Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Cartographie Thème · générée le 17 août 2026
Sécurité et ordre public : qui défend quoi
Délinquance du quotidien, moyens des forces de l'ordre, vidéosurveillance, libertés publiques.
Question posée au corpus : « Quelles positions défendent les groupes politiques sur la sécurité, l'ordre public, la police et la délinquance ? »
La carte 7 camps identifiés dans le corpus
Les Républicains (LR) Pour
un renforcement ferme des forces de l'ordre et de la réponse pénale
La France connaît une dégradation multiforme de la sécurité : terrorisme islamique, crise migratoire, zones de non-droit, délinquance ordinaire en hausse, mouvements ultra-violents[1]
La majorité présidentielle est accusée d'angélisme et de « déni de réalité » face à l'accélération des violences depuis 2017[1]
Les forces de l'ordre méritent un soutien inconditionnel : mettre sur le même plan la parole d'un délinquant multirécidiviste et celle d'un policier est jugé « irresponsable »[1]
La sécurité est définie comme « la première des libertés », et LR rejette toute légalisation du cannabis ou ouverture des prisons au nom de la surpopulation carcérale[1]
Une loi d'orientation et de programmation dédiée à la sécurité intérieure est nécessaire pour répondre à l'urgence[1]
L'insécurité s'accroît, l'ordre public est de moins en moins respecté, nos forces de l'ordre et de sécuritépoliciers · gendarmes, sapeurs-pompiers, policiers municipaux – sont à bout. » — Charles de la Verpillière (LR), [séance publique, discussion générale], 20/06/2019 · lire en contexte
une réponse pénale ferme et un renforcement des moyens répressifs
Une réponse pénale ferme est nécessaire et n'a jamais été véritablement essayée en France ; l'incarcération des délinquants protège mécaniquement la société[1]
La répression exemplaire (y compris pour des délits mineurs comme le « transport surfing ») est jugée indispensable pour dissuader[1]
LFI est mis en contradiction pour son opposition simultanée à la sécurité privée, à l'augmentation des effectifs et au fait qu'il y ait de moins en moins d'agents dans les gares[1]
En plaçant les délinquants derrière les barreaux, on les empêche de commettre davantage d'infractions et on protège la société.Yoann Gillet (RN) · commission des lois, audition], 24/06/2026 · lire en contexte
Commission des lois (examen de projet de loi sur l'ordre public)
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (LIOT) Nuancé
pour des moyens et une meilleure formation, contre les textes qui affaiblissent l'État de droit
La protection des policiers passe par des moyens supplémentaires, de meilleures conditions de travail et de la formation — non par l'affaiblissement des principes juridiques et de la justice pénale[1]
La sécurité se construit « avec » l'État de droit, pas « contre » lui[1]
La sécurité ne se construit pas contre l'État de droit mais avec lui.Yannick Favennec-Bécot (LIOT) · séance publique, discussion générale], 22/01/2026 · lire en contexte
Séance publique (discussion générale d'un texte sécuritaire)
Synthèse des clivages structurants
La France Insoumise / NFP (LFI-NFP) Nuancé
favorable à des moyens accrus pour la police judiciaire et de proximité, opposé à une logique sécuritaire-répressive et à l'extension des libertés accordées aux forces de l'ordre
Il n'existe pas de corrélation directe entre nombre de policiers et baisse de la délinquance ; les causes structurelles (éclairage public, prévention sociale) doivent être traitées en priorité[1]
La « première des sécurités reste la sécurité sociale » : la sécurité doit être entendue dans un sens large incluant les droits et libertés (« sûreté »)[1]
Les moyens de la police judiciaire sont insuffisants (2 500 postes manquants, logiciels défaillants) ; la police de proximité doit être privilégiée sur la police d'intervention de type « place nette »[1][2]
Les effectifs supplémentaires sont critiqués car prioritairement affectés à la police aux frontières, signe d'une vision idéologique plutôt que d'une réponse aux besoins du quotidien[1]
La légalisation des drogues est présentée comme levier pour assécher les trafics et éviter les politiques répressives inefficaces[1]
L'équilibre entre ordre public et libertés individuelles est un devoir constitutionnel du législateur[1]
Des investissements dans les services publics et la police de proximité sont revendiqués, sans délégation au secteur privé[1]
Notre vision de la sécurité est bien plus large que la vôtre : pour vous, la sécurité se résume à celle des corps et des biens, alors que, pour nous, elle englobe la notion de sûreté, c'est-à-dire la défense des libertés.Antoine Léaument (LFI-NFP) · séance publique, article 10 bis], 24/03/2025 · lire en contexte
Séances publiques et commission des lois (audition budgétaire sur les crédits « Sécurités »)
Socialistes et apparentés (SOC) Nuancé
soutien à la police républicaine, mais vigilance sur les libertés et sur les conditions d'exercice
L'attachement à la police républicaine est transpartisan et ne peut être approprié par un seul camp ; SOC revendique d'avoir toujours dénoncé les manques de moyens humains et matériels[1]
Le caractère régalien des forces nationales doit être renforcé, mais les polices municipales doivent avoir un rôle clairement identifié dans un « continuum de sécurité »[1]
Les critiques des rapporteurs de l'ONU et des défenseurs des droits humains sur les pratiques policières doivent être entendues, pas ignorées[1]
La suppression de 9 000 postes avant 2012 est assumée comme une erreur dont il faut tirer leçon[1]
Nous ne pouvons pas oublier les critiques sévères des rapporteurs de l'Organisation des Nations unies, l'inquiétude farouche des syndicats de journalistes, de professionnels du droit et de défenseurs des droits humains.Cécile Untermaier (SOC) · séance publique, article 1er], 17/11/2020 · lire en contexte
Séance publique (discussion d'un texte sur les polices municipales)
Gouvernement (majorité présidentielle / LaREM) Pour
un soutien affirmé aux forces de l'ordre, avec une approche équilibrée associant répression et prévention
La police et la gendarmerie sont les « protecteurs des libertés fondamentales » et les premiers acteurs sociaux du territoire, au service des plus faibles [intervention:9585695 → intervenant: Darmanin][1]
Il faut « soutenir la police tout le temps et à tout moment », sans réserve politique [intervention:9585695 → Darmanin]
La lutte contre l'impunité est présentée comme un enjeu républicain : l'impunité sape l'action publique et pousse les citoyens vers les extrêmes[1]
Une approche pragmatique est revendiquée : coordination des acteurs (CLSPD, polices municipales), nouveaux moyens techniques, prévention associée à la répression[1]
Le sentiment d'insécurité ne doit pas être traité comme un « fantasme » (critique adressée à l'ex-garde des sceaux par LR)[1]
La sécurité, c'est bien sûr la protection des plus faibles, ceux qui n'ont pas les moyens de se payer cette protection privée que nous ne souhaitons pas voir comme réponse à leurs difficultés.Gérald Darmanin · ministre de l'Intérieur, [séance publique, renforcement de la chaîne pénale], 18/05/2021 [intervention:9585695 → cf. intervention:5
Séance publique (réponse à des questions sur le Beauvau de la sécurité). Les prises de position gouvernementales se retrouvent également en commission via les rapporteurs de la majorité
Méthode Comment cette carte a été produite
Cartographie produite automatiquement à partir des 12 extraits
les plus pertinents du corpus parlementaire (comptes rendus de séance, auditions
en commission, amendements, questions), sélectionnés par recherche sémantique puis
reclassés par un cross-encoder. 12 des
12 citations produites renvoient à une page source.
Les verbatims sont repris tels quels des comptes rendus officiels.