Séance du 14 novembre 2025 /// n°52 /// 927 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 17e législature · session Session ordinaire 2025 -2026

Séance du 14 novembre 2025 — 52e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Sébastien Chenu.

927prises de parole
78orateurs
7points à l'ordre du jour
26scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
3774 l'amendement n° 2561 de M. Tavel après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 34 / 72 rejeté
3775 l'amendement n° 1880 de M. Labaronne après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 141 / 13 adopté
3776 l'amendement n° 229 de M. Castellani après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 76 / 88 rejeté
3777 l'amendement n° 632 de Mme Céline Hervieu après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 62 / 126 rejeté
3778 l'amendement n° 571 de Mme D'Intorni après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 63 / 118 rejeté
3779 l'amendement n° 547 de Mme D'Intorni après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 62 / 117 rejeté
3780 l'amendement n° 38 de M. Mauvieux après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 63 / 99 rejeté
3781 l'amendement n° 3598 de M. Labaronne après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 125 / 5 adopté
3782 le sous-amendement n° 3997 de M. Masséglia à l'amendement n° 1881 de M. Labaronne et à l'amendement identique suivant après l'article 12 du projet de … 66 / 37 adopté
3783 l'amendement n° 1881 de M. Labaronne et l'amendement identique suivant après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 126 / 40 adopté
3784 l'amendement n° 2139 de Mme Gérard et l'amendement identique suivant après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 126 / 63 adopté
3785 l'amendement n° 920 de Mme Rossi après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 61 / 65 rejeté
3786 l'amendement n° 2393 de Mme Maximi et les amendements identiques suivants après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture)… 68 / 123 rejeté
3787 l'amendement n° 643 de Mme Mercier après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 68 / 120 rejeté
3788 l'amendement n° 1009 de Mme Bellay après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 67 / 72 rejeté
3789 l'amendement n° 2471 de M. Philippe Brun après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 68 / 120 rejeté
3790 l'amendement n° 2504 de Mme Chikirou après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 42 / 126 rejeté
3791 l'amendement n° 2179 de M. Le Coq après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 47 / 123 rejeté
3792 l'amendement n° 2177 de M. Le Coq après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 42 / 124 rejeté
3793 l'amendement n° 2181 de Mme Lejeune après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 41 / 129 rejeté
3794 l'amendement n° 2187 de Mme Feld après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 45 / 131 rejeté
3795 l'amendement n° 2188 de Mme Feld après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 39 / 142 rejeté
3796 l'amendement n° 2288 de M. Pilato après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 37 / 125 rejeté
3797 l'amendement n° 2366 de M. Potier après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 99 / 67 adopté
3798 l'amendement n° 2149 (rect.) de M. Causse après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 59 / 61 rejeté
3799 l'amendement n° 1876 de M. Labaronne après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture). 51 / 75 rejeté

Verbatim Le compte rendu

Tours 1 à 200 sur 927 — page 1 / 5.

Sébastien Chenu president · RN #2

La séance est ouverte.

#3

(La séance est ouverte à quinze heures.)

Modification de l’ordre du jour

#6

La présidente de l’Assemblée nationale a reçu du ministre chargé des relations avec le Parlement une lettre l’informant du retrait de l’ordre du jour des samedi 15 novembre et dimanche 16 novembre de l’examen de la première partie du projet de loi de finances pour 2026 et de l’ajout d’une séance supplémentaire le lundi 17 novembre à 9 heures pour examiner la suite de cette première partie.En outre, une suite de la discussion du projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025 est prévue le mardi 18 novembre, après-midi et soir.

Première partie (suite)

Sébastien Chenu president · RN #10

L’ordre du jour appelle la suite de la discussion de la première partie du projet de loi de finances pour 2026 (nos 1906, 1996).Ce matin, l’Assemblée a poursuivi l’examen des articles du projet de loi, s’arrêtant à l’amendement no 2561 portant article additionnel après l’article 12.

Après l’article 12 (suite)

Sébastien Chenu president · RN #12

La parole est à M. Matthias Tavel pour soutenir l’amendement no 2561, sur lequel le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire m’a saisi d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.

article Après_ 12 · amendement 2561

Avant la coupure, nous avions un débat intéressant sur les conditions qu’il paraît indispensable d’imposer aux entreprises qui bénéficient de milliards d’euros d’aides publiques, en l’occurrence au titre du crédit d’impôt recherche (CIR).Cet amendement vise à instaurer la condition suivante : toute entreprise qui bénéficie du CIR devra s’engager à limiter de 1 à 20 l’écart de rémunération pratiqué en son sein. En effet, si une entreprise est capable de verser 30 000 euros par mois à son dirigeant, c’est sans doute qu’elle est capable de financer ses efforts de recherche sans avoir recours au CIR.Qui plus est, ces rémunérations excessives tendent à déformer les buts poursuivis par les entreprises, incitées à rechercher la rentabilité financière, souvent au détriment des investissements en recherche et développement et des effectifs de chercheurs. Par conséquent, faire reculer cette […]

article Après_ 12 · amendement 2561

La parole est à M. Philippe Juvin, rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, pour donner l’avis de la commission.

Philippe Juvin rapporteur général de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire · DR #17

La fiscalité ne me semble pas être un outil adapté pour lutter contre les écarts de rémunération. Par ailleurs, je suis attaché à la libre administration des entreprises. Je donnerai donc un avis défavorable à cet amendement.

Je ne suis pas très surpris. (Sourires.)

La parole est à Mme la ministre de l’action et des comptes publics, pour donner l’avis du gouvernement.

Amélie de Montchalin ministre de l’action et des comptes publics · LaREM #20

Pas plus que la réduction d’impôt me semble le moyen de régler tous les problèmes qui se posent en France – nous avons passé l’après-midi d’hier à en discuter –, je ne pense pas que la modification du fonctionnement du CIR soit le bon outil pour résoudre l’enjeu des écarts de salaire au sein d’une entreprise. Ce sujet, aussi important soit-il à vos yeux, peut être traité ailleurs, pas à travers le CIR.Avis défavorable.

La parole est à M. Denis Masséglia.

