Séance du 28 octobre 2022 /// n°39 /// 641 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 16e législature · session Session ordinaire 2022-2023

Séance du 28 octobre 2022 — 39e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Naïma Moutchou.

641prises de parole
72orateurs
13points à l'ordre du jour
17scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
433 l'amendement n° 895 de Mme Legrain à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission C… 16 / 32 rejeté
434 l'amendement n° 1502 de Mme Loir à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission Cul… 12 / 45 rejeté
435 l'amendement n° 1719 de M. Echaniz à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission C… 28 / 46 rejeté
436 l'amendement n° 1284 de Mme Descamps à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission… 29 / 36 rejeté
437 l'amendement n° 1285 de Mme Descamps à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission… 27 / 38 rejeté
438 l'amendement n° 836 de Mme Dalloz et l'amendement identique suivant à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 20… 28 / 51 rejeté
439 l'amendement n° 1713 de M. Portier à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission C… 23 / 38 rejeté
440 l'amendement n° 1448 de M. Ballard à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission C… 15 / 57 rejeté
441 l'amendement n° 1018 de M. Metzdorf à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission … 51 / 8 adopté
442 l'amendement n° 1690 de M. Jean-Philippe Tanguy à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture… 14 / 63 rejeté
443 l'amendement n° 1440 de Mme Rabault à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission … 34 / 40 rejeté
444 l'amendement n° 1712 de M. Portier à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission C… 46 / 37 adopté
445 l'amendement n° 1658 de Mme Spillebout à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Missi… 51 / 22 adopté
446 l'amendement n° 614 de M. Pancher à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission Cu… 46 / 37 adopté
447 l'amendement n° 1557 de Mme Anthoine à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission… 62 / 12 adopté
448 les crédits de la mission Culture à l'article 27 et État B de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture). 39 / 14 adopté
449 l'amendement n° 380 de M. Lottiaux à l'article 30 et État G de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 (première lecture) - Mission C… 18 / 39 rejeté

Verbatim Le compte rendu

Tours 601 à 641 sur 641 — page 4 / 4.

Outre-mer

Mon propos portera sur deux points. Le premier est l’indemnité temporaire de retraite (ITR), qui vient abonder les retraites prises par les fonctionnaires d’État dans certains territoires ultramarins. Depuis 2008, une loi a décidé l’extinction de l’ITR. Je n’ai cessé, lors de mon premier mandat, notamment dans un rapport rédigé en 2021 avec deux collègues, de dénoncer cette disparition. Celle-ci aurait pour conséquence de diminuer le taux de remplacement – le niveau des retraites comparé aux anciens traitements –, qui est de 40 % et qui est inférieur de dix points à la moyenne nationale. Or, comme certains collègues l’ont rappelé, le coût de la vie dans nos territoires est supérieur de 30 % à 40 %.Autre illustration, les estimations montrent qu’après la disparition de l’ITR, le pouvoir d’achat des retraités de la fonction publique d’État sur ces territoires sera divisé par deux. En mars […]

La parole est à M. le ministre délégué.

Jean-François Carenco ministre délégué #916

Je veux tout d’abord vous rendre hommage, monsieur le député, car c’est vous qui avez relancé l’affaire de l’ITR, laquelle n’était plus à l’ordre du jour. La réunion que vous appelez de vos vœux, pour relancer le processus, aura lieu – mon collègue Stanislas Guerini et moi-même en sommes convenus – le 13 janvier après-midi. Je vous livre ce scoop. Ma réponse est donc positive.S’agissant des 500 000 euros que vous réclamez pour l’Ifrecor, je ne les ai pas obtenus dans le budget, mais ils figureront dans l’exécution budgétaire, je m’y engage devant la représentation nationale.

Ah, voilà enfin une réponse, bravo !

La parole est à M. Stéphane Rambaud.

La France dispose du deuxième espace maritime du monde. Cette promesse pour l’avenir, la France la doit à l’outre-mer, qui concentre 90 % de notre espace maritime. Or, la souveraineté de la France en mer – la protection de nos eaux – est menacée dans les faits par de multiples activités illégales. Pire encore, elle est contestée en droit par d’autres pays, notamment dans le Canal du Mozambique. À cet égard, il serait bon de dénoncer et d’enterrer toute tentative d’accord de cogestion dans cette zone, autour des îles Éparses et de l’île Clipperton. La mer, c’est aussi toute une économie bleue à développer, notamment pour l’exploration de nodules polymétalliques, mais également pour les hydrocarbures. Rappelons que depuis la loi Hulot, toute exploration d’hydrocarbures en mer est désormais interdite en France. Quel gâchis, par idéologie ! À ceux qui prétendent que la France ne dispose pas […]

Les campagnes de recherche sismique et les maigres forages concernent des espaces maritimes très réduits. Tout reste à explorer et à découvrir. L’outre-mer terrestre, au bénéfice de nos compatriotes français ultramarins, aurait naturellement vocation à devenir la plateforme de l’économie bleue.

