Séance du 6 février 2025 /// n°94 /// 1 137 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 17e législature · session Session ordinaire 2024-2025

Séance du 6 février 2025 — 94e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Roland Lescure.

1 137prises de parole
105orateurs
14points à l'ordre du jour
36scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
703 l'amendement n° 24 de M. Bernalicis à l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à… 48 / 156 rejeté
704 l'amendement n° 23 de M. Taché à l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayo… 49 / 156 rejeté
705 l'amendement n° 95 de M. Rimane à l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à May… 49 / 160 rejeté
706 l'amendement n° 22 de M. Bernalicis à l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à… 49 / 161 rejeté
707 l'amendement n° 10 de M. Gillet à l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à May… 96 / 118 rejeté
708 l'amendement n° 88 de Mme Ricourt Vaginay à l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité franç… 95 / 88 adopté
709 l'amendement n° 71 de Mme Youssouffa à l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française … 143 / 99 adopté
710 l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (première lecture). 179 / 105 adopté
711 l'amendement n° 27 de M. Bernalicis après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité françai… 79 / 159 rejeté
712 l'amendement n° 74 de Mme Faucillon après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité françai… 78 / 158 rejeté
713 l'amendement n° 31 de M. Bernalicis après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité françai… 91 / 165 rejeté
714 l'amendement n° 76 de Mme Faucillon après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité françai… 93 / 161 rejeté
715 l'amendement n° 32 de Mme Cathala après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française… 84 / 166 rejeté
716 l'amendement n° 60 de M. Taché après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à … 77 / 164 rejeté
717 l'amendement n° 62 de Mme Voynet après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française … 82 / 159 rejeté
718 l'amendement n° 68 de M. Metzdorf après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française… 93 / 117 rejeté
719 l'amendement n° 64 de Mme Robert-Dehault après l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité fr… 93 / 129 rejeté
720 l'amendement n° 36 de M. Bernalicis au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (… 74 / 162 rejeté
721 l'amendement n° 35 de M. Taché au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (premi… 75 / 163 rejeté
722 l'amendement n° 34 de M. Bernalicis au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (… 75 / 162 rejeté
723 l'amendement n° 42 de M. Bernalicis au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (… 74 / 162 rejeté
724 l'amendement n° 37 de M. Taché au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (premi… 74 / 162 rejeté
725 l'amendement n° 39 de M. Taché au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (premi… 69 / 162 rejeté
726 l'amendement n° 40 de M. Bernalicis au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (… 70 / 161 rejeté
727 l'amendement n° 91 de M. Rimane au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (prem… 77 / 161 rejeté
728 l'amendement n° 92 de M. Rimane au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (prem… 77 / 161 rejeté
729 l'amendement n° 41 de M. Taché au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (premi… 76 / 161 rejeté
730 l'amendement n° 43 de M. Taché au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (premi… 77 / 161 rejeté
731 l'amendement n° 38 de M. Bernalicis au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (… 76 / 160 rejeté
732 l'amendement n° 44 de M. Bernalicis au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (… 73 / 161 rejeté
733 l'amendement n° 90 de M. Rimane au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (prem… 74 / 164 rejeté
734 l'amendement n° 45 de M. Taché au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (premi… 75 / 162 rejeté
735 l'amendement n° 46 de M. Bernalicis au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (… 75 / 162 rejeté
736 l'amendement n° 98 de M. Rimane au titre de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (prem… 81 / 162 rejeté
737 la demande de seconde délibération, présentée par M. Bernalicis, de l'article unique de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accè… 85 / 161 rejeté
738 l'ensemble de la proposition de loi visant à renforcer les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte (première lecture). 162 / 93 adopté

Verbatim Le compte rendu

Tours 1001 à 1137 sur 1137 — page 6 / 6.

Rappels au règlement

Oui, c’est un peu son rôle !

Je vous rappelle que la demande de seconde délibération a été présentée et que l’Assemblée nationale s’est prononcée. Nous pouvons donc passer aux explications de vote.

Explications de vote

La parole est à M. Ian Boucard.

Je serai relativement bref, ces débats ayant été passionnés, passionnants, et longs. Notre groupe a tenu à inscrire ce texte à l’ordre du jour dans l’intérêt des Mahorais et des Français. Nos compatriotes mahorais réclament ce texte de leurs vœux depuis de nombreuses années. Il permettra d’apporter une solution à des problématiques qu’ils connaissent par cœur car elles touchent leur archipel. D’aucuns invoquent des grands principes, d’autres font des grands discours. Au sein du groupe de la Droite républicaine, avec notre président Laurent Wauquiez, nous avons souhaité rester dans le concret et faire adopter un texte utile à Mayotte et à la France. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) J’espère que c’est ce que nous ferons dans quelques instants, à une très large majorité,…

Avec le RN ?

…bien loin des vociférations que nous avons entendues toute la journée ! (Mêmes mouvements.)

La parole est à Mme Dominique Voynet.

Pauvre Mayotte, pauvres Mahorais,…

Parce qu’ils vous ont subie !

…otages de l’extrême droite qui a fait de l’île aux parfums son terrain de chasse et qui manipule l’opinion depuis des années ! Pauvre Mayotte, prétexte à polémiques minables, où chacun se lance des demi-vérités et des vrais mensonges à la figure ! Pauvres Mahorais après cette journée de débats, où il y a eu plus de grognements, de ricanements, de caricatures que d’arguments !

Oui, à cause de vous !

Dites-le à vos amis !

Chaque fois que ça va mal, chaque fois qu’on est en difficulté, on en revient aux vieux fantasmes, aux ragots minables, aux allégations soupçonneuses qui salissent beaucoup plus ceux qui s’y vautrent que leurs cibles. (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS et SOC. – Mme Gabrielle Cathala applaudit également.)On en revient à traiter les femmes de ventres, de parturientes, soupçonnées de venir faire des enfants sur les plages, comme si on ne faisait pas des enfants parce qu’on en avait le désir, comme si c’était possible de nourrir des projets sordides, d’abandonner ses mômes quand on est expulsée. (Mêmes mouvements.) On en revient à des à-peu-près, à des caricatures. On en revient à de vrais mensonges, monsieur le ministre. Vous avez caricaturé à plusieurs reprises ce que j’ai dit sur le fonctionnement du bureau des étrangers. Eh bien, parce que je n’aime pas qu’on se moque de […]

Gérald Darmanin ministre d’État · EPR #1206

Ce que vous avez dit était faux !

…j’ai sollicité directement le préfet de Mayotte et je vais vous informer de sa réponse envoyée cet après-midi. À propos du nombre de titres de séjour accordés pour motif familial – et je tiens les chiffres à disposition de Mme K/Bidi qui évoquait la question tout à l’heure –, la baisse des chiffres de 2020 s’explique par les fermetures successives du service des étrangers en raison du covid-19 et la baisse de 2023 et 2024, par le blocage du collectif des citoyens de Mayotte.

Gérald Darmanin ministre d’État · EPR #1208

Oui, et alors ?

Pendant ces périodes de fermeture, de nombreux usagers n’ont pas pu déposer leur demande de renouvellement de titre de séjour, ce qui fait mécaniquement baisser le nombre de titres délivrés. Ce n’est pas un fantasme écolo, ce n’est pas un fantasme d’extrême gauche, c’est la position de l’État…

Gérald Darmanin ministre d’État · EPR #1210

Vous l’avez attaquée !

…qui joue la transparence sur un dossier difficile.Je tiens à affirmer de la façon la plus ferme à celles et ceux qui nous ont démontré tout au long de la journée que la digue était en train de céder entre l’extrême droite et la droite traditionnelle (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS),…

Mais non !

…entre la droite traditionnelle et le centre, qu’il ne servira jamais à rien de donner des gages à l’extrême droite. Vous allez passer votre temps à lui courir après, jour après jour.

Quant à vous, vous êtes déjà dans la main de l’extrême gauche !

Ça ne sert à rien de faire barrage en utilisant des termes qui frappent l’imagination. Aujourd’hui, c’est la submersion migratoire, c’est la nécrose par l’immigration. Vous inventerez quoi, ensuite ? Vous allez faire le tour des maladies – la gangrène, la septicémie… ? (« Oh ! » sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Franchement, vous ressassez les termes de l’extrême droite mais, en fait, vous êtes terrorisés. Vous êtes tout petits devant cette force qui monte et que vous peinez à combattre. (Applaudissements sur les bancs des groupes EcoS, LFI-NFP, SOC et GDR.)

Tenez bon, on arrive !

Ressaisissez-vous, nom de nom ! (Mêmes mouvements.) Il sera trop tard pour pleurer en 2027, à l’élection présidentielle, ou aux prochaines régionales. Merci de rester dignes pour nous toutes et pour nous tous ! (Mêmes mouvements.)

La parole est à Mme Marina Ferrari.

Eu égard à la situation de nos compatriotes mahorais et compte tenu des responsabilités qui nous incombent face à l’extrême urgence dans laquelle ils se trouvent, je ne puis que regretter le spectacle affligeant que nous avons encore donné aujourd’hui aux Français, regretter la mauvaise tenue des débats. Nul ici n’ignore la situation catastrophique dans laquelle se trouve Mayotte. Nul ici n’ignore la pression migratoire qui pèse sur ce département et qui est documentée.Loin d’avoir une portée xénophobe, comme j’ai pu l’entendre, ce texte, dans sa philosophie initiale, vise à renforcer les conditions d’accès à la nationalité française à Mayotte. Il n’est donc pas question, ici, de supprimer le droit du sol.

Ben voyons !

Le groupe Les Démocrates partage l’esprit de cette proposition de loi qui vise à apporter à nos compatriotes mahorais la protection à laquelle ils ont droit,…

La protection contre quel danger ? Allez donc au bout de votre raisonnement !

…protection qui est aussi le fondement du pacte républicain comme l’est le droit du sol.Toutefois, la majorité d’entre nous s’est abstenue au moment de voter sur l’article unique, du fait que quelques députés, sur les bancs de la gauche, ont voté par erreur pour un amendement, dès lors adopté – notre groupe s’était exprimé contre –, visant à allonger le délai minimal de résidence à trois ans au lieu d’un an, venant ainsi, hélas, conforter la proposition du groupe RN. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous conviendrez que c’est une erreur bien malheureuse qui a ainsi été commise.Parce que le ministre a pris l’engagement de rectifier cette erreur au cours de la navette parlementaire, nous voterons le texte.

Et si le texte n’est pas modifié sur ce point, vous ferez quoi ?

Reste que nous demeurerons très attentifs car si cette disposition ne devait pas être modifiée par le Sénat, notre vote s’en trouverait changé.En ce qui concerne la question migratoire, nous ne céderons ni au diktat ou aux solutions des extrêmes, ni à l’aveuglement face à la réalité. En cela la proposition de loi va dans le bon sens et c’est pourquoi nous la voterons, en attendant la seconde lecture à l’occasion de laquelle, j’y insiste, nous serons très vigilants. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)

Vous avez définitivement sombré !

La parole est à Mme Naïma Moutchou.

Le groupe Horizons & indépendants votera le texte. En effet, nous nous tenons aux côtés des Mahorais avec lucidité et solidarité parce que, en ce qui nous concerne, nous légiférons les yeux ouverts.

Ouverts sur le racisme, fermés sur l’État de droit !

Et ce que nous voyons concernant Mayotte, c’est un territoire qui suffoque, qui subit une pression migratoire terrible. On parle ici d’immigration irrégulière largement organisée, exploitée au détriment des Mahorais.Je déplore que nombre de nos collègues n’aient pas saisi les enjeux de ce débat et qu’ils aient préféré donner dans une obstruction caricaturale (Protestations sur les bancs du groupe LFI-NFP), au détriment, malheureusement, de la qualité que mérite le traitement d’un tel sujet. Je déplore que la gauche ait tout fait pour qu’on ne parvienne pas au moment du vote du texte. Et au nom de quoi ? Au nom de l’humanisme. (Mme Danièle Obono s’exclame continûment.)Où est l’humanisme, quand on fait le choix, comme vous, d’abandonner Mayotte et les Mahorais pour aider tout le monde, c’est-à-dire pour n’aider personne ? Où sont la liberté, l’égalité et la fraternité quand les Mahorais […]

C’est faux !

Vous parlez comme Marine Le Pen !

…et qui veut nous expliquer à chaque fois que quand on ne pense pas comme elle, on est d’extrême droite – sauf quand ça l’arrange, à l’occasion du vote d’une motion de censure, quand il s’agit de renverser le gouvernement ;…

Ça n’a rien à voir !

…là, bien sûr, elle accepte tout. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)Mais l’histoire vous a donné tort. Il fut un temps où la gauche faisait rimer humanisme et responsabilité. Où sont les Michel Rocard, les Clemenceau, les Blum, grands défenseurs des droits de l’homme (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR. – Exclamations continues sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC) mais aussi grands défenseurs de l’ordre, combattants du désordre – sans doute sont-ils d’extrême droite eux aussi…L’humanisme, ce n’est pas tout accepter, c’est avoir le courage, ici, d’agir pour nos compatriotes mahorais. Et, en votant ce texte, c’est nous qui sommes du côté de l’humanisme. (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe HOR et applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

La parole est à Mme Estelle Youssouffa.

Le groupe LIOT votera pour la limitation du droit du sol à Mayotte.

Les membres de votre groupe ne sont pas très nombreux en séance…

C’est vrai, mais vous pouvez bien continuer à enfoncer les portes ouvertes, continuer à avoir la même attitude que pendant toute cette journée… Je pense à cet instant aux propos de Mme Panot : huit semaines après le passage du cyclone Chido, quelques semaines après le passage du cyclone Dikeledi, après la calamité naturelle, c’est la calamité politique. (Applaudissements sur les bancs des groupes LIOT, RN, DR et UDR et sur quelques bancs du groupe EPR.) Une dizaine d’heures à parler de Poutine, de Meloni, de Trump, des Comores, du droit des étrangers, de tout sauf de Mayotte : les Françaises et les Français de Mayotte n’existent pas à vos yeux. (Mme Danièle Obono s’exclame. – Vives protestations sur les bancs des groupes RN, DR et UDR.)

Calmez-vous. Poursuivez, chère collègue.

Votre objet est de nous laisser disparaître de notre île. Vous continuez à défendre mordicus le droit des étrangers dans une île qui en accueille pour la moitié de sa population. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de la gauche en humanité et sur la défense des droits de l’homme à Mayotte ! (Applaudissements prolongés sur les bancs des groupes LIOT, RN, EPR, DR, Dem, HOR et UDR.) Aucune ! La moitié de la population est étrangère et vous n’avez pas la moindre idée de ce que cela représente. (Protestations continues sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.) Nous sommes un désert médical… Dans vos rangs, une députée a été au gouvernement et a eu la responsabilité de la santé à Mayotte.

On ne s’interpelle pas, s’il vous plaît !

Et ce désert médical n’a pas reculé, au contraire. (Bruit.) Avoir l’obscénité de venir nous dire : « Les pauvres ! », avec une fausse humanité, une fausse bienveillance, c’est lamentable. (Les protestations de la gauche de l’hémicycle tendent à couvrir la voix de l’oratrice.) C’est comme celui qui demande l’établissement d’un visa entre La Réunion et Mayotte et qui vient ici se gargariser avec le nom de notre île pour se donner bonne conscience. Mais vous n’en avez pas assez ? Qu’est-ce qu’on a fait, à Mayotte, pour mériter une gauche pareille ? (Les députés des groupes LIOT, RN, DR et UDR, ainsi que Mme Annaïg Le Meur se lèvent pour applaudir vivement. – Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et HOR. – Vives exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Plusieurs députés des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS invitent d’un geste de la main Mme Estelle Youssouffa à rejoindre […]

Roland Lescure president · EPR #1254

Je souhaite que les explications de vote soient écoutées dans la sérénité. Sur l’ensemble de la proposition de loi, je suis saisi par les groupes La France insoumise-Nouveau Front populaire, Socialistes et apparentés puis Droite républicaine d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à Mme Émeline K/Bidi.

À l’issue de nos débats, je ne sais pas ce qui me navre le plus avec cette proposition de loi.

C’est l’attitude du groupe LFI ! (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Est-ce l’atteinte aux droits fondamentaux ? Sont-ce les coups portés aux principes de la République avec la création d’une discrimination vis-à-vis des enfants nés sur le sol français, selon leur lieu de naissance et la situation administrative de leurs parents ? Est-ce la validation du programme raciste et xénophobe du Rassemblement national (Exclamations sur les bancs du groupe RN) dont les députés du groupe Droite républicaine semblent se rapprocher de jour en jour, inéluctablement ? Est-ce l’inutilité de ce texte qui ne résoudra absolument pas le phénomène migratoire à Mayotte, dont tout le monde convient qu’il est incontrôlé et qu’il met l’île en difficulté ?On l’a dit : même pas un millier de personnes sont concernées par la nationalité française selon le droit du sol. Pourtant, au moins 150 000 habitants, à Mayotte, sont de nationalité étrangère. Vous allez, avec cette […]

Et alors, quel est le problème ?

…prétendant ainsi régler tout un problème – en réalité, il n’en est rien.Vous comptez sur une chose : l’effet dissuasif. Vous pensez que la présente journée de débat enverra un grand message à tous les pays de l’océan Indien, à tous ces pays pauvres en leur disant : « Voyez à quel point nous sommes déterminés à ne pas laisser entrer les étrangers ! Ne venez pas ! » Et vous pensez vraiment que c’est sur cette base dissuasive que votre texte aura le moindre effet ? Il n’en aura pas, nous vous l’avons dit.Les gens viennent à Mayotte parce qu’ils ont faim, parce que dans leur pays, c’est la guerre.

Plusieurs députés du groupe RN #1264

La guerre ? Aux Comores ?

Hors sujet !

Ils viennent à Mayotte parce que, en moyenne, ils sont beaucoup plus pauvres que le reste de la population française. Je pense malheureusement que vous comptez, que le gouvernement, depuis des années, compte sur ce même effet dissuasif en maintenant Mayotte dans un état d’extrême pauvreté parce que vous savez pertinemment que si vous y développez des soins, une éducation et des services publics de qualité, le risque est que plus d’étrangers encore ne viennent.C’est par conséquent pour Mayotte la double peine parce que rien n’est réglé. On laisse les Mahorais dans la pauvreté et on leur fait croire qu’en modifiant le droit du sol, on réglera leurs problèmes.La seule chose qui me pousse à penser que nous avons quelque raison de nous réjouir ce soir, c’est que comme votre proposition de loi ne réglera absolument rien, nous y reviendrons. Vous serez alors bien obligés d’admettre qu’il faut […]

C’est l’immigration, qu’ils fuient !

C’est ce qui pose problème à Mayotte : les Français ne peuvent plus y vivre correctement parce que vous considérez que le vrai problème, ce sont les étrangers, ce qui est complètement faux.Nous voterons bien évidemment contre cette proposition de loi mais sachez que nous ne le faisons pas pour des raisons purement idéologiques,…

C’est pour des raisons de calcul électoral !

…mais parce que nous sommes convaincus, au plus profond de nous-mêmes, chiffres à l’appui, que ce texte est inutile et qu’il ne résoudra, je le répète, aucun problème à Mayotte. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LFI-NFP, SOC et EcoS.)

La parole est à M. Éric Michoux.

Notre groupe approuvait cette proposition de loi qui, dans son intention initiale, améliorait légèrement la situation de Mayotte.

Quelle surprise !

Nous aurions aimé qu’elle aille encore plus loin – les Mahorais aussi.C’était le sens de l’amendement d’Éric Ciotti, qui visait à abolir le droit du sol à Mayotte, purement et simplement,…

Il est où Éric Ciotti ?

…seule mesure à même de mettre un terme à la submersion migratoire qui est en train de détruire l’île. Je note que cinq de nos collègues DR ont eu le courage de la cohérence et de voter en faveur de cet amendement. C’est le premier pas vers une union des patriotes, dans laquelle j’espère que vous nous rejoindrez. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.)Le groupe UDR a proposé un amendement de repli dont l’adoption a porté à trois ans la durée de résidence régulière demandée aux deux parents pour que l’enfant bénéficie du droit du sol. Cela permettra d’assurer véritablement une présence réelle et stable tout en étant conforme à la Constitution. Nous nous en réjouissons. C’est une victoire qui permettra de restreindre le droit du sol à Mayotte.Ce n’est pas l’objet de notre débat, mais le droit du sol devra être rapidement remis en cause dans l’Hexagone,…

Et voilà !

Vous ne pourrez plus dire qu’on ne vous a pas prévenus !

…faute de quoi, nous subirons le même chaos que nos compatriotes mahorais. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UDR et sur les bancs du groupe RN.)Une petite action valant mieux que le statu quo, tout ce qui est à même de soulager le fardeau de nos compatriotes mahorais est bon à prendre. Nous voterons cette proposition de loi, malgré son manque d’ambition.

La parole est à Mme Anchya Bamana.

Monsieur le rapporteur, vous présentez un texte visant à conditionner l’acquisition de la nationalité française pour un enfant à un séjour continu et régulier de ses deux parents pendant au moins un an à Mayotte.

Mme Sabrina Sebaihi #1289

Trois ans !

Vous ne posez pas le débat à la bonne hauteur : l’île est ravagée à 90 %, tout est à reconstruire, l’eau et la nourriture manquent, les services publics sont inexistants. C’est la réalité.Le 17 décembre, à peine soixante-douze heures après le passage du cyclone Chido, les bateaux chargés de clandestins ont à nouveau débarqué sur l’île. Ils continuent, jusqu’à aujourd’hui, de déverser des migrants comoriens et africains à Mayotte.Que faire pour que Mayotte survive, au-delà de la modification du droit du sol ?

Oui, rajoutez-en.

Pour que cesse le flux des migrants, il faut une réelle volonté politique de la part de nos gouvernants. Monsieur le ministre, la solution existe : créer une quatrième région maritime dans l’océan Indien, en y déployant les moyens militaires stationnés actuellement à Djibouti.Cette réorganisation se justifie pleinement compte tenu de l’étendue de cette zone du canal du Mozambique et de son caractère critique. Ce serait un signal fort envoyé aux États d’Afrique qui nous envahissent, au premier rang desquels les Comores.Ensuite, il faut reconduire les étrangers qui séjournent illégalement à Mayotte. Cela suppose une réelle volonté politique, pas seulement de beaux discours.Enfin, il faut mettre fin à la gratuité des services publics pour les étrangers, qu’il s’agisse des écoles ou des structures de soins. Elle constitue un appel d’air monumental, ces services étant payants aux Comores. […]

Philippe Gosselin rapporteur · DR #1300

C’est une pièce du puzzle !

Je déplore aussi que l’amélioration des moyens des services de l’état civil, à propos de laquelle j’avais demandé un rapport, n’ait pas pu être étudiée, l’amendement ayant été déclaré irrecevable. Le garde des sceaux l’a mentionnée, mais nous n’en n’avons pas débattu.J’ai bien compris que l’on « blablate » sur Mayotte et que l’on ne veut pas s’attaquer franchement à ses problèmes.

Bravo !

Notre groupe votera sans hésiter pour ce texte. Nous en reconnaissons la nécessité, mais nous en déplorons le caractère incomplet. (Les députés du groupe RN se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur les bancs du groupe UDR.)

La parole est à M. Vincent Caure.

Au terme de cette journée de débats, de suspensions et de mises en cause personnelles, nous devrions tout d’abord avoir une pensée pour Mayotte et les Mahorais. (M. Sylvain Maillard et Mme Sabine Thillaye applaudissent.)

Il a raison !

Nous partageons tous le constat d’une situation hors-norme à Mayotte, en termes migratoires et d’évolution démographique.La proposition de loi a été profondément dénaturée par l’adoption d’un amendement grâce à l’apport de voix communistes, écologistes et socialistes,…

Nous avons voté contre !

…et si elle n’a pas été réécrite à l’occasion d’une seconde délibération, c’est parce que…

Vous l’avez refusée !

…vous avez été responsables tout au long de la journée d’une obstruction délibérée.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !

Nous voterons pour cette proposition, puisque le ministre s’est engagé à faire en sorte que le texte retourne pour une deuxième lecture à l’Assemblée. Nous pourrons alors revenir aux termes initiaux, soit une durée de résidence régulière d’un an. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.)

Quelle malhonnêteté ! Vous êtes mauvais !

La parole est à M. Ugo Bernalicis. (M. Ugo Bernalicis monte à la tribune.)

Action ! Ça tourne !

Soyez à la hauteur !

Avec ce texte, ce sont d’abord les principes qui sont mis en cause. Or si les principes ne sont pas appliqués et qu’il y a toujours une exception, alors ce ne sont plus des principes. On ne le répétera jamais assez. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)Le bloc soi-disant central n’a plus de principes. Quand bien même il préférerait mener une réforme constitutionnelle sur ce sujet, il accepte de donner son aval à ce texte, de peur que M. Retailleau quitte la majorité. Ainsi, Emmanuel Macron peut se maintenir au pouvoir.Vous êtes convaincus que cela ne vous coûtera rien, qu’il s’agit d’un simple prolongement de la loi de 2018, que ce n’est pas grave.

On peut parler de Mayotte ?

Pourtant, à chaque fois que vous cotisez à l’extrême droite, vous sombrez avec eux. Ils vous emporteront toujours. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) N’avez-vous pas retenu la leçon des élections européennes ? Vous aviez voté une loi « asile et immigration » reprenant les propositions politiques de l’extrême droite, arguant que le Conseil constitutionnel les censurerait et que ce n’était pas si grave. (Mêmes mouvements.)

Et Mayotte ?

À la fin, vous avez perdu sur toute la ligne et ce sera encore le cas !Heureusement, sur les bancs de gauche, il y a des élus qui maintiennent les principes et qui les défendront toujours !

Et l’antisémitisme ?

D’une part, il y a ceux pour qui le fait que Mayotte…

…présente déjà des exceptions dans de nombreux domaines, justifierait d’y inclure le droit du sol. D’autre part, il y a ceux pour qui il est insupportable que les principes républicains, en particulier l’égalité, ne s’appliquent pas sur tout le territoire, alors qu’elle devrait s’appliquer dans tous les domaines : le droit du sol, l’accès aux services publics, l’accès à l’école, l’accès à l’hôpital, l’accès à l’eau, tout simplement l’accès à la dignité humaine ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP et sur quelques bancs du groupe SOC. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)Nous ne transigerons jamais là-dessus ! Nous sommes les défenseurs des idéaux de 1789 : l’égalité au centre, entourée de la liberté et de la fraternité !

Mauvais, mauvais, mauvais, mauvais, mauvais !

Ce texte ne réglera pas les problèmes avérés de Mayotte. Je les ai énumérés, au premier rang desquels il y a les services publics qu’il faudrait mettre au même niveau que dans l’Hexagone.

Que c’est mal interprété !

Si cette proposition de loi ne règle pas les problèmes de Mayotte, quel est son but profond ?

Très bonne question !

C’est d’ouvrir la brèche encore plus grande, plus profonde. Même pendant l’examen de ce texte en séance, vous vous faites happer par les profondeurs obscures. (Rires sur les bancs du groupe RN.)

Il faudrait songer à vous payer un abonnement à ChatGPT !

Vous défendiez d’abord une position d’équilibre, en vous contentant d’une durée d’un an et en vous appuyant sur un amendement qui permettrait, en cas de disparition d’un des deux parents, d’appliquer au parent restant les conditions d’obtention de la nationalité française pour l’enfant. Or la durée a été allongée à trois ans. Nous avons demandé une seconde délibération, pour revenir à la durée initiale, échaudés que nous étions par le souvenir du piège de la navette parlementaire pour la loi « asile et immigration » au cours de laquelle les propositions du Rassemblement national avaient été conservées ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Toutes n’ont pas été censurées par le Conseil constitutionnel. (« Eh oui ! » sur quelques bancs du groupe RN.)Nous refusons de prendre ce genre de risque quand il s’agit de vies humaines et d’enfants ! Ce sont les premiers visés par ce […]

Votez la loi !

Vous refusez d’examiner les solutions que nous proposons, tel que le titre de séjour territorialisé. Par-dessus le marché, vous expliquez que les êtres humains qui débarquent à Mayotte seraient des armes au service d’autres territoires ! À partir de quand les déshumanise-t-on au point de les considérer comme des armes ? Nous sommes des humanistes et nous le resterons jusqu’au bout ! (Le temps de parole étant écoulé, M. le président coupe le micro de l’orateur. – Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent ce dernier. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS. – Claquements de pupitres sur plusieurs bancs des groupes RN et DR.)

La parole est à Mme Colette Capdevielle.

Notre groupe votera contre ce texte et le combattra jusqu’au bout de la procédure législative, soyez-en assurés.Je regrette que les débats aient souffert d’une grande confusion. Les socialistes n’ont pas voulu voter pour l’extension de la durée de résidence régulière à trois ans, puisque nous étions en faveur d’un maintien à trois mois. Les scrutins se sont succédé trop rapidement et votre rythme, monsieur le président, ne nous a pas aidés.Monsieur le ministre, vous nous assurez d’un retour de la durée d’un an au Sénat ; mais qu’en savez-vous ? Les sénateurs, élus au suffrage indirect, resteront en place ; mais nous, a fortiori vous, qu’en savons-nous ? Comment pouvez-vous nous garantir que le texte adopté par le Sénat ne sera pas conforme ? S’il venait à adopter ce texte scélérat dans une version conforme, de quoi auriez-vous l’air ? Vous adopteriez ce faisant un texte qui porte le […]

Ce ne sera toujours pas assez !

Ne nous y trompons pas, il s’agissait d’une niche du groupe RN. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.) Compte tenu de l’absence des députés du bloc central, ce texte n’aurait pas été adopté sans le soutien du RN. Dès ce matin, les amendements de suppression auraient été adoptés. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et LFI-NFP.)

Eh oui !

Si ce texte est adopté, c’est uniquement grâce aux voix du Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)Ce texte, je le sais, n’est qu’une mise en bouche avant la suppression du droit du sol partout en France. C’est ce que vous et vos amis voulez, monsieur Wauquiez, vous l’avez encore dit ce matin sur une chaîne d’information en continu.Le droit du sol est ancien, je tiens à le rappeler, et c’est sous le régime de Vichy, entre 1940 et 1944, qu’il a été aboli. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.)

C’est Mitterrand qui a promulgué la loi de 1993 !

Oui, c’est vous !

Qu’est-ce que le droit du sol ? C’est un droit, mais c’est surtout une philosophie, selon laquelle un enfant est rattaché au territoire où il est né, au territoire où il a grandi, au territoire où il a joué, au territoire où il a étudié, au territoire où il a appris et parlé une langue, développé une culture. Voilà ce qu’est le droit du sol et c’est à toute sa philosophie que vous vous attaquez!

Mitterrand serait fier de vous !

Votre proposition est inutile, car elle blesse et humilie inutilement le territoire de Mayotte. Vous dévoyez l’article 73 de la Constitution, qui n’est pas fait pour modifier le code civil et les règles d’obtention de la nationalité française, mais pour aménager les services publics dans les territoires d’outre-mer.Vous n’avez même pas considéré les conséquences de cette proposition de loi sur les enfants ; vous n’avez pas écouté la Défenseure des droits ; vous ne considérez pas la Convention européenne des droits de l’homme et les multiples condamnations de notre pays quand il n’a pas respecté l’intérêt supérieur de l’enfant. Toute la journée, vous avez surtout stigmatisé le territoire de Mayotte ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC, LFI-NFP, EcoS et GDR.)Le texte qui est soumis au vote n’est pas le texte de la commission. Enfin, vous savez très bien que ces […]

Ça y est, vous êtes réconciliés ?

Pendant la discussion de ce texte, vous vous êtes autorisé toutes les dérives xénophobes possibles, jusqu’à l’évocation de la fraude des étrangers. Avec cette proposition de loi, le groupe LR est allé braconner sur les terres de l’extrême droite, et c’est à regretter. Quelle indignité ! (Les députés du groupe SOC se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP, EcoS et GDR.)

Vote sur l’ensemble

Roland Lescure president · EPR #1365

Je mets aux voix l’ensemble de la proposition de loi.

#1366

(Il est procédé au scrutin.)

Roland Lescure president · EPR #1367

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 258 Nombre de suffrages exprimés 255 Majorité absolue 128 Pour l’adoption 162 Contre 93

#1368

(La proposition de loi est adoptée.)

Dépôt d’une motion de censure

La présidente de l’Assemblée nationale a pris acte du dépôt, aujourd’hui à dix-sept heures quarante-cinq, d’une motion de censure en application de l’article 49, alinéa 3, de la Constitution, par Mme Mathilde Panot et soixante-dix membres de l’Assemblée nationale, le premier ministre ayant engagé la responsabilité du gouvernement sur l’adoption en nouvelle lecture de la deuxième partie du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025.La conférence des présidents fixera la date et les modalités de sa discussion.

Ordre du jour de la prochaine séance

Roland Lescure president · EPR #1375

Prochaine séance, ce soir, à vingt et une heures trente :Discussion de la proposition de loi visant à prioriser les travailleurs dans l’attribution de logements sociaux ;Discussion de la proposition de loi visant à plafonner le cumul des prestations sociales en vue de créer une aide sociale unique et à soutenir les familles qui travaillent ;Discussion de la proposition de loi visant à exclure les heures supplémentaires du calcul du revenu fiscal de référence ;Discussion de la proposition de loi visant à interdire l’importation de produits agricoles non autorisés en France ;Discussion de la proposition de loi visant à suspendre les allocations familiales aux parents de mineurs criminels ou délinquants ;Discussion de la proposition de loi visant à renforcer l’arsenal législatif face à la multiplication d’actions d’entrave à des activités agricoles, cynégétiques, d’abattage ou de commerce […]

#1376

(La séance est levée à vingt heures cinq.)

#1377

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra