Séance du 19 janvier 2023 /// n°123 /// 797 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 16e législature · session Session ordinaire 2022-2023

Séance du 19 janvier 2023 — 123e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Naïma Moutchou.

797prises de parole
35orateurs
15points à l'ordre du jour
8scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
868 l'amendement n° 397 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 2 de la proposition de loi portant amélioration de l'accès aux … 33 / 0 adopté
869 l'article 2 de la proposition de loi portant amélioration de l'accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé (première lecture). 54 / 0 adopté
870 l'amendement n° 390 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 3 de la proposition de loi portant amélioration de l'accès aux … 54 / 5 adopté
871 l'article 3 de la proposition de loi portant amélioration de l'accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé (première lecture). 47 / 5 adopté
872 l'amendement n° 391 du Gouvernement et les amendements identiques suivants après l'article 4 bis de la proposition de loi portant amélioration de l'ac… 74 / 0 adopté
873 l'amendement n° 438 du Gouvernement et l'amendement identique suivant après l'article 4 bis de la proposition de loi portant amélioration de l'accès a… 65 / 0 adopté
874 l'amendement n° 441 de M. Valletoux après l'article 4 bis de la proposition de loi portant amélioration de l'accès aux soins par la confiance aux prof… 65 / 6 adopté
875 l'ensemble de la proposition de loi portant amélioration de l'accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé (première lecture). 73 / 0 adopté

Verbatim Le compte rendu

Tours 601 à 797 sur 797 — page 4 / 4.

Après l’article 4 bis

Cela fait dix ans que vous êtes au pouvoir !

Après avoir plaidé pour le vide, vous plaidez désormais pour le trop-plein ! (Exclamations sur les bancs du groupe LR.) On croit rêver !

Alors que le nombre d’étudiants a augmenté de 15 % ?

Monsieur Juvin, un peu de mesure. Nous en faisons justement preuve, en augmentant progressivement le nombre de médecins.

#795

(L’amendement no 147 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #796

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 429 et 445.La parole est à M. le ministre, pour soutenir l’amendement no 429.

article Après_ 4 bis · amendement 429

Il vise à permettre aux pharmaciens de dispenser un traitement chronique, jusqu’à trois mois après l’expiration de l’ordonnance, par délivrance d’un mois, lorsque le médecin prescripteur n’est pas disponible. Cette évolution tire les enseignements de la période d’épidémie, durant laquelle il était utile d’ouvrir plus largement ces renouvellements. La mesure vise, bien entendu, à améliorer la prise en charge des patients souffrant de maladies chroniques en évitant toute rupture dans leur traitement. La sécurisation de cette possibilité repose à la fois sur l’acte de dispensation effectué par un pharmacien d’officine et sur l’information systématique du prescripteur lors du renouvellement, ce qui leur permet de reprendre contact rapidement avec le patient s’il a la moindre interrogation ou le moindre doute.

Naïma Moutchou president · HOR #798

La parole est à M. Jérôme Guedj, pour soutenir l’amendement no 445.

article Après_ 4 bis · amendement 445

Nous ne pouvons que nous réjouir que le Gouvernement ait repris l’amendement déposé par les députés du groupe Socialistes et apparentés de la commission des affaires sociales. Il vise à répondre à une situation bien connue des patients atteints d’affection de longue durée, en étendant à trois mois, contre un mois actuellement, le délai de renouvellement des prescriptions. Nous sommes heureux que vous alliez dans ce sens car cette mesure nous semble opportune.Ce sera probablement une de mes dernières interventions car que je vais devoir vous quitter pour quelques petites occupations déambulatoires cet après-midi… (Exclamations sur les bancs des groupes RE et Dem.)

Vous abandonnez vos fonctions !

Ah, il faut choisir !

Je ne pensais pas que mes propos déclencheraient ces réactions ! Je ne demande pas à connaître les priorités de vos collègues absents ! Vous pourriez nous épargner ce genre de remarques. (Mêmes mouvements.) Ne soyez pas fébriles dès que l’on vous parle de mobilisation sociale. (Mêmes mouvements.)Alors que j’interviens pour la dernière fois sur la proposition de loi de Mme Rist, je tiens à souligner que nous en saluons le contenu, que nous sommes heureux des mesures prises en faveur des orthophonistes, des masseurs-kinésithérapeutes, des IPA qui bénéficient d’une délégation de tâches, et de l’adoption probable de l’amendement que nous avons déposé.Néanmoins, nous vous faisons part de notre frustration car la question de l’accès aux soins – titre improprement donné à la proposition de loi – est abordée partiellement, alors que nous aurions préféré qu’elle fasse l’objet d’une approche […]

Abstention de combat !

#807

(Les amendements identiques nos 429 et 445, acceptés par la commission, sont adoptés.)

· ADOPTION de plusieurs amendements (main levée) adts
Naïma Moutchou president · HOR #808

La parole est à M. Bertrand Bouyx, pour soutenir l’amendement no 188. (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe RE.)

article Après_ 4 bis · amendement 188

Il vise, comme les précédents, à tirer parti des retours d’expérience de la crise du covid, en permettant à certains professionnels de santé, inscrits sur une liste, de réaliser des tests, notamment les tests rapides d’orientation diagnostique – Trod –, et d’effectuer des recueils et des traitements de signaux biologiques, qui ne constituent pas des examens de biologie médicale.Cet amendement vise simplement à massifier les dépistages, en autorisant ces professionnels à réaliser les actes d’orientation diagnostique.

