Séance du 7 septembre 2021 — 1e séance
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Richard Ferrand.
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Richard Ferrand.
Tours 1 à 200 sur 1141 — page 1 / 6.
La séance est ouverte.
La séance est ouverte.
(La séance est ouverte à quinze heures.)
(La séance est ouverte à quinze heures.)
En application des articles 29 et 30 de la Constitution, je déclare ouverte la session extraordinaire convoquée par décret du Président de la République du 1er septembre 2021.
En application des articles 29 et 30 de la Constitution, je déclare ouverte la session extraordinaire convoquée par décret du Président de la République du 1er septembre 2021.
Mes chers collègues, si je suis heureux de vous retrouver calmes et détendus, après cette pause estivale, c’est avec une très grande émotion que nous avons appris hier le décès de Jean-Paul Belmondo. Nous n’oublierons jamais le talent, le brio et l’humour légendaire de ce monument du cinéma et du théâtre français, bien connu de l’ensemble de nos compatriotes.
L’ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
La parole est à M. Philippe Gosselin.
L’ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
Ma question s’adresse à M. le Premier ministre. J’y associe mon collègue Michel Herbillon, président de la mission d’information sur l’espace indo-pacifique, et, bien sûr, les élus de la Manche.En 2016, on parlait du contrat du siècle avec l’Australie. Aujourd’hui, c’est l’affront du siècle, une gifle, un Trafalgar diplomatique, économique et industriel. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR. – M. Sébastien Jumel applaudit également.) Je suis naturellement aux côtés de Naval Group, des 650 salariés concernés, beaucoup dans la Manche, mon département, à Cherbourg, dans le nord du Cotentin, aux côtés des familles et des sous-traitants. Ils n’ont pas failli, n’ont pas manqué à notre confiance. La solidarité nationale devra jouer, l’État être présent ; il faut, monsieur le Premier ministre, vous y engager.Rarement un supposé allié n’aura si peu respecté un engagement, qui plus est au […]
La parole est à M. Gérard Leseul.
Monsieur le président, notre démocratie repose notamment sur la vie des groupes parlementaires. La coutume est donc de ne pas siéger lors des journées parlementaires, qui demandent une organisation logistique en amont. Malheureusement, cela n’a pas été possible cette année, à cause du calendrier,…
Eh oui, on est d’abord parlementaires !
…ce qui explique l’absence de mes collègues. (MM. Stéphane Peu et André Chassaigne applaudissent.)Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, les images sont encore dans toutes les têtes, les rapatriements d’Afghanistan commencés il y a tout juste un mois ont dû se dérouler dans l’urgence et dans des conditions particulièrement douloureuses. La rapidité avec laquelle le gouvernement afghan est tombé a mis en lumière un retrait mal préparé. Qu’en est-il depuis les dernières déclarations du Président de la République ? Les négociations évoquées ont-elles évolué ou avons-nous atteint un point de non-retour ? D’un point de vue diplomatique, nous nous interrogeons sur l’autonomie de la position française. Nous ne pouvons pas tout attendre des États-Unis, qui ont particulièrement mal préparé leur retrait et privilégié leurs ressortissants. L’objectif doit donc être d’assurer […]
La parole est à Mme la ministre des armées. (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe LaREM. – Exclamations sur les bancs du groupe LR.)
Vous avez tout à fait raison,…
Ça, on le sait !
…il s’agit bien plus que d’une rupture de contrat industriel, bien plus que de la remise en cause d’un contrat d’armement entre la France et l’Australie : c’est une rupture de confiance entre alliés et un triple tournant stratégique pour nous Européens.Le fond de votre question, c’est de savoir ce qui a entraîné ce résultat stupéfiant qu’est la dénonciation, le 15 septembre, du programme dans lequel nous étions engagés depuis 2014. C’est en effet en 2014 que les discussions ont commencé entre l’Australie et la France sur un programme ambitieux de sous-marins classiques de classe océanique. Le contexte était déjà celui d’une montée en puissance rapide de la Chine.La demande portait sur un sous-marin capable d’aller loin avec une propulsion classique. Elle devait permettre à l’Australie, j’insiste sur ce point, de se doter d’un équipement souverain. Si nous avons été sélectionnés en 2016 […]
La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Vous avez raison de souligner les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles les équipes françaises – c’est-à-dire les diplomates, policiers et militaires présents tant à l’aéroport de Kaboul qu’à Abou Dhabi et dans le centre de crise du Quai d’Orsay – ont œuvré jour et nuit pour que ces évacuations aient lieu, nous permettant d’évacuer 2 800 personnes en dix jours. Je tiens à leur rendre hommage (Applaudissements sur tous les bancs) et à saluer leur sang-froid et leur courage. Notre ambassadeur en Afghanistan sera d’ailleurs reçu sous peu à huis clos par la commission des affaires étrangères.Si nous aurons l’occasion de reparler longuement du fond, rappelons que toute la communauté internationale – aussi bien le Conseil de sécurité des Nations unies, par sa résolution 2593, que les ministres des affaires étrangères européens, réunis vendredi et samedi dernier à Kranj à ce sujet […]
Ça ou rien, c’est la même chose !
La parole est à M. Didier Martin.
J’associe à ma question Anne Genetet, vice-présidente du groupe d’amitié France Afghanistan, ainsi que mes collègues du groupe La République en marche qui sont membres de la commission des affaires étrangères et plus largement ceux qui œuvrent dans la cellule de crise consacrée aux rapatriements, toujours opérationnelle.Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, le 16 août dernier, le Président de la République décidait de lancer l’opération Apagan pour rapatrier nos ressortissants d’Afghanistan. Cette opération, menée en étroite coopération avec votre ministère, celui des armées et celui de l’intérieur, a permis d’instaurer un pont aérien entre l’aéroport international de Kaboul, la base aérienne des forces françaises aux Émirats arabes unis et l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris. En deux semaines, près de 3 000 personnes ont été évacuées, dont 143 Français. Je salue […]
La parole est à M. Fabien Roussel.
Le 21 septembre est la Journée internationale de la paix, or cette paix est sérieusement menacée. La décision unilatérale de l’administration américaine de vendre à l’Australie des sous-marins à propulsion nucléaire menace en effet la paix dans la zone indo-pacifique. C’est une décision extrêmement grave. C’est le choix d’une escalade militaire dangereuse dans cette zone et en mer de Chine.C’est également méprisant pour la France et l’Union européenne. La France est une puissance majeure du Pacifique, avec une zone maritime immense…
Très bien !
La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
…et plus de 1,5 million de concitoyens y vivent. N’oublions pas la Polynésie ni la Nouvelle-Calédonie.Oui, c’est méprisant pour la France, l’allié historique des États-Unis. Les États-Unis n’ont pas d’alliés, c’est America First, et ils viennent de nous le signifier. Quand aurons-nous enfin la lucidité de nous dire que, dans cette guerre contre la Chine, nous serons toujours perdants, dans tous les cas de figure ?Cette décision est aussi extrêmement dangereuse car pour la première fois une puissance nucléaire, les États-Unis, transfère la technologie de l’uranium enrichi à un autre État, créant ainsi un précédent. Que dirons-nous demain si la Chine ou la Russie font de même ?Et puis, bien sûr, c’est l’inquiétude pour l’ensemble des salariés de Naval Group et des entreprises travaillant sur ce chantier.Monsieur le Premier ministre, notre réponse doit être claire. La France doit retrouver […]
Je vous remercie d’avoir souligné la qualité de l’opération Apagan, que nous avons menée avec Mme la ministre des armées et qui a permis les résultats que j’ai indiqués tout à l’heure. Il nous faut encore assurer la protection de centaines d’Afghanes et d’Afghans, mais aussi de quelques ressortissants français qui n’ont pu être exfiltrés, en raison du départ accéléré des forces américaines et à la suite des attentats. Je rappelle d’ailleurs devant la représentation nationale qu’il ne faut pas se leurrer : le risque Daech est toujours présent à Kaboul. Il importe maintenant que la résolution 2593 du Conseil de sécurité des Nations unies, à laquelle nous avons beaucoup contribué, puisse être appliquée, permettant sécurité et sûreté. La sûreté doit être technique – il faut faire fonctionner l’aéroport – et environnementale – les personnes que nous voulons exfiltrer d’Afghanistan et qui […]
Ce n’est pas une référence !
…qui assurera vraisemblablement la gestion technique de l’aéroport. Nous devons travailler avec celui-ci, pour permettre l’évacuation de nos ressortissants et des Afghanes…
On pourrait parler des droits des femmes au Qatar…
La parole est à Mme la ministre des armées.
…et Afghans qui veulent sortir du territoire.Il faut bien travailler avec ceux qui l’autoriseront ! C’est ce que nous faisons.
Nous sommes en effet une nation de l’Indo-Pacifique et, si nous sommes présents dans la région, c’est d’abord parce que nous y avons des intérêts. Nous y comptons près de 2 millions de ressortissants et 93 % de notre ZEE. Cela justifie pleinement, non seulement notre présence, mais aussi notre souhait de vouloir y jouer un rôle.Nous sommes présents en Indo-Pacifique également parce que nous pensons qu’au-delà des territoires que nous y avons, pour les pays riverains, la montée en puissance de la Chine, son agressivité croissante sont source de grandes difficultés et que nous devons pouvoir offrir une solution alternative face à cette agressivité.Enfin, nous sommes présents en Indo-Pacifique parce que nous ne voulons pas que la voix de la France et de l’Europe soit ignorée. Il y a de la part des États-Unis une volonté de monter en puissance dans l’escalade, la confrontation avec la […]
Bien sûr !
Je me rendrai moi-même au Qatar dans quelque temps, pour m’assurer de la sécurité et la sûreté des personnes qui souhaitent revenir en France ou dans un autre des pays européens, puisque nous nous coordonnons avec ceux-ci. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)
Que fait-on ?
Pas grand-chose !
La parole est à Mme Justine Benin.
Alors que faisons-nous ? Tout d’abord, nous sommes en train d’évaluer les différentes options vis-à-vis de nos partenaires. Jean-Yves Le Drian est présent à l’assemblée générale de l’ONU à New York pour élaborer avec ses partenaires européens une ligne de conduite européenne.Je reviendrai sur la question de Cherbourg ultérieurement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)
J’associe à ma question mon collègue Max Mathiasin.Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, des dizaines de morts chaque semaine, un système de santé sous pression maximale : telle est la situation en Guadeloupe. Le personnel soignant œuvre jour et nuit pour prendre en charge les malades et sauver des vies ; je veux ici lui rendre hommage et saluer son engagement et celui de l’ensemble des renforts venus de l’Hexagone. (Applaudissements sur tous les bancs.)Dans ces situations graves, des peurs, des inquiétudes et une colère légitime s’expriment. D’importantes mesures de freinage ont été instaurées en Guadeloupe, qui contraignent le quotidien de la population, affectent gravement les petites entreprises et les acteurs économiques et bousculent nos habitudes et nos pratiques les plus ancrées ; la rentrée des classes a ainsi été décalée.Tout à l’heure, nous débattrons du projet […]
La parole est à Mme Sonia Krimi.
La duplicité, le mépris et l’indécence ne doivent jamais s’inviter dans une relation amicale. Et que dire lorsque cette relation est plusieurs fois centenaire ?La duplicité : celle qui consiste à négocier dans le dos de la France. Le mépris : ne pas prendre la peine d’informer selon les usages. L’indécence : invoquer un choix technologique quand on connaît l’excellence de notre industrie de défense – et je salue la réaction exceptionnelle de Naval Group, qui se distingue des autres.Chez nous, dans le Cotentin, particulièrement à Cherbourg, l’industrie navale est un des cœurs vibrants. Derrière ces décisions unilatérales, il y a des familles, des emplois directs et indirects, des entreprises sous-traitantes. Nous n’acceptons pas d’être les victimes silencieuses de ce coup de poignard dans le dos.L’administration américaine considère que sa « guerre froide » contre la Chine l’autorise à […]
La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.
Tout d’abord, madame Benin – j’associe évidemment à ma réponse votre collègue M. Mathiasin –, je vous dis merci. Vous tenez un discours engagé en faveur de la vaccination dans les territoires ultramarins ; cela compte. Malheureusement, ce n’est pas le cas de la totalité de la classe politique dans les outre-mer, malgré la situation sanitaire catastrophique qui y prévaut depuis plusieurs semaines. Je vous remercie donc pour votre courage et votre mobilisation.Concernant la situation épidémique ultramarine, à la suite de l’instauration de mesures de plus en plus difficiles, de plus en plus contraignantes, allant jusqu’au confinement total, notamment en Guadeloupe, à partir de la mi-juillet, l’incidence épidémique diminue, même si elle reste élevée.Quant à la pression sanitaire et hospitalière, elle reste encore très importante. Sébastien Lecornu s’est rendu en Guadeloupe, ainsi qu’en […]
La parole est à Mme la ministre des armées.
Je partage en tout point votre analyse. Je l’ai dit tout à l’heure, il ne s’agit pas simplement de la rupture d’un contrat portant sur un programme d’armement majeur entre la France et l’Australie mais d’une rupture de confiance entre alliés et d’un tournant stratégique.S’agissant de l’Australie, qui décide de confier entièrement son avenir aux États-Unis face à la menace chinoise, je voudrais rappeler les paroles du premier ministre de ce pays, importants pour nous tous et pour notre industrie navale : les sous-marins de la classe Attack que nous devions construire sont les meilleurs du monde dans le domaine des sous-marins conventionnels. La dénonciation du contrat n’est donc pas motivée par des raisons tenant à la qualité des produits fournis par Naval Group, mais pour des raisons de convenance.
La parole est à M. Guy Teissier.
Ma question s’adresse à M. le Premier ministre. Après l’été meurtrier à Marseille, la mélopée des kalachnikovs continue. Pour la seule journée d’hier, un dealer arraché aux policiers, un jeune blessé par balle et des coups de feu en pleine Canebière. Nous assistons, impuissants, à une flambée incontrôlable de la violence liée aux guerres de territoire auxquelles se livrent les réseaux de revente de stupéfiants. Les habitants sont terrorisés par ces voyous qui contrôlent leur quartier. L’État de droit n’est qu’un lointain souvenir dans notre ville. Rien n’arrête ces trafiquants sans foi ni loi. Mais que fait le Gouvernement ?Vous refuserez de l’admettre, mais certains territoires de Marseille sont devenus invivables et inaccessibles. Ce que je décris n’est pas une fiction, c’est le douloureux quotidien de milliers de Marseillais qui vivent dans ces cités. Le constat est brutal […]
Mais que fait-on ?
Cela n’a donc rien à voir avec notre industrie et la qualité de nos produits.Les États-Unis sont de plus en plus focalisés sur l’Indo-Pacifique et sur la Chine, et n’hésitent donc plus à s’asseoir sur les intérêts et le dialogue avec leur plus vieil allié, la France.Cela a également des implications pour l’Europe. Après le retrait américain de Kaboul, la crise australienne nous montre que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et que l’Europe doit se donner les moyens d’agir.Alors que faisons-nous ? Dans l’immédiat, nous apportons tout notre soutien à Naval Group et à notre industrie, dont les performances ont été à la hauteur. L’État est mobilisé pour défendre le groupe face au client australien, qui porte l’entière responsabilité de cette rupture. Je ne peux en dire plus, les négociations commencent. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)
C’est vous qui auriez dû l’acheter, la paix sociale !
Il est regrettable que ces promesses arrivent si tard. Je n’ai pas oublié celles de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls. Aujourd’hui, il faut éviter le déclassement, frapper vite et fort, réformer la loi de 1945, veiller à la bonne application des peines, expulser les délinquants étrangers, suspendre la part allocataire des mineurs délinquants et créer une force policière dédiée à la lutte contre les narcotrafiquants. C’est parce que la plupart des sanctions prononcées par les magistrats ne sont pas appliquées qu’on se trouve face à des délinquants qui se sentent dans l’impunité totale. La France doit remettre la sanction au cœur du processus pénal.
Il a raison !
Monsieur le Premier ministre, au-delà des effets d’annonce du Président, que votre Gouvernement compte-t-il faire pour éradiquer ce mal qui répand la terreur et qui ronge les banlieues depuis trop longtemps ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
La parole est à M. Jean-Louis Bricout.
Bravo !
Ma question s’adresse à Mme la ministre de la transition écologique et concerne le chèque énergie. Ce chèque, c’est nous, socialistes, qui l’avons créé. Nous avons ensuite proposé d’en augmenter le montant et de le moduler. C’est ce que vous faite aujourd’hui, certes, mais partiellement. La hausse du chèque énergie que vous prévoyez est en effet bien trop modeste. Elle n’est pas à la hauteur des enjeux.Sur le plan social, tout d’abord : le plafond de revenus, 10 800 euros, est bien trop bas, ce qui exclut de fait les travailleurs modestes. Les ouvriers habitant en milieu rural n’ont pourtant d’autre choix que de passer à la pompe pour se rendre au travail. Avec la hausse des factures de chauffage et de déplacement, ces familles n’en peuvent plus. C’est la double peine.Votre proposition est en outre déconnectée de la réalité climatique de nos territoires. Vous ignorez l’écart des […]
La parole est à M. le ministre de l’intérieur.
Je vous ai entendu. Pour me rendre dans votre commune une semaine entière toutes les six semaines, je partage une partie de ces constats. Partagez avec moi celui qu’Emmanuel Macron n’est pas responsable de la situation marseillaise qu’on connaît depuis des dizaines d’années. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem.)Même si je n’ai pas l’honneur d’être élu d’une circonscription marseillaise, je ne fais pas le même constat que vous concernant l’action extrêmement courageuse, répétée et continue, partout sur le territoire marseillais, des policiers et des gendarmes mobiles, qui font un travail très important contre les trafiquants de stupéfiants. Il n’y a pas de zone de non-droit à Marseille ou ailleurs (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem. – Protestations sur les bancs du groupe LR), même s’il est vrai que nous avons eu comme héritage 164 points de […]
C’est très juste !
Cet écart représente plus de 500 euros par an dans la facture : cette somme est peut-être un détail pour vous, mais pour certains, il veut dire beaucoup ! (Sourires.)Le chèque énergie vise à améliorer le reste à vivre du foyer après le paiement de la facture d’énergie. Il doit donc être modulé à la hausse dans le Nord, où le climat est plus froid et les factures plus élevées.
Ce sont les mêmes qui tournent partout.
…et 200 ont été annoncés par le Président de la République. Il manquait des caméras de vidéosurveillance : nous avons annoncé 10 millions d’euros pour en équiper toute la ville de Marseille. Il manquait une quarantaine de magistrats : ils ont été annoncés par le garde des sceaux. Il manquait une volonté politique et franchement, pour l’amour de Marseille, vous pourriez remercier le Président de la République. (Vifs applaudissements sur les bancs des groupes LaREM et Dem. – Exclamations sur les bancs du groupe LR.)
Très bien !
C’est une question de solidarité. Les cartes climatiques, qui existent depuis 2009, doivent permettre d’appliquer un coefficient climatique. Dans les Hauts-de-France, ce coefficient est de 1,3, soit une majoration de 90 euros et un chèque de 300 euros – voilà du concret !Plus globalement, cette augmentation ponctuelle ne change rien à la baisse durable du pouvoir d’achat. Votre proposition est insuffisante et déconnectée des réalités sociales et territoriales.Madame la ministre, comment un travailleur modeste peut-il vivre dignement ? Quand allez-vous prendre réellement en considération nos territoires ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe GDR.)
La parole est à M. François-Michel Lambert.
Demain débutera le procès des attentats du 13 novembre 2015. Au nom du groupe Libertés et territoires, nous avons une pensée pour les victimes de ces attentats, pour leur famille, pour leurs proches et plus personnellement pour Djo, Milan, Shana en mémoire d’Armelle. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LT.)Ma question s’adresse à Mme la ministre de la transition écologique. Cet été aura été celui des grandes catastrophes naturelles, phénomènes exacerbés par le changement climatique. Une autre crise, moins visible, doit nous préoccuper tout autant : l’érosion continue de la biodiversité. En cinquante ans, les populations mondiales des vertébrés ont décliné en moyenne de 68 %. L’une des causes majeures de l’effondrement de la biodiversité est la pollution plastique.La mer Méditerranée, c’est 1 % des eaux salées et 7 % de la pollution plastique ; une mer qui se renouvelle très […]
La parole est à Mme la ministre de la transition écologique.
Fait-il froid à Amiens, madame la ministre ?
Petit rappel historique, monsieur Bricout : le chèque énergie a été mis en place en 2018. Auparavant, il existait ce que l’on appelait « les tarifs sociaux de l’énergie », qui étaient très complexes à appliquer (Protestations sur les bancs du groupe SOC)…
Arrêtez de critiquer vos anciens amis !
La parole est à Mme la ministre de la transition écologique.
…et ne bénéficiaient pas à tout le monde. Ils ont donc été remplacés par le chèque énergie, dispositif beaucoup plus simple et qui conduit parfois à un chèque d’un montant élevé.Je vous remercie d’avoir rappelé que nous avons, par l’intermédiaire du Premier ministre, annoncé une rallonge du chèque énergie. Désormais, aucune démarche ne sera nécessaire et chaque bénéficiaire recevra un chèque de 100 euros dans sa boîte aux lettres à la fin de l’année, ce qui lui permettra de faire face à la hausse du prix du chauffage, causée notamment par la reprise et par la décision de la Russie de réduire sa production.Le chèque énergie constitue une mesure d’urgence, mais il ne permet pas de répondre au problème structurel que nous connaissons : les passoires thermiques, dans lesquelles vivent encore certains Français. Pour y remédier, le Gouvernement a pris des mesures de plus long terme telles que […]
Vous avez raison, il y a urgence à agir. À Marseille, qui est aujourd’hui et jusqu’au 11 septembre la capitale mondiale de la biodiversité, le plastique est l’un des sujets regardés de très près. Vous avez raison, c’est une des causes majeures d’érosion de la biodiversité. J’en profite pour rappeler que si nous avons conscience de l’impact du climat sur nos vies et de la nécessité d’agir contre le réchauffement climatique et de s’y adapter, la question de la perte de biodiversité est aussi grave et nécessite des mesures aussi volontaristes.S’agissant de la mer Méditerranée, vous avez raison : elle est une forme de hotspot, tout y va plus vite. Le réchauffement y va plus vite et la pollution plastique y a déjà des conséquences terribles. Il ne sert à rien de s’attaquer au plastique une fois qu’il est dans la mer : il se décompose en petites particules et on ne peut pas le récupérer. Cela […]
Il n’y a pas beaucoup d’actes !
Merci, madame la ministre !
La parole est à M. Alexis Corbière.
Voilà les mesures que nous prenons ! Nous agissons pour le court terme, mais aussi au niveau structurel. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
Monsieur le ministre de l’éducation nationale, quelques jours avant la rentrée, lors d’une émission télévisée, vous avez donné votre opinion sur une énième proposition de loi de responsables de la droite et du centre, qui entretiennent le vieux mythe réactionnaire selon lequel l’allocation de rentrée scolaire (ARS) serait finalement trop généreuse, trop souvent gaspillée par des parents inconscients qui la détourneraient pour des achats futiles et qu’il faudrait davantage contrôler. Partageant les fantasmes de ces élus, vous avez affirmé, je vous cite : « On sait bien, si on regarde les choses en face, que parfois il y a des achats d’écrans plats plus importants au mois de septembre qu’à d’autres moments. »Non, monsieur Blanquer, il n’est pas acceptable – de surcroît quand on est ministre de l’éducation nationale – de fabriquer de telles fake news. (Applaudissements sur les bancs des […]
La parole est à M. Jean-Louis Bricout.
Votre réponse est insuffisante. J’espère qu’à l’avenir, vous prendrez davantage en considération nos territoires et les différences entre le Nord et le Sud. J’espère aussi que vous tiendrez compte des propositions que nous vous ferons, par voie d’amendements, lors de l’examen du projet de loi de finances, pour améliorer le pouvoir d’achat.
La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
La parole est à M. Philippe Vigier.
Je suis très heureux de vous retrouver en bonne forme, monsieur Corbière. Vous me donnez l’occasion de revenir sur un sujet important pour les enfants : le point de départ du raisonnement doit toujours être de savoir si l’argent public est utilisé pour les enfants.
Monsieur le Premier ministre, après une baisse de l’activité économique de près de 8 points en 2020, 2021 est une belle année : notre pays devrait en effet connaître une croissance légèrement supérieure à 6 %, certains parlant même d’une croissance de 6,3 %.Cette croissance, l’Allemagne et l’Italie nous l’envient – leur taux de croissance est de 4 %. Pourtant, trois obstacles importants subsistent pour l’activité de nos entreprises et de « l’entreprise France ».Le premier, vous le savez tous, est la cherté des matières premières. Le prix du bois a doublé et celui des métaux a augmenté entre 70 % et 80 %.Le deuxième, également connu, est la difficulté d’approvisionnement à laquelle sont confrontées 80 % des entreprises du secteur de l’automobile, 40 % des entreprises de l’électronique et de l’informatique et 20 % des entreprises du bâtiment et des travaux publics.Le troisième obstacle […]
Le Premier ministre est d’accord.
Lorsque j’ai répondu à cette question – c’était une question, ce n’était pas un sujet que je désirais spécialement mettre sur la table – elle concernait, vous l’avez rappelé à juste titre, une proposition de loi de la députée Perrine Goulet. C’est une proposition intéressante – c’est ce que j’ai dit – qui mérite d’être regardée.
Il faut arrêter !
Il faut savoir de quoi on parle : à ce sujet, les enquêtes sont soit très anciennes, soit assez faibles. Cela mériterait, dans le futur, de plus amples instructions. Je me base sur les discussions que j’ai très souvent sur le terrain avec les professeurs des écoles en particulier, ou les directeurs d’école. Comme l’a rappelé le Président de la République quand nous étions ensemble à Marseille, chacun sait qu’il y a évidemment des usages différents d’une famille à l’autre.
Oh !
Mais bien entendu ! Tout le monde ne va pas dans les mêmes rayons faire les mêmes achats : il y a une liberté d’achat. On peut être d’accord avec ça ; on peut aussi se dire que des initiatives différentes peuvent être intéressantes. Le maire de Clichy-sous-Bois par exemple, qui achète du matériel et le distribue aux familles, fait à mon avis œuvre utile. Quand nous créons le pass’sport, nous ne donnons pas 50 euros, nous donnons un chèque de 50 euros utilisable dans un club de sport. Quand le président Lula, au Brésil, conditionne certaines allocations au fait qu’elles aillent aux mères de famille pour que les enfants aillent à l’école, vous trouvez ça progressiste. Eh bien on peut avoir des idées progressistes de ce genre, non pas pour remplacer l’allocation, mais éventuellement pour la compléter. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)Donc soit on se paye de mots comme vous […]
Excellent !
La parole est à M. Julien Dive.
La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’industrie.
J’associe à ma question mon collègue Emmanuel Maquet. Monsieur le Premier ministre, ils sont plus de 9 millions d’Alliés à avoir versé leur sang il y a un siècle, lors du premier conflit mondial. Parmi ceux-là, 62 000 Australiens. Pour beaucoup, ils n’avaient pas 20 ans ; des pères, des fils, qui ne revirent jamais leur patrie, pour notre liberté. Le prix de ce sacrifice, c’est le respect : le respect de leur mémoire à laquelle chaque année, au cours de l’ANZAC Day, des milliers de Français, d’Australiens et de Britanniques rendent hommage au mémorial australien de Villers-Bretonneux dans la Somme. Autant vous dire que ce site est sacré.Mais voilà plus de six ans que, sur ce même site, on s’émeut d’un énième projet d’implantation d’éoliennes.
Je vous remercie d’avoir souligné la vigueur de notre reprise économique, liée, il faut le dire, à la politique volontaire du Gouvernement, laquelle a permis de préserver l’emploi et les entreprises.
Ça suffit, l’autosatisfaction !
Encore !
La reprise s’explique notamment par le fait que les salariés ont conservé leurs emplois, ce qui a permis aux entreprises de relancer rapidement leur activité. Il me paraissait important de le rappeler. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)Ce sont les mesures prises par le Gouvernement qui nous permettent d’afficher aujourd’hui un taux de chômage quasiment équivalent à celui d’avant la crise sanitaire.Quant aux problèmes d’approvisionnement et de recrutement auxquels nous sommes en effet confrontés et que vous avez rappelés à juste titre, ils sont au cœur, pour les premiers, de la politique de reconquête industrielle que nous menons depuis quatre ans et qui s’est accélérée avec le plan de relance. Grâce à ce dernier, nous avons financé plus de 550 projets de relocalisation industrielle concernant les intrants critiques, l’agroalimentaire et la santé, entre […]
En 2017, pourtant, la préfecture avait refusé d’autoriser ce projet, considérant qu’il portait atteinte au mémorial et à la mémoire des victimes. C’était aussi la position défendue par les habitants, les élus et les associations. Le tribunal administratif avait confirmé la position de la préfecture – avant que la cour d’appel ne l’infirme.Un vent de colère souffle désormais sur ce territoire, comme dans les Hauts-de-France tout entiers, tant notre région est défigurée, sacrifiée sur l’autel des postures. (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.) Près d’un tiers des éoliennes de notre pays sont concentrées chez nous. Chaque jour c’est un nouveau projet qui se monte sans concertation, et ces implantations anarchiques ne respectent même plus ni la qualité de vie, ni la mémoire des territoires.Sur un tel dossier, seul l’État peut encore faire bouger les lignes. Or le ministère de la […]
La parole est à Mme la ministre de la transition écologique.
Vous parlez de « postures » à propos d’énergies renouvelables ; il me semble que chacun devrait en l’occurrence balayer devant sa porte !Pendant que beaucoup râlaient, nous nous sommes, nous, mis en ordre de marche pour rendre compatible le développement sur notre territoire des énergies renouvelables, de toutes les énergies renouvelables, avec le respect des territoires. Nous voulons trouver les meilleurs moyens de faire. (Vives protestations sur les bancs du groupe LR.)La demande d’électricité augmentera de 20 % d’ici à 2035. Oui, nous aurons besoin de développer les énergies renouvelables !Sur cette question des éoliennes, j’ai demandé à tous les préfets d’établir, en tenant compte de différents critères, une cartographie pour connaître les lieux où les implantations sont possibles, et ceux où elles ne le sont pas.S’agissant du site de Villers-Bretonneux, je le connais parfaitement […]
La parole est à Mme Marine Brenier.
Ma question s’adresse à M. le ministre des solidarités et de la santé.
Il n’est pas là !
Depuis plus d’un an, vous aimez rappeler avec fierté que lorsque la covid-19 s’est invitée en France, à l’heure du premier confinement, les Français se postaient tous les soirs à leurs fenêtres pour applaudir nos courageux soignants. À une quasi-unanimité, nous avions salué les mesures prises à l’égard des praticiens libéraux, contraints de fermer leurs cabinets. N’oublions pas qu’ils étaient eux aussi mobilisés sur le front de la covid.Depuis plusieurs semaines, de nombreux professionnels de santé libéraux ont eu la désagréable surprise de recevoir une missive leur réclamant de rembourser une partie ou la totalité des aides reçues pour la période de fermeture forcée. Selon les chiffres transmis par le directeur général de la CNAM (Caisse nationale de l’assurance maladie) aux professionnels, pas moins de 45 % des médecins et 53 % des chirurgiens-dentistes seraient concernés. Aucun […]
Mais oui !
Monsieur le ministre, l’assurance maladie va-t-elle renoncer à cette demande de remboursement arbitraire ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
La parole est à M. Saïd Ahamada.
Excellent !
Monsieur le Premier ministre, le Président de la République – plus personne ne l’ignore – était à Marseille la semaine dernière, pour une visite de trois jours que l’on peut qualifier d’historique, quoi que l’on pense du Président de la République et de ses annonces. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM. – Protestations sur les bancs du groupe LR.)Plus personne n’ignore non plus les maux qui affligent Marseille : la ghettoïsation, qui touche la moitié de la ville, les problèmes de transports publics, l’état des écoles… Beaucoup d’articles ont décrit ces dernières, et vous savez tous, je crois, que les enfants marseillais fréquentent des écoles qui ne sont pas dignes de la République. Quant au mal-logement, il est endémique, et il a été tragiquement illustré par les huit morts de la rue d’Aubagne.Tout cela entraîne des morts à répétition, et la situation sécuritaire abominable […]
La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’autonomie.
Vous avez raison de le rappeler, les professionnels de santé ont été accompagnés pendant la crise sanitaire. Le Gouvernement a créé un dispositif d’indemnisation pour perte d’activité et 203 000 professionnels ont bénéficié d’une aide moyenne supérieure à 6 000 euros, pour un montant total de 1,26 milliard.Les avances effectuées en 2020 ont été définies sur la base de données déclaratives, et donc provisoires, afin de verser les avances le plus rapidement possible. Le calcul de l’aide définitive est effectué au vu de l’activité pendant la totalité de la période concernée par le dispositif, de mars à juin 2020, c’est-à-dire trois mois et demi.Ainsi, une reprise d’activité précoce en fin de période peut, dans certains cas, avoir compensé tout ou partie de la perte d’activité déclarée au début de la période. Ce calcul tient compte des versements effectués au titre des honoraires et du […]
Ce n’est pas financé !
…la rénovation de 10 000 logements – qui a déjà commencé – et de 200 écoles ;…
Elle est où, l’équité ?
La parole est à Mme Marine Brenier.
…des avancées en matière de santé, avec un nouveau pôle mère-enfant, d’emploi et d’entrepreneuriat, de culture… Les sujets sont nombreux.
La moitié, ce n’est pas une partie mineure des praticiens !
Rends l’argent !
Elle a raison !
Au-delà de la réponse apportée aux discriminations quotidiennes subies par les Marseillais, c’est l’ambition du Président de la République que je veux saluer ici, celle de faire de Marseille une « capitale de la Méditerranée ». Les Marseillais sont fiers d’appartenir à cette ville. Député de la capitale de la Méditerranée, je tiens, au nom des Marseillais, à remercier le Président de la République et le Gouvernement pour leur action. (Brouhahasur les bancs des groupes LR, FI et GDR, dont de nombreux membres montrent l’horloge.)
À quoi les restaurateurs et les commerçants doivent-ils donc s’attendre ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
Le temps de parole, monsieur le Président !
Monsieur le Premier ministre, nous avons une obligation de résultat.
La parole est à M. Olivier Damaisin.
Merci, cher collègue…
J’associe à ma question mes collègues Patricia Mirallès et Damien Adam.Le lundi 20 septembre 2021, près de soixante ans après la fin de la guerre d’Algérie, le chef de l’État a prononcé un discours de pardon, de reconnaissance et de responsabilité de la France envers les harkis qui ont combattu aux côtés de l’armée française entre 1954 et 1962.Déjà, sur le fronton de l’hôtel des Invalides, à quelques pas d’ici, sont gravés les mots : « La République française témoigne sa reconnaissance envers les rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie pour les sacrifices qu’ils ont consentis ». Cette inscription rend hommage aux harkis et membres des formations supplétives ou assimilés qui servirent la France durant la guerre d’Algérie. Elle rend hommage à leur fidélité, à leur abnégation et à leur sacrifice. Cette inscription rappelle […]
Comment le Gouvernement entend-il s’assurer que les actions prévues seront menées à terme ? (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)
La parole est à M. le Premier ministre.
Mesdames et messieurs les députés, je suis très heureux de vous retrouver après cette période de vacances parlementaires.La question que vous posez, monsieur le député, est importante, hautement symbolique : c’est celle de Marseille, deuxième ville de notre pays, très belle ville, ville d’histoire et de culture dont nous sommes toutes et tous très fiers.Nous devons aider Marseille, dont la population est confrontée à de graves difficultés. C’est le rôle de l’État, c’est le rôle du Gouvernement de la République – c’est le chef d’un gouvernement qui place la question des territoires au centre de sa politique qui vous le dit – d’aller au secours des territoires et des populations les plus en difficulté. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM. – Protestations sur les bancs des groupes LR et FI.)
Qui est responsable ?
Vous l’avez rappelé, après M. Teissier, les problèmes d’insécurité sont bien réels à Marseille, comme les problèmes de scolarisation des enfants : près de 200 écoles doivent être reconstruites ; 32 sur 470 sont encore de type Pailleron, ce qui nous ramène au début des années 1970.Vous connaissez toutes et tous aussi la situation du logement dans cette ville, qui compte 40 000 logements indignes. Selon la Fondation Abbé Pierre, 100 000 Marseillais vivent dans des conditions tout à fait inadmissibles. Chacun a en mémoire la catastrophe de la rue d’Aubagne.Ces sujets sont sérieux, et exigent la mobilisation de l’État au plus haut niveau. Et l’État se mobilise : à Marseille comme dans les autres territoires en difficulté, il répond « présent ».
La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de la mémoire et des anciens combattants.
Vous l’avez dit, le Président de la République a tenu un discours fort et très attendu par les harkis et leurs familles. Dans ce discours, il a parlé d’une histoire grande et douloureuse, d’une histoire de soldats et d’honneur, d’une histoire de sang versé, en définitive d’une histoire de Françaises et de Français, mais aussi d’une histoire d’abandon.À des paroles fortes, un geste fort. Le Président de la République a souhaité que nous mettions en œuvre une loi de reconnaissance et de réparation,…
Et ailleurs ?
Gloire au Président !
Il le fait d’abord pour ce qui relève de ses compétences propres.M. Gérald Darmanin a répondu à M. Teissier sur les questions de sécurité, et nous tenons à la disposition de l’Assemblée nationale les données sur l’évolution des effectifs de police dans cette ville au cours des dernières années.Nous agirons également en matière de justice, grâce à l’effort exceptionnel qu’a constitué l’augmentation de 8 % de ce budget, car vous avez raison, monsieur Teissier : la réponse pénale est essentielle pour assurer la crédibilité de l’action de l’État. Cette augmentation de 8 % est inédite, et nous allons recommencer, je l’annonce devant la représentation nationale, en 2022 ! Je ne doute pas que ce budget sera voté sur tous les bancs, car il y va de l’intérêt national, bien au-delà de Marseille. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)Nous interviendrons aussi dans le domaine de la […]
François Hollande y avait déjà pensé !
…reconnaissance de l’abandon militaire des harkis et des mauvais traitements qu’ils ont subis, sur notre sol, de la part de la République.La reconnaissance appelle la réparation. Une commission nationale sera créée ; c’est la loi – et donc vous, mesdames et messieurs les parlementaires – qui en décidera. Elle sera adossée à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) et aura d’abord pour but de poursuivre la réparation à l’égard de la première génération – les harkis qui ont combattu. Elle devra ensuite recueillir les témoignages nécessaires afin d’établir le niveau de la réparation qui sera accordée à la deuxième génération, celle qui a été accueillie dans des camps ou des hameaux de forestage, dans des conditions de vie particulièrement indignes et sans accès à l’école.Mesdames et messieurs les députés, nous aurons dans quelques semaines l’occasion […]
La parole est à M. Olivier Damaisin.
Merci, madame la ministre déléguée. J’espère, mes chers collègues, que nous serons tous à la hauteur de cette ambition et qu’une telle loi, attendue depuis longtemps, permettra d’accorder une fois pour toutes réparation à nos amis harkis. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LaREM.)
La parole est à Mme Frédérique Dumas.
Ma question s’adresse au ministre des solidarités et de la santé. Monsieur le ministre, depuis plusieurs mois, les retards s’accumulent dans le traitement des dossiers de la CAF – caisse d’allocations familiales –, ce qui entraîne des conséquences désastreuses. Plus de 5 millions de pièces sont en attente de traitement ; en moyenne, les caisses accusent un retard de trois à quatre mois et dans certains endroits, les dossiers reçus le 12 mai dernier viennent seulement d’être traités. La réforme de l’APL – aide personnalisée au logement –, finalement entrée en vigueur le 1er janvier dernier, a catalysé les difficultés.Tout d’abord, les jeunes dont les revenus sont compris entre 800 et 1 300 euros mensuels ont vu leur APL diminuer en moyenne de 95 euros par mois, et la baisse va jusqu’à 106 euros pour les salaires compris entre 1 201 et 1 521 euros. Par ailleurs, la réforme a introduit un […]
La parole est à Mme Manuéla Kéclard-Mondésir.
Monsieur le ministre des solidarités et de la santé, la covid-19 entraîne des conséquences sociales et psychologiques très graves, notamment en Martinique, où 30 % des Français vivent avec moins de 820 euros par mois – c’est aussi cela, la réalité martiniquaise. Les inégalités persistent et se creusent de plus en plus. Cette quatrième vague d’une ampleur exceptionnelle est une véritable catastrophe.Guy-Albert Rufin-Duhamel, ingénieur social et membre du comité scientifique local covid-19, le souligne : la crise sanitaire d’aujourd’hui est la conséquence d’une crise sociale amplifiée par la covid, et non traitée. Cette analyse est soutenue par la communauté scientifique en Martinique.Il faut un bouclier social pour soutenir la population et limiter les effets dévastateurs de la crise sanitaire. Le travail social doit être repensé en proximité avec les personnes les plus exposées. C’est […]
La parole est à M. le secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles.
Vous avez évoqué la réforme de l’aide au logement, tant sur le fond que sur le plan de son organisation. Cette réforme est importante parce qu’elle est juste : vous le savez, elle a permis de mieux faire correspondre le montant de l’aide à celui des ressources les plus récentes des 6 millions de bénéficiaires. À ce titre, elle fait l’objet d’un suivi très attentif de la part du Gouvernement.Vous avez mentionné plusieurs dysfonctionnements. Certes, quelques difficultés se sont fait jour et je vais y revenir. Mais je voudrais avant toute chose saluer l’engagement de l’ensemble des personnels de la CAF, que je rencontre régulièrement – en tant que secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles, j’ai eu l’occasion, lors de mes déplacements, de me rendre dans de nombreuses caisses et ainsi d’échanger avec les agents à propos des difficultés qu’ils ont pu rencontrer ces dernières […]
La parole est à M. le ministre des solidarités et de la santé.
Merci de cette question ; je partage en grande partie votre analyse, même s’il me manque quelques éléments. Vous dites que la crise sanitaire actuelle en Martinique est la conséquence d’une crise sociale ; madame la députée, la crise sanitaire est la conséquence d’un virus, qui cause une maladie que l’on peut désormais prévenir par un vaccin sûr et efficace. (M. Jean-Christophe Lagarde applaudit vivement.) Or 20 % à 30 % seulement de la population martiniquaise est immunisée. Vous pouvez mettre les moyens financiers que vous voulez, cela n’empêchera pas le virus de circuler tant que la population ne sera pas protégée.Mais vous avez raison : le confinement a en Martinique des conséquences sociales et psychologiques importantes. Nous ne souhaitons évidemment pas un nouveau confinement, à l’occasion d’une cinquième ou d’une sixième vague. Mais s’il devait y avoir d’autres vagues, je le […]
La parole est à Mme Frédérique Dumas.
Vous nous confirmez donc, monsieur le secrétaire d’État, que le dispositif n’a pas fonctionné et que cette situation perdure. Il est vrai que, comme le montre la recentralisation du RSA, vous voulez toujours aller plus vite et plus fort, surtout quand ça ne marche pas ! (M. Bertrand Pancher applaudit.) C’est très angoissant et vous savez… (M. le président coupe le micro de l’orateur.)
La parole est à M. Sylvain Waserman.
La parole est à Mme Manuéla Kéclard-Mondésir.
Ma question s’adresse à Mme Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de l’engagement.Madame la secrétaire d’État, il est des lois qui sont votées à l’unanimité dans l’hémicycle ; elles revêtent par conséquent une importance particulière. La loi en faveur de l’engagement associatif et celle visant à améliorer la trésorerie des associations – qui est d’ailleurs issue d’une proposition que vous avez rédigée avec nous, lorsque vous étiez encore sur ces bancs au sein du groupe MODEM et démocrates apparentés – ont toutes les deux été votées à l’unanimité, le 24 juin dernier ; cela montre bien l’attachement de chacune et de chacun d’entre nous à la vie associative.Nous avons passé une partie de l’été à informer le monde associatif du contenu de ces deux lois, concernant en particulier la meilleure protection des présidents bénévoles, les fonds accordés pour la formation des […]
La vaccination n’est pas la seule solution ni la seule préoccupation. Il est vrai que la question de la vaccination se pose, mais nous devons absolument tenir compte de la situation sociale des familles.
La parole est à M. Patrick Hetzel.
C’est juste de la com’ !
Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Avant tout, je voudrais souhaiter une bonne rentrée et bonne chance aux équipes enseignantes, aux élèves et à leurs parents (Applaudissements sur les bancs du groupe LR et sur quelques bancs du groupe Dem),en espérant que l’année sera cette fois-ci plus clémente sur le front sanitaire.En prenant vos fonctions, vous avez déclaré que vous alliez bâtir la confiance de toute la nation dans l’école de la République. Aujourd’hui, si nous faisons le bilan, vous savez que nous sommes très loin du compte. Au fil du temps, vous avez plutôt construit de la défiance.Prenons quelques exemples. Vous annoncez 600 000 tests salivaires par semaine pour 6,5 millions d’élèves, ce qui revient à tester au mieux un élève toutes les dix semaines ; la belle affaire, c’est hélas inefficace. Sans compter que, depuis […]
Mais de nombreuses associations, chers collègues, tirent la sonnette d’alarme – c’est probablement le cas dans la plupart de nos circonscriptions : elles nous disent qu’elles sont loin de retrouver leur nombre d’adhérents et de bénévoles d’avant-crise. Pour certaines, les taux d’adhésion ont considérablement chuté ;…
Jusqu’à 30 % !
…la rentrée confirme d’ailleurs cette tendance. Certes, de nouvelles formes d’engagement sont nées pendant la crise, mais une telle baisse confronte nos associations à un véritable défi. Nous les avons accompagnées durant la crise ; de la même manière, nous devons les épauler dans la phase de sortie de crise. Nous en mesurons tous les enjeux, tant la vie associative est essentielle : elle tisse le lien social et c’est en somme notre modèle de société qui en dépend.Madame la secrétaire d’État, comment pouvons-nous concrètement agir, au-delà des paroles, pour lutter contre la baisse inquiétante du nombre d’adhérents et de bénévoles et, plus particulièrement, pour dynamiser l’engagement de notre jeunesse, qui a tant à apporter au monde associatif ? (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem et LaREM.)
C’est vrai !
La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée de la jeunesse et de l’engagement.
Elle réserve les options aux plus privilégiés et la majorité des élèves de France, notamment dans les territoires ruraux, n’ont accès qu’à un choix très limité. Dans ces conditions, il est difficile de créer la confiance.Autre exemple, les fermetures de classes en raison du covid se multiplient, hélas, partout en France depuis une semaine, à tel point que votre ministère ne veut pas en donner le chiffre global ; encore une situation qui ne crée pas véritablement la confiance.
Vous avez raison, monsieur le député : le fait que les lois que vous mentionnez aient été votées à l’unanimité montre que nous nous accordons s’agissant de ces sujets essentiels, et nous saluons à nouveau l’attitude de la représentation nationale en la matière. Les associations sont évidemment le cœur et le poumon de notre société. Durant la crise, elles ont d’abord été accompagnées sur le plan financier, pour répondre à l’urgence, en particulier grâce au fonds UrgencESS, lancé par Olivia Grégoire, au fonds de solidarité et au chômage partiel, qui a permis de maintenir les salariés dans l’emploi.Cependant, l’accompagnement économique et financier devait être complété par un accompagnement humain. Cela nécessitait de rassurer les responsables associatifs et de relancer le bénévolat. Plusieurs dispositifs ont été soutenus en ce sens, notamment l’heure civique, plateforme dont s’occupe […]
Il a raison !
Ma question sera donc très directe : que comptez-vous faire pour redresser la barre, enfin ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
La parole est à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
Et des inégalités !
La parole est à M. Pascal Brindeau.
Je suis heureux aussi de vous retrouver, monsieur le député, non moins en forme que M. Corbière et non moins décidé à décrire tout en gris, contre toute évidence, et en mélangeant tous les sujets, puisque les trois que vous avez abordés n’ont rien à voir entre eux.Si j’avais suivi vos conseils depuis le début de la crise, les élèves auraient été privés d’école pendant des mois. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM. – Vives protestations sur les bancs du groupe LR.) Ce n’est pas ce qui s’est passé. L’UNESCO elle-même souligne que la France a très bien géré la crise sanitaire sur le plan scolaire. Vous pouvez donc continuer, mais les Français savent bien que nous avons réussi à ouvrir les écoles, notamment l’an dernier grâce à notre politique de tests salivaires qui était un des éléments de notre action. Oui, à la fin de l’année, nous réalisions 600 000 tests salivaires par […]
Je pose ma question au nom de mes deux collègues calédoniens, Philippe Dunoyer et Philippe Gomès ; elle s’adresse au Premier ministre.Monsieur le Premier ministre, depuis le 6 septembre, la Nouvelle-Calédonie subit de plein fouet une vague épidémique de grande ampleur. Nous déplorons déjà 33 décès et avec près de 5 000 cas positifs confirmés à ce jour, les services hospitaliers sont saturés.Nous tenons à vous adresser nos sincères remerciements pour la réactivité du Gouvernement face à ce tsunami ; elle permet l’arrivée de 130 professionnels de la réserve sanitaire nationale dès cette semaine – les premiers sont arrivés aujourd’hui même. Désormais, l’objectif est d’atteindre un taux de vaccination de 80 à 90 % dans les meilleurs délais, alors que 34 % seulement de la population est aujourd’hui vaccinée. Dans cette perspective, nous vous avons sollicité pour diversifier l’offre vaccinale […]
Donnez le bac à tout le monde !
La réforme du baccalauréat était demandée depuis des décennies. Deux majorités, la vôtre mais aussi la majorité socialiste, ont pu la désirer et l’envisager à certains moments. Il est assez savoureux de vous voir la critiquer maintenant. Premièrement, elle est fondée sur la liberté. On a donné plus de liberté aux lycéens et aujourd’hui, une majorité d’entre eux disent dans les enquêtes qu’ils sont favorables à cette réforme.
Ah oui !
Forcément !
C’est justement cela l’école de la confiance et nous l’avons élaborée en concertation avec les lycéens. En donnant plus de choix, nous avons plus approfondi.Oui, notre stratégie est d’élever le niveau général de la nation et de chaque élève. Et oui, les nouvelles options permettent de mener une politique sociale puisque nous pouvons les proposer de façon volontariste dans les territoires les plus défavorisés. C’est ce qui est en train de se passer et nous avons réussi à conduire ces réformes en dépit de la crise sanitaire. En effet, réussir à les mener tout en gérant la crise sanitaire, cela inspire la confiance.Bien sûr les oppositions sont violentes, parfois radicales. Parfois vous vous y associez, on le voit bien.
La parole est à M. le Premier ministre.
Merci pour votre question qui me donne l’occasion de rappeler, au moment où le Parlement reprend ses travaux, que les mois écoulés ont été particulièrement difficiles pour nos compatriotes ultramarins. Je voudrais rendre hommage à l’ensemble des personnels qui ont été mobilisés dans ces territoires, y compris ceux venant de métropole, qui s’y sont rendus volontairement et qui ont fait face avec courage et détermination aux effets de l’épidémie. (Applaudissements sur les bancs des groupes LaREM, Dem et UDI-I.)Vous l’avez dit, monsieur le député, la Nouvelle-Calédonie n’a hélas pas échappé à la règle, et nous avons même été surpris par la virulence et la rapidité avec lesquelles l’épidémie s’est déployée, sur un territoire qui était pourtant – je le rappelle – doté du statut « covid-free ». Mais elle a su faire face et je voudrais d’emblée saluer à mon tour l’engagement très fort des […]
Oh !
Oui, il faut bâtir une école de la confiance. Je fais le rêve qu’un jour vous dépolitisiez ces sujets, que vous réussissiez à admettre ce qui va bien et ce qui va moins bien et qu’ensemble, nous réalisions les progrès nécessaires. Bien sûr, on peut toujours faire des progrès mais si vous regardez ce qui a été accompli depuis cinq ans, au moins cela l’a été avec constance et en application d’idées claires que chacun peut comprendre. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM et sur quelques bancs du groupe Dem. – M. Fabien Di Filippo proteste vivement.)
La parole est à M. Patrick Hetzel.
Votre autosatisfaction est incroyable. Regardez les sondages que vous affectionnez tant : un parent sur deux a une très mauvaise image de vous ; selon la dernière enquête réalisée, deux tiers des parents considèrent que le niveau a baissé au sein de l’éducation nationale au cours de la période où vous avez été ministre. Si vous en êtes satisfait, bravo ! (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
C’est tellement triste de ne pas avoir été ministre, monsieur Hetzel !
La parole est à M. Bastien Lachaud.
Monsieur le Premier ministre, jeudi, l’Australie a annoncé qu’elle dénonçait le contrat d’achat de douze sous-marins passé avec la France. Je dis l’Australie mais je devrais dire les États-Unis : c’est Joe Biden qui l’a annoncé depuis la Maison-Blanche.C’est une trahison sans précédent : des dizaines de milliards étaient en jeu ; le plan de charge de Naval Group est bouleversé ; des emplois sont menacés ; nous avions déjà transféré des savoir-faire sensibles aux Australiens, autant dire désormais aux Étatsuniens.Les États-Unis protègent leur hégémonie et sont prêts à tout pour cela. Ils ont 750 bases militaires à l’étranger. Ils traitent leurs alliés comme des vassaux. Pour resserrer l’étau contre la Chine, ils participent désormais à la prolifération nucléaire.Voilà comment se comportent les États-Unis qu’Emmanuel Macron et votre gouvernement suivent aveuglément depuis bientôt cinq […]
La parole est à M. Sylvain Waserman.
Ma question s’adresse à Mme la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion.Disons-le clairement, le « quoi qu’il en coûte » a sauvé des millions d’emplois et collectivement, nous pouvons être fiers des décisions volontaristes qui ont été prises par notre gouvernement avec un large soutien de l’Assemblée nationale sur ces sujets qui ont d’ailleurs souvent dépassé les clivages politiques.Avant d’être député, j’étais chef d’entreprise. Je mesure à quel point cette crise a été dure pour tous, pour les salariés comme pour les demandeurs d’emploi, mais aussi pour celles et ceux qui créent des emplois et de l’attractivité dans nos territoires. Aujourd’hui, à l’heure de la reprise, ces entrepreneurs me disent tous la même chose : on ne trouve pas à embaucher. Si nous ne résolvons pas cette difficulté à recruter, elle nous pénalisera doublement : d’une part, en limitant la croissance […]
La parole est à Mme la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion.
La parole est à Mme la ministre des armées.
Je peux vous assurer que le Gouvernement est déterminé à accompagner la reprise de notre économie en répondant aux besoins de compétences de nos entreprises. De fait, il y a beaucoup d’entreprises qui trouvent des salariés et qui recrutent. Je rappelle qu’au deuxième trimestre, nous avons battu tous les records avec 2,2 millions d’embauches, dont près de la moitié en CDI. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LaREM.)Mais vous avez raison de le souligner, certains secteurs ont effectivement des difficultés de recrutement, par exemple les services ou les hôtels, cafés, restaurants. Le Gouvernement est très mobilisé à leurs côtés. Cela fait plusieurs mois que j’ai demandé à Pôle emploi d’identifier les demandeurs d’emploi qui peuvent pourvoir les offres disponibles et de leur proposer, le cas échéant, des formations. Avec le Premier ministre, nous souhaitons encore amplifier la […]
Oui, nous voulons des clarifications et des explications car dans une alliance qui fonctionne, les partenaires sont respectés et l’on met en œuvre une stratégie partagée.La rupture par l’Australie du contrat des sous-marins ainsi que l’attitude des États-Unis sont une nouvelle illustration du constat que nous faisons depuis des mois, celui d’un défaut de dialogue politique au sein de l’Alliance atlantique.Quelles conséquences faut-il en tirer ? Pardonnez-moi de ne pas tirer exactement les mêmes que vous. Premièrement, il faut se souvenir que l’Alliance atlantique a un cœur de métier : la défense collective de l’Europe, en application de l’article 5 du traité. Les États-Unis y jouent un rôle essentiel, mais la France a aussi le sien qu’elle assume notamment en étant présente auprès des États baltes.Deuxièmement, la crise actuelle illustre la nécessité d’un rééquilibrage entre les […]
La parole est à Mme Béatrice Descamps.
En attendant, on fait quoi ?
Ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Le 2 septembre dernier à Marseille, le Président de la République a annoncé vouloir conduire une expérimentation visant à donner au directeur d’école la liberté de choisir son équipe de professeurs, expérimentation qui pourrait être généralisée. Une annonce qui intervient, rappelons-le, après le Grenelle de l’éducation et avant la lecture définitive de la proposition de loi de notre collègue Cécile Rilhac créant la fonction de directrice ou de directeur d’école.Qu’il faille laisser davantage de liberté aux équipes pédagogiques, c’est une évidence si l’on veut une véritable école de la confiance. Des formations adaptées et spécifiques à nos territoires et aux types d’établissements, c’est également une évidence. Que les directeurs méritent davantage de reconnaissance et d’aides en est une […]
La parole est à M. Jean-Charles Larsonneur.