Le conditionnement du CIR me pose un problème d’ordre intellectuel. Pour bénéficier du crédit d’impôt recherche, il faut faire de la recherche… Le dispositif est donc conditionné par définition. Le débat sur l’introduction de nouvelles procédures pour vérifier, encore vérifier, voire survérifier, et sur l’ajout de nouvelles conditions est donc hors-sujet. Tous les crédits d’impôt de France, lors de la demande, sont conditionnés à l’usage qui en sera fait et à la complétude du dossier. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

CQFD !

La parole est à M. Matthias Tavel.

Les contrôles de l’usage qui est fait du CIR sont trop peu suffisants face aux nombreux abus, par ailleurs documentés.Ici, il s’agit bien de renforcer le soutien à la recherche en décourageant le versement de rémunérations indexées sur les performances financières plutôt que sur les performances de recherche.Madame la ministre, vous nous dites que ce n’est pas le bon outil. Quand nous avons déposé des amendements qui tendaient à exclure les rémunérations excessives des montants déductibles du calcul de l’impôt sur les sociétés (IS), vous nous avez dit que ce n’était pas le bon outil ; quand nous avons déposé un texte visant à fixer cet écart dans la loi, vous nous avez dit que ce n’était pas le bon outil. En somme, vous nous tenez le même discours que M. Sarkozy et M. Macron : Ces rémunérations sont indécentes, mais surtout, ne prenons aucune disposition – fiscale, légale ou […]

La parole est à Mme la ministre.

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #31

Il existe bien une série d’outils, ils s’appellent : dialogue social, conseil d’administration, code de conduite Afep-Medef (élaboré par l’Association française des entreprises privées et le Mouvement des entreprises de France). (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Vous pouvez en contester la nature et l’efficacité, mais vous voyez bien que nous ne sommes pas dépourvus d’outils. Le gouvernement a toujours soutenu que les questions de rémunération au sein d’une entreprise ne se traitaient ni par la loi ni par le conditionnement de dispositifs d’incitation fiscaux. (Mme Christine Le Nabour applaudit.)

Sébastien Chenu president · RN #32

Je mets aux voix l’amendement no 2561.

#33

(Il est procédé au scrutin.)

Sébastien Chenu president · RN #34

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 108 Nombre de suffrages exprimés 106 Majorité absolue 54 Pour l’adoption 34 Contre 72

#35

(L’amendement no 2561 n’est pas adopté.)

Sébastien Chenu president · RN #36

Sur l’amendement no 1880, je suis saisi par le groupe Ensemble pour la République d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Emmanuel Maurel, pour soutenir l’amendement no 3319.

Cet amendement déposé par mon collègue Sansu vise à conditionner le versement du CIR au maintien des emplois de techniciens de recherche et de chercheurs.Comme cela a été rappelé, 7 milliards d’euros sont versés au titre du CIR, sans aucune contrepartie, de sorte que des entreprises, parfois très grandes, touchent des dizaines de millions alors qu’elles réduisent les effectifs de leurs équipes de recherche. C’est notamment le cas de Sanofi, qui a licencié des chercheurs et des techniciens de recherche.Madame la ministre, ce n’est pas une question de dialogue social. Il est anormal, et contraire au bon sens le plus élémentaire, que l’État dépense autant d’argent – 7 milliards – pour des entreprises qui ne jouent pas le jeu et vont jusqu’à licencier des chercheurs.

article Après_ 12 · amendement 2561

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #42

Avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #44

S’il n’y a pas de chercheurs, il n’y a pas de recherche. S’il n’y a pas de recherche, il n’y a pas de crédit d’impôt recherche. Par conséquent, une entreprise qui licencie tous ses chercheurs n’a plus droit au CIR. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR. – Mme Marie-Christine Dalloz applaudit également.) Votre amendement est donc satisfait. Avis défavorable.

Excellent !

Très clair !

La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.

Mes chers collègues, le mécanisme de cet amendement me paraît illusoire mais je suis heureux de constater que nous avançons dans le débat puisque vous venez enfin de reconnaître que le problème résidait dans le contrôle du CIR. Oui, c’est le contrôle qui pose problème, pas le CIR en soi. Après avoir remis en cause le CIR ce matin, vous dites la vérité cet après-midi en pointant le défaut de contrôle.Je pose donc à la ministre la question suivante : dans la mesure où il y a peut-être quelques abus, quels moyens supplémentaires vos services peuvent-ils mettre en œuvre pour renforcer ces contrôles ? Il faut que les entreprises qui jouent le jeu et sont vertueuses, c’est-à-dire l’immense majorité des bénéficiaires du CIR, ne soient plus pointées du doigt à cause des quelques entreprises qui abusent. (M. Guillaume Kasbarian applaudit.)

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Madame la ministre, vous avez insisté sur le fait que le CIR était uniquement consacré au financement de postes de chercheurs et d’activités de recherche, tout en soulignant qu’il pouvait financer des plateformes numériques et qu’il existait un véritable déficit de contrôle.Nos amendements précédents et celui-ci démontrent qu’il n’y a pas de conditions : vous pouvez bénéficier du CIR, puis licencier des chercheuses et des chercheurs dans les mois qui suivent, sans que cela entraîne la moindre conséquence sur les montants qui vous ont déjà été versés au titre du crédit d’impôt.

Eh oui, on ne revient pas sur ce qui s’est passé !

Vu les objectifs que vous assignez vous-même au CIR, la moindre des cohérences serait d’accepter ces amendements. (Mme Danièle Obono applaudit.)

La parole est à Mme la ministre.

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #56

Madame la députée, vos propos entrent jusqu’à un certain point en résonance avec ceux qu’a tenus M. le député Sitzenstuhl. S’il y a des abus, ils doivent être sanctionnés et…

Mais ils ne le sont jamais !

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #58

…le bénéfice du crédit d’impôt doit être retiré. Si le chercheur n’est plus là et que la recherche s’arrête, cela s’appelle un abus ; il doit être sanctionné. On ne peut bénéficier d’un crédit d’impôt dès lors que le projet qui en a motivé l’obtention n’est pas mis en œuvre.Monsieur le député, je vous confirme ma volonté de continuer d’améliorer les outils de contrôle, comme les syndicats de la direction générale des finances publiques (DGFIP) et de Bercy me le demandaient ce matin même. La DGFIP recouvre d’ailleurs plusieurs centaines de millions d’euros de remboursements et de sanctions chaque année, à la suite de notifications concernant des déclarations abusives liées au CIR.Un exemple, mentionné par plusieurs d’entre vous – le député Mattei m’en a également parlé –, a retenu mon attention, celui de cabinets qui démarchent de très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME) […]

On en compte 230 !

Non, 80 !

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #63

L’existence de telles pratiques, qui sont bien des abus, ne justifie pas qu’on supprime le dispositif.

Elles ne sont pas contrôlées. Vous supprimez les postes pour le faire !

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #65

Des contrôles ont lieu, madame la députée. Je remettrai dans les meilleurs délais au président de la commission des finances et au rapporteur général un bilan des contrôles dont les bénéficiaires du CIR ont fait l’objet en 2024. Vous disposerez ainsi de toutes les informations sur ce sujet, comme le veut la transparence. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR. – Mme Marie-Christine Dalloz et M. Loïc Kervran applaudissent également.)

#66

(L’amendement no 3319 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #67

La parole est à M. François Cormier-Bouligeon, pour soutenir l’amendement no 609.

article Après_ 12 · amendement 609

Cet amendement est d’une grande importance, puisqu’il concerne les industries de défense. Je vous propose de restaurer le CIR au niveau prévu par la loi de finances initiale pour 2024 en faveur des entreprises présentant des technologies de souveraineté, au service des missions régaliennes – sécurité, défense, spatial, numérique critique.Vous connaissez tous le contexte international, le niveau de menace va croissant. Nous devons donc renforcer notre sécurité nationale de façon souveraine. Notre responsabilité de députés est de permettre aux armées de se doter des technologies les plus avancées.Ensuite, le secteur de l’industrie de défense connaît des révolutions technologiques de plus en plus rapides. Il convient de ne pas désarmer les industries françaises face à la concurrence, qu’elle soit russe, chinoise, turque, iranienne ou même américaine.Enfin, n’oublions pas que les […]

article Après_ 12 · amendement 609

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #73

Je trouve votre argumentation intéressante parce que la souveraineté est la question politique clé, particulièrement en matière industrielle et à plus forte raison dans le domaine de la recherche.Mon avis est cependant défavorable. La notion de technologies de souveraineté est très large, j’ignore où elle s’arrête. Sans ces limites, le CIR, et donc la dépense publique, pourraient s’envoler – en avons-nous les moyens ? Ensuite, cette incertitude pourrait mettre en difficulté juridique des entreprises qui croiraient pouvoir bénéficier du dispositif alors que leurs activités ne seraient finalement pas considérées comme relevant des technologies de souveraineté.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #76

Nous connaissons votre engagement en faveur de notre protection et de notre défense, tout particulièrement quand il s’agit de souveraineté industrielle. Je comprends très bien votre raisonnement : alors que ce secteur bénéficie d’un soutien public considérable – si le budget est adopté, les crédits du ministère des armées seront renforcés de 6,7 milliards en 2026 –, il serait utile que nous disposions des capacités de production associées ; l’industrie française de technologie et de défense doit donc être soutenue.Aux arguments du rapporteur général – auxquels je souscris – s’ajoute un problème qui, à mes yeux, est double. D’une part, le crédit d’impôt recherche n’est pas différencié par secteur ; s’il l’était, il basculerait dans le champ des aides d’État et la Commission européenne aurait le droit de contester sa validité. Nous n’avons donc pas intérêt à opérer une telle […]

La parole est à M. François Cormier-Bouligeon.

Madame la ministre, je vous rassure sur le sort des PME : les grands groupes passent des commandes à leurs sous-traitants ; les retards de paiement constatés en 2025 sont essentiellement dus à la censure du gouvernement Barnier et au décalage du vote du budget que nous avons – et qu’elles ont – subi. Le carnet de commandes des PME est plein ; j’en veux pour preuve la présence de l’entreprise Berthelot, d’Aubigny-sur-Nère, à l’exposition du Fabriqué en France, à l’Elysée, cet après-midi.Vous avancez ensuite l’argument européen. Il est temps que l’Europe prenne en considération sa défense et soutienne la BITD européenne, ce qui passe par un soutien aux BITD nationales. Nous devons nous-mêmes nous y employer dans l’élaboration de notre budget, madame la ministre. Le canon Caesar, qui permet à nos amis ukrainiens de se défendre face aux Russes a par exemple été développé par Nexter-KNDS […]

#83

(L’amendement no 609 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #84

La parole est à M. Daniel Labaronne, pour soutenir l’amendement no 1880.

article Après_ 12 · amendement 1880

Il vise à prolonger de trois ans, jusqu’au 31 décembre 2028, le bénéfice du crédit d’impôt en faveur de la recherche collaborative (CICO). Ce dispositif encourage les partenariats de recherche entre entreprises et organismes publics de recherche ; il favorise le transfert de technologies, le développement de l’innovation et la montée en compétence des acteurs économiques. Sur mon territoire est implanté le Certem, le centre d’études et de recherches technologiques en microélectronique, qui associe l’université de Tours, l’université d’Orléans, le CNRS – Centre national de la recherche scientifique –, le Cesa – Centre d’études stratégiques aérospatiales – et des entreprises privées. Les acteurs de cet écosystème mêlant entreprises et chercheurs me disent qu’il est primordial de pérenniser le CICO. (M. Paul Midy applaudit.)

article Après_ 12 · amendement 1880

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #87

Favorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #89

Ce crédit d’impôt donne lieu à une dépense fiscale de 14 millions d’euros et concourt à un objectif que nous pourrions tous partager ici : les organismes de recherche publics doivent pouvoir bénéficier des activités de recherche des groupes privés.

Oui !

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #91

Il prend la forme d’une exonération de 40 % des dépenses facturées pour les grandes entreprises et de 50 % pour les TPE-PME, lorsque la dépense est engagée auprès d’organismes publics. C’est exactement ce que nous voulons encourager, que le meilleur de la recherche des laboratoires publics soit soutenu et valorisé par l’écosystème industriel privé. (M. Paul Midy applaudit.)Nous accueillons favorablement la mesure proposée.

Excellent !

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Je veux profiter de l’occasion pour souligner un point dont on a peu parlé jusqu’ici. Des milliards sont dépensés pour soutenir – en théorie – les activités privées de recherche et développement, mais cela a très peu d’effets : la France se situe en dessous de la moyenne de l’OCDE en matière de croissance des dépenses de R&D, alors qu’en volume, les dispositifs publics en vigueur dans les autres pays sont beaucoup moins massifs que chez nous.Parallèlement, notre recherche publique subit un décrochage ; pas plus tard que lundi, nous examinerons le projet de loi de finances de fin de gestion (PLFFG), qui prévoit de nouvelles annulations de crédits pour la mission Enseignement supérieur et recherche. Les laboratoires de recherche dépendent ainsi de plus en plus des projets et des financements privés. Ce que vous êtes en train d’endommager, c’est l’autonomie et la liberté des chercheurs et […]

La parole est à Mme Marie-Christine Dalloz.

Chaque année, que ce soit en commission des finances ou en séance, je ne comprends pas l’acharnement – il n’y a pas d’autre terme – de l’aile très à gauche de notre hémicycle contre le crédit d’impôt recherche. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) C’est presque pathétique ! Dès qu’il en est question, vous voyez rouge. (Sourires sur divers bancs.) Vous opposez la recherche privée et la recherche publique, mais la réalité est tout autre : il existe des passerelles entre les deux. C’est ce qui fait la force d’une recherche au niveau national. Vous pouvez faire tous les comparatifs que vous voulez ; si vous supprimez la recherche des grands groupes,…

On ne veut pas supprimer la recherche des grands groupes !

…c’est tout le tissu économique de la filière concernée qui s’affaissera ! Le comprendrez-vous un jour ? Si tel était le cas, vous pourriez admettre que le dispositif dont nous parlons va dans le bon sens. (MM. Gabriel Attal et Guillaume Kasbarian applaudissent.)

Vous êtes rétrogrades !

Ce n’est pas la peine de hurler.

Sébastien Chenu president · RN #103

Je mets aux voix l’amendement no 1880.

#104

(Il est procédé au scrutin.)

Sébastien Chenu president · RN #105

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 167 Nombre de suffrages exprimés 154 Majorité absolue 78 Pour l’adoption 141 Contre 13

#106

(L’amendement no 1880, modifié par la suppression du gage, est adopté.)

Sébastien Chenu president · RN #107

La parole est à M. François-Xavier Ceccoli, pour soutenir l’amendement no 1288.

article Après_ 12 · amendement 1288

Dans de nombreux territoires touristiques et agricoles, la pénurie de logements disponibles pour les travailleurs saisonniers est devenue un frein majeur à l’activité économique. Chaque année, des entreprises peinent à recruter, non par manque de main-d’œuvre mais parce que leurs salariés ne trouvent pas à se loger à proximité de leur lieu de travail.L’amendement vise à instaurer un crédit d’impôt de 30 % pour les entreprises qui investissent dans la construction ou la réhabilitation de logements destinés à leurs travailleurs saisonniers. Le dispositif est dimensionné pour bénéficier aux agriculteurs et aux PME ; il est plafonné à 300 000 euros par entreprise.Il s’agit d’une mesure pragmatique et ciblée, soutenable pour les finances publiques ; elle favoriserait l’emploi, la vitalité de nos territoires et la dignité des travailleurs, trop souvent logés dans des conditions difficiles. Ce […]

article Après_ 12 · amendement 1288

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #112

La commission a repoussé cet amendement lors d’une réunion tenue au titre de l’article 91, alinéa 9, du règlement.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #114

La question du logement des saisonniers est cruciale dans de nombreux territoires. La Cour des comptes, dans son rapport de juillet 2025, a préconisé de faire de ce sujet la priorité d’une action concertée des employeurs, de l’État, des collectivités et d’Action logement. Je pense qu’un crédit d’impôt n’est pas nécessaire ; nous avons plutôt besoin que dans chaque territoire, tous se mobilisent pour agir sur l’utilisation du foncier et la délivrance des permis de construire. Cela coûterait moins cher aux finances publiques et serait plus efficace. Retrait ou défavorable.

#115

(L’amendement no 1288 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #116

La parole est à M. François-Xavier Ceccoli, pour soutenir l’amendement no 1286.

article Après_ 12 · amendement 1286

Nous en revenons au crédit d’impôt pour investissements en Corse, un outil essentiel pour soutenir l’activité économique. La différence entre les investissements de remplacement, inéligibles au CIIC, et ceux qui visent à une modernisation, éligibles au dispositif, mérite d’être clarifiée dans la loi.Nous proposons une règle simple et claire : lorsqu’un investissement de remplacement excède de plus de 20 % la valeur d’origine du bien, il est réputé avoir pour objet une modernisation, ce qui le rend éligible au crédit d’impôt. Cela permettra aux entreprises de continuer à investir sans avoir à justifier la nature du changement apporté à leur activité.

article Après_ 12 · amendement 1286

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #120

La commission a repoussé cet amendement lors de la réunion qui s’est tenue au titre de l’article 91.Au-delà de l’intérêt économique réel de votre proposition, nous nous demandons si nos obligations européennes en matière d’aides d’État n’empêchent pas l’ouverture de ce crédit d’impôt aux investissements de remplacement. Si nous l’ouvrions à ce type d’investissements, nous risquerions de fragiliser juridiquement l’ensemble du CIIC. Avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #123

On sait l’importance de l’investissement productif, en Corse comme ailleurs. Un dispositif spécifique existe pour la Corse ; il est validé par la Commission européenne et il serait risqué de trop le modifier – cela fait écho au débat d’hier sur les dispositions pour lesquelles nous devons respecter le cadre concurrentiel.Aujourd’hui, si vous opérez un remplacement et que vous étendez votre activité, vous êtes éligible au crédit d’impôt ; si vous vous contentez d’un remplacement simple, vous ne l’êtes pas. C’est une logique qui peut s’entendre, eu égard à l’exigence de bonne utilisation des deniers publics.Avis défavorable, à moins que vous ne retiriez l’amendement.

#126

(L’amendement no 1286 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #127

Sur l’amendement n° 229, je suis saisi par le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 227.

Nous abordons une question déjà soulevée lors de l’examen des précédents projets de loi de finances, celle du crédit d’impôt pour investissements en Corse. C’est un dispositif essentiel à la création et à la pérennité de nombreuses entreprises, car celles-ci souffrent de plusieurs handicaps liés à l’insularité – la durée et le coût des trajets, la nécessité de doubler le matériel roulant ou encore de faire des stocks –, auxquels il convient, au nom de l’exigence de justice, de remédier.Nous jouons gagnant-gagnant ! Mes amendements visent à renforcer ce crédit d’impôt et à le prolonger jusqu’en 2030. Cela représente un coût, certes, mais il faut en considérer la contrepartie : le dispositif permettra de créer des entreprises, des emplois, de la richesse et, in fine, des rentrées fiscales.

article Après_ 12 · amendement 1286

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #132

L’amendement no 227 tend à augmenter de 15 points les taux du CIIC. J’aurais aimé vous donner un avis favorable, monsieur Castellani, mais le coût de la mesure n’a pas été évalué, et je ne suis pas à même de le déterminer.En outre, le rapport d’information sur les crédits d’impôt spécifiques à la Corse, remis en juin 2024 par notre collègue Christine Pirès Beaune, soulignait que le CIIC profitait essentiellement au secteur du tourisme, au détriment, semble-t-il, des autres secteurs. J’émets donc un avis défavorable sur cet amendement.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #135

Nous abordons, si je puis dire, le « moment corse ». Je remercie M. Castellani de nous inviter à traiter plusieurs sujets.Avant d’évoquer l’amendement, je tiens à alerter la représentation nationale sur le fait que le vote intervenu hier, à l’article 8, sur la réduction d’impôt pour souscription au capital d’une PME (IR-PME) risque de limiter fortement la capacité des épargnants français à investir dans les PME corses. Nous voulions prolonger la disposition permettant d’investir en Corse par l’intermédiaire des fonds d’investissement de proximité (FIP). Compte tenu du vote, cette disposition n’est pas sécurisée.Je suis un peu gênée par votre proposition, monsieur Castellani. Dans son rapport, Mme Pirès Beaune préconisait non pas d’augmenter les taux de ce crédit d’impôt, mais d’en modifier le périmètre, en le recentrant sur certains secteurs. Je souhaiterais que nous suivions plutôt les […]

#139

(L’amendement no 227 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #140

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 229.

article Après_ 12 · amendement 229

Mêmes causes, mêmes effets : compte tenu de l’avis donné par Mme la ministre sur l’amendement précédent, il n’y a pas lieu de défendre celui-ci.

article Après_ 12 · amendement 229

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #143

L’amendement no 229 est identique au no 227, à ceci près qu’il prolonge en outre le crédit d’impôt jusqu’au 31 décembre 2030. Mon avis est donc défavorable, pour les mêmes raisons.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #145

Même avis.

Sébastien Chenu president · RN #146

Je mets aux voix l’amendement no 229.

#147

(Il est procédé au scrutin.)

Sébastien Chenu president · RN #148

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 173 Nombre de suffrages exprimés 164 Majorité absolue 83 Pour l’adoption 76 Contre 88

#149

(L’amendement no 229 n’est pas adopté.)

Sébastien Chenu president · RN #150

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 226.

article Après_ 12 · amendement 226

Je prends acte du vote, qui privilégie l’équilibre budgétaire au détriment de la vitalité économique et sociale de la Corse. Ayant vécu ici l’examen d’une bonne dizaine de projets de loi de finances, j’ai l’impression de bégayer : nous répétons chaque fois le même plaidoyer en faveur de l’économie et de la vie sociale en Corse, en expliquant que nous jouons gagnant-gagnant.Nous proposons cette fois de prolonger le crédit d’impôt jusqu’au 31 décembre 2030. L’idée est d’offrir une certaine stabilité.Au-delà de cette mesure, il serait souhaitable de doter la Corse d’un statut fiscal et social ; nous ne cessons de le réclamer. Il s’agirait de mettre à plat tous les dispositifs fiscaux qui intéressent la Corse et d’en faire un véritable statut fiscal, afin de stabiliser ce cadre et de donner une visibilité à plus long terme, ce qui est indispensable au développement économique de l’île.

article Après_ 12 · amendement 226

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #155

La commission a rejeté l’amendement. À titre personnel, je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée. Comme M. Castellani, j’estime nécessaire d’apporter de la stabilité fiscale et d’offrir davantage de recul.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #157

Je suis très déçue que l’amendement no 1231 de M. Colombani, qui était en discussion commune, n’ait pas été défendu. Je vous aurais volontiers invité à retirer le no 226 au profit de cet amendement qui visait à prolonger le crédit d’impôt jusqu’au 31 décembre 2028. Je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée, tout en relevant que cela nous donnera moins d’occasions d’évaluer le dispositif. J’espère néanmoins que la représentation nationale s’assurera que le dispositif reste efficace au fil du temps.

#158

(L’amendement no 226, modifié par la suppression du gage, est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #159

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 1084.

article Après_ 12 · amendement 1084

Le secteur des transports est jusqu’à présent exclu du champ du CIIC. Or, vous le savez, les entreprises de transport en Corse sont lourdement affectées par l’insularité. Cet amendement leur permettrait de bénéficier du dispositif.

article Après_ 12 · amendement 1084

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #162

La commission a repoussé cet amendement lors de la réunion qu’elle a tenue en application de l’article 91 du règlement. J’émets un avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #164

J’émets moi aussi un avis défavorable. Si nous incluions le transport de passagers et de marchandises dans le champ du crédit d’impôt, cela augmenterait considérablement son coût et en modifierait la nature, puisqu’il vise avant tout à favoriser l’investissement productif des TPE-PME. Vous venez de prolonger le crédit d’impôt jusqu’au 31 décembre 2030. Je suggère que nous en restions au dispositif tel qu’il est, car il fonctionne.

#165

(L’amendement no 1084 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #166

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 1634.

article Après_ 12 · amendement 1634

Nous considérons qu’il est nécessaire de sécuriser le CIIC, en y rendant les travaux de rénovation éligibles. Les professionnels hôteliers et les établissements de santé se demandent s’ils peuvent en bénéficier lorsqu’ils ne sont pas propriétaires. Il y a là une incohérence, et ce point est laissé à l’interprétation des services fiscaux. Cet amendement vise donc à apporter une clarification.

article Après_ 12 · amendement 1634

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #169

Qu’entend-on par « travaux de reprise importante des structures » ? Je crains que la rédaction de votre amendement ne soit imprécise, ce qui risque de créer une instabilité juridique. Mon avis est donc défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #171

Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2024, il avait précisément été décidé de ne pas faire de l’inscription des travaux à l’actif de l’entreprise une condition pour bénéficier du crédit d’impôt, de sorte que les entreprises qui investissent en crédit-bail y soient elles aussi éligibles. Si nous retenions la rédaction que vous proposez, nous reviendrions en arrière et priverions certaines entreprises de ce crédit d’impôt. Je pense que ce n’est pas une bonne idée ; je plaide, là aussi, pour la stabilité.

#172

(L’amendement no 1634 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #173

La parole est à M. François-Xavier Ceccoli, pour soutenir l’amendement no 1287.

article Après_ 12 · amendement 1287

Dans le même esprit que l’amendement no 1084 de M. Castellani, il vise à rendre le secteur du transport routier de marchandises éligible au CIIC. La situation actuelle est tout de même assez étonnante : les entreprises de travaux publics qui font l’acquisition de camions bénéficient du crédit d’impôt, pas les PME de transport local. L’amendement tend à y remédier.

article Après_ 12 · amendement 1287

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #176

M. Ceccoli a raison de souligner que l’économie insulaire présente des spécificités et que les surcoûts induits sont tels que l’on cherche par tous les moyens à les compenser pour rétablir l’égalité avec les autres contribuables. Toutefois, la commission a repoussé cet amendement lors de la réunion qu’elle a tenue en application de l’article 91 du règlement. J’émets donc un avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #178

Certains ici n’aiment pas que je me réfère au droit européen, mais je rappelle que l’article 13 du règlement européen relatif aux aides aux entreprises exclut expressément le secteur des transports du champ d’application des aides à l’investissement à finalité régionale. Je ne reviens pas ici sur les raisons de cette exclusion.Je tiens à informer très précisément la représentation nationale : l’ensemble du crédit d’impôt pourrait être fragilisé par l’adoption de cet amendement. Il pourrait être retoqué, auquel cas les secteurs qui y sont actuellement éligibles ne pourraient plus en bénéficier. Il serait préférable de retirer l’amendement.

Je le maintiens !

#181

(L’amendement no 1287 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #182

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 234.

article Après_ 12 · amendement 234

Le taux du CIIC est porté de 20 % à 30 % pour les entreprises de moins de 11 salariés. Cela crée un effet de seuil. L’amendement vise à aménager le dispositif pour que les entreprises de moins de 20 salariés puissent en bénéficier.

article Après_ 12 · amendement 234

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #185

Il y aura toujours un effet de seuil pour les entreprises de plus de 20 salariés. D’autre part, nous ne disposons pas d’évaluation probante quant au caractère incitatif de cette mesure. La commission a rejeté l’amendement au cours de la réunion qu’elle a tenue en application de l’article 91 du règlement. L’avis est défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #187

Monsieur Castellani, 95 % des entreprises corses comptent moins de 11 salariés et, partant, sont éligibles au taux de 30 %. Nous proposons d’en rester au dispositif tel qu’il est, car il a fait ses preuves. Je suis donc défavorable à l’amendement.

#188

(L’amendement no 234 est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #189

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 1731.

article Après_ 12 · amendement 1731

Par cet amendement, nous proposons, à titre expérimental, de porter à 40 % le taux du CIIC lorsque les investissements sont réalisés en faveur de la transition écologique. Ce dispositif de soutien au développement durable pourrait être qualifié de « crédit d’impôt vert ».

article Après_ 12 · amendement 1731

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #192

Compte tenu de l’ampleur potentielle du dispositif, je crains que l’expression « investissements réalisés en faveur de la transition écologique » ne soit pas suffisamment précise. La commission a repoussé cet amendement lors de la réunion qu’elle a tenue en application de l’article 91 du règlement. J’émets un avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #194

Je me permets de relever une coquille : vous proposez que cette expérimentation s’applique au titre de l’exercice 2023 – peut-être avez-vous repris un amendement déposé il y a quelques années. Dès lors qu’elle concerne non pas l’avenir mais le passé, la mesure serait dépourvue d’effet incitatif.Nous avons décidé, par ce crédit d’impôt, de financer certains investissements à partir de la richesse nationale. Or cette dépense fiscale, dont bénéficient actuellement 4 500 entreprises, coûte déjà 100 millions d’euros. Si nous portions le taux à 40 % dans les cas que vous décrivez, ce coût augmenterait massivement, dans la mesure où de nombreux investissements sont compatibles – c’est heureux – avec nos objectifs environnementaux. Compte tenu de l’erreur de date et de nos contraintes budgétaires, je vous invite à retirer l’amendement.

La parole est à M. Michel Castellani.

Je retire l’amendement. Je remercie la représentation nationale d’avoir accepté de prolonger le crédit d’impôt jusqu’au 31 décembre 2030 et d’avoir relevé légèrement le seuil à partir duquel les entreprises bénéficient du taux de 30 %.Néanmoins, je ne peux que répéter ce que j’ai dit précédemment : il faut que, sur tous les bancs, l’on prenne conscience du fait que la Corse est une île, qu’elle a des besoins spécifiques et qu’elle a, outre sa géographie, une histoire et une substance sociale qui lui sont propres. Cela appelle un traitement particulier, non pas pour le plaisir de se singulariser, mais parce que la Corse présente réellement des particularités et que l’on traite difficilement de questions particulières par des lois générales. Je renvoie cette réflexion au débat sur l’avenir institutionnel de la Corse, que l’on nous promet et qui viendra, je l’espère. Je vous donne […]

#199

(L’amendement no 1731 est retiré.)

Sébastien Chenu president · RN #200

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir, pour soutenir l’amendement no 1914.

article Après_ 12 · amendement 1914

L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale des finances (IGF) qualifient le crédit d’impôt famille (CIF) de dispositif surfinancé, mal piloté et amplificateur d’inégalités. Elles jugent qu’il n’a pas fait la preuve de son efficacité pour stimuler la création de places de crèches.Le CIF enrichit les grands groupes de crèches privées lucratives qui bénéficient d’un triple financement public via les subventions, le CIF – 131 millions annuels – et les déductions fiscales accordées aux entreprises qui financent des berceaux.En 2023, l’Igas avait alerté sur le fait que le financement public servait plus à gonfler les marges qu’à améliorer les conditions d’accueil des jeunes enfants. La commission d’enquête sur le modèle économique des crèches instituée à l’initiative de notre collègue William Martinet avait démontré que le groupe Les Petits Chaperons rouges […]

article Après_ 12 · amendement 1914

Quel est l’avis de la commission ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #206

Le modèle économique des crèches est un sujet important. Toutes les communes connaissent des difficultés pour faire fonctionner leurs crèches tant en raison de la pénurie de personnel que d’un modèle économique défaillant. Nous faisons face à une véritable difficulté : si quelqu’un ici a une solution miracle, qu’il n’hésite pas à la partager !

La solution, c’est le service public de la petite enfance !

Philippe Juvin rapporteur général · DR #208

Pour avoir été maire quelques années, je dis humblement que ce problème ne peut être réglé d’un claquement de doigts.Le rapport de l’Igas que vous avez évoqué a tout de même démontré que le CIF avait permis d’orienter les financements des entreprises et de créer des places de crèches. L’Igas recommandait d’ailleurs le statu quo législatif.La commission a rejeté l’amendement. Avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #212

Nous avons eu ce débat lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) à propos du congé de naissance. Nous sommes arrivés à la conclusion que les difficultés de garde constituaient un frein très fort à la démographie et à l’inclusion des jeunes parents – surtout des jeunes mères – dans le monde du travail. À cet égard, le fait que des entreprises consacrent des moyens au financement de modes de garde pour les enfants de leurs salariés constitue une bonne nouvelle.Selon l’Igas, la réforme du CIF devrait être envisagée uniquement dans le cadre d’une refonte globale de la politique d’accueil du jeune enfant. Si nous ne sommes pas en train d’y procéder, nous avons tout de même créé le congé de naissance et sécurisé le crédit d’impôt de garde d’enfants à domicile.Certes, le CIF représente un coût de 131 millions mais les modes de garde constituent un […]

La parole est à Mme Edwige Diaz.

La France est au bord de la catastrophe démographique : pour la première fois depuis 1945, notre solde démographique est négatif cette année. Alors que les femmes souhaitent plus de deux enfants chacune, leur taux de fécondité est inférieur à deux. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Dans ce contexte, l’idée lumineuse de La France insoumise consiste à supprimer le CIF !Le Rassemblement national est mobilisé sur le sujet des crèches, sur lequel mon collègue José Gonzalez a posé une question écrite. Qu’elles soient municipales, déléguées ou privées, ce que nous constatons, c’est qu’il y a une pénurie de places disponibles. Ainsi, dans mon département, la mairie de Bordeaux a dû fermer 10 % des places en 2023, faute de personnel.Cet amendement est particulièrement inopportun. L’aveuglement anticapitaliste de La France insoumise l’empêche de répondre aux besoins des parents qui […]

La parole est à Mme Danièle Obono.

Ce qui est particulièrement inopportun et cynique, c’est de continuer à financer la maltraitance des enfants et des personnels ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) La commission d’enquête menée à l’initiative de William Martinet a établi que ce type de dispositif était exploité par les grands groupes. Voilà ce que pointe notre amendement !

Votre amendement ne réglera rien !

Au terme d’un travail parlementaire, nous avons dénoncé ce qui était fait au détriment des enfants et des salariés. Si le secteur de la petite enfance fait face à un manque de personnel, c’est précisément en raison des conditions de travail détestables et maltraitantes imposées aux salariés.Monsieur le rapporteur général, si je conviens bien volontiers qu’il n’existe pas de formule miracle pour créer un service public de la petite enfance, supprimer comme cela est fait depuis huit ans – avec votre soutien – les moyens des collectivités et de la sécurité sociale n’est certainement pas la meilleure façon d’y parvenir. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – MM. Éric Coquerel, président de la commission des finances, et Marc Pena applaudissent également.)

#224

(L’amendement no 1914 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Sébastien Chenu president · RN #225

La parole est à Mme Florence Herouin-Léautey, pour soutenir l’amendement no 632.

article Après_ 12 · amendement 632

Cet amendement de ma collègue Céline Hervieu vise à réduire de 50 à 25 % le taux du CIF accordé aux entreprises au titre des dépenses exposées pour l’accueil des enfants de moins de 3 ans de leurs salariés. Le CIF a été créé en 2004 pour inciter les entreprises à s’impliquer davantage dans la politique familiale et à créer des places de crèches afin d’aider leurs salariés à mieux concilier vie professionnelle et vie privée.Comme cela a été dit, il fait l’objet de nombreuses critiques. Selon l’Igas et l’IGF, le CIF ne constitue plus un levier pour créer les nouvelles places dont nous avons besoin.Nous préconisons que l’économie réalisée grâce à la baisse du taux du CIF soit réaffectée par l’État à l’accompagnement financier des communes dans l’exercice de leurs compétences désormais obligatoires en matière d’accueil du jeune enfant et serve à doter le service public de la petite enfance […]

article Après_ 12 · amendement 632
Sébastien Chenu president · RN #229

Je suis saisi de deux demandes de scrutin public : sur l’amendement no 632, par le groupe Socialistes et apparentés, et sur l’amendement no 571, par le groupe Union des droites pour la République. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Quel est l’avis de la commission sur l’amendement no 632 ?

Philippe Juvin rapporteur général · DR #231

Le fait de prononcer la formule magique « service public de la petite enfance » ne suffit pas à régler le problème !

Ce n’est pas un mot magique, c’est un engagement !

Philippe Juvin rapporteur général · DR #233

Comment le finance-t-on ? Quelles sont ses missions ? Comment formons-nous les personnels ? Voilà les questions auxquelles il faut répondre avant de lancer des incantations !

Nous débattons du PLF ! C’est le moment d’aborder les financements !

Philippe Juvin rapporteur général · DR #235

Nous sommes quelques-uns ici à présider des collectivités territoriales et à gérer de facto un service public de la petite enfance. Il existe, ne réinventons pas l’eau tiède ! De nombreuses crèches sont fermées faute de personnel. Il nous faut répondre aux questions relatives au mode de fonctionnement des crèches avant de scander des slogans ! (M. Franck Riester applaudit.) Avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #237

La politique familiale représente 100 milliards d’euros en France ; la part de notre PIB consacrée aux familles est la plus importante des pays de l’OCDE. Le fonds national d’action sociale (Fnas), qui porte les financements de la petite enfance, gère 7 milliards par an, chiffre en croissance de 7 % par an grâce à la convention d’objectifs et de gestion (COG) – dont j’ai parlé presque chaque jour –, négociée en 2023 par la branche famille. La COG accroît les moyens alloués aux familles alors même que la natalité diminue de 20 %, ce qui signifie que les moyens dédiés par enfant augmentent sensiblement. C’est un soutien massif !Les financements de la CAF peuvent aller jusqu’à 20 000 euros par berceau. Enfin, ma collègue Stéphanie Rist et moi-même avons annoncé dans le cadre du PLFSS la réévaluation rétroactive pour 2025 du tarif de financement des crèches, publiques et privées, par les […]

La parole est à M. Hervé de Lépinau.

Pour dire les choses simplement : ces amendements sont des coups portés aux familles. Ils s’inscrivent dans l’agenda politique de la gauche, qui considère qu’une population trop nombreuse constitue une atteinte à la biodiversité et au climat. Pour eux, si on fait moins d’enfants, la Terre s’en portera mieux ! (Rires sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Quelle blague !

Cela posé, n’oubliez jamais que le crédit d’impôt permet la création de places privées de crèches en zones rurales. En supprimant ce mécanisme de subsidiarité qui permet à de petites entités de subsister, vous compliquerez l’accès des femmes à l’emploi en zone rurale.

N’importe quoi !

Ne créez pas de discrimination ! (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

La parole est à Mme Florence Herouin-Léautey.

L’argent public finance des places de crèches pour les enfants de moins de 3 ans, c’est-à-dire pour les publics les plus vulnérables, les tout-petits qui seront les citoyens de demain. Les dérives en la matière sont connues et appellent une réponse des pouvoirs publics. Il faut garantir que nos tout-petits sont convenablement pris en charge, changés et nourris chaque jour et encadrés par du personnel diplômé.Si notre pays fait face à une pénurie de personnel formé, les milliards d’euros du SPPE que vous avez mis en avant n’y répondent pas. Le SPPE n’est pas un mot magique que j’aurais inventé : c’est un nouveau service public que le précédent gouvernement a fait entrer dans la loi, malheureusement sans le doter de moyens ! Les sommes que vous avez évoquées servent aux collectivités à poser des diagnostics sur le nombre de places nécessaires, non à les créer.Je comprends vos propos et je […]

La parole est à Mme la ministre.

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #251

Le pays entier – de droite, de gauche, du centre ou d’ailleurs – est derrière les familles et les enfants. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR, DR, Dem et HOR.) Madame la députée, vous n’avez pas le monopole de la défense des enfants !Je suis prête à repréciser les aides à l’investissement qui sont proposées par la CAF dans le cadre de la COG, via son Fnas. Que d’acronymes ! Je traduis : la caisse d’allocations familiale finance la construction de places de crèches par l’intermédiaire de son fonds d’action sociale. Elle alloue jusqu’à 20 000 euros par berceau. En Essonne, la feuille de chou de mon intercommunalité mentionne un financement de 3,5 millions en faveur des crèches tandis que la CAF verse 15 000 euros par berceau. Il s’agit bien d’investissements.La PSU finance ensuite le fonctionnement. Vous vous plaignez du manque de personnel formé et des mauvaises conditions […]

Mais on récupérerait des sous !

Sébastien Chenu president · RN #256

Je mets aux voix l’amendement no 632.

#257

(Il est procédé au scrutin.)

Sébastien Chenu president · RN #258

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 188 Nombre de suffrages exprimés 188 Majorité absolue 95 Pour l’adoption 62 Contre 126

#259

(L’amendement no 632 n’est pas adopté.)

Sébastien Chenu president · RN #260

L’amendement no 571 de Mme Christelle D’Intorni est défendu.Quel est l’avis de la commission ?

article Après_ 12 · amendement 632
Philippe Juvin rapporteur · DR #262

Défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Amélie de Montchalin ministre · LaREM #264

Cet amendement prévoit d’ouvrir le crédit d’impôt famille aux collaborateurs libéraux et aux gérants non salariés des entreprises.Or nous parlons précisément d’un crédit d’impôt destiné aux entreprises qui ont des salariés. Les catégories de personnes que vous ciblez sont soumises à un autre régime fiscal, en l’occurrence celui des indépendants.Tenons-nous en donc aux modalités actuelles du dispositif, dont l’objectif est d’accompagner le retour à l’emploi des jeunes parents, en particulier les mères de famille. Avis défavorable.

Sébastien Chenu president · RN #267

Sur l’amendement n° 547, je suis saisi par le groupe Union des droites pour la République d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à Mme Mathilde Feld.

Je veux simplement répondre au Rassemblement national, qui se prétend le parangon de la défense des familles, que le nombre d’enfants par famille est beaucoup plus élevé parmi la population immigrée – nous le savons très bien. Votre positionnement politique se heurte donc une nouvelle fois à une profonde contradiction. (M. Aurélien Le Coq applaudit. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.)

Sébastien Chenu president · RN #270

Je mets aux voix l’amendement no 571.

#271

(Il est procédé au scrutin.)