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #812

La commission n’a pas n’a pas examiné ces questions qui méritent d’être discutées. J’émets donc un avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Ces tests sont de nature très différente. Certains sont réalisés sous forme d’autotest, d’autres sont réalisés par effraction cutanée. Certains, tels les tests oropharyngés d’orientation diagnostique des angines à streptocoque A, doivent être utilisés à bon escient, étant donné qu’ils interprètent des éléments de contexte, des symptômes, des antécédents de la personne, informations relevant du secret professionnel et nécessitant une expertise clinique.D’autres tests, qui doivent être réalisés de façon concomitante à d’autres soins médicaux, requièrent l’intervention d’un professionnel de santé. En l’état actuel des tests disponibles, il n’est donc pas pertinent d’autoriser, en routine et hors contexte d’urgence avec nécessité médicale, des non-professionnels de santé à réaliser des tests, recueils et traitements de signaux biologiques, hormis les autotests, qui ne constituent pas un […]

La parole est à M. Bertrand Bouyx.

J’ai bien entendu vos remarques. Il pourrait être intéressant de nous rencontrer pour avancer sur cette question (M. le ministre acquiesce), afin de réfléchir à la manière d’élargir plus massivement l’accès à certains tests, dans l’intérêt de la santé publique. Je me tiens à votre disposition et retire cet amendement, étant entendu que nous aurons peut-être l’occasion d’en reparler. (M. Freddy Sertin applaudit.)

Mais oui !

#819

(L’amendement no 188 est retiré.)

Naïma Moutchou president · HOR #820

Je suis saisie de deux amendements, nos 170 et 178, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à M. Yannick Neuder, pour soutenir l’amendement no 170.

article Après_ 4 bis · amendement 170

Il vise à demander la remise d’un rapport annuel évaluant l’efficacité de la proposition de loi, afin de déterminer si elle a amélioré la santé et la prise en charge de nos concitoyens.Je ne souhaite pas relancer la discussion, mais le véritable problème – je regrette que M. Isaac-Sibille ait quitté l’hémicycle – est que nous – peu importe de savoir qui est responsable – n’ayons pas anticipé la démographie. Bercy a dicté des mesures au nom du sacro-saint principe selon lequel moins il y aurait de médecins, moins les dépenses de santé seraient élevées. Aujourd’hui, nous en faisons les frais.La proposition de loi ne fait que coller des rustines sur la question bricolée des accès. Dans le cadre du PLFSS, nous avons réclamé une véritable loi organique de programmation, dont l’article 1er prévoirait une augmentation massive du nombre d’étudiants en médecine, plutôt qu’un changement de nom du […]

Naïma Moutchou president · HOR #825

L’amendement no 178 de Mme Josiane Corneloup est défendu.Quel est l’avis de la commission ?

article Après_ 4 bis · amendement 170
Stéphanie Rist rapporteure · EPR #827

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Défavorable.

La parole est à M. François Cormier-Bouligeon.

Depuis tout à l’heure, nous entendons nos collègues de l’opposition, notamment nos collègues Yannick Neuder et Philippe Juvin, nous parler de numerus clausus. Je commence à bouillir et souhaite donner des éléments chiffrés.

Très bien !

Dans la région Centre-Val de Loire, avant la création du numerus clausus, la faculté de médecine de Tours accueillait 200 étudiants en deuxième année de médecine. Au plus fort de l’application du numerus clausus, lorsque vous étiez aux responsabilités, ce chiffre est descendu à moins de 80, ce fut une incroyable hémorragie. En 2017, lorsque nous avons été élus pour la première fois, 200 étudiants ont été formés, et cette année à la rentrée 2023, plus de 350 étudiants ont été accueillis à la faculté. Alors, oui, ce chiffre est remonté fortement et, pendant le dernier quinquennat, il a quasiment doublé.Grâce au travail réalisé par nos collègues Stéphanie Rist, Caroline Janvier, Fabienne Colboc et tous les députés de la majorité en région Centre-Val de Loire, nous atteindrons le nombre de 500 étudiants en médecine. Du reste, une deuxième faculté à Orléans, ainsi qu’un CHU seront ouverts. […]

#837

(Les amendements nos 170 et 178, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Naïma Moutchou president · HOR #838

La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir les amendements nos 33 et 34, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

article Après_ 4 bis · amendement 33 et 34

Je dois vous faire un aveu : il y a trente ans, je n’étais pas là, j’étais trop jeune pour être élu, et je n’y étais pas non plus il y a vingt ans, ni même il y a dix ans. Vous ouvrez un débat sur des questions qui font l’objet d’articles additionnels, qui n’étaient pas prévus dans la version initiale de la proposition de loi.Je souhaite que nos débats avancent et si vous en êtes d’accord, madame la présidente, j’aimerais défendre les amendements nos 33, 34 et 7.

C’est très bien, monsieur Bazin.

Il s’agit de trois demandes de rapport. L’amendement no 33 vise à demander au Gouvernement la remise d’un rapport évaluant le coût pour la sécurité sociale de l’application des dispositions de la proposition de loi dans les six mois. En effet, nous devons pouvoir intégrer ces éléments dans le PLFSS. Alors que ce texte n’est pas une loi de moyens, les articles additionnels ont ouvert l’espoir que des financements seraient prévus pour des questions suscitant de fortes attentes chez nos concitoyens, notamment la régulation et la permanence des soins. Quels seront les moyens alloués aux compétences et aux responsabilités nouvelles qui ont été attribuées et qui ont un coût ?L’amendement no 34 a trait, quant à lui, à une préoccupation que je crois partagée puisqu’il vise à demander au Gouvernement un rapport sur l’impact territorial de la possibilité qui est offerte par le texte à certains […]

Naïma Moutchou president · HOR #847

M. Bazin ayant soutenu l’amendement no 7, je vous propose, madame Brulebois, de défendre l’amendement no 106, qui est identique.

article Après_ 4 bis · amendement 7

Volontiers, madame la présidente.

Naïma Moutchou president · HOR #849

La parole est à Mme Danielle Brulebois, pour soutenir l’amendement no 106.

article Après_ 4 bis · amendement 106

Le tarif de la consultation des médecins généralistes est fixé à 25 euros. Mais, nous le savons, il existe des écarts de rémunération importants, d’une part, entre les spécialistes et les omnipraticiens, d’autre part, entre les professionnels relevant du secteur 1 et ceux relevant du secteur 2. De ce fait, on a multiplié les dispositifs incitatifs pour compléter le paiement à l’acte.Toutefois, les dispositions de l’article 1er pourraient bouleverser cet équilibre puisque les patients aux pathologies les moins lourdes pourront se tourner vers les IPA. C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement un rapport sur les conséquences de l’application de cet article sur les revenus des médecins généralistes.

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #853

Nous abordons une longue série d’amendements qui ont pour objet de demander des rapports au Gouvernement. J’émettrai un avis défavorable de principe sur la quasi-totalité d’entre eux. Certaines questions méritent, c’est vrai, d’être étudiées, mais nous pouvons nous en saisir en tant que parlementaires, notamment dans le cadre de la commission des affaires sociales.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Même avis que Mme la rapporteure.

Je retire mon amendement, compte tenu des explications de la rapporteure.

#857

(L’amendement no 106 est retiré.)

#858

(Les amendements nos 33, 34 et 7, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Naïma Moutchou president · HOR #859

La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir l’amendement no 31.

article Après_ 4 bis · amendement 31

M’autorisez-vous, madame la présidente, à défendre également l’amendement no 32, de manière à gagner du temps ?

Oui. Allez-y, monsieur Bazin.

Il s’agit, là encore, de deux demandes de rapports. Le premier porterait sur les évolutions des maquettes de formation, des diplômes et des textes relatifs à l’exercice professionnel, rendues nécessaires par le développement de la pratique avancée. Le second aurait quant à lui pour objet l’existence éventuelle d’erreurs médicales et de pertes de chance liées à l’application des dispositions du présent texte. On espère qu’il n’y en aura aucune, mais l’erreur est humaine, et les parcours de soins ou la nécessité de transmettre des informations peuvent être source de dysfonctionnements.Vous avez indiqué, madame la rapporteure, que la commission des affaires sociales avait aussi pour mission de se pencher sur ces questions. Mais, Mme la présidente de la commission le sait bien, notre activité législative est telle, en raison notamment de l’examen des propositions de loi inscrites dans les […]

#865

(L’amendement no 31, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #866

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 32 et 267.L’amendement no 32 de M. Thibault Bazin a été défendu.La parole est à M. Yannick Neuder, pour soutenir l’amendement no 267.

article Après_ 4 bis · amendement 32

Je vais défendre également l’amendement no 268.C’est bien de légiférer, encore faut-il que les mesures adoptées puissent être évaluées et que l’on mesure leurs effets sur la santé de nos concitoyens. En l’espèce, il convient de se demander si les nouvelles dispositions ont pu être à l’origine d’erreurs médicales ou de pertes de chance. Par ailleurs, il serait souhaitable que le Gouvernement se penche – c’est l’objet de l’amendement no 268 – sur les fraudes qui pourraient être liées à l’application de la loi.Enfin, il importe d’apprécier l’effet de cette dernière sur la situation économique des cabinets médicaux. Nous savons que les consultations sont plus ou moins longues selon la pathologie du patient. Le modèle économique de ces cabinets repose sur la prise en compte de ces éléments. Il ne faudrait pas que l’accès direct aux IPA – qui réaliseraient les actes plus simples, plus rapides […]

#872

(Les amendements identiques nos 32 et 267, repoussés par la commission et par le Gouvernement, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Naïma Moutchou president · HOR #873

La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir l’amendement no 37.

article Après_ 4 bis · amendement 37

Me permettez-vous de défendre également l’amendement no 35 ?

Oui, monsieur Bazin. Poursuivez, je vous prie.

L’amendement no 37 a pour objet de demander au Gouvernement un rapport sur les évolutions du régime légal de responsabilité des médecins, rendues nécessaires par l’application des dispositions du texte. Vous avez apporté une clarification, monsieur le ministre, s’agissant des professionnels de santé auxquels les patients pourront avoir un accès direct. Se pose néanmoins des questions connexes, comme le renseignement du dossier médical partagé : le médecin est-il réputé avoir connaissance des informations ? Cela a-t-il des conséquences en matière de responsabilité ? Ces points méritent de faire l’objet d’une vérification juridique.Quant au rapport demandé par l’amendement no 35, il porte sur l’éventuelle existence de fraudes liées à l’application des dispositions du présent texte. L’accès direct se fait, dans la majorité des cas, sans fraudes, et tant mieux ! Mais des pratiques […]

#878

(L’amendement no 37, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #879

Les amendements identiques nos 35 de M. Thibault Bazin et 268 de M. Yannick Neuder ont été défendus.

article Après_ 4 bis · amendement 37
#880

(Les amendements identiques nos 35 et 268, repoussés par la commission et le Gouvernement, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Naïma Moutchou president · HOR #881

La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir l’amendement no 36.

article Après_ 4 bis · amendement 36

Il s’agit, cette fois, de demander au Gouvernement un rapport sur l’utilisation du dossier médical partagé (DMP) par les professionnels médicaux et paramédicaux. Certes, notre commission des affaires sociales pourrait procéder à cette évaluation mais, sans le secours des services du ministère de la santé, je crains que son action ne soit limitée. On observe que les professionnels peinent à s’approprier cet outil. Or, si Mon espace santé n’est pas une réussite, l’exercice coordonné ne sera pas aussi efficace qu’on le souhaite.

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #884

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Le ministère publie déjà en accès libre sur internet, par l’intérmédiaire du site de l’Agence du numérique en santé, les statistiques concernant l’alimentation du DMP par les professionnels de santé, donc l’utilisation qu’ils en font. Il ne paraît donc pas utile de prévoir un rapport supplémentaire, car il n’apporterait aucune plus-value. C’est pourquoi je vous demande de bien vouloir retirer votre amendement ; sinon, j’y serai défavorable.

La parole est à M. Thibault Bazin.

Je retire l’amendement, d’autant que, je le sais, vous souhaitez travailler à l’amélioration du dispositif. C’est urgent !

#889

(L’amendement no 36 est retiré.)

Naïma Moutchou president · HOR #890

La parole est à Mme Danielle Brulebois, pour soutenir les amendements nos 67 et 69, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

article Après_ 4 bis · amendement 67 et 69

L’amendement no 69 est défendu.S’agissant de l’amendement no 67, je voudrais dire deux mots sur les médecins généralistes, qui ont besoin qu’on les conforte dans leur rôle, essentiel dans notre système de santé. Ils s’interrogent en effet sur leur avenir, sur l’évolution de leur métier et de leurs missions. Nous avons fait beaucoup évoluer les professions de santé et nous continuons de le faire, notamment dans cette proposition de loi. Le Ségur de la santé a marqué une étape, mais il nous faut entendre les questionnements des médecins généralistes sur la lisibilité de leur métier dans les prochaines décennies.

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #894

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Comme vous, j’apporte mon soutien à mes ex-confrères médecins généralistes, qui jouent un rôle-clé dans notre système de santé. Leur métier est bien en train d’évoluer, mais cette évolution prendra un peu de temps. Il s’agit, en tout cas, de revaloriser leur rôle, en les aidant notamment à prendre en charge davantage de patients car, quelles que soient les discussions sur le numerus clausus, sa suppression ne produira pas d’effets avant plusieurs années. Or l’urgence est là.Ainsi, nous les incitons à recourir à des assistants médicaux, nous nous attachons à supprimer toutes celles de leurs tâches qui sont inutiles – on me remettra bientôt un rapport, par exemple, sur les fameux certificats médicaux, qui sont devenus inutiles et font perdre du temps aux médecins – et à faire évoluer les compétences des autres professionnels de santé qui exercent autour du médecin généraliste dans le […]

#899

(Les amendements nos 67 et 69 sont retirés.)

Naïma Moutchou president · HOR #900

Les amendements nos 72, 76, 77 et 73 de Mme Joëlle Mélin sont défendus.

article Après_ 4 bis · amendement 67 et 69
#901

(Les amendements nos 72, 76, 77 et 73, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Naïma Moutchou president · HOR #902

La parole est à M. Elie Califer, pour soutenir l’amendement no 95.

article Après_ 4 bis · amendement 95

Il s’agit de demander au Gouvernement de remettre à l’Assemblée un rapport qui évalue la pertinence de maintenir la loi dite Douste-Blazy de 2004, laquelle prévoit l’adressage vers tout médecin spécialiste par un médecin généraliste. En effet, si nous pouvons saluer l’accès direct à certains professionnels – pourvu qu’il soit encadré par des règles exposées dans nos amendements précédents –, nous regrettons que les auteurs de la proposition de loi raisonnent en silos, profession par profession, et qu’ils n’aient pas mené pas une réflexion globale sur l’adressage par le médecin généraliste.Nous proposons donc que soit remis au Parlement un rapport qui évalue ce modèle et comporte des propositions globales pour un meilleur accès de nos concitoyens aux professionnels de santé.

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #906

Je ferai une exception pour cet amendement, car la question a fait l’objet d’un débat en commission. Avis favorable, à titre personnel.

#907

(L’amendement no 95, repoussé par le Gouvernement, est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #908

La parole est à M. Elie Califer, pour soutenir l’amendement no 97.

article Après_ 4 bis · amendement 97

Il s’agit de demander au Gouvernement un rapport qui évalue la pertinence de la règle selon laquelle les séances d’accompagnement psychologique ne peuvent être remboursées que si le patient a été adressé au psychologue par son médecin traitant. Il doit en effet être possible, surtout dans les déserts médicaux, d’accéder directement à un psychologue.

#910

(L’amendement no 97, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #911

La parole est à Mme Danielle Brulebois, pour soutenir l’amendement no 104.

article Après_ 4 bis · amendement 104

Je le retire.

#913

(L’amendement no 104 est retiré.)

