Séance du 7 novembre 2022 /// n°48 /// 663 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 16e législature · session Session ordinaire 2022-2023

Séance du 7 novembre 2022 — 48e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Caroline Fiat.

663prises de parole
58orateurs
5points à l'ordre du jour
17scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
503 l'amendement n° 412 de Mme Pires Beaune avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 25 / 79 rejeté
504 l'amendement n° 337 de M. Jean-Philippe Tanguy avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 51 / 157 rejeté
505 l'amendement n° 339 de M. Jean-Philippe Tanguy avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 52 / 157 rejeté
506 l'amendement n° 340 de M. Jean-Philippe Tanguy et l'amendement identique suivant avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 202… 58 / 149 rejeté
507 l'amendement n° 152 de M. Le Fur avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 68 / 145 rejeté
508 l'amendement n° 22 de Mme Louwagie et l'amendement identique suivant avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première … 76 / 140 rejeté
509 l'amendement n° 138 de M. Cordier avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 63 / 138 rejeté
510 l'amendement n° 343 de M. Jean-Philippe Tanguy avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 56 / 135 rejeté
511 l'amendement n° 342 de M. Jean-Philippe Tanguy avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 65 / 138 rejeté
512 l'amendement n° 13 de M. Cordier et les amendements identiques suivants avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (premiè… 71 / 143 rejeté
513 l'amendement n° 14 de M. Cordier et l'amendement identique suivant avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première le… 44 / 84 rejeté
514 l'amendement n° 341 de M. Jean-Philippe Tanguy avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 41 / 128 rejeté
515 l'amendement n° 208 de Mme Gruet avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 60 / 120 rejeté
516 l'amendement n° 194 de M. Mickaël Bouloux et l'amendement identique suivant avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (pr… 20 / 115 rejeté
517 l'amendement n° 413 de M. Mickaël Bouloux avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 15 / 134 rejeté
518 l'amendement n° 542 de M. Echaniz avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 46 / 102 rejeté
519 l'amendement n° 414 de M. Mickaël Bouloux avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 18 / 133 rejeté

Verbatim Le compte rendu

Tours 401 à 600 sur 663 — page 3 / 4.

Suspension et reprise de la séance

#522

(L’amendement no 40, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #523

La parole est à Mme Emmanuelle Anthoine, pour soutenir l’amendement no 101.

Il propose que l’abattement personnel applicable pour les donations et successions sur la part de chacun des ascendants et des enfants vivants ou représentés soit relevé de 100 000 euros à 150 000 euros.

#525

(L’amendement no 101, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #526

Je suis saisie de deux amendements, nos 44 et 261, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à M. Dino Cinieri, pour soutenir l’amendement no 44.

Actuellement, toute donation intervenant moins de quinze ans avant le décès du donateur est à réintégrer fiscalement dans la succession de ce dernier. Ce délai est trop long et interdit aux familles toute stratégie de transmission du patrimoine sur le long terme. Il est proposé de ramener ce délai à deux ans pour accélérer encore les transmissions.

Caroline Fiat president · LFI #528

L’amendement no 261 de M. Éric Ciotti est défendu.Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #530

Avis défavorable. Toutes ces questions doivent faire l’objet d’une évaluation par le groupe de travail.

#531

(Les amendements nos 44 et 261, repoussés par le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Caroline Fiat president · LFI #532

L’amendement no 136 de Mme Isabelle Valentin est défendu.

#533

(L’amendement no 136, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #534

L’amendement no 260 de M. Éric Ciotti est défendu.

#535

(L’amendement no 260, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #536

La parole est à M. Dino Cinieri, pour soutenir l’amendement no 43.

Le conjoint survivant est exonéré de droits de succession alors que les donations entre époux restent curieusement soumises aux droits de donation. Afin de préserver le pouvoir d’achat du conjoint survivant, il est proposé d’exonérer totalement les donations entre époux.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #539

Comme l’ensemble de ces amendements, celui-ci a été rejeté en commission, ainsi que lors de l’examen du PLF en séance. Avis défavorable.

Très bien !

#541

(L’amendement no 43, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #542

La parole est à M. Dino Cinieri, pour soutenir l’amendement no 37.

Afin de permettre une meilleure transmission de l’épargne aux jeunes générations et d’augmenter leur pouvoir d’achat, cet amendement propose de porter le plafond de dons d’argent à 100 000 euros tous les cinq ans. Ces dons peuvent être effectués par chèque, par virement, par mandat ou par remise d’espèces. Chaque enfant pourrait ainsi recevoir, en exonération de droits, jusqu’à 100 000 euros de chacun de ses parents, grands-parents et arrière-grands-parents.

#544

(L’amendement no 37, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #545

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 54 et 107. L’amendement no 54 de M. Dino Cinieri est défendu.La parole est à Mme Emmanuelle Anthoine, pour soutenir l’amendement no 107.

Le présent amendement vise à protéger les exploitations agricoles et viticoles familiales en allégeant la fiscalité des donations et successions lorsqu’un ou plusieurs héritiers souhaitent reprendre l’exploitation, et que les autres héritiers s’engagent à conserver les biens transmis et à les laisser à la disposition des repreneurs pendant une longue durée – vingt-cinq ans.