Toujours plus écolo !

Où sont les projets ? Où sont les investissements ? La protection, l’exploration et la valorisation des zones économiques exclusives françaises sont devenues l’objet d’une compétition internationale – la Chine en tête – et de convoitise. Monsieur le ministre délégué, où est l’ambition de la France, pour son espace maritime immense ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

La parole est à M. le ministre délégué.

Jean-François Carenco ministre délégué #926

Sur la question sur le pétrole, la réponse est non. (M. Jiovanny William applaudit.) Nous n’avons pas à faire des choses que le monde entier réprouve.Le sujet de la sécurité dans le Canal du Mozambique et des revendications du pays voisin, Madagascar, relève de Mme la ministre de l’Europe et des affaires étrangères – nous sommes en lien fort avec elle : la réponse est claire, c’est non également.Concernant la richesse, je vous invite à regarder ce qui se passe dans les Terres australes et antarctiques françaises (Taaf) : les ressources que sont les poissons, notamment les légines, y sont protégées, certes de l’environnement marin, mais aussi des pêcheurs réunionnais : cela se passe très bien et l’on n’en parle pas.Quant aux moyens en matière de défense, il ne s’agit pas directement de mon sujet, mais de celui de Mme la ministre de l’Europe et des affaires étrangères et de M. le ministre […]

La parole est à M. Jean-Hugues Ratenon.

Mon collègue Perceval Gaillard l’a bien exprimé : c’est un budget qui ne tient pas compte des grands enjeux. Permettez-moi de vous interroger sur deux sujets concrets, sur lesquels, je l’espère, vous répondrez de façon très précise. J’évoquerai en premier lieu le congé de solidarité, instauré par la loi d’orientation pour l’outre-mer du 13 décembre 2000. Lors de votre audition par la commission des lois, le 20 octobre dernier, votre réponse a été catégorique. Vous avez fait référence à votre âge – 70 ans –, en proclamant que la tendance était celle-là. C’est un scoop : vous êtes favorable à la retraite à 70 ans ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)Pourtant, l’une des solutions à l’emploi des jeunes pourrait être le rétablissement du congé de solidarité, afin de permettre aux anciens de libérer les postes. Le dispositif qui a fait ses preuves en outre-mer a été abrogé […]

La parole est à M. le ministre délégué.

Jean-François Carenco ministre délégué #939

Vous m’interrogez sur la retraite, le travail des jeunes et les colis postaux.S’agissant des retraites, je ne vais pas en parler aujourd’hui mais me défausser puisque le sujet sera traité dans le cadre de la réforme en préparation.

Quel courage !

Jean-François Carenco ministre délégué #942

En ce qui concerne le travail des jeunes, la solution n’est pas à chercher dans une substitution, mais dans la création d’entreprises, de valeur, de richesses – c’est d’ailleurs récurrent dans toutes vos questions. Le but fondamental est de donner des perspectives de travail à tous les jeunes car – c’est un drame – la population diminue en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Pas à Mayotte !

Jean-François Carenco ministre délégué #944

Nous devons travailler pour réussir à contrer ce phénomène, sachant que la solution n’est pas de remplacer un salarié par un autre plus jeune.Sur le dédouanement, vous avez raison. Une réforme est intervenue entre octobre 2021 et juin 2022, selon les territoires. Elle visait en principe à améliorer le recouvrement des taxes dues en jouant sur le taux de dédouanement des colis. Je m’en suis ouvert aux responsables de La Poste en termes francs et forts, et j’espère obtenir une réponse positive. Après la réforme, entre 2021 et 2022, les recettes fiscales sur les colis ont augmenté 110 % en Guadeloupe et de 62 % en Martinique. Cela me paraît totalement abusif. Nous y travaillons, et j’espère obtenir une réponse dans les trois semaines, en tout cas avant la fin de l’année.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #946

J’aimerais prendre la parole, madame la présidente.

Je suis navrée, mais je ne peux pas vous la donner pendant l’échange de questions et réponses avec le Gouvernement.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #948

Je pensais avoir le droit d’intervenir à tout moment.

Si vous en êtes d’accord, je vais appeler les crédits de la mission et vous donner la parole ensuite.

Mission Outre-mer (état B)

Naïma Moutchou president · HOR #951

J’appelle les crédits de la mission Outre-mer, inscrits à l’état B.La parole est à M. le président de la commission des finances.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #953

Merci, comme cela nous restons dans les formes. Je souhaitais réagir à plusieurs réponses du Gouvernement donnant l’impression que les collectivités devaient se débrouiller elles-mêmes, notamment en ce qui concerne l’eau.Cela me surprend un peu, monsieur le ministre délégué. En termes de contrôle et de surveillance, vous savez comme moi que les responsabilités sont partagées : les collectivités gèrent la distribution, mais l’agence régionale de santé (ARS), c’est-à-dire l’État, exerce un contrôle. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.) Contrairement à ce que vous dites, l’État a donc une fonction de contrôle. (M. Jiovanny Willian applaudit.)À mon avis, il devrait malheureusement intervenir dans plusieurs DROM où se pose la question de l’eau potable. Sur le sujet, on peut se référer au rapport rendu en juillet 2021 par la commission d’enquête, présidée par Mathilde […]

La parole est à M. le ministre délégué.

Jean-François Carenco ministre délégué #957

Je n’ai pas eu l’impression de dire qu’il fallait laisser les collectivités se débrouiller seules. Elles sont responsables, mais j’ai plaidé pour qu’on les accompagne fortement, en citant les cas de Mayotte et de la Guadeloupe. On m’a même reproché de vouloir tout diriger dans le SMGEAG. En fait, je veux seulement me mettre derrière les présidents Francisque, Chalus et Losbar. Ensemble, dans ce pack à quatre, nous gagnerons. C’est ce qui est en train de se passer avec ce protocole d’accord et ce programme.Oui, l’eau est une responsabilité des collectivités locales. Non, l’État ne s’en désintéresse pas, nous sommes complètement derrière elles, tant et si bien que l’on me demande parfois d’en faire moins.

Nous en venons à l’examen des amendements.Sur l’amendement no 728, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouvelle Union populaire, écologique et sociale d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. le ministre délégué, pour soutenir l’amendement no 2720.

Jean-François Carenco ministre délégué #962

Dans le cadre du contrat social signé entre l’État et le territoire de Wallis-et-Futuna depuis 2015, l’État contribue au financement de deux prestations mensuelles accordées aux retraités ayant de faibles ressources : l’allocation aux personnes âgées (APA) et l’allocation aux personnes âgées dépendantes (Apad).Le contrat social prévoit une répartition ne pouvant excéder 80 % pour l’État et 20 % pour le territoire. Monsieur le député Mikaele Seo, je vous remercie vraiment d’avoir dit que ça n’allait pas. En effet, le contrat social n’a pas fait l’objet de revalorisation depuis 2015 et, à ce jour, le montant mensuel de l’APA est de 125 euros, tandis que celui de l’Apad est inférieur à 150 euros. C’est un vrai scandale.Nous avons donc demandé une revalorisation de ces deux allocations. Il est proposé de revaloriser la part de l’État dans le financement du contrat social à hauteur de 2,5 […]

Quel est l’avis de la commission ?

Christian Baptiste rapporteur spécial · SOC #967

Nous connaissons très bien les difficultés des retraités dans les territoires d’outre-mer, particulièrement à Wallis-et-Futuna où le taux de pauvreté est élevé. Il est important que ce territoire puisse rattraper les autres départements. Au départ, la commission avait rejeté un amendement qui demandait à l’État une revalorisation de 5 millions d’euros. Ce montant ayant été réduit de moitié, nous y sommes désormais favorables.

La parole est à Mme la rapporteure spéciale.

Karine Lebon rapporteure spéciale · GDR #969

Cet amendement fait écho à celui de M. Seo, approuvé par la commission des finances mais jugé irrecevable pour la séance. M. Seo proposait une revalorisation de la part de l’État de 5 millions d’euros. Dans celui-ci, elle a fondu de moitié, après un petit régime. (Sourires.) Nous y sommes favorables.

La parole est à M. Mikaele Seo.

Monsieur le ministre délégué, je vous remercie pour votre soutien. C’est vrai que j’avais d’abord demandé 5 millions d’euros. On me propose la moitié. Je suis preneur. Vous avez raison, monsieur le ministre délégué, de dire que c’est devenu mon combat. Il ne date pas d’hier : je le mène depuis déjà vingt ans. Je me souviens de votre réaction quand je vous ai dit qu’à Wallis-et-Futuna, le minimum vieillesse était de 120 euros et de 150 pour les personnes handicapées. Ces chiffres, je ne les ai pas inventés. Je remercie le président de la collectivité, qui a fait le déplacement pour les confirmer. Les Français de Wallis-et-Futuna n’arrivent pas à vivre avec 120 euros ou 150 euros.Merci beaucoup. Nous venons de gagner une bataille, mais le combat n’est pas fini. Je demande à tous les collègues présents de voter l’amendement. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE. – M. Roger Chudeau […]

#973

(L’amendement no 2720 est adopté à l’unanimité.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #974

La suite de la discussion budgétaire est renvoyée à la prochaine séance.

Ordre du jour de la prochaine séance

Naïma Moutchou president · HOR #977

Prochaine séance, ce soir, à vingt et une heures trente :Suite de la discussion de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2023 : suite de l’examen des crédits de la mission Outre-mer ; examen des crédits de la mission Enseignement scolaire.La séance est levée.

#978

(La séance est levée à dix-neuf heures cinquante-cinq.)

#979

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra