité dont vous connaissez tous l’influence aujourd’hui.Plus généralement, deux missions ont été créées sur ce sujet pour apporter des réponses structurelles. La mission d’information que vous avez décidée, monsieur le président, à la suite des élections régionales et départementales, confiée à M. Xavier Breton et M. Stéphane Travert, respectivement président et rapporteur, dont les conclusions ont été remises mi-décembre.

C’était pas terrible ! Il n’en est pas sorti grand-chose !

Jean Castex Premier ministre #273

J’ai moi-même saisi le CESE – Conseil économique, social et environnemental – sur la question de l’abstention des jeunes aux élections afin qu’il fasse des préconisations. Son avis est attendu pour le mois de mars prochain. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)

Situation en Ukraine

La parole est à M. Jean-Claude Bouchet.

Après quinze ans de mandat, je pose ma dernière question au Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR. – M. Thierry Benoit applaudit également.) Je souhaite que cette assemblée retrouve les valeurs de respect républicain (M. Marc Le Fur applaudit) que nous avons connues dans l’ancien monde entre la majorité et l’opposition, mais aussi à l’égard des agents de l’Assemblée. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, depuis 1945, la France s’est imposée au premier rang des puissances, grâce au général de Gaulle. Cofondatrice de l’Organisation des Nations unies (ONU), elle a pu jouer un rôle moteur sur la scène internationale. Cependant, force est de constater aujourd’hui qu’elle a perdu les qualités qui faisaient sa puissance et sa particularité.Cet après-midi, permettez-moi, monsieur le ministre, de vous […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Yves Le Drian ministre de l’Europe et des affaires étrangères · SOC #282

Monsieur Jean-Claude Bouchet, je salue votre engagement politique au sein de cette assemblée.Vous êtes préoccupé par les tensions graves qui existent aujourd’hui aux frontières de l’Ukraine. Dans ce contexte, nous avons trois priorités. La première consiste à enrayer la dynamique de l’escalade. Le Président de la République s’est beaucoup mobilisé en la matière.

Avec beaucoup de résultats !

Jean-Yves Le Drian ministre · SOC #285

J’ai observé, depuis quelques heures, quelques inflexions,…

Grâce à Olaf Scholz !

Jean-Yves Le Drian ministre · SOC #287

…à la fois chez mon homologue russe, Sergueï Lavrov, et chez le ministre de la défense, Sergueï Choïgou, concernant tant le dialogue à reprendre que le retrait potentiel de certaines unités militaires. Les paroles, c’est bien. Nous attendons les actes. S’ils sont là, ce sera encore mieux.La deuxième priorité consiste à reprendre les discussions sur le contentieux relatif à l’Ukraine. On en connaît la méthode : c’est la dynamique du format Normandie. On en connaît également les fondamentaux : les accords de Minsk. On en connaît les sujets à la fois sécuritaires, concernant le cessez-le-feu, humanitaires et politiques. Il faut progresser dans ces trois dimensions. Le mouvement a commencé, et il faut qu’il se poursuive – jusqu’à présent les choses sont extrêmement difficiles et exigeantes.La troisième priorité, vous l’avez évoquée, est la plus importante : il faut pouvoir discuter […]

Subventions européennes

La parole est à M. Christophe Jerretie.

Ma question s’adresse à Mme Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, que je ne puis m’empêcher de féliciter chaleureusement, au nom du groupe Mouvement démocrate (MODEM) et démocrates apparentés, pour les fonctions nouvelles qui l’attendent. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et LaREM.)

Quel parcours !

Les territoires font battre le cœur de notre pays, grâce à l’action combinée de tous les acteurs, collectivités et associations, entre autres, qui, par leur vivacité, rendent notre pays dynamique. C’est souvent grâce à l’aide des fonds européens qu’elles font aboutir leurs projets, vitaux pour les territoires. La France a ainsi bénéficié d’environ 30 milliards d’euros sur la dernière période de programmation.Néanmoins, l’utilisation des fonds européens rencontre des nombreuses difficultés. Des millions d’euros ne sont finalement pas utilisés et sont restitués à l’Union européenne. C’est le cas par exemple, pour les fonds visant à garantir la gestion durable des ressources naturelles et la mise en œuvre de mesures en faveur du climat, domaine d’action relevant d’une urgence absolue, comme nous le savons tous. Les porteurs de projets, qui sont souvent de petites structures, associations […]

La parole est à Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales.

Jacqueline Gourault ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales #299

Comme vous l’avez souligné, la mobilisation des fonds européens au soutien des projets de développement est absolument essentielle. Dès 2020, lors du comité État-régions, j’ai annoncé avec Renaud Muselier, alors président de Régions de France, le lancement d’un chantier de simplification de gestion de ces fonds, qui commence déjà à porter ses fruits aussi bien au niveau européen qu’au niveau local. Par exemple, au titre de la programmation 2021-2027, qui vient de commencer, le nombre de programmes a été divisé quasiment par deux. Un travail important a donc été conduit pour alléger le processus de certification.S’agissant de l’accompagnement des porteurs de projets, plusieurs outils sont bien évidemment proposés, en premier lieu par les autorités de gestion, c’est-à-dire les régions pour l’essentiel des fonds. J’ai décidé avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) un […]

Enseignement à la Martinique

La parole est à Mme Manuéla Kéclard-Mondésir.

Monsieur le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, cela fait des années que le système scolaire martiniquais se trouve confronté à plusieurs difficultés touchant directement l’apprentissage. Les journées sont longues, s’étirant parfois de quatre heures et demie du matin à vingt heures, et de nombreuses heures, perdues lors de mouvements sociaux ou d’intempéries, ne sont pas rattrapées. Le passage au numérique, désormais définitivement ancré dans les pratiques scolaires, est très difficile.Je vous ai fait parvenir un rapport qui comporte un certain nombre de propositions, fruit d’un travail appliqué avec les acteurs de terrain. Ce qui m’est rapporté, ce sont non seulement des élèves épuisés, perdus à l’heure d’aborder la fin du lycée, mais aussi un système scolaire insuffisamment adapté à son territoire et qui a besoin d’évoluer.Vous y trouverez des propositions […]

Merci, madame la députée.La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

Jean-Michel Blanquer ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports #311

Je vous remercie pour votre question et pour votre rapport. Je l’ai lu : en faisant des propositions constructives, il répond exactement à mes yeux au genre de démarche que l’on doit adopter face à une situation spécifique.Oui, il faut prendre en considération les propositions de votre rapport car il y a un problème bien réel, qui existe depuis longtemps, en particulier celui de l’amplitude horaire de l’activité scolaire des enfants. Certains se lèvent à quatre heures et demie du matin et certains ne rentrent chez eux qu’à vingt heures. Vos propositions vont dans le bon sens, qu’elles concernent les internats, les transports ou les expérimentations qui ont eu lieu dans tel ou tel collège de Fort-de-France. Bref, il y a de quoi nous nourrir dans votre rapport. Il coïncide avec le fait que l’académie de Martinique élabore actuellement son projet académique 2022-2026, et plusieurs de ses […]

Violences obstétricales

La parole est à Mme Valérie Petit.

Valérie Petit Agir ens #317

Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, chaque mois, en France, des centaines femmes sortent du silence et témoignent auprès des associations d’expériences traumatisantes concernant des accouchements ou des suivis gynécologiques. Pourtant, les violences obstétricales et gynécologiques restent encore un tabou dans notre pays. Les violences gynécologiques, ce sont des touchers vaginaux brutaux ou non consentis, des remarques sexistes, ou encore une absence de prise en compte de la gêne de la patiente durant les consultations gynécologiques.Les violences obstétricales, ce sont aussi des épisiotomies et des césariennes réalisées sans l’information et le recueil du consentement de la patiente, une non-prise en compte de la douleur et de la parole de la femme ou de son compagnon pendant l’accouchement, ou encore ce qu’on appelle les expressions abdominales – un geste pourtant […]

La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.

Olivier Véran ministre des solidarités et de la santé · RE #322

Madame la députée, merci pour votre question et pour votre engagement. C’est un sujet qui a déjà été débattu à l’Assemblée nationale et sur lequel je reviens bien volontiers pour vous faire part des avancées que nous avons connues. Tout d’abord – et malgré tout –, je voudrais saluer l’engagement des sages-femmes, des obstétriciens, des gynécologues, des infirmiers et des aides-soignantes (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Dem, Agir ens et sur quelques bancs du groupe LR), qui accomplissent un travail formidable. Ils savent que parler de bien-traitance en salle d’accouchement et de bien-traitance des parturientes en général doit aussi nous permettre d’améliorer les conditions de travail des uns et des autres.Il y a plusieurs choses dans ce que vous dites. D’abord, il y a ce qui relève du pénal : viols, agressions sexuelles, soins sans consentement. Dans ce cas, il n’y a […]

Cigarettes électroniques jetables

La parole est à Mme Sophie Métadier.

Madame la secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de l’engagement, savez-vous ce que sont les puffs ? Ce sont ces espèces de cigarettes électroniques qu’affectionnent les jeunes dès les classes de collège. Une puff, c’est mignon, c’est petit, c’est coloré, ce n’est pas trop cher, ça a un goût de bonbon. Ça, c’est le bon côté des puffs.Mais les puffs ont aussi des côtés moins roses : la publicité pour les produits liés au vapotage est interdite, et pourtant la mise en avant, voire la promotion des puffs fleurit sur les réseaux sociaux appréciés des jeunes. Les jeunes consommateurs ont simplement l’impression d’inhaler une vapeur fruitée : c’est agréable, on ne sent pas le tabac, il n’y a pas de problème avec les parents. Seulement, les puffs peuvent contenir jusqu’à 2 % de nicotine. Les puffs ont ainsi un côté carrément noir : avec 1 ou 2 % de nicotine, la dépendance risque d’arriver […]

La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de l’engagement.

Sarah El Haïry secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de l’engagement · Dem #332

Madame la députée, vous avez raison : c’est une prolifération. Les puffs – la prononciation peut varier en fonction de l’âge et du lieu (Sourires) – constituent un vrai drame. Elles ont un goût de chamallow, de fraise, de pastèque. C’est joli, c’est coloré, mais en réalité, elles développent une addiction dès le plus jeune âge. Comme vous l’avez rappelé, normalement, leur vente n’est pas autorisée aux mineurs. Reste qu’autour des collèges – le public concerné est donc très jeune –, on constate malheureusement l’arrivée de ces cigarettes électroniques jetables très colorées. Ce n’est pas un jouet : les jeunes ne sont pas un fonds de commerce et notre responsabilité est de les protéger.Pour cela, nous avons saisi l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) pour deux raisons. Premièrement, il faut absolument arrêter le drame qu’on voit se développer sur TikTok et sur […]

Très bien !

Pouvoir d’achat

La parole est à M. Dino Cinieri.

Monsieur le Premier ministre, nos concitoyens sont inquiets, non seulement pour l’avenir, mais aussi pour leur quotidien. Ma suppléante Sylvie Bonnet et moi-même rencontrons dans nos permanences des citoyens qui ont renoncé à se chauffer cet hiver, car cela coûte trop cher. C’est indigne d’un pays comme la France ! Et ce n’est pas la prime inflation de 100 euros qui permettra de payer les factures de fioul ou d’électricité, car ce n’est qu’une goutte d’eau par rapport aux 1 700 euros que nos concitoyens dépensent en moyenne par an pour se chauffer. Le litre de gazole coûte désormais en moyenne 1,70 euro, en hausse de 2 centimes par rapport à la semaine dernière, tout comme le sans-plomb 95, désormais facturé 1,75 euro le litre.Arrêtez de vous défausser derrière les cours du pétrole : vous êtes directement responsable des hausses des taxes sur les carburants de 3,8 milliards d’euros en […]

Tout à fait !

N’avez-vous vraiment rien retenu de la crise des gilets jaunes ? Le pouvoir d’achat, c’est le petit plus, c’est ce qui reste quand on a tout payé. Que répondez-vous à ceux qui se lèvent tôt (Applaudissements sur les bancs du groupe LR) et qui travaillent dur dans nos usines, dans nos commerces, dans nos hôpitaux, dans nos écoles, et qui voient tout leur salaire partir dans le loyer, le remboursement des crédits, le chauffage et l’essence ? Allez-vous dès aujourd’hui baisser la TVA sur l’électricité et sur tous les produits du quotidien, comme le propose Valérie Pécresse ? (« Ah ! » sur de nombreux bancs du groupe LaREM. – Quelques applaudissements sur les bancs du groupe LR.) Et allez-vous dès aujourd’hui rétablir les allocations familiales universelles sans modulation pour toutes les familles françaises ?

La parole est à M. le ministre délégué chargé des comptes publics.

Olivier Dussopt ministre délégué chargé des comptes publics · RE #343

Je voudrais rappeler deux points. Tout d’abord, depuis le début du quinquennat, par la baisse des impôts, par la suppression de la taxe d’habitation, par la diminution des cotisations salariales, le pouvoir d’achat des Français a augmenté de presque 2 % par an. C’est deux fois plus vite qu’au cours des dix dernières années. Ensuite, sans les mesures que nous avons prises concernant le prix de l’énergie, la facture des Français serait beaucoup plus importante. Chez nos voisins, nous assistons à des augmentations de 40, 50 ou 60 %.

Eh oui !

Olivier Dussopt ministre délégué · RE #345

Les mesures que nous avons prises évitent aux Français une augmentation de 1 200 euros sur leur facture d’énergie. Voilà ce que nous avons fait.

C’est ça, la vérité !

Olivier Dussopt ministre délégué · RE #347

En réponse à une question précédente, j’ai indiqué que nous avons augmenté le montant du chèque énergie pour 5,8 millions de ménages, à hauteur de 100 euros par ménage, en plus de ce qu’ils avaient déjà touché. Nous avons pris des dispositions pour plafonner le prix du gaz, pour limiter à 4 % l’augmentation du prix de l’électricité, pour revaloriser le barème kilométrique, et nous avons mis en place une indemnité inflation. La totalité de ces mesures représente 15 milliards d’euros d’argent public pour protéger le pouvoir d’achat des Français et éviter que ces derniers ne connaissent des augmentations comme chez nos voisins. Ces 15 milliards viennent en plus de toutes les mesures relatives au pouvoir d’achat que nous mettons en œuvre depuis le début du quinquennat : j’aurais pu aussi évoquer la prime d’activité.Monsieur le député, vous avez cru bon de souligner une proposition de la […]

François Hollande, c’était votre ami ?