#547

(Les amendements identiques nos 54 et 107, repoussés par la commission et le Gouvernement, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Caroline Fiat president · LFI #548

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 55 et 108.La parole est à M. Dino Cinieri, pour soutenir l’amendement no 55.

Pour favoriser la stabilité du foncier attaché aux exploitations viticoles, le présent amendement vise à alléger la fiscalité applicable aux bénéficiaires d’une transmission à titre gratuit de biens ruraux loués par bail à long terme lorsque ces bénéficiaires s’engagent à les conserver.

Caroline Fiat president · LFI #550

L’amendement no 108 de Mme Emmanuelle Anthoine est défendu.Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #552

Grâce à un amendement du président Mattei, nous avons déjà relevé le seuil d’exonération à 500 000 euros. Avis défavorable.

#553

(Les amendements identiques nos 55 et 108, repoussés par le Gouvernement, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts

Sur les amendements identiques nos 194 et 323, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouvelle Union populaire, écologique et sociale d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 374.

Cet amendement de M. Charles de Courson vise à créer une tarification pour la délivrance d’une carte nationale d’identité sous la forme d’un droit de timbre de 25 euros. Pour les raisons qui le guident, je vous renvoie à l’exposé sommaire.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #558

La carte d’identité est un bien de première nécessité. Je ne vois pas l’intérêt de la facturer à un prix plus important que ce qu’elle coûte réellement à l’administration. Avis défavorable.

#559

(L’amendement no 374, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #560

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 376 rectifié.

Cet amendement d’appel de M. Charles de Courson invite le Gouvernement à remplacer le droit de timbre auquel est soumise la délivrance d’un passeport par une redevance.

#562

(L’amendement no 376 rectifié, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #563

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 375.

Il s’agit d’un autre amendement de M. Charles de Courson. Il vise à augmenter d’un quart le tarif du droit de timbre auxquels sont assujettis les passeports lors de leur délivrance, c’est-à-dire à fixer ce tarif à 108 euros au lieu de 86 actuellement pour une personne majeure. Toutes sortes de considérations fort intéressantes suivent, vous pourrez en prendre connaissance en lisant l’exposé sommaire. (Sourires.)

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #566

Lorsque nous sommes passés au passeport biométrique, il y avait une vraie raison de modifier le tarif. Cette année, il n’y en a aucune. Avis défavorable.

#567

(L’amendement no 375, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #568

La parole est à M. Dino Cinieri, pour soutenir l’amendement no 59.

Alors que notre pays peine à répondre à la demande de logements, le présent amendement vise à pérenniser le niveau de l’offre locative et de la construction neuve en sortant pour trois ans du périmètre de l’impôt sur la fortune immobilière – IFI – les logements neufs, les logements ayant fait l’objet d’une rénovation globale et les logements que nous proposons d’appeler « refaits à neuf ».

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #571

Cela ne me paraît pas la bonne solution pour régler les problèmes d’habitat locatif. Avis défavorable.

#572

(L’amendement no 59, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #573

La parole est à Mme Eva Sas, pour soutenir l’amendement no 75.

Eva Sas EcoS #574

Cet amendement vise à inclure les jets privés et les yachts dans l’assiette de l’IFI. En se focalisant sur les actifs immobiliers, l’IFI a permis aux plus fortunés d’échapper à l’imposition sur ces biens de luxe ultraconsommateurs d’énergie. Recommander des petits gestes à chacun de nos concitoyens est risible et inaudible si l’on laisse, pendant ce temps, des milliardaires consommer des quantités inimaginables d’énergie.Cet amendement responsabilise les plus gros consommateurs en mettant à contribution les possesseurs de jets et de yachts.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #577

Ce ne sont pas là des biens immobiliers, raison pour laquelle ils ne sont pas inclus dans le périmètre de l’IFI.Par ailleurs, nous avions essayé de les imposer en 2017 lors de la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), mais, pour des raisons techniques, les rendements ont été extrêmement faibles, pour ne pas dire inexistants.Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #581

Même avis, pour les mêmes raisons.

La parole est à M. Aurélien Saintoul.

Cet amendement vise en particulier à taxer les jets privés. Le Gouvernement passe son temps à expliquer aux petits comment faire des économies d’énergie, comment être responsable, comment réduire ses consommations au minimum ; dans le même temps, les plus gros pollueurs de ce pays font bombance, bien tranquillement, et personne ne vient leur expliquer comment ils doivent mener leur vie.Vous n’y arriverez pas ! Vous ne pourrez pas convaincre notre peuple qu’il doit se serrer la ceinture tant que les milliardaires continueront à se gaver de CO2, à en émettre autant qu’ils le veulent.Ce genre d’amendement vise tout simplement à rendre l’impôt supportable et les préconisations de sobriété acceptables par le reste du pays. Si vous refusez de telles dispositions, vous ne pourrez pas vous étonner que le peuple n’accepte plus de payer des impôts !

#586

(L’amendement no 75 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #587

L’amendement no 221 de M. Vincent Rolland est défendu.

#588

(L’amendement no 221, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #589

La parole est à Mme Christine Pires Beaune, pour soutenir l’amendement no 191.

Bien souvent, en cas de fraude fiscale sophistiquée, le contribuable a bénéficié de conseils de cabinets de conseil et de cabinets d’avocats. Les Pandora Papers ont montré le rôle central de ces cabinets dans les montages frauduleux.Le Gouvernement a eu une bonne intuition, si j’ose dire, dans la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude : il a voulu responsabiliser et sanctionner ces professionnels. C’est l’objet de l’article 1740 A bis du code général des impôts.Mais cet article n’a jamais été appliqué par l’administration ; pour qu’il le soit, il faudrait que celle-ci applique des pénalités de 80 %, ce qui est – heureusement – rare. C’est pourquoi nous proposons d’abaisser ce seuil à 40 %. La contrainte pour les cabinets de conseil et d’avocats serait ainsi plus forte.J’ajoute que, bien sûr, dans les cas de rectifications ou dans ceux où la bonne foi du contribuable […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #595

Je partage votre objectif de lutte contre la fraude fiscale. Cet article est appliqué, mais il est très difficile d’apporter la preuve de la manœuvre frauduleuse. Et vous imaginez bien que s’il est difficile d’appliquer cette disposition pour des manœuvres frauduleuses, il serait plus difficile encore de l’appliquer à des comportements d’optimisation. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #597

Même avis, pour les mêmes raisons.

#598

(L’amendement no 191 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #599

La parole est à M. Mickaël Bouloux, pour soutenir l’amendement no 541.

Cet amendement très simple vise à augmenter le montant des amendes pour fraude fiscale, afin de renforcer le caractère dissuasif de la sanction pénale. Nous proposons donc de porter le niveau maximal des amendes de 500 000 à 800 000 euros, et à 5 millions plutôt que 3 millions en cas de circonstances aggravantes.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #602

Je ne voudrais pas laisser croire que nous ne faisons rien en matière de lutte contre la fraude fiscale ! En 2021, 13,4 milliards d’euros de redressements ont été notifiés et 10,7 milliards ont été encaissés. Par rapport à 2019, on constate une hausse de 30 % pour les contrôles sur pièces et de 6 % pour les contrôles sur place.Par ailleurs, les sanctions pénales actuelles sont suffisamment sévères : cinq ans de prison et une amende de 500 000 euros, et, en cas de circonstances aggravantes, dix ans de prison et 3 millions d’euros d’amende.Nous voulons, comme vous, lutter contre la fraude, mais les sanctions prévues nous paraissent adaptées.

Non, il faut faire davantage !

#606

(L’amendement no 541, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #607

Je suis saisie de deux amendements, nos 286 et 81, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à M. Jean-Marc Tellier, pour soutenir l’amendement no 286.

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) plafonne la fiscalité du capital, ce qui aboutit à une diminution de la taxation des revenus du capital. Le taux global de 30 % est forfaitaire ; l’impôt serait plus juste s’il était progressif, en fonction du chiffre d’affaires et du résultat des entreprises.Cet amendement propose de supprimer le PFU, privilège des plus aisés, afin que les revenus du capital soient de nouveau soumis à l’imposition au barème progressif.

Caroline Fiat president · LFI #610

La parole est à Mme Eva Sas, pour soutenir l’amendement no 81.

Eva Sas EcoS #611

Notre amendement propose également de mettre un terme au mécanisme du prélèvement forfaitaire unique, la flat tax, pour en revenir à une intégration des revenus du capital dans l’assiette de l’impôt sur le revenu.Le PFU est un impôt inégalitaire qui mite les recettes de l’État en même temps qu’il nuit à l’égalité des chances et à la justice fiscale. Nous proposons de le supprimer et de revenir à un impôt sur le revenu classique pour tous, plus progressif et plus juste ; il est en effet tout à fait injustifiable de moins taxer les revenus du capital – dividendes, intérêts, plus-values… obtenus sans travailler – que ceux du travail.Cette mesure apporterait également des recettes complémentaires pour financer la transition écologique.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #615

Ces amendements ont déjà été discutés, et nous ne les avons votés ni cet été lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative, ni lors de l’examen du PLF. C’est un sujet que nous avons abordé moult fois… Avis défavorable.

#616

(Les amendements nos 286 et 81, repoussés par le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Caroline Fiat president · LFI #617

Je suis saisie de deux amendements, nos 76 et 409, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à Mme Eva Sas, pour soutenir l’amendement no 76.

Eva Sas EcoS #618

Cet amendement vise à instaurer un ISF climatique, c’est-à-dire à rétablir l’ISF assorti d’un bonus-malus en fonction de l’empreinte carbone des patrimoines immobilier et financier.Vous me direz qu’il a déjà été discuté lors de l’examen du PLF ! Si je le redépose, c’est parce qu’une partie du Gouvernement se répand sur les plateaux de télévision pour se plaindre que nous sommes irresponsables lorsque nous proposons, par exemple, de dépenser 7 milliards pour la rénovation thermique…

C’est vrai, c’est irresponsable !

Eva Sas EcoS #621

…alors que nous avons proposé moult recettes pour financer la transition écologique et, par exemple, l’investissement dans le ferroviaire.Cet amendement et ceux que nous reprenons montrent que nous adoptons la logique d’un budget équilibré, où les dépenses consenties en faveur de la transition écologique sont financées.

Caroline Fiat president · LFI #623

La parole est à M. Mickaël Bouloux, pour soutenir l’amendement no 409.

Cet amendement vise à rétablir l’ISF dans sa forme originelle afin de générer de nouvelles recettes qui seront fort utiles pour financer les investissements nécessaires à la transition écologique.

#625

(Les amendements no 76 et 409, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #626

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 194 et 323.La parole est à M. Mickaël Bouloux, pour soutenir l’amendement no 194.

Afin de dégager de nouvelles recettes, nous voulons revenir sur la baisse de la CVAE votée en 2021. Cette baisse des impôts de production a constitué un cadeau sans contrepartie fait aux grandes entreprises. Il est utile de rappeler ici que si le niveau des impôts de production est plus élevé qu’ailleurs, c’est parce que notre pays opère une répartition. N’oublions pas non plus que la France se situe en tête pour les subventions à la production en Europe.

Caroline Fiat president · LFI #628

La parole est à M. David Guiraud, pour soutenir l’amendement no 323.

L’État verse environ 150 milliards d’aides publiques aux entreprises de notre pays. Si je dis « environ », c’est qu’il n’a jamais vraiment voulu faire la lumière sur le montant réel de ces aides. Le chiffre donné en 2018 par Gérald Darmanin, lorsqu’il était chargé du budget en tant que ministre de l’action et des comptes publics, s’approchait de cette estimation. C’est aussi ce que confirme un collectif de chercheurs lillois.Nous estimons nécessaire que soit établi un bilan de ces aides publiques aux entreprises d’un montant colossal, à commencer par la baisse des impôts de production. Une note publiée en juillet 2020 par le Conseil d’analyse économique, qui est, rappelons-le, rattaché à Matignon, établissait que les trois premiers secteurs les plus favorisés par ces mesures étaient la production d’électricité et de gaz, les industries extractives et la finance. Il faut se poser la […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #634

Je vais consacrer un peu de temps aux impôts de production car c’est un sujet que nous n’avons pas encore abordé dans l’hémicycle. Avant qu’il soit question de supprimer la CVAE, tous les rapports parlementaires s’accordaient à dénoncer les inconvénients de cet impôt, à savoir qu’il était complexe et imprévisible, qu’il s’appliquait aux entreprises avant même qu’elles aient réalisé un chiffre d’affaires, qu’il était marqué par une disproportion entre l’Île-de-France et la province…

Ce n’est pas vrai !

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #636

… que son produit était très difficile à anticiper pour les collectivités territoriales. Bref, personne n’avait de mots assez durs pour la CVAE. Maintenant que sa suppression a été décidée, tout le monde nous explique combien elle était formidable, voire qu’il faudrait l’augmenter. Non, il ne le faut pas !La baisse des impôts de production a payé, comme les chiffres de l’Insee le montrent : 838 000 emplois ont été créés pour la seule année 2021 et, au deuxième trimestre 2022, il y a eu 170 000 emplois supplémentaires. La politique de l’offre que nous déployons depuis 2017 donne des résultats positifs. Il ne faut donc pas revenir sur cette baisse des impôts de production.Rappelons, en outre, que celle-ci s’accompagne d’un dispositif, dont nous avons discuté avec les associations d’élus, qui offre une compensation très élevée aux collectivités territoriales. Je ne peux donc pas vous […]

C’est la réalité des chiffres !

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #641

Eh bien, des chiffres, je vais vous en donner : 550 000 entreprises bénéficient de la réforme – les TPE, pour 4 %, les PME pour 35 %, les ETI pour 39 % et les grandes entreprises pour 21 %. Nous voyons donc bien que cette baisse profite à l’ensemble des entreprises. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE.)

La parole est à M. le président de la commission des finances.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #643

Précisons d’abord, monsieur le rapporteur général, que si nous n’avons pas abordé ce sujet dans le cadre de la discussion du PLF, c’est que nos débats se sont arrêtés avant l’article 5.Vous ne pouvez pas dire que ceux qui défendent aujourd’hui la CVAE y étaient opposés avant. C’est de la mauvaise foi. Votre remarque ne peut s’appliquer à la partie gauche de cet hémicycle.Toutes les études montrent que 80 % des gains engendrés par la suppression de la CVAE bénéficient aux grandes entreprises.

Les petites entreprises ne sont pas redevables de la CVAE !

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #647

Seules 20 % des PME dont le chiffre d’affaires dépasse 500 000 euros vont profiter de cette manne. Une solution consisterait à cibler les aides sur les PME pour éviter que les pertes de recettes de l’État se traduisent par des gains bénéficiant principalement aux très grosses entreprises. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)S’agissant de l’effet multiplicateur, là encore ce que vous dites n’est pas vrai. Des études montrent que la baisse des impôts de production n’engendre que 0,3 point d’effet multiplicateur. Autrement dit, l’euro perdu par l’État ne lui rapporte même pas l’euro investi dans le crédit d’impôt. Voilà la réalité.

De quelles études parlez-vous ?

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #650

Cher collègue, vous pouvez demander à prendre la parole si vous le voulez. Je vous donnerai des précisions sur mes sources quand je reprendrai la parole.Sur la suppression de la CVAE, je regrette que nous n’ayons pas eu de débats. Nous sommes tous d’accord pour dire que nous aurons besoin de recettes supplémentaires en 2023, …

On peut aussi diminuer les dépenses !

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #653

… selon certains, pour réduire les déficits, selon d’autres, dont nous sommes, pour financer des mesures urgentes en faveur du pouvoir d’achat et de la bifurcation écologique. L’urgence n’était certainement pas de priver l’État de 4 milliards de recettes – qui plus est avec un faible effet multiplicateur –, ce que vous avez reconnu à moitié puisque vous avez finalement étalé sur deux ans la suppression de la CVAE.Si nous revenions sur la baisse des impôts de production, nous pourrions créer des recettes pour l’État qui seraient employées plus utilement. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)

Quel est l’avis du Gouvernement sur les deux amendements identiques ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #656

Défavorable.

Je demanderai aux trois orateurs qui souhaitent s’exprimer de bien vouloir limiter leur intervention à une minute. La parole est à M. David Guiraud.

Il y a des arguments qui sont difficiles à entendre. Vous ne pouvez pas justifier vos baisses d’impôts de production par le fait que la CVAE avait des défauts. Ce n’est même pas un argument ! Le fond de la question est le suivant : 150 milliards d’argent public, soit deux fois le budget de l’éducation nationale, partent dans des aides directes ou indirectes aux entreprises. Il est donc nécessaire de se demander qui paie et qui en bénéficie.

Qui paie ? Indirectement ou directement, ce sont les ménages, les collectivités locales ou les services publics puisqu’ils sont privés de ces sommes. Qui en bénéficie ? Là, nous avons les chiffres : pour une faible part, les PME, et pour une part importante, les grandes entreprises. Autrement dit, vous êtes en train de créer un double fossé : le premier, entre les PME et les grandes entreprises ; l’autre, entre les Français et les grandes entreprises. Je peux vous assurer qu’à force de privilégier ces grandes entreprises, votre politique de l’offre sera totalement déséquilibrée et qu’à terme, elle échouera. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)

Et voilà !

C’est implacable !

La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy.

C’est dommage que nous n’ayons pas encore pu avoir de débats sur la baisse de la CVAE dans l’hémicycle. Même si notre préférence va à une baisse de la cotisation foncière des entreprises (CFE), nous l’aurions soutenue car le Rassemblement national autour de Marine Le Pen a toujours réclamé une baisse des impôts de production.La question que nous voulons vous poser, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur général, est très simple : a-t-on, oui ou non, demandé aux entreprises des contreparties aux baisses d’impôts ? Et là, je me situe dans le prolongement des interrogations de notre collègue Guiraud.On parle beaucoup du dialogue social en France et il est souvent demandé aux syndicats de salariés de prendre des engagements. Pourquoi ne pas demander aux syndicats patronaux des engagements en termes de résultats ? Force est de constater que s’agissant de l’argent public versé aux […]

La parole est à M. Daniel Labaronne.

Les impôts de production en France restent parmi les plus élevés en Europe et la baisse de la CVAE apparaît comme un pas très modeste compte tenu du poids de la très lourde fiscalité des entreprises dans notre pays.La contrepartie, cher collègue, elle est très simple : c’est la croissance économique (Sourires sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES), c’est la baisse du chômage, c’est l’amélioration du taux d’emploi, c’est le niveau d’investissements des entreprises françaises qui est parmi les plus élevés d’Europe. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE.)La contrepartie, c’est encore le fait que nous regagnions des parts de marché sur le marché intérieur comme sur le marché international. Ce sont les revenus redistribués grâce à la croissance économique. Et cette croissance économique permet d’engranger des recettes fiscales liées à la TVA et de diminuer nos charges sociales grâce […]

Excellent !

Caroline Fiat president · LFI #674

Je mets aux voix les amendements identiques nos 194 et 323.

#675

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #676

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 174 Nombre de suffrages exprimés 135 Majorité absolue 68 Pour l’adoption 20 Contre 115

#677

(Les amendements identiques nos 194 et 323 ne sont pas adoptés.)

Caroline Fiat president · LFI #678

La parole est à M. Dino Cinieri, pour soutenir les amendements nos 223 et 224, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

Il s’agit de permettre la vente d’huile végétale issue des graisses, de l’huile usagée et autres résidus, à l’exception de l’huile de palme, comme carburant pour une utilisation précise telle que l’aménagement et l’entretien des pistes et routes dans les massifs montagneux. Grâce à cette mesure, ces biocarburants avancés comme le HVO100 – les huiles végétales hydrotraitées – bénéficieront d’une baisse majeure de leur taxation, fondée sur celle du gazole B100.Il faut préciser que ce type de carburants n’entre pas en concurrence dans l’usage des terres agricoles contrairement aux huiles végétales pures. Encourager leur usage s’inscrit dans une démarche encore plus vertueuse qu’il convient de valoriser. Le législateur doit pouvoir donner un signal aux industriels afin de créer une véritable filière française dans ce domaine.La disposition fiscale que nous proposons permettrait de réduire […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #683

Nous avons déjà évoqué ce sujet il y a quelques heures et je ne comprends pas pourquoi ces amendements sont placés ici. C’est satisfait puisque nous avons autorisé dans le cadre du PLF l’utilisation comme carburant d’huiles alimentaires usagées. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #685

Défavorable pour les mêmes raisons.

#686

(Les amendements nos 223 et 224, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #687

L’amendement no 345 de M. Jean-Philippe Tanguy est défendu.

#688

(L’amendement no 345, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #689

La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy, pour soutenir l’amendement no 348.

Cet amendement d’appel vise à poser de nouveau une question soulevée à de nombreuses reprises par Marine Le Pen dans le débat politique, ainsi que par notre collègue Thibaut François, et à laquelle ni la Première ministre ni le Gouvernement n’ont répondu : celle du prix du gaz que vous céderez à l’Allemagne, dans des conditions peu claires. Alors que nous devrions parvenir à passer l’hiver cette année – et il faut s’en féliciter – mais que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) lance l’alerte pour ce qui concerne l’hiver 2023-2024, nous aimerions connaître, monsieur le ministre délégué, les conditions de vente et de cession du gaz français à l’Allemagne.Notre amendement d’appel propose donc de tripler le prix du gaz vendu à l’Allemagne, parce qu’il n’y a aucune raison que le fruit de la bonne gestion des ressources françaises profite à ce pays sans aucune condition, d’autant que, de […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #693

Je vous rassure sur le fait que les stocks français de gaz sont pleins et que la livraison de cette énergie à l’Allemagne ne créera pas de rupture ; en contrepartie, celle-ci nous livre de l’électricité. Telle est notre vision de l’Europe : celle d’une Europe solidaire. Avis défavorable.

Très bien !

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #696

Défavorable.

La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy.

Le premier groupe d’opposition au sein de la représentation nationale vous interroge, monsieur le ministre délégué : c’est la troisième fois que nous le faisons et il n’est pas normal, en vertu de la Constitution, que vous ne nous répondiez pas. Je ne vois pas ce que notre demande a de scandaleux. C’est pourquoi je réitère la question : quelles sont les conditions tarifaires et contractuelles de cession du gaz français à l’Allemagne ? Pourquoi ne voulez-vous pas y répondre ? Nous allons finir par croire qu’il y a un problème ! Nous ne disons pas qu’il y a un grand complot ; nous voulons seulement connaître ces conditions. Est-ce vraiment si extraordinaire de répondre à notre question ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

#699

(L’amendement no 348 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #700

La parole est à M. Philippe Lottiaux, pour soutenir l’amendement no 262.

Nous connaissons tous la situation budgétaire très tendue au sein des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis), qui sont de plus en plus sollicités et risquent de l’être encore davantage à l’avenir. Ces services, financés par les départements et le bloc communal en particulier – qui peine d’ailleurs de plus en plus à le faire –, rencontrent des problèmes de moyens. Il est difficile, dans l’immédiat, d’envisager que l’État intervienne pour soutenir leurs dépenses de fonctionnement. En revanche, ils pourraient, comme c’est déjà le cas pour d’autres professions, être exonérés de la TICPE : cela créerait un appel d’air important dans chaque département et aiderait ces services pour ce qui est de leur fonctionnement courant. Tel est le sens du présent amendement qui n’a pas pu être discuté lors de l’examen du PLF pour 2023, en raison du recours au 49.3. (Applaudissements sur […]

#702

(L’amendement no 262, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #703

La parole est à Mme Eva Sas, pour soutenir l’amendement no 90.

Eva Sas EcoS #704

Nous abordons une série de niches fiscales dédiées au transport aérien. Le présent amendement propose de supprimer le tarif réduit sur l’électricité qui s’applique aux aérodromes, aéroports inclus, dans la mesure où il n’est pas justifié. En commission, il m’a été répondu que l’objectif était de décarboner l’aviation, mais cela n’a aucun rapport : dans ce cas, pourquoi appliquer un tarif réduit de l’électricité aux aéroports et pas à d’autres secteurs ?C’est pourquoi nous demandons de mettre fin à une longue série de niches fiscales favorables au transport aérien et qui ne se justifient pas. J’ajoute que la suppression de ce tarif réduit rapporterait 4 millions d’euros au budget de l’État : c’est toujours bon à prendre.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #707

La réponse a été apportée en commission : il s’agit, lorsque les avions sont au sol, de favoriser l’utilisation d’électricité plutôt que du kérosène. Avis défavorable.

#708

(L’amendement no 90, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #709

La parole est à Mme Eva Sas, pour soutenir l’amendement no 74.

Eva Sas EcoS #710

Il s’agit également d’une niche fiscale favorable au transport aérien. Le kérosène utilisé par les avions relève d’un tarif réduit, alors qu’il est fortement émetteur de gaz à effet de serre. Cet amendement vise donc à mettre un terme au tarif réduit appliqué aux carburants ou aux combustibles consommés lors des vols aériens internes. En effet, le transport aérien est le mode de transport qui émet le plus de CO2 par passager transporté. Nous voulons donc renforcer la fiscalité relative au transport aérien, afin de dégager des moyens en faveur de l’investissement dans le transport ferroviaire. Dans la vie, et surtout lorsqu’on est au Gouvernement, il faut savoir faire des choix : en l’occurrence, il faut faire celui de l’écologie, qui passe par ce double impératif.

#711

(L’amendement no 74, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #712

L’amendement no 73 de Mme Eva Sas est défendu.

#713

(L’amendement no 73, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #714

La parole est à M. Charles Fournier, pour soutenir l’amendement no 479.

Il vise à encourager l’autoconsommation collective d’électricité : cela concerne actuellement une centaine d’opérations en France, repérées par Enedis. Afin d’inciter au développement de tels projets, il est proposé d’exonérer la fraction d’accise perçue sur l’électricité autoconsommée produite sur des sites dont la puissance est inférieur à 1 000 kWc. Cette mesure permettrait non seulement d’encourager le nombre de projets mais également d’en améliorer le rendement, sachant qu’actuellement 1 euro investi dans des opérations d’autoconsommation collective représente environ 2,50 euros de retombées pour les territoires, qui peuvent y voir ainsi un intérêt certain.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #717

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a rendu un avis contraire et recommandé de ne pas étendre l’exonération aux projets d’autoconsommation collective. Par ailleurs, comme cela a été rappelé à de nombreuses reprises, le retour sur investissement de ce type d’installations est bien plus favorable aujourd’hui, en raison de la hausse des prix de l’énergie. J’émets donc un avis défavorable à cet amendement.

#718

(L’amendement no 479, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #719

La parole est à Mme Emmanuelle Anthoine, pour soutenir l’amendement no 118.

Les dégustations gratuites de vin et autres produits sont exonérées de droits d’accise du fait de l’absence de transaction commerciale : ce dispositif donne pleinement satisfaction aux vignerons dans leurs démarches de prospection commerciale et dans le cadre du développement de l’œnotourisme. C’est pourquoi le présent amendement propose de pérenniser l’exonération de droits de circulation et de consommation pour les volumes dégustés à titre gratuit.

#721

(L’amendement no 118, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Mes chers collègues, je vous informe que je suis saisie, par le groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES), de trois demandes de scrutin public sur les amendements nos 413, 542 puis 414.Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Je suis saisie de quatre amendements, nos 11, 490, 61 et 95, pouvant être soumis à une discussion commune. Les amendements nos 11 et 490 sont identiques. L’amendement no 11 de M. Pierre Cordier est défendu.La parole est à M. Jean-Philippe Tanguy, pour soutenir l’amendement no 490.

Il est retiré.

#726

(L’amendement no 490 est retiré.)

Caroline Fiat president · LFI #727

La parole est à M. Dino Cinieri, pour soutenir l’amendement no 61.

Les sapeurs-pompiers et les associations départementales affiliées à la Fédération nationale de protection civile, en particulier dans le département de la Loire, doivent faire face à une fiscalité écologique très pénalisante en raison de l’usage de véhicules lourds et puissants. Dans le contexte inflationniste actuel, avec l’envolée des prix des carburants, ces sommes sont incompatibles avec l’accroissement de leurs missions. Si certains véhicules, ceux de premiers secours en particulier, sont déjà exonérés, ils ne le sont pas tous, notamment ceux servant à la reconnaissance.Le présent amendement propose donc d’exonérer de malus écologique et de taxe sur la masse en ordre de marche l’ensemble des véhicules des Sdis et des associations agréées de sécurité civile.

Caroline Fiat president · LFI #730

La parole est à Mme Marie-Christine Dalloz, pour soutenir l’amendement no 95.

Lorsqu’on a besoin des sapeurs-pompiers, on est bien content de les trouver ! C’est une réalité dans l’ensemble du territoire français, que ce soit en cas d’accident, d’incendie ou de tout autre événement. Le département du Jura a connu cet été – ma collègue Justine Gruet y a fait référence plusieurs fois dans cette enceinte – des feux de forêt particulièrement intenses, qui ont duré une dizaine de jours et consumé 1 200 hectares. Il faut le reconnaître, le Président de la République a fait des annonces à destination des Sdis. Toutefois, pour conforter tous les services départementaux, la suppression du malus écologique sur les véhicules spécifiques des sapeurs-pompiers – je ne demande pas la suppression de la taxe annuelle à l’essieu – serait de nature à encourager cette fonction et l’ensemble du monde des sapeurs-pompiers au niveau national.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #734

Nous partageons votre objectif de soutien aux sapeurs-pompiers. Nous avons d’ailleurs voté, il y a environ deux ans, avec votre appui et en tenant compte de vos propositions, une loi spécifique visant à consolider notre modèle de sécurité civile et à valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les sapeurs-pompiers professionnels, la loi Matras.Toutefois, ce dispositif d’exonération du malus au poids pour les véhicules d’incendie relève du projet de loi de finances plutôt que du PLFR. Cet amendement devrait donc revenir en discussion dans le cadre du PLF, à la faveur de la navette, soit parce qu’il aura été introduit par le Sénat, soit parce qu’il sera redéposé dans notre assemblée. J’y suis, pour ma part, favorable, je vous l’avais d’ailleurs dit et je confirme que je m’en remettrai à la sagesse de l’Assemblée. Toutefois, il ne doit pas s’inscrire dans ce texte. C’est pourquoi je […]

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #737

Même avis pour les mêmes raisons.

Madame Dalloz, votre amendement est-il retiré ou maintenu ?

Sous réserve des engagements de M. le rapporteur général et de M. le préfet… (Sourires sur plusieurs bancs du groupe RE), de M. le ministre délégué, pardonnez-moi – j’ai rencontré le préfet cet après-midi, d’où ma confusion –, je retire mon amendement considérant qu’il a permis de relancer le débat mais qu’il ne s’inscrit pas, en effet, dans le PLFR.

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #740

Merci !

Merci Marie-Christine ! On va y arriver !

#742

(L’amendement no 95 est retiré.)

La parole est à M. Dino Cinieri.

Je maintiens l’amendement no 11 de M. Cordier, ainsi que le mien.

#745

(Les amendements nos 11 et 61, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Caroline Fiat president · LFI #746

La parole est à M. Dino Cinieri, pour soutenir les amendements nos 12 et 8, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

Les structures médico-sociales n’ont souvent pas d’autre choix que d’acheter un véhicule de neuf places pour assurer les déplacements des personnes auxquelles elles viennent en aide. Un véhicule qui valait 26 000 euros en février 2021 en coûte désormais 46 000, compte tenu du malus écologique et de la taxe sur la masse en ordre de marche – qui sont passés de 2 049 à 12 550 euros au 1er janvier 2022 – ainsi que de l’augmentation du prix des matières premières. Alors que les personnes handicapées sont exonérées à titre personnel, les établissements médico-sociaux qui les accompagnent au quotidien ne bénéficient pas d’une même mesure. Ces amendements de M. Cordier visent à exonérer de malus écologique et de taxe sur la masse en ordre de marche l’ensemble des véhicules achetés par les établissements médico-sociaux.

#748

(Les amendements nos 12 et 8, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Caroline Fiat president · LFI #749

La parole est à M. Mickaël Bouloux, pour soutenir l’amendement no 413.

Je vous propose un amendement facile, utile et signifiant. (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe RE.)

On l’attendait !

Il vise à taxer tout jet privé qui traverse l’espace aérien français – qu’il soit immatriculé en France ou non, qu’il se pose en France ou non – en fonction de ses émissions de gaz à effet de serre.

Comment ferait-on ?

Cette mesure serait très facile à appliquer : nous disposons de toutes les ressources publiques et de tous les outils open data pour calculer cette taxe sans difficulté. Je crois savoir que cette proposition a suscité l’intérêt – ou, tout ou moins, la curiosité – de M. le rapporteur général en commission. Je vous propose donc de l’adopter : elle enverrait un message significatif et prouverait que les gens modestes ne sont pas les seuls à qui l’on demande de faire des efforts. Quand on utilise un beau joujou comme un jet privé, on doit aussi participer à l’effort.

C’est n’importe quoi : ce serait impossible à appliquer !

Cette taxe serait assise sur le montant de la taxe carbone, à 44,6 euros la tonne de CO2 émise : autant dire qu’elle serait très modeste. Ne vous inquiétez pas, il y aura toujours des jets ; cette mesure ne constituerait qu’une petite dissuasion pour leurs utilisateurs. (Murmures et sourires sur plusieurs bancs du groupe RE.)

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #758

Je vous entends, monsieur Bouloux… Dans le cadre du PLF, nous avons aligné la taxation des jets privés sur celle de l’aviation : cet effort va dans votre sens. En revanche, votre proposition me paraît difficile à appliquer. Avis défavorable. (Sourires et exclamations sur plusieurs bancs du groupe RE.)

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #760

Même avis, pour les mêmes raisons.

…et nous suivons un bon rythme. Il reste vingt amendements avant d’aborder l’article 1er. Je vous propose que nous les examinions ce soir, après quoi nous lèverons la séance. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE – Protestations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.) Nous pourrons faire un point à une heure du matin : nous verrons le nombre d’amendements restants.

C’est un amendement inapplicable ! Même M. Bompard prend l’avion quand il va à Marseille !

La parole est à M. Mickaël Bouloux.

Vous accueillez avec un certain mépris une proposition qui, contrairement à ce que vous prétendez, serait très facile à mettre en œuvre.