Mes chers collègues, je veux d’abord excuser l’absence ce matin du président de notre commission. Il participe en effet, à l’invitation des autorités ghanéennes, à un événement à Accra et m’a demandé de le remplacer pour présider à nos travaux. Notre ordre du jour appelle la présentation de la communication de la délégation de notre commission qui s’est rendue à Nairobi du 9 au 12 mai dernier, à l’occasion du sommet…
segment 1 · 623 motsTout d’abord, je tiens à remercier chaleureusement en mon nom, mais aussi en nom de mes collègues députés, l’administrateur qui nous a accompagnés durant cette mission. Ainsi, les 10, 11 et 12 mai, nous nous sommes rendus tous les trois, en compagnie du président de la commission à Nairobi pour le sommet Africa Forward. Cette visite a constitué l’occasion d’assister à plusieurs séquences diplomatiques, notamment…
segment 2 · 733 motsCes derniers éléments sont importants, tant nous sommes attachés à cette diplomatie parlementaire.
segment 3 · 13 motsJe m’associe aux remerciements de ma collègue. Effectivement, la dizaine de parlementaires présents n’a pas toujours été parfaitement associée à l’ensemble des séquences du sommet et je regrette donc que cette délégation importante n’ait pas bénéficié de plus de visibilité. Heureusement, nous avions établi un programme parlementaire spécifique en parallèle et nous avons pu mener de nombreux entretiens, au cours…
segment 4 · 688 motsCe sommet a été un grand événement. En général, environ dix à quinze chefs d’État africains participent à ce type de sommets. Cette fois-ci, une trentaine d’entre eux étaient rassemblés, témoignant de l’appétence du continent africain pour ce type de rencontres. Depuis Ouagadougou, il y a près de dix ans, l’approche de la France vis-à-vis de l’Afrique s’est radicalement renouvelée. À ce titre, le sommet a permis de…
segment 5 · 709 motsJe donne à présent, de manière assez libre, la parole aux députés qui souhaitent s’exprimer.
segment 6 · 15 motsJe vous remercie pour la qualité de cette restitution. Vous regrettez, comme nous, l’absence de suffisamment de dispositions pour mettre en œuvre, dans le cas d’espèce, les conclusions de la mission d’information sur la diplomatie parlementaire dont je faisais partie ; il en est hélas ainsi. Le lundi 11 mai 2026, des milliers de personnes, chefs d’entreprises, chefs d’État et de gouvernement, investisseurs…
segment 7 · 273 motsL’APD a effectivement été discutée dans le cadre de réflexions sur la réforme de l’architecture financière mondiale mais c’est surtout le rôle des investissements d’ordre privé pour participer au développement du continent qui a été mis en exergue lors de ce sommet. Or, les investissements privés ne peuvent pas suppléer ou remplacer l’ensemble de l’APD. Ce faisant, nous allons nous couper non seulement de…
segment 8 · 156 motsJe souhaite tenir un discours plus nuancé. Nous devons nous habituer à un autre fonctionnement, puisque nous avons évoqué un changement de logiciel et de paradigme. Il nous faut trouver des formules innovantes associant le public et le privé. La question de l’investissement privé ne doit pas être éludée : nous avons aussi pour objectif que les entreprises françaises et européennes que nous accompagnons puissent…
segment 9 · 184 motsJe vous remercie pour votre restitution. Nous avons bien saisi vos regrets ou réserves sur cet exercice de diplomatie parlementaire qui, bien qu’intéressant, a pu être frustrant à certains égards. Je crois que l’on peut dire sans craindre d’être démenti que ce sommet Africa Forward a constitué un événement majeur pour la diplomatie française en Afrique. Vous avez été plusieurs à le rappeler : la présence de trente…
segment 10 · 308 motsLe suivi des investissements annoncés lors des sommets internationaux demeure toujours compliqué. En règle générale, les taux de réussite avoisinent 75 % à 80 %. Mais dans certains pays, compte tenu des difficultés de l’État et des infrastructures, il est plus difficile d’atteindre de tels niveaux. Toutefois, comme cela a été souligné précédemment, nous avons observé, au Kenya, à travers nos échanges avec nos…
segment 11 · 170 motsSi nous voulons réellement assurer un suivi, notre délégation doit pouvoir disposer des outils et des informations nécessaires pour mesurer les avancées concrètes et savoir si les engagements pris pendant le sommet sont suivis d’effets. Comme monsieur Pribetich et madame Tanguy l’indiquaient dans leur rapport d’information, cette diplomatie parlementaire doit véritablement se concrétiser. Il ne suffit pas de se…
segment 12 · 161 motsLa question du suivi des recommandations de nos rapports parlementaires constitue un sujet récurrent. Sur tous nos bancs, nous devons nous mobiliser auprès du gouvernement, afin que les recommandations des rapports parlementaires soient suivies d’effet. Vous avez particulièrement raison d’insister sur ce point.
segment 13 · 43 motsEmmanuel Macron a annoncé 23 milliards d’euros d’investissements pour le continent africain à l’occasion du sommet Africa Forward, dont 14 milliards d’euros seraient strictement d’origine française. Cette enveloppe comprend des engagements privés et des projets des acteurs français de l’aide au développement, dont l’Agence française de développement (AFD) et la direction générale du Trésor. J’ai demandé au…
segment 14 · 105 motsNous ne disposons pas du détail de la répartition entre part publique et part privée. Notre rapport liste les investissements français par secteurs : 4,3 milliards d’euros pour la transition énergétique ; 3,8 milliards d’euros pour le numérique et l’intelligence artificielle ; 3,3 milliards d’euros pour l’économie bleue ; 1 milliard d’euros pour l’agriculture ; 942 millions pour la santé ; 300 millions d’euros pour…
segment 15 · 104 motsJe vous remercie pour ce travail mais je ne peux pas m’empêcher de parler de francophonie. Alors que la France préside actuellement le sommet de la francophonie, le choix d’un pays anglophone, en l’occurrence, le Kenya, est particulier. J’ai le sentiment que les grands sujets politiques qui agitent l’Afrique francophone en ce moment, notamment la question du Sahel, la situation sécuritaire au Mali, les questions de…
segment 16 · 215 motsNous regrettons que la francophonie n’ait pas été abordée de manière officielle. Elle a été la grande absente de cet évènement puisqu’aucun évènement ne lui était dédié à Nairobi. Cette année connaîtra effectivement l’élection du nouveau secrétaire général de l’OIF. Nous devons clairement indiquer qu’il faut examiner de très près les différentes candidatures, notamment celle de la RDC, compte tenu du conflit qui…
segment 17 · 94 motsMadame Diop, je suis heureux d’entendre que ces sujets constituaient une préoccupation des collègues, la vôtre en particulier. La RDC a effectivement déposé la candidature de Mme Juliana Amato Lumumba, la fille de Patrice Lubumba. La France s’honorerait à soutenir cette candidature qui réconcilierait le panafricanisme et la francophonie.
segment 18 · 49 motsEncore une fois, il ne faut plus considérer simplement l’Afrique par le prisme francophone mais à l’échelle du continent. Il faut parler à tout le monde, même si l’Afrique est au cœur de la francophonie. Ce sommet avait vocation à embrasser l’ensemble du continent africain.
segment 19 · 45 motsIl est essentiel que notre commission réalise ce type de déplacements et produise ce genre de rapports. Cela étant, je souhaiterais revenir sur trois malentendus. Le premier concerne la francophonie. Si la francophonie doit intervenir, participer à un forum ou prendre une initiative, c’est à elle d’en décider. La francophonie, ce n’est pas la France. Il ne revient pas à la France de déterminer seule les positions ou…
segment 20 · 258 motsIl n’existe aucun malentendu quand nous disons n’avoir pas été associés comme nous aurions dû l’être. À titre d’exemple, un dîner d’État a été organisé, auquel ont assisté des influenceurs, alors que nous, parlementaires de la commission des affaires étrangères, n’étions pas conviés. Nous avions été informés de la tenue de tables rondes et on nous avait demandé si nous voulions y assister. Nous avons donc formulé la…
segment 21 · 218 motsD’abord, je souhaite revenir sur la question du choix du pays. Nous n’avons pas eu connaissance des arbitrages ayant présidé au choix du Kenya. Certes, la francophonie doit prendre les décisions qui la concernent mais nous ne disposons pas des éléments ayant conduit au choix de la France de se tourner vers le Kenya plutôt que vers un pays francophone. Elle intervient, par ailleurs, dans un contexte marqué par un…
segment 22 · 285 motsCe que vous décrivez là n’est évidemment pas normal et doit véritablement servir de jurisprudence pour l’avenir, concernant la présence des parlementaires à un certain nombre de sommets internationaux.
segment 23 · 29 motsS’agissant, d’abord, du choix du pays, il existe un narratif qu’il convient de rappeler, depuis Ouagadougou en 2017 jusqu’à Nairobi en 2026. Cette trajectoire illustre l’évolution de la géographie de la diplomatie française en Afrique, avec une volonté affirmée d’élargir le regard à l’ensemble du continent, y compris aux régions non francophones. Il s’agit de montrer qu’il existe d’autres dynamiques au-delà de notre…
segment 24 · 163 motsÀ vous entendre, plusieurs problèmes se posent. Un tel déplacement ne sert à rien ou presque. Quoi qu’il en soit, la représentation de l’Assemblée nationale n’a pas brillé, comme vous venez de l’indiquer vous-même. Le couac doit bien avoir une origine, qu’il s’agisse du ministère chargé des affaires étrangères ou de l’Élysée. Il doit exister des raisons pour lesquelles vous n’avez pas pu remplir le rôle que vous…
segment 25 · 292 motsNous nous efforçons d’être les plus transparents possible en évoquant ces difficultés. Cela étant, il ne s’agit nullement d’un sommet blanc pour les parlementaires, bien au contraire. Nous en revenons avec un rapport dont la publication, je l’espère, sera autorisée par la commission. L’essentiel consiste à reconnaître qu’il existe des axes de progrès et d’amélioration et à anticiper pour éviter que cela ne se…
segment 26 · 284 motsLa première question de notre collègue Michel Guiniot concernait les dysfonctionnements évoqués par les rapporteurs.
segment 27 · 15 motsJe partage avec monsieur Ledoux l’idée qu’il faut éviter de faire porter le blâme aux uns ou aux autres. Lors d’une réunion d’échange avec le secrétariat général du sommet, nous avions clairement indiqué que la délégation parlementaire souhaitait être associée pleinement aux temps d’échanges de cet événement. Face aux difficultés de pouvoir participer aux différentes tables rondes, nous avons organisé un programme…
segment 28 · 306 motsLaissez-moi rétablir un fait : je n’ai pas dit que vous n’aviez rien fait sur place mais que vous n’aviez pas pu réaliser ce que vous souhaitiez.
segment 29 · 27 motsAu début de votre intervention, vous avez pourtant indiqué que cette délégation ne servait à rien.
segment 30 · 16 motsOui, dans ces conditions qui furent les siennes. Quoi qu’il en soit, il importe malgré tout de trouver le responsable de cette désorganisation. Si le président de la République ne veut pas donner la parole aux parlementaires, je partage, chose rare, le point de vue de madame Sebaihi.
segment 31 · 48 motsIl est fort dommage que la discussion se concentre sur le sort des parlementaires. Pour ma part, je n’ai que faire d’assister à un dîner d’État ou à des discours qui sont de toute façon disponibles en ligne. En revanche, j’estime que notre commission doit effectivement mieux anticiper et trouver une place au dialogue interparlementaire. Cela fut le cas à Nairobi, où nous avons passé une journée entière au Parlement…
segment 32 · 433 motsJe partage votre avis concernant l’évolution des positions des différents acteurs. Nous pourrons naturellement nous interroger pour savoir si nous nous adaptons à ce mouvement, si nous le subissons ou si nous l’anticipons. Chacun pourra se forger sa propre appréciation et je laisse à tous la liberté de la porter. S’agissant d’Ébola, j’ai eu l’occasion de rencontrer personnellement, au Congo, le professeur Muyembe, à…
segment 33 · 216 motsJe souhaite formuler quatre remarques au sujet de votre rapport. La déclaration de Nairobi célèbre la transformation locale et la souveraineté africaine. Pourtant, chaque contrat signé sécurise pour la France l’accès aux minerais critiques, aux ports et aux données du continent. Le président de la Banque africaine de développement plaide lui-même pour l’adaptation des contraintes environnementales imposées à…
segment 34 · 586 motsVous avez compris que madame Chikirou vient de réaliser sa vidéo à destination des réseaux sociaux, pour « montrer » aux Africains que seuls Jean-Luc Mélenchon et ses afficionados sont là pour les défendre et les soutenir contre les affreux colonialistes et capitalistes que nous sommes. Madame Chikirou, je revendique le capital privé comme un moteur du co-développement du continent africain avec l’Europe et la…
segment 35 · 163 motsIl n’en demeure pas moins que le sommet n’a pas eu lieu dans un pays francophone.
segment 36 · 16 motsLe Kenya fait partie de la francophonie.
segment 37 · 7 motsLe Kenya, ce n’est pas la francophonie.
segment 38 · 7 motsOù est le problème ? Il s’agit là de toute l’Afrique. Nous savons bien que, en compagnie de monsieur Taché, vous déployez un plaidoyer en faveur de la candidature de la RDC au secrétariat général de la francophonie, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui, madame Chikirou.
segment 39 · 47 motsC’est précisément le sujet. Nous allons devoir réparer les bêtises de dix ans de macronisme.
segment 40 · 15 motsL’Afrique est continentale.
segment 41 · 3 motsLaissez les rapporteurs répondre aux interpellations toujours modérées de madame Chikirou.
segment 42 · 11 motsJ’ajoute que la société civile était bien présente, notamment à travers les chefs d’entreprises. Le français y était beaucoup parlé.
segment 43 · 20 motsDe nombreuses personnes parlent anglais en France mais cela ne fait pas pour autant de notre pays un pays anglophone.
segment 44 · 20 motsMadame Chikirou, nous avons compris que vous utilisez cette séquence de questions pour réaliser votre vidéo. Notre rapport n’a pas vocation à figurer dans une vidéo mais à enrichir les travaux de la commission des affaires étrangères, pour laquelle nous œuvrons.
segment 45 · 41 motsLa question de savoir s’il s’agit véritablement d’un partenariat gagnant-gagnant mérite d’être posée. Pour ma part, je ne considère pas que nous soyons dans une logique de colonialisme vert mais il est nécessaire de revoir les équilibres dans les discussions et dans les accords qui sont conclus. Sur ce point, je suis pleinement en accord avec vous. Cela étant, je ne pense pas que le continent africain et ses…
segment 46 · 206 motsLa problématique de l’extraction des minerais est évidente. Dans le cas des tensions entre la RDC et le Rwanda, les enjeux liés aux minerais étaient centraux, notamment dans une perspective de souveraineté européenne en matière numérique. Conscients de ce problème, plusieurs d’entre nous avaient d’ailleurs appelé à suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et le Rwanda, compte tenu de ces enjeux.…
segment 47 · 320 motsJ’estime pour ma part que le choix d’un pays anglophone pour accueillir ce sommet était pertinent parce que la francophonie doit pouvoir se développer, y compris dans les pays de culture anglo-saxonne. Je rappelle aussi, comme l’a rappelé notre collègue Frédéric Petit, que le Kenya fait également partie de la francophonie. Ce choix constituait un moyen de développer l’influence française au-delà de notre périmètre…
segment 48 · 225 motsJ’imagine que les rapporteurs, appuyés par l’administrateur qui les accompagnait, s’étaient occupés d’obtenir ces accréditations.
segment 49 · 15 motsNous sommes entrés en contact avec le secrétaire général du sommet, que nous avions sollicité bien en amont. Nous avons même tenu avec lui une réunion en visioconférence, au cours de laquelle nous avons clairement formulé nos attentes. Force est toutefois de constater que, si nous avons été écoutés, nos demandes n’ont pas été véritablement prises en compte. Sur place, nous avons ainsi constaté que, s’agissant des…
segment 50 · 240 motsLors du sommet Africa Forward, le président de la République a évoqué une refonte de nos relations avec les pays africains, marquant le passage d’une logique d’aide au développement à une logique d’investissement. À cette occasion, une plénière a réuni les chefs d’État et de gouvernement avec un contingent de trente à quarante PDG de grands groupes français et africains, afin d’aborder les enjeux de…
segment 51 · 168 motsIl s’agit certes de sécuriser des ressources mais aussi, et surtout, de contribuer à tout ce qui gravite autour de ces ressources. Les partenaires africains expriment une forte demande d’expertise française sur l’ensemble de cette périphérie. Comme cela a été rappelé précédemment, les grands groupes n’ont pas besoin de l’État français pour s’implanter. Ils disposent déjà des capacités nécessaires et sont présents…
segment 52 · 243 motsIl a beaucoup été question de l’AFD aujourd’hui. Je rappelle, mes chers collègues, que depuis 2021, nous disposons de huit places de parlementaires au conseil d’administration de l’AFD, qui se réunit tous les mois. C’est dans ce cadre qu’il faut demander des détails sur la répartition des 14 milliards d’euros engagés lors de ce sommet. Ces conseils d’administration durent généralement une journée ; nous sommes…
segment 53 · 96 motsLors de son audition devant notre commission, le nouveau directeur général de l’AFD, M. Christophe Lecourtier, a souligné à quel point il souhaitait associer les parlementaires et qu’il se tenait à leur disposition. En conclusion, je souhaite souligner que le sommet Africa Forward a permis de franchir une étape importante grâce à plusieurs livrables concrets. Parmi ceux-ci figurent la signature d’accords de…
segment 54 · 357 mots54 prises de parole