Séance du 31 mai 2024 /// n°223 /// 548 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 16e législature · session Session ordinaire 2023-2024

Séance du 31 mai 2024 — 223e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.

548prises de parole
42orateurs
5points à l'ordre du jour
5scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
4015 l'amendement n° 2489 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 4 du projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et d… 49 / 13 adopté
4016 l'amendement n° 2343 de M. Le Gendre à l'article 4 du projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie (première lecture). 24 / 36 rejeté
4017 l'amendement n° 700 de M. Hetzel et les amendements identiques suivants à l'article 4 du projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la… 19 / 40 rejeté
4018 l'amendement n° 2167 de M.Delautrette et l'amendement identique suivant à l'article 4 du projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la… 21 / 37 rejeté
4019 l'article 4 du projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie (première lecture). 49 / 0 adopté

Verbatim Le compte rendu

Tours 201 à 400 sur 548 — page 2 / 3.

Article 4 (suite)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #236

Je suis saisie de trois amendements, nos 2530, 1836 et 2663, pouvant être soumis à une discussion commune. La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir l’amendement no 2530.

article 4 · amendement 2530

Nous souhaitons préciser, à l’alinéa 12, que ces directives anticipées, qui restent valables tant que l’auteur n’en décide pas autrement, peuvent être révisées à tout moment.Pour inciter à formuler des directives et faciliter leur élaboration, des modèles types sont proposés. Indiquer en outre qu’elles sont révisables à tout moment permettrait de rassurer ceux qui hésitent encore à les rédiger. Cela serait d’ailleurs cohérent avec l’expression, que vous défendez, d’un consentement libre et éclairé à tout moment.

article 4 · amendement 2530
Yaël Braun-Pivet president · EPR #239

La parole est à Mme Caroline Fiat, pour soutenir l’amendement no 1836.

article 4 · amendement 1836

Comme on se retrouve, madame Fiat !

Non… (Sourires.) L’amendement a pour objet de rappeler régulièrement la possibilité de réviser les directives anticipées. Rappeler qu’elles existent est une bonne chose ; rappeler qu’elles sont modifiables et qu’on peut changer de personne de confiance – et d’avis comme de chemise – en est une autre.

article 4 · amendement 1836
Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #242

Elle a raison !

Une directive anticipée n’est pas figée. J’irais jusqu’à dire qu’il s’agit presque d’un amendement rédactionnel.

article 4 · amendement 1836
Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #244

Ce n’est pas complètement faux.

Yaël Braun-Pivet president · EPR #245

L’amendement no 2663 de Mme Brigitte Liso est défendu.Quel est l’avis de la commission ?

article 4 · amendement 1836
Didier Martin rapporteur · RE #247

Favorable sur l’amendement de Mme Fiat ; demande de retrait sur les deux autres, au profit du sien.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #249

Même avis.

La parole est à M. Jocelyn Dessigny.

L’amendement de Mme Fiat, comme le précédent de Mme Sandrine Rousseau, va dans le bon sens, puisqu’il incite à réviser régulièrement les directives anticipées, ce qui est primordial, car on peut tout à fait oublier les avoir données dix ans auparavant, ou changer d’avis au cours de son existence. Après tout, il y a bien des gens qui votaient à gauche à dix-huit ans et qui, retrouvant la raison, bien plus tard, votent finalement pour nous. (Sourires.)

Didier Martin rapporteur · RE #252

On en connaît ! On a des noms.

Ils s’en mordent les doigts !

L’inverse est vrai aussi !

La parole est à Mme Annie Vidal.

Ces amendements n’apportent pas grand-chose car les directives, une fois rédigées, sont déposées dans l’ENS. Leur auteur y a donc accès, à sa guise, et peut les réviser. Mon espace santé est d’ailleurs bien conçu : lorsque vous y déposez vos directives anticipées, la plateforme vous prévient que vous recevrez un message, tous les trois ans, demandant si vous les maintenez en l’état ou si vous souhaitez les réviser. L’amendement n’apporte rien qui ne figure déjà dans le texte.

#257

(L’amendement no 2663 est retiré.)

Monsieur Bazin, retirez-vous votre amendement ? (« Oui ! » et sourires sur plusieurs bancs des groupes RE et LFI-NUPES.)

Oui !

#260

(L’amendement no 2530 est retiré.)

Merci, monsieur Bazin !

#262

(L’amendement no 1836 est adopté ; en conséquence, les amendements identiques nos 270, 1041 et 1497 tombent.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #263

La parole est à M. Pierrick Berteloot, pour soutenir l’amendement no 2106.

article 4 · amendement 2106

Les directives anticipées constituent parfois les dernières traces de la volonté claire et sans équivoque du patient. Elles sont précieuses et d’une importance capitale dans les cas où ce dernier n’est plus en mesure de s’exprimer. S’il est important de rappeler au patient leur existence en vue de leur potentielle mise à jour, le texte, en l’état, ne propose qu’un rappel sous forme numérique. Or les patients en soins palliatifs, on l’imagine aisément, sont très affaiblis, ou très âgés, et ils n’ont pas forcément accès à internet. Il serait donc préférable que le corps médical les avertisse oralement ; cela simplifierait la démarche.

article 4 · amendement 2106

Quel est l’avis de la commission ?

Didier Martin rapporteur · RE #266

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #268

Défavorable, car le corps médical n’a pas besoin que nous inscrivions cela dans la loi. Laissons-le faire son travail d’accompagnement !

#269

(L’amendement no 2106 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #270

L’amendement no 1371 de Mme Marie-France Lorho est défendu.

#271

(L’amendement no 1371, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #272

Je suis saisie de cinq amendements, nos 2669, 2668, 2666, 1834 et 1835, pouvant être soumis à une discussion commune. Les amendements nos 1834 et 1835 sont identiques.Les amendements nos 2669, 2668 et 2666 de Mme Brigitte Liso sont défendus.

article 4 · amendement 2106
Yaël Braun-Pivet president · EPR #273

La parole est à Mme Caroline Fiat, pour soutenir l’amendement no 1834.

article 4 · amendement 1834

Je le retire.

#275

(L’amendement no 1834 est retiré.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #276

La parole est à M. René Pilato, pour soutenir l’amendement no 1835.

article 4 · amendement 1835

Nous avons repris l’amendement no 2666 de Brigitte Liso visant à rendre obligatoire la révision des directives anticipées tous les cinq ans, en précisant simplement « le cas échéant », à savoir dans le cas où son auteur les aurait en effet rédigées.

article 4 · amendement 1835
Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #278

Il est satisfait !

Quel est l’avis de la commission sur ces amendements en discussion commune ?

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #282

Même avis.

La parole est à M. Jocelyn Dessigny.

Madame la ministre, tout à l’heure, Mme Annie Vidal a évoqué un courriel de rappel envoyé automatiquement tous les trois depuis l’ENS : pouvez-vous nous confirmer la chose ?

Si c’est bien le cas, je ne vois pas l’intérêt des présents amendements.

#287

(L’amendement no 2669 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
#288

(Les amendements nos 2668 et 2666 sont retirés.)

#289

(L’amendement no 1835 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #290

La parole est à M. Pierrick Berteloot, pour soutenir l’amendement no 670 rectifié.

Les directives anticipées seront conservées dans le dossier médical partagé, c’est-à-dire dans un espace de stockage numérique. Afin de prévenir toute dérive, il est impératif d’inscrire dans la loi que les données de santé sont obligatoirement hébergées sur le territoire national.

Excellent !

Quel est l’avis de la commission ?

Didier Martin rapporteur · RE #294

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #296

En vertu de l’article L. 1111-8 du code de la santé publique, l’ensemble des données contenues dans les ENS doivent être hébergées par un organisme certifié HDS – hébergeur des données de santé. En pratique, elles sont stockées dans deux sites distincts en France, l’un dans l’Est, l’autre dans le Nord. L’amendement est donc satisfait. Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.

La parole est à M. Thibault Bazin.

Votre réponse montre bien qu’en matière de sécurité des données, il y a la théorie d’un côté, et la pratique de l’autre. Je mentionnais l’évaluation par la HAS de la transmission sécurisée des données de santé dans les Ehpad. Dans les faits, la situation évolue : un résident d’Ehpad peut exprimer des souhaits auprès de professionnels, qui quittent ensuite l’établissement. Idéalement, les communications devraient s’effectuer au moyen d’une messagerie sécurisée, mais les informations doivent aussi pouvoir se transmettre facilement, oralement, lors de discussions informelles, au cours desquelles le patient exprime ses attentes. La sécurité des informations échangées est un enjeu, y compris entre les professionnels eux-mêmes, entre le personnel paramédical et les médecins. Nous devons progresser en la matière ; j’appelle votre attention sur ce point.

La parole est à M. Christophe Bentz.

Madame la ministre, malgré le texte que vous avez cité, une entreprise française peut héberger les données à l’étranger et une entreprise étrangère peut héberger les données en France, ce qui, dans tous les cas, peut poser un problème. Il faut préciser les choses dans la loi et l’amendement de notre collègue Chenu, défendu par notre collègue Berteloot, est un bon amendement : il permet de sécuriser ce qui est probablement la donnée la plus précieuse, importante et sensible, la donnée de santé. (M. Pierrick Berteloot applaudit.)

#301

(L’amendement no 670 rectifié n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #302

La parole est à M. Gilles Le Gendre, pour soutenir l’amendement no 3004.

article 4 · amendement 3004

Cet amendement de Mme Stéphanie Rist prévoit d’autoriser les infirmiers en pratique avancée (IPA) à aider les patients dans la rédaction de leurs directives anticipées. Mme Rist soutient, à juste titre, que les IPA sont parfaitement compétents pour assurer un tel accompagnement.Cette mesure irait dans le sens des dispositions que nous avons prises par ailleurs dans le domaine de la santé afin de reconnaître à ces personnels soignants des compétences élargies.

article 4 · amendement 3004

Quel est l’avis de la commission ?

Didier Martin rapporteur · RE #306

Les professionnels de santé qui effectuent les rendez-vous de prévention – dont les infirmières – auront notamment pour mission d’informer les patients sur la possibilité de rédiger leurs directives anticipées. Je préfère conserver la rédaction actuelle de l’article, issue de l’adoption en commission de l’amendement de notre collègue Christophe Marion. Avis défavorable.

#307

(L’amendement no 3004, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #308

Les amendements nos 2532 et 2531 de M. Philippe Juvin sont défendus.

#309

(Les amendements nos 2532 et 2531, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #310

La parole est à Mme Elsa Faucillon, pour soutenir l’amendement no 2912.

article 4 · amendement 2912

Nous avons redéposé cet amendement issu des propositions formulées par le collectif Handicaps : l’objectif est que les personnes placées sous tutelle dont les fonctions cognitives ne sont pas altérées puissent rédiger leurs directives anticipées, sans solliciter au préalable l’autorisation du juge des tutelles. Cette disposition permettrait non seulement de lever un obstacle supplémentaire pour ces personnes, mais également de reconnaître en tous lieux leur personnalité juridique, comme le prévoit la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Elle favoriserait le développement d’une forme de culture des directives anticipées et garantirait le droit à la reconnaissance des personnes sous tutelle.

article 4 · amendement 2912

Quel est l’avis de la commission ?

Didier Martin rapporteur · RE #313

Lorsqu’une personne fait l’objet d’une mesure de protection juridique, l’autorisation du juge ou du conseil de famille, s’il a été constitué, est nécessaire pour la rédaction des directives anticipées. La personne chargée de la mesure de protection ne peut ni l’assister ni la représenter à cette occasion.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #315

Même avis pour les mêmes raisons.

La parole est à Mme Elsa Faucillon.

Je connais les textes en vigueur. Nous vous proposons précisément de les modifier, afin de reconnaître aux personnes sous tutelle leur personnalité juridique. Si leurs facultés cognitives ne sont pas particulièrement altérées, reconnaissons-leur la possibilité de décider de leur avenir. Ce serait reconnaître leur liberté et leur donner une possibilité d’émancipation. Si des raisons justifient effectivement qu’elles soient placées sous tutelle, elles doivent pouvoir, en revanche, rédiger leurs directives anticipées et rester maîtres de leur corps et du choix de leur fin de vie.

La parole est à Mme Nathalie Serre.

Je ne partage pas l’avis de notre collègue. Que les personnes placées sous tutelle puissent rédiger leurs directives anticipées avec l’aide d’une tierce personne est une chose ; toutefois, il y a un risque d’abus de faiblesse. Personnellement, je ne voterai pas cet amendement.

#320

(L’amendement no 2912 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #321

La parole est à M. Laurent Panifous, pour soutenir l’amendement no 906.

article 4 · amendement 906

Une communication régulière doit informer les citoyens sur la possibilité de rédiger ses directives anticipées.

article 4 · amendement 906

Quel est l’avis de la commission ?

Didier Martin rapporteur · RE #324

Votre demande est satisfaite. Je vous invite donc à le retirer ; à défaut, j’émettrai un avis défavorable.

#325

(L’amendement no 906, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #326

Je suis saisie de trois amendements identiques, nos 700, 2369 et 2562. Ils font l’objet d’une demande de scrutin public de la part du groupe Les Républicains. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. La parole est à M. Patrick Hetzel, pour soutenir l’amendement no 700.

article 4 · amendement 700

Il vise à supprimer l’alinéa 17 de l’article 4. En effet, faute d’encadrement et de contrôles, cet alinéa expose clairement le titulaire de l’espace numérique de santé à des risques d’abus de faiblesse. La personne de confiance, ou toute autre personne, pourrait être amenée à modifier les données de l’espace numérique de santé, à l’insu du titulaire, par exemple en modifiant les volontés qu’il a exprimées. Qu’une personne de confiance soit en mesure de modifier de telles informations nous paraît particulièrement troublant. Nous alertons sur le risque que cette disposition entraînerait. Nous considérons qu’il s’agit d’une ligne rouge.

article 4 · amendement 700
Yaël Braun-Pivet president · EPR #328

La parole est à Mme Sandrine Dogor-Such, pour soutenir l’amendement no 2369.

article 4 · amendement 2369

Comme celui de M. Hetzel, cet amendement a pour objet de supprimer l’alinéa 17. Il s’agit de protéger le patient avant tout : il ne faut pas qu’à l’insu de ce dernier, la personne de confiance ou toute autre personne puisse modifier les données de l’espace numérique.

article 4 · amendement 2369
Yaël Braun-Pivet president · EPR #330

La parole est à M. Thierry Frappé, pour soutenir l’amendement no 2562.

article 4 · amendement 2562

Il a pour but de supprimer purement et simplement l’alinéa 17, comme viennent de le dire mes collègues. Autoriser une tierce personne – même un proche ou un membre de la famille – à effectuer des actions sur l’espace numérique de santé est presque une ineptie juridique. Seul le propriétaire de cet espace peut agir en son propre nom et, surtout, procéder à des modifications. Ouvrir cette possibilité de modification à des tiers pourrait entraîner des dérives.

article 4 · amendement 2562

Quel est l’avis de la commission ?

Didier Martin rapporteur · RE #333

Avis défavorable. Permettez-moi de vous renvoyer à mon propre amendement no 2808 à l’alinéa 17, que nous examinerons un peu plus tard. Il tend à sécuriser la rédaction des directives et précise que la personne de confiance peut effectuer des actions sur l’espace numérique de santé pour le compte du titulaire, « à l’exception de celles qui auraient pour effet de porter atteinte à l’intégrité d’un document enregistré dans l’espace numérique de santé ». S’il comporte ce verrou, cette sécurité, il me semble que nous pouvons conserver l’alinéa 17.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #335

Nous sommes face à un dilemme. D’un côté, nous voulons généraliser les directives anticipées et en faciliter l’accès ; de l’autre, il faut, à juste titre, protéger celles et ceux qui, pour des raisons personnelles de facilité, auraient donné un accès à leur espace à un tiers. C’est pourquoi je me permets de vous renvoyer moi aussi, mesdames et messieurs les députés, à l’amendement du rapporteur, qui a pour objectif de sécuriser l’accès de celles et ceux qui auraient demandé à des proches aidants de les accompagner dans la rédaction de leurs directives anticipées. Avis défavorable à ces amendements identiques.

La parole est à Mme Nathalie Serre.

Vous l’avez dit vous-même, monsieur le rapporteur : vous allez tenter de sécuriser le dispositif. Ce n’est pas suffisant ! Alors qu’il y a de nos jours des risques de cyberattaques, que 33 millions de Français sont concernés par un piratage des données de la sécurité sociale, on ne peut pas se satisfaire de « tenter » ! Il faut être absolument certain !

Yaël Braun-Pivet president · EPR #338

Je mets aux voix les amendements identiques nos 700, 2369 et 2562.

#339

(Il est procédé au scrutin.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #340

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 60 Nombre de suffrages exprimés 59 Majorité absolue 30 Pour l’adoption 19 Contre 40

#341

(Les amendements identiques nos 700, 2369 et2562 ne sont pas adoptés.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #342

Je suis saisie de deux amendements, nos 2296 et 888, pouvant être soumis à une discussion commune. L’amendement no 2296 de Mme Marine Hamelet est défendu.La parole est à M. Thibault Bazin, pour soutenir l’amendement no 888.

article 4 · amendement 2296

Cet amendement de repli vise à supprimer non pas l’alinéa 17 dans son entier, mais sa deuxième phrase. Elle pose un problème parce qu’elle introduit la possibilité qu’un tiers modifie les données de l’espace numérique de santé sans l’accord du titulaire. Certes, dans la plupart des cas, ça ne se produira pas, mais nous sommes ici pour faire la loi et protéger les personnes en fin de vie, notamment les plus vulnérables – c’est le plus important.Il ne faut pas que les volontés du titulaire de l’espace numérique de santé puissent être modifiées à son insu. Nous savons bien qu’il existe des personnes malintentionnées ou qui sont mues par des enjeux liés, par exemple, au patrimoine. Déléguer l’accès à un proche aidant peut donc se révéler dangereux.Tel que l’article est rédigé, la tierce personne « peut effectuer des actions » pour le compte du titulaire de l’ENS. Quelles sont donc les […]

article 4 · amendement 2296

Quel est l’avis de la commission ?

Didier Martin rapporteur · RE #350

Je persiste et je signe. Mon amendement no 2808 complétera la phrase que vous souhaitez supprimer : la sécurité que vous réclamez sera alors assurée.C’est bien tenté, monsieur Bazin, mais ce sera un avis défavorable.

#351

(Les amendements nos 2296 et 888, repoussés par le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Yaël Braun-Pivet president · EPR #352

L’amendement no 2278 de Mme Annick Cousin est défendu.

#353

(L’amendement no 2278, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #354

Je suis saisie de trois amendements identiques, nos 984, 1844 et 2429. La parole est à M. Laurent Panifous, pour soutenir l’amendement no 984.

article 4 · amendement 984

Nous sommes pour ces amendements identiques !

La personne de confiance, un parent ou un proche peuvent bénéficier de l’accès à l’espace numérique de santé. Cet amendement de mon collègue Colombani vise à créer une hiérarchie et à faire en sorte que soit sollicitée en priorité la personne de confiance ou, « à défaut », – c’est l’ajout que propose ledit amendement – un proche.

article 4 · amendement 984
Yaël Braun-Pivet president · EPR #357

La parole est à M. René Pilato, pour soutenir l’amendement no 1844.

article 4 · amendement 1844

L’explication donnée par le collègue est parfaite. Par conséquent, je retire mon amendement.

article 4 · amendement 1844
#359

(L’amendement no 1844 est retiré.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #360

La parole est à Mme Astrid Panosyan-Bouvet, pour soutenir l’amendement no 2429.

article 4 · amendement 2429

M. Panifous a très bien présenté l’objet de l’amendement. Il s’agit de limiter les risques d’erreur et de mauvaise interprétation des volontés du titulaire ou d’éventuels désaccords entre les personnes pouvant accéder à cet espace.

article 4 · amendement 2429

Quel est l’avis de la commission sur ces amendements identiques ?

Je ne suis pas favorable à ces amendements qui tendent à rigidifier le dispositif. Le titulaire doit rester libre de donner accès à son espace numérique de santé et à son dossier médical à qui il le souhaite. Avis défavorable.

#364

(Les amendements identiques nos 984 et 2429, repoussés par le Gouvernement, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Yaël Braun-Pivet president · EPR #365

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 2167 et 2450. Je vous informe que, sur ces amendements, le groupe Socialistes et apparentés demande un scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Stéphane Delautrette, pour soutenir l’amendement no 2167.

article 4 · amendement 2167

Dans la droite ligne de ce qui vient d’être expliqué, afin de sécuriser le dispositif, il vise à limiter à la personne de confiance l’accès à l’espace numérique de santé. Il peut s’agir d’un parent ou un proche, mais elle est délibérément choisie par la personne – c’est inscrit dans le texte.

article 4 · amendement 2167
Yaël Braun-Pivet president · EPR #367

L’amendement no 2450 de Mme Annie Vidal est défendu.Quel est l’avis de la commission ?

article 4 · amendement 2167
Didier Martin rapporteur · RE #369

Avis défavorable. Il faut laisser la possibilité d’autoriser un proche, qu’il s’agisse ou non d’un parent, à accéder à l’espace numérique de santé et à y effectuer des actions, avec le consentement du titulaire.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #371

Même avis.

La parole est à M. Patrick Hetzel.

Pardonnez-moi de revenir sur cette question. Nous sommes en train de prendre un risque énorme. Avez-vous conscience que, juridiquement, c’est une véritable ineptie ?

Je suis d’accord.

D’un côté, nous prenons des précautions énormes pour protéger les plus vulnérables, et là, il n’y a aucune protection. Je ne comprends pas. Vraiment, sur ce sujet comme celui-là, nous avons besoin d’un minimum de garanties.

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #376

Il y a un amendement qui arrive !

Il y aurait un amendement qui arrive ? Nous sommes en train de débattre et pour le moment, nous n’avons pas de garanties.

La parole est à Mme Caroline Fiat.

Comme son nom l’indique, la personne de confiance est quelqu’un que le patient choisit et il peut la choisir en dehors de la famille. Il peut avoir de bonnes raisons de décider qu’il ne souhaite pas partager certaines décisions avec un proche ou une personne de sa famille, notamment parce que les affects entrent en jeu.

Exactement !

Si je prends mon exemple personnel, ma personne de confiance n’est pas un membre de ma famille, pour qu’au moment où il faudra prendre une décision difficile, l’affect n’entre pas en jeu. En introduisant cette possibilité, vous allez à l’encontre de mes dérives, pardon, de mes directives anticipées.

Lapsus révélateur !

Votre rédaction est précisément une dérive, et vous allez à l’encontre de mes directives anticipées – mes proches pourront les lire et m’embêter matin, midi et soir et me demander pourquoi j’ai écrit cela. J’ai choisi une personne de confiance qui n’est pas un proche – c’est mon choix, ce n’est pas celui de tout le monde. À titre personnel, je suis totalement opposée à ce que les proches puissent accéder à l’espace numérique de santé du patient.

La famille, ce n’est pas toujours la confiance !

La parole est à Mme Astrid Panosyan-Bouvet.

Vous postulez qu’il existe un alignement total entre toutes les parties prenantes. C’est un postulat risqué, monsieur le rapporteur, madame la ministre. L’harmonie n’est pas toujours présente. En outre, des personnes bien intentionnées peuvent commettre des erreurs du fait de la multiplication des intervenants dans un même espace sécurisé. Alors que vous voulez protéger les droits des personnes en prévoyant un maximum de garanties, je trouve qu’il y a une certaine légèreté quant à l’encadrement de l’espace numérique.

La parole est à Mme Sandrine Rousseau.

Je suis d’accord avec ce qui vient d’être dit : l’espace numérique doit être absolument protégé des mauvaises intentions, des maladresses comme des méconnaissances. Et il y a de nombreuses raisons de rencontrer l’une ou l’autre dans les situations dont nous parlons. Sans vouloir prêter de mauvaises intentions ni à la personne de confiance, ni aux proches, je pense que nous avons absolument besoin de sécuriser l’accès à l’espace numérique.

La parole est à Mme Sandrine Dogor-Such.

Il y a un problème avec cet amendement. Il est écrit dans son exposé sommaire : « et ainsi d’inscrire dans les directives anticipées stockées dans l’espace numérique de santé la volonté de la personne de recourir ultérieurement à l’aide à mourir ».

L’exposé sommaire est caduc.

Nous sommes au titre Ier. Cette question ne se pose pas. Le Gouvernement ne peut pas être favorable…

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #393

Il est défavorable.

Vous avez dit défavorable ! Toutes mes excuses, madame la ministre.Quoi qu’il en soit, nous sommes contre ces amendements. Ce n’est pas le sujet du titre Ier !

Yaël Braun-Pivet president · EPR #396

Je mets aux voix les amendements identiques nos 2167 et 2450.

#397

(Il est procédé au scrutin.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #398

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 58 Nombre de suffrages exprimés 58 Majorité absolue 30 Pour l’adoption 21 Contre 37

#399

(Les amendements identiques nos 2167 et 2450 ne sont pas adoptés.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #400

La parole est à Mme Marie-Noëlle Battistel, pour soutenir l’amendement no 2171.

article 4 · amendement 2171

Il est de repli par rapport à celui défendu par mon collègue Stéphane Delautrette. J’espère que M. le rapporteur y sera plus favorable.

article 4 · amendement 2171
#402

(L’amendement no 2171, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #403

La parole est à M. Pierrick Berteloot, pour soutenir l’amendement no 2088.

article 4 · amendement 2088

Il vise à renforcer la sécurité de l’espace numérique de santé du patient, qui contient des informations privées importantes, dont les directives anticipées. S’il n’est plus en état d’en assurer lui-même sa gestion ou souhaite être secondé, le patient peut nommer un proche gestionnaire de cet espace, ce qui suppose une grande confiance.Si ce proche était mal intentionné ou guidé par un autre intérêt que celui du patient, il pourrait y avoir des conséquences dramatiques. Pour éviter de telles dérives, l’amendement précise que le proche autorisé à être gestionnaire de cet espace ne doit pas être lié au patient par un contrat de travail. Un supérieur ou un employé du patient, par exemple, pourraient nourrir des intérêts financiers ou une rancœur envers le patient. Cela n’est bien sûr pas toujours le cas, mais avec ce type de lien, les intérêts de la personne désignée peuvent être […]

article 4 · amendement 2088
#406

(L’amendement no 2088, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Yaël Braun-Pivet president · EPR #407

Je suis saisie de plusieurs amendements identiques, nos 272, 2110, 2563, 3079 et 3144. La parole est à Mme Nathalie Serre, pour soutenir l’amendement no 272.

article 4 · amendement 272

Étant donné le caractère sensible des données qui y sont conservées, la modification de l’espace numérique de santé doit rester un acte personnel. Cet amendement de repli de notre collègue Annie Genevard vise à supprimer les mots « et à y effectuer des actions pour son compte » à la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 17.

article 4 · amendement 272
Yaël Braun-Pivet president · EPR #409

La parole est à M. Cyrille Isaac-Sibille, pour soutenir l’amendement no 2110.

article 4 · amendement 2110

Il vise à supprimer la possibilité pour la personne de confiance, la famille ou un proche d’un patient de modifier les informations contenues dans l’espace numérique de santé du patient. Comme je l’ai dit en commission spéciale, les directives anticipées sont un peu comme un testament. Comment imaginer qu’un tiers puisse modifier votre testament ? Il s’agit d’un document personnel : une tierce personne ne doit pas pouvoir le modifier.

article 4 · amendement 2110
Yaël Braun-Pivet president · EPR #411

La parole est à M. Thierry Frappé, pour soutenir l’amendement no 2563.

article 4 · amendement 2563

Cet amendement de repli a pour objectif de maintenir l’accès d’une une tierce personne à l’espace numérique de santé du patient tout en excluant la possibilité d’y effectuer des actions pour son compte. Cet espace est personnel et seul son détenteur doit pouvoir inscrire ses souhaits et procéder aux modifications éventuelles. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)

Yaël Braun-Pivet president · EPR #413

La parole est à Mme Maud Petit, pour soutenir l’amendement no 3079.

article 4 · amendement 3079

M. Isaac-Sibille a bien présenté cet amendement, qui vise à préciser les modalités de l’accès à l’espace numérique de santé du malade. Nous préconisons qu’il ne soit accessible qu’à la consultation pour la tierce personne. Le type d’action que la personne de confiance, le parent ou le proche, pourrait effectuer n’étant pas défini – cela reste assez flou –, pour éviter toute dérive, il serait préférable de limiter cet accès à la consultation.

article 4 · amendement 3079

Très bien !

Yaël Braun-Pivet president · EPR #416

La parole est à M. Christophe Bentz, pour soutenir l’amendement no 3144.

article 4 · amendement 3144

La confiance n’exclut pas le contrôle. En soi, le fait que l’espace numérique de santé soit accessible à une personne de confiance ne pose pas de problème, mais, je suis d’accord avec mes collègues, elle ne doit pas pouvoir décider d’une modification en lieu et place du patient.

article 4 · amendement 3144

Quel est l’avis de la commission sur ces amendements identiques ?

Didier Martin rapporteur · RE #419

Je demande leur retrait au profit de mon amendement no 2808, qui prévoit que la personne de confiance, le proche ou le parent qui a été autorisé à accéder à l’espace numérique de santé lorsque le malade n’est plus capable de le faire lui-même peut téléverser des documents que la personne lui a confiés,…

C’est fou !

Didier Martin rapporteur · RE #421

…sans pouvoir, en aucun cas, modifier ce qui avait déjà été inscrit dans cet espace.Le titulaire peut autoriser un tiers à effectuer des actions pour son compte « à l’exception de celles qui auraient pour effet de porter atteinte à l’intégrité d’un document enregistré dans l’espace numérique de santé ».À défaut, j’émettrai un avis défavorable sur tous ces amendements identiques.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Pourriez-vous nous expliquer comment fonctionne le téléversement ?

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #426

Comme je l’ai indiqué tout à l’heure, j’émettrai un avis favorable à l’amendement no 2808 de M. le rapporteur. C’est la raison pour laquelle je suis défavorable aux autres amendements.

La parole est à M. René Pilato.

J’irai dans le sens du rapporteur d’autant que j’ai déposé un amendement no 2002 qui complète bien le sien en précisant qu’une tierce personne doit utiliser ses propres codes personnels pour accéder à l’espace de santé numérique du titulaire. Cela permet une véritable traçabilité qui répond aux inquiétudes qui se sont exprimées – inquiétudes qui étaient aussi les nôtres.

La parole est à M. Jocelyn Dessigny.

Vous affirmez que votre amendement sera plus complet, mais l’espace numérique de santé sera davantage accessible à une tierce personne. Notre objectif est vraiment d’empêcher la modification des informations par un tiers.Nous parlons de données confidentielles. Imaginons que la tierce personne soit un héritier et que la personne qui a rédigé ses directives anticipées ait demandé l’aide à mourir ! Si la personne est toxique, ou mal conseillée, ou mal intentionnée, elle pourra modifier ces données : c’est très grave. Nous devons vraiment protéger ces données personnelles : les directives ne doivent être modifiées que par la personne qui les a rédigées. Sans cela, vous n’obtiendrez jamais la confiance de la population et les Français resteront peu nombreux à rédiger des directives anticipées. Pour les développer, rendez-les inaccessibles et sécurisées.

La parole est à M. Thibault Bazin.

Je ne veux surtout pas remettre en cause le travail du service de la séance, car je sais que ce très long texte et ses nombreux amendements lui ont donné beaucoup de travail, mais il aurait pu être intéressant de discuter de l’amendement du rapporteur en même temps que des nôtres, car on a le sentiment qu’on pourrait tous les retirer à son profit.Tout ce que voulons, c’est protéger les personnes en fin de vie et éviter qu’elles soient victimes d’abus de faiblesse. M. le rapporteur nous propose en quelque sorte de nous replier sur son amendement qui vise à compléter la deuxième phrase de l’alinéa 17 par les mots : « à l’exception de celles qui auraient pour effet de porter atteinte à l’intégrité d’un document enregistré dans l’espace numérique de santé. »Pour ma part, je me suis demandé ce que signifiait l’expression « porter atteinte à l’intégrité d’un document ». J’ai bien trouvé une […]

L’amendement no 2808 du rapporteur vise à compléter la deuxième phrase de l’alinéa 17, sur laquelle portent les amendements que nous sommes en train d’examiner. Souhaitez-vous que nous l’appelions dès maintenant ?

On gagnerait du temps !

Êtes-vous tous d’accord pour discuter immédiatement de l’amendement du rapporteur ? (Approbations sur de nombreux bancs.)

Que fait-on de nos amendements identiques ?

Ils font partie d’une grande discussion au cours de laquelle nous appellerons des amendements prévus jusqu’à celui du rapporteur, qui tendent tous à modifier la même phrase.

Olivier Falorni rapporteur général · Dem #443

Merci, monsieur Bazin !

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #444

Merci, madame la présidente, il y a du métier !

Yaël Braun-Pivet president · EPR #445

Nous en venons donc à l’amendement du rapporteur. Monsieur le rapporteur, vous avez la parole pour soutenir l’amendement no 2808.

article 4 · amendement 2808
Didier Martin rapporteur · RE #446

Lorsqu’une personne n’est plus en capacité d’enregistrer elle-même ses directives anticipées, elle « peut autoriser la personne de confiance […], un parent ou un proche à accéder à son espace numérique de santé et à y effectuer des actions pour son compte ». Pour ce faire, l’individu autorisé accède à cet espace numérique au moyen d’identifiants, de telle sorte que l’équipe soignante ou le médecin qui prendront connaissance de ce nouvel accès seront en mesure de déterminer son identité.

Catherine Vautrin ministre · Les Républicains #447

Cela assure sa traçabilité.

Didier Martin rapporteur · RE #448

En effet. Bien qu’il soit permis à cette personne traçable, identifiable, d’ajouter des éléments aux directives anticipées du titulaire de l’espace numérique de santé, elle ne pourra en aucun cas, si le présent amendement est adopté, modifier ce qui aura été précédemment enregistré dans cet espace. À cette fin, l’amendement complète la deuxième phrase de l’alinéa 17 par les mots : « , à l’exception de celles qui auraient pour effet de porter atteinte à l’intégrité d’un document enregistré dans l’espace numérique de santé ».Cette disposition garantit l’impossibilité de modifier les éléments précédemment enregistrés.Je rappelle à M. Bazin qu’il n’est aucunement question, dans les documents concernés, de transmissions patrimoniales, mais seulement de données de santé.

Yaël Braun-Pivet president · EPR #451

Je vais donc appeler des amendements qui auraient dû l’être avant celui du rapporteur. La parole est à Mme Sandrine Rousseau, pour soutenir l’amendement no 2124.

article 4 · amendement 2124

Il vise à limiter l’accès à l’espace numérique de santé accordé à la personne de confiance, à un parent ou à un proche de telle sorte qu’il ne puisse y effectuer que des actions de gestion et non de modification. C’est le moins que l’on puisse faire pour assurer la sécurité et le respect des directives anticipées.

article 4 · amendement 2124

Moi, je suis convaincu !

Yaël Braun-Pivet president · EPR #454

Les amendements nos 3402 de M. Philippe Vigier et 2297 de Mme Marine Hamelet sont défendus.La parole est à M. Stéphane Delautrette, pour soutenir l’amendement no 2173.

article 4 · amendement 2124

Nous souhaitons préciser clairement que toute modification ou suppression des directives anticipées d’une personne sur son espace numérique de santé est interdite.

article 4 · amendement 2124