Naïma Moutchou president · HOR #914

La parole est à M. Philippe Juvin, pour soutenir les amendements nos 123, 125 et 132, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

article Après_ 4 bis · amendement 123, 125 et 132

Il s’agit de demandes de rapport.Nous avons beaucoup parlé des IPA, qui font en grande partie l’objet de la proposition de loi. Outre qu’une certaine ambiguïté subsiste, car il existe presque autant de définitions des IPA qu’il y a de députés présents dans l’hémicycle – j’exagère, bien sûr –, la question de savoir qui fait quoi reste en partie pendante. L’avenir de la médecine passe par la délégation de tâches, mais il faut l’encadrer pour garantir la sécurité des patients.À travers cette demande de rapport, nous posons la question de l’opportunité d’étendre la délégation de tâche à des spécialités qui ne sont pas ou peu concernées – je pense notamment à la coordination de prélèvement d’organes, à la santé scolaire ou à la psychiatrie, tant il est vrai qu’il est très difficile aujourd’hui d’avoir accès à un psychiatre et d’être suivi pour une maladie psychiatrique. Ce rapport vise donc […]

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #923

Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Je partage avec vous l’idée qu’un suivi de l’évolution des pratiques infirmières est indispensable. Le ministère s’y emploie, et je vous invite très volontiers à participer à ce suivi. J’ai l’occasion de le dire hier, nous travaillons sur la réingénierie de leur formation ainsi que sur la révision de leur décret de compétences.Je suis donc défavorable à la réalisation d’un énième rapport, mais je vous invite à poursuivre ces travaux avec mes services.

#927

(Les amendements nos 123, 125 et 132, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Naïma Moutchou president · HOR #928

L’amendement no 174 de Mme Josiane Corneloup est défendu.

#929

(L’amendement no 174, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Naïma Moutchou president · HOR #930

La parole est à Mme Michèle Peyron, pour soutenir l’amendement no 208.

article Après_ 4 bis · amendement 208

Cet amendement vise à explorer la possibilité d’élargir le champ des professionnels pouvant exercer les examens obligatoires de l’enfant. Il est motivé moins par la volonté de pallier la pénurie de médecins que par le souhait de mettre en valeur des complémentarités et des coopérations. Nous ne prônons pas la substitution des métiers ni des compétences, qui reposerait sur l’idée erronée d’une interchangeabilité entre les uns et les autres, mais défendons le principe d’une complémentarité interactive des métiers.Certains examens, comme celui des troisième et sixième mois de l’enfant, qui ne nécessitent pas de compétences purement médicales, pourraient ainsi être pratiqués par des infirmières puéricultrices diplômées d’État.Ce meilleur partage des examens médicaux selon les compétences est par ailleurs réclamé par les professionnels réunis sur la plateforme Assurer l’avenir de la PMI, qui […]

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #935

Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Je partage, bien sûr, ce souci d’agir en faveur de la santé de nos concitoyens les plus jeunes. Dès l’automne, j’ai lancé les travaux préparatoires des assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant, qui se tiendront au printemps 2023. Adrien Taquet et la professeure Christèle Gras Le Guen coprésident le comité d’orientation et ont déjà mis en place des groupes de travail, chargés en particulier de la prévention, de la pédopsychiatrie et des parcours de soins de l’enfant.Il s’agit de faire évoluer durablement la prise en charge des enfants, et les points que vous soulevez ne manqueront pas d’être abordés par les différents groupes de travail. C’est pourquoi je vous propose de retirer votre amendement, sinon j’y serai défavorable.

#939

(L’amendement no 208 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #940

L’amendement no 215 de M. Thibault Bazin est défendu.

#941

(L’amendement no 215, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Naïma Moutchou president · HOR #942

La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir l’amendement no 233.

article Après_ 4 bis · amendement 233

Les kinésithérapeutes titulaires d’une thèse doctorale doivent aujourd’hui choisir entre leur pratique clinique en établissement public de santé et l’enseignement et la recherche. Il ne leur est pas possible de conjuguer les deux, contrairement, par exemple, aux pharmaciens, aux dentistes, aux médecins ou encore aux personnels non médecins exerçant des fonctions hospitalières ne nécessitant pas d’actes médicaux.Il serait intéressant de donner aux ARS pouvoir d’autoriser ces kinésithérapeutes et les étudiants de troisième cycle à conjuguer théorie et pratique.

#945

(L’amendement no 233, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #946

L’amendement no 234 de M. Thibault Bazin est défendu.

#947

(L’amendement no 234, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Naïma Moutchou president · HOR #948

La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir l’amendement no 236.

article Après_ 4 bis · amendement 236

Je relaie par cet amendement une question qui vous a été posée à Lunéville, dans ma circonscription, où vous avez bien voulu animer le volet santé du Conseil national de la refondation.Une pharmacienne hospitalière vous a interpellé sur cette règle curieuse selon laquelle on ne peut pas recruter des pharmaciens d’officine dans les établissements de santé, alors que les pharmaciens d’officine étrangers peuvent, eux, y exercer. Il me semblerait donc intéressant de travailler sur cette question, pour permettre à tous les titulaires du diplôme d’État de docteur en pharmacie d’exercer dans une pharmacie à usage intérieur.

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #952

Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

En effet, il y a lieu de poursuivre cette réflexion collective sur la profession. Pour autant, la réalisation d’un rapport ne me semble pas opportune. Avis défavorable.

#955

(L’amendement no 236, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #956

La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir l’amendement no 239.

article Après_ 4 bis · amendement 239

On a parlé de beaucoup de professionnels de santé mais pas encore des manipulateurs en électroradiologie médicale. Or il en manquerait environ 1 200, selon la Fédération nationale des médecins radiologues.Compte tenu de ces besoins, il pourrait être intéressant, en cas d’insuffisance du nombre de manipulateurs en électroradiologie médicale constatée par décret du ministre chargé de la santé et de la prévention, de définir, par un décret en Conseil d’État et après avis de l’Académie nationale de médecine, les conditions dans lesquelles une équivalence pourrait être attribuée au diplôme européen pour la seule radiologie diagnostique et à l’exclusion de la radiothérapie et de la médecine nucléaire. Un certain nombre de diplômés européens n’ont validé qu’une seule des trois compétences requises en France, mais ils pourraient néanmoins pourvoir à un réel besoin dans nos territoires.

#959

(L’amendement no 239, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #960

La parole est à Mme Caroline Fiat, pour soutenir l’amendement no 360.

article Après_ 4 bis · amendement 360

Il me tenait à cœur de défendre cet amendement, qui est d’appel, car, en vérité, je n’ai pas besoin d’un rapport : celui de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) me rappelle, hélas, chaque année, que la France est, de tous les États membres, celui qui paie le moins bien les infirmiers.Cependant, comme nous avons beaucoup parlé des infirmiers en pratique avancée, je tenais à vous lancer cette petite perche et à vous dire, monsieur le ministre, que revaloriser leurs salaires serait une fort bonne idée ; d’autant qu’avec cette revalorisation, ils cotiseraient plus. Or des infirmiers qui cotisent plus remplissent davantage les caisses de retraite. De ce fait, nous ne serions pas obligés de travailler davantage. Je vous propose donc une solution qui résout deux problèmes.J’en profite pour adresser, avec ma collègue Ségolène Amiot, un clin d’œil à nos camarades […]

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #965

Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Madame Fiat, je comprends que vous préfériez rester avec moi, c’est tout à fait logique !Je vous précise simplement que, dans la fonction publique, le régime indemnitaire des IPA relève d’un décret simple, et il n’est pas nécessaire d’aller au-delà.Ensuite, l’Igas a déjà produit un rapport sur les IPA, en 2021, lequel rapport a débouché sur une prime. En outre, un rapport sur le même thème est en cours d’élaboration à la Cour des comptes. Je suis donc défavorable à la rédaction d’un nouveau rapport.

Pourvu que vous augmentiez les IPA, je veux bien retirer mon amendement !

#971

(L’amendement no 360 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Naïma Moutchou president · HOR #972

La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir les amendements nos 313, 314, 316 et 318, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

article Après_ 4 bis · amendement 313, 314, 316 et 318

Il s’agit de demandes de rapport qui reprennent la question que je vous ai posée sur le risque de voir augmenter le coût des assurances en responsabilité civile professionnelle, à la suite de l’adoption des articles 1er à 4 de la proposition de loi.Ces rapports pourraient d’ailleurs vous intéresser dans la perspective des négociations conventionnelles. Dès lors que vous en disposeriez, vous pourriez ensuite nous les transmettre.

#975

(Les amendements nos 313, 314, 316 et 318, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Naïma Moutchou president · HOR #976

La parole est à Mme Prisca Thevenot, pour soutenir l’amendement no 446.

article Après_ 4 bis · amendement 446

Permettez-moi de vous citer deux chiffres : 3 000, c’est le nombre de femmes à qui, chaque année, on diagnostique un cancer du col de l’utérus ; 1 000, c’est le nombre de femmes qui en meurent chaque année.Ce constat nous oblige à lancer une double alerte. D’abord, 40 % des femmes ne réalisent pas assez souvent des frottis de dépistage ; ensuite, nous sommes en retard sur la vaccination contre le HPV, le papillomavirus humain, responsable d’une grande partie des cancers du col de l’utérus.Cet amendement propose donc une expérimentation, pour permettre aux pharmaciens médicaux biologistes de pouvoir réaliser les gestes de dépistage. Soyons très clairs, ils sont déjà formés et pratiquent déjà un certain nombre de prélèvements cervico-vaginaux.C’est un amendement de bon sens…

Ah non ! Ce n’est pas du tout du bon sens !

Chère madame, j’entends votre émoi mais j’entends aussi ces 1 000 femmes qu’on pourrait aider chaque année.

Et bientôt on ira faire ses frottis chez le boulanger ?

S’il vous plaît, madame Bonnivard, les débats ont été à peu près calmes jusqu’à présent. Je n’irai pas jusqu’à dire que votre arrivée les perturbe, mais il nous reste quatre amendements à examiner. Laissez donc Mme Thevenot terminer.

Je vous remercie, madame la présidente. Il me semble que, sur un sujet aussi important, nous devrions continuer à avoir des échanges courtois et respectueux.Je répète qu’il s’agit d’une proposition de bon sens, et j’espère qu’elle recevra le soutien de tous les bancs.

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #988

Je vous remercie, madame Thevenot, pour le travail important que vous accomplissez pour améliorer le dépistage du cancer du col de l’utérus.À cet égard, je précise que les pharmaciens concernés sont des pharmaciens biologistes travaillant dans des laboratoires de biologie, aux côtés de biologistes : il ne s’agit pas de pharmaciens travaillant dans des officines. Il me semble que cet élément est important pour que l’on comprenne bien le lieu où seront réalisés les dépistages.L’avis de la commission est tout à fait favorable sur cet amendement.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Vous connaissez mon engagement pour la santé des femmes et la prévention de ce type de cancers. Je préciserai simplement que les pharmaciens biologistes sont déjà formés à cet acte, même si la compétence pour le réaliser ne leur est pas encore reconnue. Avis favorable sur cet amendement visant à mener une expérimentation.

La parole est à Mme Ségolène Amiot.

Le groupe LFI-NUPES soutiendra également cet amendement, car la prévention vis-à-vis du cancer du col de l’utérus doit être une priorité en France. Je serais d’ailleurs ravie de me rapprocher de vous, chère collègue Thevenot, pour travailler sur cette question et vous faire part des pratiques que nous sommes plusieurs à avoir observé en Côte d’Ivoire en matière du dépistage et d’autodépistage – autodépistage pouvant d’ailleurs contribuer à la lutte contre les violences gynécologiques, qui sont un autre sujet qu’il faudra aborder dans cet hémicycle.

#995

(L’amendement no 446 est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt

Sur l’ensemble de la proposition de loi, je suis saisie par le groupe Renaissance d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

Article 5

Naïma Moutchou president · HOR #998

La parole est à M. le ministre, pour soutenir l’amendement no 433, visant à supprimer l’article.

article 5 · amendement 433

Cet amendement vise à lever le gage de la proposition de loi.

Quel est l’avis de la commission ?

Stéphanie Rist rapporteure · EPR #1001

Favorable.

La parole est à M. Thibault Bazin.

Vous levez le gage sur lequel était adossée la proposition de loi et avez également ouvert, par voie d’amendement, des financements additionnels. Mais que représente le gage ? Quel est son coût ?Un projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif doit être présenté lundi en Conseil des ministres, mais nous n’avons jamais eu l’occasion de débattre des recettes du budget initial de la sécurité sociale pour 2023, car le Gouvernement a engagé sa responsabilité sur cette partie du texte en recourant à un 49.3 que vous avez vous aussi certainement subi, monsieur le ministre.Ainsi, compte tenu des enjeux sanitaires dans notre pays, il est tout à fait nécessaire que nous soyons au point sur les comptes publics relatifs à notre système de santé. La situation financière de nos établissements de santé, en particulier des Ehpad, est très inquiétante, sachant que, nous le voyons […]

#1006

(L’amendement no 433 est adopté ; en conséquence, l’article 5 est supprimé.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt

Titre

Naïma Moutchou president · HOR #1008

Je suis saisie de deux amendements, nos 96 et 79, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à M. Elie Califer, pour soutenir l’amendement no 96.

C’est un amendement très simple, qui vise à mettre en cohérence le titre de la proposition de loi avec son contenu. Le groupe Socialistes et apparentés propose donc le titre suivant : proposition de loi « prévoyant l’accès direct à certaines professions de santé afin de réduire les délais d’obtention d’une consultation ».

Naïma Moutchou president · HOR #1010

La parole est à M. Christophe Bentz, pour soutenir l’amendement no 79.

Il s’agit effectivement de définir un titre plus conforme à la réalité du texte. Au lieu d’utiliser le terme « confiance », il serait plus juste d’évoquer les transferts de tâches. Nous souhaitons également introduire la notion d’urgence.

#1012

(Les amendements nos 96 et 79, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts

Explications de vote

Dans les explications de vote, la parole est à M. Frédéric Valletoux.

Je me félicite des discussions que nous avons eues depuis hier soir et tenais à remercier Stéphanie Rist, rapporteure et initiatrice du texte, ainsi que François Braun pour son écoute et le travail que nous avons accompli avec le Gouvernement et en commission. La proposition de loi comporte de véritables avancées et c’est pour cette raison que le groupe Horizons sera très fier et très heureux de la voter sans hésitation.Sans entrer dans le détail, la première de ces avancées porte sur la délégation de tâches. Enfin, nous la concrétisons par des mesures très précises et nous lui accordons une ampleur inédite dans notre système de santé.Le deuxième apport que je retiendrai a trait aux avancées que nous avons accomplies ce matin en matière d’obligation de permanence des soins, en prévoyant la participation de tous les professionnels de santé, qu’ils travaillent dans le secteur public – ils […]

La parole est à Mme Charlotte Parmentier-Lecocq.

Le groupe Renaissance apportera son soutien total à cette proposition de loi qui permettra aux médecins de véritablement dégager du temps pour les patients.Ce texte suppose une confiance et une coordination encore renforcées entre les professionnels de santé : il est donc logique que son élaboration ait demandé un dialogue étroit pour susciter l’adhésion des personnels concernés ainsi que celle de l’Assemblée nationale.C’est justement ce à quoi s’est employée Mme la rapporteure, et je tiens à saluer son travail. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.) C’est grâce aux échanges, aux discussions, aux compromis et aux visites de terrain qu’elle a menés que nous aboutissons aujourd’hui à un équilibre global très satisfaisant, lequel nous encourage à poursuivre dans cette voie.Nous remercions également le Gouvernement, monsieur le ministre, d’avoir soutenu ce texte et de continuer à […]

La parole est à M. Christophe Bentz.

Au-delà des bonnes intentions qui l’animent, la proposition de loi illustre une situation critique et révèle un problème global d’accès aux soins dans notre pays.Depuis plusieurs années, nous pointons l’accélération de la désertification médicale. Celle-ci n’est pas le fruit du hasard ni de la seule mauvaise conjoncture ; c’est l’effet d’une politique assumée qui a progressivement et simultanément fait reculer les services de santé de proximité, et qui a gravement altéré l’attractivité des professions de santé.

Non !

L’approche purement comptable des politiques sanitaires et la métropolisation des services de santé ont créé, dans notre pays, de trop nombreux territoires perdus en matière de santé, en particulier dans les zones rurales.Dans ce contexte, votre proposition de loi ne constitue qu’une réponse partielle pour faciliter l’accès à certains soins. En quelque sorte, la majorité présidentielle agit comme un pompier essayant d’éteindre un feu que ses propres politiques ont déclenché.

C’est une discussion générale ou une explication de vote ?

Pour pallier la carence immédiate et concrète de médecins, vous proposez de déléguer ou de transférer des prérogatives de délégation de soins, ainsi que des compétences ou des tâches jusque-là réservées aux médecins pour faciliter un accès plus direct à un IPA, à un kinésithérapeute, ou à un orthophoniste. Ces changements bousculeront inévitablement le parcours traditionnel de soins, éprouvé depuis des décennies.La démarche trop libérale qui inspire ce type de propositions, c’est la promesse d’une ubérisation des services de santé, faisant courir le risque d’une dégradation à long terme de la qualité des soins malgré la qualité indéniable de chaque professionnel. Cette démarche menace aussi de renforcer la fracture médicale à moyen et long termes, en créant une médecine à deux vitesses avec, d’un côté, la France de ceux qui ont un médecin et, de l’autre, la France de ceux qui n’en ont […]

Courage, fuyons !

Notre choix de l’abstention tient compte de tous ces éléments et se veut aussi le reflet de nos craintes sur le long terme. En conclusion, nous considérons qu’il vaut mieux une solution imparfaite que pas de solution du tout. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

La parole est à Mme Caroline Fiat.

Je l’ai dit sur le ton de la plaisanterie, mais, depuis hier soir, les planètes étaient alignées sur ce texte, et s’il ne s’agit que d’un petit pas, certains petits pas sont importants pour les patients. (M. Sylvain Maillard s’exclame.)J’ai essayé de faire un jeu de mots avec les premiers pas sur la Lune, monsieur Maillard.

Mais oui !

Ah, dans ce cas, je suis surprise que vous m’ayez comprise. Les planètes sont décidément alignées, monsieur Maillard.

Madame Fiat, peut-être pourriez-vous poursuivre votre propos ?

Oui, madame la présidente.Je tenais simplement à vous remercier, madame la rapporteure, pour votre disponibilité. Je ne sais qu’il n’est pas toujours simple de travailler avec nous. (Sourires et applaudissements sur les bancs du groupe RE.) Et je vous remercie également, monsieur le ministre, d’avoir accédé à nos demandes. Chaque fois que vous retiendrez nos amendements, nous voterons vos textes. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.)

La parole est à Mme Justine Gruet.

Je salue tout d’abord la qualité des débats qui ont eu lieu en commission et en séance, ainsi que l’engagement de l’ensemble des députés sur ce sujet si important. Comme je l’ai dit lors de la discussion générale, tout ce qui ira dans le sens d’une meilleure considération des professionnels sera soutenu.Mais alors qu’il nous appartient maintenant d’analyser les nombreuses avancées que comporte ce texte, d’un point de vue global, il demeure selon nous des failles de nature à aggraver les différences entre les territoires et à ne pas pleinement sécuriser les prises en charge. C’est pourquoi le groupe Les Républicains s’abstiendra. (« Oh ! » sur plusieurs bancs du groupe RE.)

Ce n’est pas très courageux !

Vote sur l’ensemble

Naïma Moutchou president · HOR #1050

Je mets aux voix l’ensemble de la proposition de loi.

#1051

(Il est procédé au scrutin.)

Naïma Moutchou president · HOR #1052

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 88 Nombre de suffrages exprimés 73 Majorité absolue 37 Pour l’adoption 73 Contre 0

#1053

(La proposition de loi est adoptée.) (Applaudissements sur les bancs du groupe RE. – Mme Ségolène Amiot applaudit également.)

La parole est à M. le ministre.

À l’issue de ce vote, je remercie Mme la rapporteure ainsi que tous les parlementaires, car nous avons eu des échanges de qualité, ce qui n’est pas toujours la règle dans cet hémicycle. Je l’ai bien compris : pour vous, ce texte n’est pas une fin en soi, mais il pose du moins une première pierre pour la refondation de notre système de santé dont le cap a été fixé le 6 janvier par le Président de la République.J’assume que la proposition de loi ne soit qu’une première pierre. L’ancien urgentiste que je suis n’a jamais confondu vitesse et précipitation. Nous devons nous hâter, mais en évitant de nous précipiter, ce qui serait le meilleur moyen de commettre des erreurs – je pense au numerus clausus dont nous avons parlé tout à l’heure –, que paieraient in fine nos concitoyens ou nos soignants.Je ne doute pas que nos prochains débats en vue de refonder notre système de santé seront aussi […]

Ordre du jour de la prochaine séance

Naïma Moutchou president · HOR #1060

Prochaine séance, cet après-midi, à quinze heures :Discussion de la proposition de loi visant à ouvrir le tiers financement à l’État, à ses établissements publics et aux collectivités territoriales pour favoriser les travaux de rénovation énergétique.La séance est levée.

#1061

(La séance est levée à treize heures.)

#1062

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra