Séance du 15 octobre 2024 /// n°6 /// 477 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 17e législature · session Session ordinaire 2024-2025

Séance du 15 octobre 2024 — 6e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.

477prises de parole
101orateurs
22points à l'ordre du jour
1scrutins

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5 la motion de rejet préalable, déposée par Mme Mathilde Panot, du projet de loi d'approbation des comptes de la sécurité sociale de l'année 2023 (premi… 235 / 117 adopté

Verbatim Le compte rendu

Tours 1 à 200 sur 477 — page 1 / 3.

Yaël Braun-Pivet president · EPR #2

La séance est ouverte.

#3

(La séance est ouverte à quinze heures.)

Questions au Gouvernement

Yaël Braun-Pivet president · EPR #6

L’ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.

Guerre au Proche-Orient

La parole est à Mme Elsa Faucillon.

Au moment même où je prends la parole, le génocide se poursuit implacablement à Gaza. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LFI-NFP et EcoS.) La famine y fait rage et la Cisjordanie, elle aussi, est en proie aux flammes et au sang. Le tourbillon de souffrances imposé à la Palestine s’étend désormais jusqu’au Liban. Israël bombarde Beyrouth…

Ce sont des victimes du Hamas !

…et rase des villages entiers dans le Sud-Liban. Combien de temps assisterons-nous à cette indicible horreur – des corps brûlés, ensevelis, meurtris, des hommes et des femmes tentant d’échapper aux bombardements, des enfants au milieu des ruines, des hommes et des femmes qui réclament la libération de leurs proches retenus en otage, des prisonniers politiques torturés ?De Deir Yassin à Deir El-Balah, de la guerre au Liban de 1982 à celle de 2024, des bombardements sur Gaza en 2008, en 2009, puis en 2014 et en 2023, la guerre nourrit la guerre, semant toujours plus de haine, éloignant toujours davantage la paix et la justice. Nous récusons l’idée que la justice ne viendra jamais, que les Palestiniens n’auraient pas droit à l’humanité. L’humanité pour tous, voilà pour quoi nous nous battons ! (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, LFI-NFP et EcoS ainsi que sur quelques bancs du […]

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre de l’Europe et des affaires étrangères · Dem #15

La France n’oublie pas que, si cette région se trouve au bord de l’embrasement et traverse une tragédie, le Hamas, qui a perpétré le 7 octobre de l’année dernière le pire massacre antisémite depuis la Shoah, porte une très lourde responsabilité.

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #17

Cela dit, la France ne détourne pas le regard et le bilan de cette tragédie, vous l’avez rappelé, s’alourdit d’heure en heure, à Gaza comme au Liban. À Gaza, on déplore quinze morts dans le bombardement d’une école avant-hier ; quatre morts et une quarantaine de blessés, dont des femmes et des enfants, dans le bombardement de l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa hier. Au Liban et en Israël, on déplore quatre soldats tués dans une attaque par drone déclenchée par le Hezbollah ; vingt-deux morts, dont des femmes et des enfants, dans le bombardement du village chrétien d’Aitou au nord du Liban (Mme Farida Amrani s’exclame) ; cinq casques bleus blessés dans des tirs de Tsahal au sud du Liban.S’agissant de Gaza, comme je l’ai indiqué la semaine dernière en réponse à la question de M. Le Coq, la France a été le premier pays à convoquer une conférence humanitaire, un mois après le 7 octobre ; elle […]

Alors, qu’allez-vous faire ?

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #21

C’est la raison pour laquelle le Président de la République, avec ses homologues italien et espagnol, a dès vendredi condamné ces attaques. Elles ont été également condamnées par les Vingt-Sept hier et par le Conseil de sécurité des Nations unies hier soir. Aujourd’hui, le Président de la République réitérera ces condamnations auprès du Premier ministre israélien.

Il faut agir ! Agir !

Aide médicale de l’État

La parole est à M. Fabien Di Filippo.

Monsieur le Premier ministre, ma question concerne l’AME, qui permet aux étrangers en situation illégale de bénéficier de la prise en charge à 100 % de leurs frais médicaux et hospitaliers…

Pour la santé de tous les Français !

…couvrant un panier de soins très large. Elle est légitimement remise en cause alors que son budget explose et que plus de 500 000 personnes en bénéficient. La politique menée au cours des dix dernières années a conduit au doublement de son coût (M. Jean-Paul Lecoq s’exclame), quand le projet de loi de finances (PLF) pour 2025 prévoit une nouvelle augmentation des crédits de la mission concernée, d’un montant de 100 millions d’euros.

Il a raison !

Si les Français peuvent comprendre que des efforts soient nécessaires compte tenu de la situation financière dramatique dont vous avez hérité, ils ne peuvent concevoir qu’on mette davantage à contribution les entreprises et nos concitoyens qui travaillent ou ont travaillé toute leur vie, afin de payer la hausse du coût des soins de personnes qui violent nos lois.

Tout à fait !

Faire croire que nous voudrions refuser des soins à des personnes en danger de mort est complètement fallacieux. (Mme Nathalie Oziol s’exclame.) L’AME couvre bien plus que les urgences de santé et la prévention d’épidémies potentielles ; elle finance sans contrepartie des soins non urgents comme des prothèses de hanche…

Essayez donc de marcher sans prothèse de hanche !

…ou des anneaux gastriques, constituant ainsi l’un des moteurs puissants d’une pompe aspirante de l’immigration illégale et encourageant ses bénéficiaires à demeurer sur notre sol. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.) Nos voisins sont beaucoup plus réalistes : en Grande-Bretagne, en dehors des femmes enceintes et des enfants, les illégaux doivent s’acquitter, préalablement à tout soin non urgent, d’une somme équivalent à 150 % de leur coût pour le système de santé britannique.

Très juste ! Et ils sont de gauche, en Angleterre !

Le rêve français, pour ceux qui aspirent à rejoindre notre belle nation, doit redevenir celui où l’on respecte les lois républicaines, où l’on vient pour bâtir sa vie et contribuer au projet national par le travail, avant de vouloir bénéficier de droits individuels et de prestations sociales généreuses payées à crédit sur le dos des générations futures. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR et sur quelques bancs du groupe UDR. – Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous confirmer la volonté ferme du Gouvernement de réformer l’AME et les mesures envisagées pour en réduire significativement le coût ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR et sur quelques bancs du groupe UDR.)

Di Filippo, avec nous !

La parole est à M. le ministre du budget et des comptes publics.

Laurent Saint-Martin ministre du budget et des comptes publics · LaREM #38

La hausse de crédits de l’AME dans le projet de loi de finances pour 2025 est une hausse tendancielle et en aucun cas une extension de ce dispositif.

Scandaleux !

Laurent Saint-Martin ministre · LaREM #40

Comme pour beaucoup d’autres dépenses prévues dans le PLF, un débat parlementaire important aura lieu, autour des mesures de maîtrise de la dépense mais aussi de contrôle de l’immigration irrégulière, prises par les gouvernements précédents.

Pour quels résultats ?

Laurent Saint-Martin ministre · LaREM #42

De la même façon que des efforts seront demandés dans beaucoup de postes de dépense, un effort sera à faire en matière d’AME, d’autant plus réalisable que les mesures de réduction de l’immigration irrégulière, fixées notamment par la dernière loi relative à l’immigration, produiront leurs effets dès 2025.

C’est Macron qui a saisi le Conseil constitutionnel, quand même !

Laurent Saint-Martin ministre · LaREM #44

Par ailleurs, le Gouvernement ne s’interdit pas de prendre des mesures complémentaires, d’abord pour s’assurer que l’AME ne soit jamais détournée de son objet,…

Il y a du travail !

Laurent Saint-Martin ministre · LaREM #46

…celui d’un outil de santé publique, permettant d’apporter des soins essentiels et urgents, et de protection de l’ensemble de la population. Le Gouvernement ne renoncera pas à l’impératif de santé et à l’exigence d’humanité liés à l’AME…

Bravo !

Laurent Saint-Martin ministre · LaREM #48

…mais il continuera à lutter contre les différents abus, dans la continuité de ce qui a été engagé en 2019.

Rendez l’argent !

Laurent Saint-Martin ministre · LaREM #50

Des mesures seront prises rapidement, à la suite des propositions formulées par Claude Évin et Patrick Stefanini dans leur rapport remis à la fin de l’année dernière : le renforcement des contrôles par l’assurance maladie, l’instauration d’échanges de données avec les consulats pour lutter contre le tourisme médical, ou encore la meilleure prise en compte des ressources du conjoint dans le droit à l’AME. Ce ne sont, à ce stade, que des pistes de travail à discuter ensemble. Dans l’immédiat, le Gouvernement examinera avec vous les amendements, déposés sur le projet de loi de finances pour 2025, visant à maîtriser et stabiliser les dépenses liées à l’AME. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

Nous en déposons !

Vente d’Opella par Sanofi

La parole est à M. Sébastien Chenu.

J’associe à ma question Michel Guiniot, député de l’Oise. M. Oudéa, le PDG de Sanofi, n’avait pas cru bon alerter Mme Oudéa-Castéra, membre du précédent gouvernement,…

Maud Bregeon ministre déléguée auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement · EPR #55

Oh, ce n’est pas bien de dire ça !

…sur la vente de sa filiale Orpella à un fonds de pension américain, qui pourrait entraîner des délocalisations et des suppressions d’emplois, notamment dans les sites de Lisieux et de Compiègne qui produisent le Doliprane. Cette absence de patriotisme économique, qui ne surprendra guère, aura pour conséquence d’entamer encore davantage notre souveraineté sanitaire, et de livrer un fleuron rentable – qui a bénéficié du soutien de la puissance publique au moyen d’une centaine de millions d’euros de crédit d’impôt recherche (CIR) – à une puissance étrangère. Pourtant, d’autres possibilités existaient – notamment des offres françaises qui, par des engagements sociaux plus solides, auraient permis de maintenir cette structure sous pavillon français.Nous vous le disons tout de go, monsieur le Premier ministre, nous ne nous contenterons pas d’un discours de fier-à-bras qui viendrait rouler […]

J’ai mal à la tête, monsieur Chenu !

Vous n’avez plus d’excuse pour ne pas utiliser le « décret Montebourg », qui soumet à autorisation préalable une cession, totale ou partielle, à une puissance étrangère, de fleurons stratégiques, en particulier dans le secteur de la santé. Voilà d’ailleurs ce que ferait un gouvernement sous l’autorité de la présidente Marine Le Pen. (« Elle est où ? » sur divers bancs.) Allez-vous utiliser ce décret protecteur ou allez-vous, comme d’habitude, laisser-faire ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie.

Antoine Armand ministre de l’économie, des finances et de l’industrie · EPR #61

Je vous remercie d’avoir évoqué la stratégie industrielle et sanitaire que nous menons depuis plusieurs années (Rires sur plusieurs bancs du groupe RN), qui a conduit à de nouvelles implantations industrielles (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR) et à l’ouverture prochaine d’une usine de principes actifs de Seqens dans le sud du pays. Vous avez raison de mentionner la souveraineté industrielle puisque c’est toute la chaîne du médicament qui est en cause. Cependant, vous n’êtes pas le seul à vous en inquiéter ; avec Marc Ferracci, ministre délégué chargé de l’industrie, nous nous sommes rendus lundi à Lisieux (« Nous sommes sauvés ! » sur plusieurs bancs du groupe RN) – mais je pense aussi aux élus de l’Oise, le site de Compiègne étant également concerné.

Et de Vitry-sur-Seine, où on licencie !

Antoine Armand ministre · EPR #63

Je veux vous assurer de notre plein engagement à ce sujet, dans le cadre de la procédure de contrôle des investissements étrangers en France. Dès l’annonce par Sanofi de sa volonté d’entrer en négociation, nous avons indiqué les engagements économiques clairs, précis et de long terme qui devaient être respectés, en premier lieu – nous nous retrouverons sur ce point, j’en suis sûr – le maintien en France de l’emploi, de la production du Doliprane, de la recherche et développement ainsi que, plus généralement et pour inclure le site de Compiègne, le maintien de l’empreinte industrielle.

Quel blabla !

Qu’ils rendent le crédit d’impôt recherche !

Antoine Armand ministre · EPR #66

Pour vous répondre clairement, nous suivrons la procédure de contrôle des investissements étrangers en France, telle que la loi le prévoit. Il est impossible à ce stade de dire comment la discussion s’achèvera, mais nous ne nous interdisons rien. Rien n’est exclu et nous continuerons à défendre l’emploi industriel et la souveraineté sanitaire, loin des polémiques que certains voudraient susciter. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

La parole est à M. Charles Rodwell.

Ma question s’adresse également au ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et porte aussi sur le dossier Sanofi-Opella – c’est bien Opella, monsieur Chenu, et non pas « Orpella ». (Sourires.)Cette entreprise représente l’excellence de l’industrie française, avec près de cent références de médicaments produits et vendus, en France et partout dans le monde. Opella, c’est Doliprane : plus de 400 millions de boîtes achetées chaque année par nos familles.Ce fleuron français s’apprête, peut-être, à passer sous pavillon américain. (M. Jean-Paul Lecoq s’exclame.) Nous doutons, monsieur le ministre, que cette opération serve pleinement nos intérêts et qu’elle s’inscrive dans la politique d’attractivité que nous menons depuis sept ans et qui a permis de créer 2,7 millions d’emplois (MM. Gabriel Attal, Pierre Cazeneuve, Roland Lescure, Sylvain Maillard et Franck Riester […]

Bruno Le Maire, reviens de Suisse !

…nous avons renforcé les contrôles sur les investissements étrangers dans les secteurs sensibles. Nous avons ainsi protégé des dizaines d’entreprises stratégiques, comme Biogaran, du rachat ou de la disparition.Dans cette logique, et dans l’intérêt de notre pays, ni la représentation nationale ni le Gouvernement ne peuvent laisser Sanofi mener cette opération sans contrôle de l’État. C’est pourquoi nous vous avons interpellé, dès vendredi, avec soixante-trois collègues, et c’est aussi pourquoi je vous interpelle aujourd’hui : dans le cadre de la saisine de nos mécanismes de contrôle sur les investissements étrangers, quelles garanties et quelles contreparties pensez-vous obtenir de la part de Sanofi et des différentes parties impliquées dans l’opération ?

C’est une question rédigée par Emmanuel Macron !

La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie.

Nationalisez !

Antoine Armand ministre de l’économie, des finances et de l’industrie · EPR #79

Je vous remercie pour votre interpellation ainsi que pour celle des députés de votre groupe, qui veillent à la fois à la souveraineté industrielle de notre pays (Exclamations sur les bancs des groupes RN et DR) – avec d’autres, ce n’était évidemment pas exclusif ! – mais aussi à la défense de son attractivité et de sa capacité à financer des usines, comme les technologies de pointe de demain.

Pas seulement !

Antoine Armand ministre · EPR #81

Je connais votre engagement personnel sur ce sujet. Je vous rappelle les engagements précis que nous avons commencé à exiger dans la discussion avec les parties prenantes, si toutefois le projet venait à se concrétiser – nous n’en sommes en effet qu’au stade des discussions exclusives. Ce sont le maintien de l’emploi, l’empreinte industrielle, la recherche et le développement et, bien évidemment, la localisation du siège. Que les choses soient très claires : nous mobiliserons l’ensemble de la procédure prévue par le décret relatif aux investissements étrangers en France.

Ça nous rassure !

Antoine Armand ministre · EPR #83

L’État, le cas échéant, sera saisi. En accord avec le Premier ministre, je suis en train d’étudier la possible présence de l’État au conseil d’administration d’Opella, ainsi que sa participation au capital. La stratégie industrielle que nous avons construite ces dernières années ne se négocie pas. Comptez sur notre vigilance. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR.)

Situation au Proche-Orient

La parole est à Mme Nadège Abomangoli.

« Retirez vos casques bleus immédiatement » : telle est la menace adressée ce dimanche par le Premier ministre israélien Netanyahou à la Force intérimaire des Nations unies au Liban, garante de la paix et de la protection des civils.

Un député du groupe RN #87

Il n’y a que cela qui vous intéresse !

Depuis jeudi dernier, en effet, plusieurs bases ont été attaquées et cinq casques bleus ont été blessés par des tirs délibérés de l’armée israélienne. L’ONU a refusé le chantage de Netanyahou. Les casques bleus ne bougeront pas. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Nous saluons cette décision, et rendons hommage aux forces onusiennes – qui comptent 700 soldats français –, en première ligne pour assurer le maintien de la paix. (Mêmes mouvements.)Votre ministère a affirmé, jeudi, que le Liban ne pourrait être un nouveau Gaza. Vous conviendrez donc que la dévastation de Gaza est révoltante. Hôpitaux, camps de réfugiés, écoles : à Gaza et jusqu’au Nord du Liban, nul n’est à l’abri. Les scènes d’horreur de personnes brûlées vives dans la cour de l’hôpital Al-Aqsa glacent le sang. (Mêmes mouvements.) Voilà où conduit la rhétorique de la guerre des civilisations : à la […]

C’est redondant !

Nous en sommes là : agissez donc pour la paix et pour la dignité ! (Mêmes mouvements.)

La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Jean-Noël Barrot ministre de l’Europe et des affaires étrangères · Dem #94

Vos questions sur Gaza sont légitimes. Je vous propose, si vous en êtes d’accord, qu’à chaque fois que ces questions sont abordées nous ayons une pensée pour nos deux compatriotes toujours retenus dans l’enfer noir de la captivité : Ofer, 52 ans, père de famille, Ohad, 50 ans, père de famille. (Applaudissements sur les bancs des groupes Dem, RN, EPR, DR, HOR, LIOT et UDR ainsi que sur quelques bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)

Mme Mathilde Panot #95

Et les deux enfants morts à Gaza ? (Brouhaha.)

Un peu de silence, s’il vous plaît !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #97

La France ne détourne le regard d’aucune victime civile et d’aucune victime parmi nos compatriotes. Il est vrai qu’au Liban, deux de nos compatriotes comptent parmi les milliers des victimes civiles des opérations militaires israéliennes.

Et les enfants de Gaza ?

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #99

Je vous remercie d’avoir mentionné le courage des 700 Français engagés dans le contingent de casques bleus de la Finul.

Mais quelle action ? Répondez à la question !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #101

Soyez assurés qu’avec le ministre des armées, nous suivons la situation d’heure en heure, afin de veiller à ce que leur sécurité soit préservée. Notre position est la suivante : la force de l’ONU doit rester en place pour pouvoir jouer tout son rôle quand le cessez-le-feu interviendra, et quand il sera nécessaire de préserver la stabilité du Sud-Liban, dans l’intérêt de l’unité et de la souveraineté du Liban, ainsi que dans celui de la sécurité d’Israël.Quant à ce qui se joue au Liban, et qui touche les populations civiles que vous avez évoquées, c’est la France, encore une fois, qui accueillera, le 24 octobre prochain, la première conférence internationale de soutien au Liban, laquelle sera à la fois l’occasion de mobiliser tous nos partenaires sur le soutien humanitaire que nous devons au Liban,…

Ça ne marche pas dans ces moments-là !

Jean-Noël Barrot ministre · Dem #104

…de soutenir les forces armées libanaises, de soutenir la Finul et d’échanger avec nos partenaires sur l’avenir institutionnel de ce pays cher à la France.

Ce sont des actes que nous demandons, pas des mots ! Des solutions concrètes !

Sécurité civile

La parole est à Mme Sophie Pantel.

Monsieur le Premier ministre, dans votre déclaration de politique générale, au lendemain du congrès national des sapeurs-pompiers de France, vous n’avez pas abordé la question de la sécurité civile. Et pourtant ! Soldats du feu, soldats de la vie et désormais du climat, sursollicités, les sapeurs-pompiers sont souvent le dernier service public disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour faire face au vieillissement de la population, à la pénurie de professionnels de santé, à la crise de l’hôpital public, aux nouvelles activités de pleine nature. Et n’oublions pas les conséquences du changement climatique : inondations dans le Loir-et-Cher, l’Eure-et-Loir, l’Essonne ou encore le Nord, épisodes cévenols dans le Gard, l’Hérault, la Lozère, glissements de terrains dans les Pyrénées et les Alpes, incendies en Gironde ou dans le Sud de la France. Tout le territoire national est […]

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’énergie.

Olga Givernet ministre déléguée chargée de l’énergie · EPR #113

Je vous prie d’excuser l’absence de la ministre Agnès Pannier-Runacher, retenue au Conseil européen à Luxembourg.

Ce n’est pas grave !

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #115

Vous avez fait référence à la dépression Kirk qui a traversé la France la semaine dernière. Cet ouragan, venu de l’Atlantique, a provoqué des pluies très importantes, entre mercredi et jeudi, sur une grande partie du pays.

Un député du groupe SOC #116

C’est la mauvaise fiche ! (Brouhaha.)

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #117

Des vents forts ont notamment frappé les Pyrénées et le Centre-Est du pays. La ministre Agnès Pannier-Runacher était d’ailleurs sur le terrain jeudi dernier, auprès des sinistrés.

Ce n’est pas la question !

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #119

C’est pour cette raison que le département de la Lozère avait été placé par Météo-France en vigilance orange pour les pluies et les inondations. Compte tenu de ces très fortes précipitations… (Le brouhaha se poursuit.)

Madame la présidente !

Un peu de silence s’il vous plaît !

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #122

Je vous explique ce qui s’est passé, ce que les Français ont vécu ! Compte tenu, donc, de ces très fortes précipitations, certaines parties du territoire ont été inondées, notamment dans le village médiéval de Sainte-Énimie. D’autres ont subi des coulées de boue en raison des ruissellements, vous y avez fait référence. C’est bien la preuve qu’il faut nous adapter au changement climatique. (« Oh ! Ce n’est pas la question ! » sur les bancs du groupe SOC.) Cette adaptation passe notamment par des solutions se fondant sur la nature, comme la plantation de haies qui interceptent les ruissellements et les coulées de boue, fixent la terre grâce à leurs racines, facilitent l’absorption de l’eau, ou encore par les sols.

C’est un gouvernement qui a une vision !

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #124

C’est tout l’enjeu du plan national d’adaptation au changement climatique, dont la consultation commencera ces prochains jours. (Le brouhaha se poursuit jusqu’à la fin de l’intervention de la ministre déléguée.)

Ce n’est pas la bonne réponse !

C’est votre réponse, mais pas à la bonne question !

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #127

Vous avez fait référence aux sapeurs-pompiers et aux services qui viennent les aider. Je tiens à les saluer : ils ont été mobilisés nuit et jour. Je tiens également à saluer les services de l’État et les élus locaux qui se sont pleinement mobilisés ces derniers jours pour informer et accompagner les habitants. Compte tenu du caractère exceptionnel de ces inondations, il ne fait aucun doute que les collectivités touchées pourront faire l’objet, de la part de l’État, d’une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

La parole est à Mme Sophie Pantel.

Vous n’avez pas répondu à mes questions. Elles portaient sur la circulaire pour l’exonération de la TICPE, la retraite des sapeurs-pompiers volontaires et le Beauvau de la sécurité civile. (Les députés du groupe SOC se lèvent et applaudissent.)

Narcotrafics

La parole est à M. Romain Baubry.

Pas un jour ne passe dans notre pays, notamment en région Paca, sans que ce que nous appelons maintenant les narcotrafics ne fasse, pour les meurtres qui en sont la conséquence, la une de l’actualité.La semaine dernière, à Marseille, ils auront coûté la vie à un père de famille, pris pour cible sans raison. Ils auront également coûté la vie à un adolescent chargé d’intimider un membre du réseau.Le point commun de ces deux affaires ? Le commanditaire était détenu à la prison d’Aix-Luynes et a organisé ces crimes à l’aide d’un téléphone portable.

Même Al Capone n’en avait pas fait autant !

Car oui, au sein de nos prisons, et même pour les détenus en quartier d’isolement, les téléphones sont en libre circulation, sans que rien n’en empêche l’usage. Aucune leçon n’a été tirée de l’assassinat de deux agents pénitentiaires en mai dernier. On ne perçoit aucune envie de rendre hermétiques nos établissements pénitentiaires, aucune volonté de faire appliquer les règles et les lois.

C’est la chienlit !

La volonté, c’est ce qui a manqué à l’ex-ministre de l’intérieur qui a annoncé, en 2021, la création d’une BAC de nuit pour la commune de Cavaillon, laquelle vivait alors ses premiers règlements de compte. En 2024, où est-elle, monsieur le Premier ministre ?Aujourd’hui, le trafic a pris une telle ampleur que ces criminels n’hésitent pas à venir au commissariat de la ville pour y brûler les véhicules et les locaux, tandis que leurs complices en garde à vue promettent aux policiers que ce n’est que le début. Nous pouvons rendre hommage aux dizaines de policiers nationaux et municipaux qui tentent de tenir cette ville comme ils le peuvent. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)Mais ce dont ils ont le plus besoin, c’est de la tolérance zéro ! Tolérance zéro lors de l’infraction, tolérance zéro lors du jugement, tolérance zéro en détention !Quarante ans de lâcheté politique […]

La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

Bruno Retailleau ministre de l’intérieur #143

Vous citez des événements tragiques qui, de Marseille à Cavaillon, ont ensanglanté notre pays.

Vous êtes le ministre en charge de la sécurité civile ! Vous auriez dû répondre à la question de notre collègue sur les pompiers !

Le cas de Cavaillon est symbolique puisque les délits – l’incendie de véhicules de police et pour partie du commissariat – étaient une opération de représailles consécutive au démantèlement d’un trafic, qui a donné lieu à onze interpellations et à la saisie de 6 kilos de drogue, ainsi qu’à celle d’armes.

Eh oui !

Aussitôt, j’ai tenu à appeler le maire de Cavaillon, et à lui dire que nous ne nous laisserions pas intimider. (« Oh… » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)Aussitôt, j’ai prépositionné la CRS 81 pour tenir la zone (Applaudissements sur les bancs du groupe DR) et transmis des consignes de riposte. Nous rendrons coup pour coup ! D’ailleurs d’autres individus viennent d’être interpellés.

Voilà un ministre qui agit !

Plusieurs députés du groupe LR #150

Très bien !

C’est désormais une guerre que nous devons mener contre le narcotrafic. Il y a dix ans, en 2015, la France était ensanglantée par une série d’attentats ; elle a su se réarmer et se réinventer pour lutter contre le terrorisme. C’est un combat toujours renouvelé et nous devons désormais le mener contre le narcoterrorisme (Mêmes mouvements), avec les mêmes armes, la même détermination dans l’action, la même volonté dans la durée et avec un nouvel arsenal.Sous l’autorité du Premier ministre, Michel Barnier, nous sommes décidés à mener cette guerre. En effet, s’en prendre aux Français et aux symboles de la République, c’est s’en prendre à l’État et à la République. Jamais nous ne nous laisserons intimider. Toujours nous riposterons et, je le répète, nous rendrons coup pour coup. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)

Mesures en faveur des personnes âgées

La parole est à Mme Annie Vidal.

Monsieur le Premier ministre, vous avez présenté les grandes orientations de votre Gouvernement durant la déclaration de politique générale. Si certaines annonces concernant le pouvoir d’achat, la sécurité ou les services publics répondent aux préoccupations des Français, je regrette profondément l’absence de mesures en faveur des personnes âgées et des plus vulnérables. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et SOC.)

Elle a raison !

Il n’y en a pas davantage pour les jeunes !

Alors que 14 millions de nos concitoyens sont âgés de plus de 65 ans,…

Eh oui !

…le nombre des plus de 85 ans est en croissance exponentielle, avec un risque avéré de perte d’autonomie. Pourtant, votre feuille de route n’évoque ni les difficultés des Ehpad, qui subissent une crise financière sans précédent, ni l’accompagnement à domicile, pourtant indispensable pour permettre à nos aînés de vieillir dignement chez eux s’ils le souhaitent.

C’est courageux, Annie !

C’est d’autant plus préoccupant que les besoins, biens connus, deviennent urgents. Le vieillissement de la population s’accélère, les personnels des établissements sont à bout de souffle et les services à domicile peinent à assurer leur mission faute de moyens. Le projet de loi de programmation sur le grand âge et l’autonomie, pourtant inscrit dans la loi du 8 avril 2024 pour bâtir la société du bien-vieillir, qui fait largement consensus et est très attendu, semble avoir été relégué aux oubliettes.

Il est complètement abandonné ! Bravo Annie !

Votre silence sur ces sujets pourtant cruciaux ne peut qu’inquiéter les familles aidantes, les professionnels et les associations d’usagers qui se battent chaque jour pour garantir des conditions de vie décentes aux personnes âgées.

Eh oui !

Quelles mesures concrètes votre gouvernement entend-il prendre, et quelles perspectives offrez-vous aux Français qui attendent une prise en charge adaptée en Ehpad ou à domicile ?

Pourquoi n’avez-vous rien fait quand vous étiez dans la majorité ?

Allez-vous inscrire le projet de loi de programmation au calendrier parlementaire afin de répondre, enfin, à cette urgence sociale ? (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EPR et SOC. – M. Sébastien Peytavie applaudit également.)

Excellent !

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de la famille et de la petite enfance.

Agnès Canayer ministre déléguée chargée de la famille et de la petite enfance #171

Je vous remercie pour votre question, qui met en lumière le sujet majeur du vieillissement de notre population. Il faut nous y préparer dès maintenant pour garantir le bien-vivre de nos concitoyens vieillissants dans les Ehpad, à domicile, mais aussi grâce à d’autres solutions innovantes, comme les résidences intergénérationnelles ou les résidences autonomie.L’engagement du Gouvernement est total et se traduit dans les priorités que Paul Christophe, ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, a présentées au secteur et inscrites dans le PLFSS pour 2025.

Il n’y a rien !

Agnès Canayer ministre déléguée #174

Ce budget vise à investir pour l’avenir de notre modèle de protection sociale, que nous devons tous protéger. Il prévoit une hausse des moyens de la branche autonomie de 4 milliards d’euros, supérieure à celle prévue en 2024. Il comporte une enveloppe supplémentaire pour soutenir la mobilité des aides à domicile, en application de la loi pour bâtir la société du bien-vieillir dont vous étiez la rapporteure.Les Ehpad sont aussi une priorité dans ce PLFSS, le ministre étant conscient des difficultés structurelles qu’ils rencontrent, malgré une hausse de plus de 50 % des dotations des agences régionales de santé depuis 2019.En 2025, le Gouvernement propose d’augmenter de 6 % le sous-objectif affecté à cette priorité au sein de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie afin, par exemple, de poursuivre le recrutement de nouveaux professionnels, de réaliser une réforme ambitieuse de […]

Il faudrait aussi aider les conseils départementaux !

Agnès Canayer ministre déléguée #178

Les dépenses liées aux rémunérations des personnels intérimaires seront davantage régulées. Enfin, en application de la loi pour bâtir la société du bien-vieillir, à partir de janvier 2025, un tarif différencié sera instauré pour les résidents d’Ehpad, afin de tenir compte de leur situation.

Et le projet de loi de programmation ? Vous deviez le déposer avant la fin de l’année ! On l’attend toujours !

Agnès Canayer ministre déléguée #180

Le Gouvernement est prêt à aller plus loin.

Lutte contre les inondations

La parole est à M. Harold Huwart.

Ma question s’adresse à la ministre de la transition écologique. La semaine dernière, des centaines de communes ont été frappées par les inondations. Dans le seul département d’Eure-et-Loir, plus de 2 000 habitations ont été inondées et plus de 7 000 foyers privés d’électricité.Je salue l’engagement des sapeurs-pompiers, des élus et des agents municipaux (Applaudissements sur les bancs des groupes LIOT et DR ainsi que sur quelques bancs du groupe Dem – M. Hervé de Lépinau applaudit également) qui ont prouvé, une fois de plus, que le système français de protection civile est capable de faire face à des phénomènes de cette ampleur.Mais beaucoup reste à faire en matière de prévention des crues. Il y a un an, le Gouvernement a annoncé un plan national de lutte contre les inondations qui n’a toujours pas été présenté. En outre, le projet de budget pour 2025 porte atteinte à des financements […]

Un député #187

Faut demander conseil à Charles de Courson !

Tous ces moyens vont manquer sur le terrain. Pourtant, à l’heure où le dérèglement climatique ne fait que commencer, l’inaction climatique a un coût : les inondations que nous venons de vivre vont ainsi coûter plus de 150 millions.Quelles sont les intentions du Gouvernement concernant les financements ? Certaines dépenses sont nécessaires pour nous en éviter de bien supérieures à l’avenir. (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT.)

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’énergie.

Olga Givernet ministre déléguée chargée de l’énergie · EPR #191

Je vous prie d’excuser l’absence de la ministre, Agnès Pannier-Runacher, retenue au Conseil européen à Luxembourg. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RN, LFI-NFP et EcoS.)Je vous remercie d’évoquer à nouveau la dépression Kirk qui a traversé la France la semaine dernière. Venue de l’Atlantique, elle a provoqué des pluies très importantes sur une grande partie du pays entre mercredi et jeudi, avec des vents forts, notamment dans les Pyrénées et le centre-est du pays.

Un député du groupe RN #193

Vous l’avez déjà dit !

S’il vous plaît, seule la ministre a la parole.

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #195

Certaines parties du territoire ont reçu l’équivalent d’un mois de précipitations en une journée. (Rires sur les bancs du groupe RN.) Votre département…

Nous ne sommes pas respectés !

Un député du groupe RN #198

Et on paie pour ça ?

S’il vous plaît, seule la ministre a la parole.

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #200

Dans votre département, plus de 150 communes ont été sinistrées par ces inondations. Je vous remercie d’avoir salué l’action des élus et des services de sécurité.Jeudi dernier, à Saint-Maur-sur-le-Loir, la rivière, habituellement haute de 50 centimètres, a atteint 2,60 mètres, soit près de 70 centimètres de plus que la crue historique de 1984.

Un peu de silence !

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #203

À Bonneval, le Loir a atteint un pic de 2,13 mètres, soit près de 20 centimètres au-dessus de la crue historique de 1961. (Brouhaha.)Je vous remercie d’écouter l’historique de ces inondations.

Un député du groupe UDR #205

On n’entend rien !

Olga Givernet ministre déléguée · EPR #206

Tout au long des épisodes, quatre-vingt-cinq sapeurs-pompiers ont été mobilisés jour et nuit et les services de secours ont réalisé près d’un millier d’interventions. (Rires et brouhaha se poursuivent jusqu’à la fin de l’intervention de la ministre déléguée.)Encore une fois, je salue l’action des services de l’État et des élus locaux, pleinement mobilisés au cours des derniers jours pour informer et accompagner les habitants dans cette situation difficile.Compte tenu du caractère exceptionnel de ces inondations, il ne fait pas de doute que les collectivités touchées pourront faire l’objet d’une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Une députée du groupe SOC #209

Merci pour ce bulletin météo !

La parole est à M. Harold Huwart.

Je vous remercie pour votre réponse. Nous attendons avec impatience des précisions et les annonces du Gouvernement.

Il est sympa !

Qualité de l’eau et pesticides

La parole est à M. Jean-Claude Raux.

Combien de fois avons-nous entendu : « il faut reconquérir la qualité de l’eau » ? Pourtant, notre bien commun est contaminé sans que nous ne puissions mesurer ni l’ampleur de cette pollution ni ses conséquences.Combien de plans, de programmes, de contrats, de dizaines de milliards pour ne jamais atteindre les objectifs de réduction des pesticides ?

Tu exagères ! (Exclamations sur les bancs du groupe EcoS.)

Combien faudra-t-il de cancers pédiatriques dans la plaine d’Aunis, à Sainte-Pazanne ou ailleurs ? Combien de cancers du sang, de la prostate, de maladies de Parkinson chez nos agriculteurs ? Combien de combats comme celui de Laure, fleuriste, maman d’Emmy morte à 11 ans d’une leucémie ? Combien de temps avant que nous cessions de nous voiler la face et protégions, enfin, notre santé et celle de nos enfants ?Certes, on ne trouve pas ce qu’on ne cherche pas. En revanche, des études révèlent la présence de pesticides, parfois interdits depuis des décennies, dans les urines et les cheveux des enfants ou des traces de pesticides dans les selles des bébés qui viennent de naître.Que font les autorités sanitaires ? Elles évaluent les risques, classent les métabolites pertinents, surveillent, cherchent – mais pas assez – sans coordination et, souvent, trop tard. Enfin, parfois, elles n’ont […]

La parole est à Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt.

Annie Genevard ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt · DR #224

Vous évoquez un sujet sensible qui a toute son importance. L’étude dont vous parlez est une étude locale menée notamment par des parents à la suite de la survenance accrue de cancers pédiatriques dans la zone concernée.Toutes les alertes doivent être prises au sérieux, particulièrement quand elles concernent les enfants – les parents que nous sommes ne peuvent y être indifférents.Il faut documenter le problème de manière scientifique, et précise : quel est le niveau des résidus ? Dépassent-ils les limites autorisées ?

Des enfants meurent !

Annie Genevard ministre · DR #228

Il faut analyser les résultats locaux à la lumière des études nationales approfondies déjà menées afin de savoir de quoi l’on parle, d’établir les liens de cause à effet…

Le lien est déjà prouvé !

Annie Genevard ministre · DR #230

…et décider des bonnes réponses.Il n’empêche, votre question est fondamentale parce qu’elle implique la santé humaine dont ma collègue, ministre de la santé et de l’accès aux soins, a la charge. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR. – Protestations sur les bancs du groupe EcoS.)

Vente d’Opella par Sanofi

La parole est à M. Hadrien Clouet.

Le Doliprane, médicament le plus demandé du pays (M. Hadrien Clouet brandit une boîte de Doliprane), est en passe de basculer sous pavillon nord-américain – et c’est à cause de vous. Emmanuel Macron a annoncé relocaliser la production des médicaments ; il a dû confondre le Calvados et la Californie ! (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Sanofi vend en effet au fonds Clayton, Dubilier & Rice sa filiale Opella – et non Orpella, comme on a pu l’entendre : avant de promouvoir les clauses Molière, il faudrait commencer par faire preuve de rigueur –, laquelle emploie 1 700 salariés en France.Les marchés se réjouissent, puisque l’action Sanofi est passée de 85 euros cet été à 102 euros. Nous parlons d’une entreprise que vous avez arrosée de plus d’un million d’euros d’aides publiques alors qu’elle ferme des laboratoires en France (Applaudissements sur les bancs du groupe […]

La parole est à M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie.

Antoine Armand ministre de l’économie, des finances et de l’industrie · EPR #238

Vous avez cité beaucoup de monde : si j’avais été vous, j’aurais d’abord cité les salariés de Lisieux et de Compiègne. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et DR. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ils ne peuvent se retrouver au centre de polémiques et d’accusations personnelles, quelle que soit leur véracité. J’ai eu l’occasion d’exprimer devant la représentation nationale, il y a quelques minutes… (Nouvelles exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

C’est la mort lente, votre truc !

Antoine Armand ministre · EPR #240

Écoutez, cela concerne les salariés ! J’ai évoqué les engagements très précis que nous exigerons, que ce soit en matière d’empreinte industrielle, de maintien de l’emploi, de localisation du siège, de recherche et développement. Je le redis : nous ne nous interdisons rien dans le cadre de la loi. La question du rôle de l’État se pose ; il faut également se servir des outils fournis par le décret du 28 septembre 2023 relatif aux investissements étrangers en France.Je m’étonne, mais ce n’est peut-être pas si surprenant, que nous n’ayons pas exactement la même vision de l’intérêt de maintenir des usines et des investissements en France. Quand je compare l’action que nous menons depuis quelques années avec le programme que certains promeuvent ici en matière d’imposition, d’emploi et d’attractivité,…

De nationalisation !

Antoine Armand ministre · EPR #243

…je me dis que si ce programme avait été appliqué, il n’y aurait peut-être plus d’investisseurs, plus d’usines et en fin de compte plus d’emplois dans ce pays. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR.)

La parole est à M. Hadrien Clouet.

Vous avez donc mis sept ans pour comprendre que nous n’avions pas la même vision. Nous connaissons la vôtre : elle a débouché sur la vente d’Alstom, de STX, d’Alcatel, de l’aéroport de Toulouse, entre autres. Apprenez de vos erreurs, et nationalisez immédiatement ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.)

Projet de loi de finances

La parole est à M. Jean-Paul Mattei.

Cette semaine débute l’examen en commission du projet de loi de finances pour 2025, alors que la situation de nos comptes publics est très préoccupante. Nous devons retrouver le chemin de la maîtrise de la dette et des déficits publics pour rester maîtres du destin de notre pays. Le texte qui est soumis à notre examen vise à répondre avec courage à cet impératif moral, même si le groupe Les Démocrates s’emploiera à améliorer cette copie perfectible.Ce budget prévoit des efforts sans précédents, qui viendront principalement de la réduction de la dépense publique, ce que nous saluons. Nous devons apprendre à dépenser moins, en évaluant l’impact de nos dépenses et en dépensant mieux.

Il a raison !

Un tiers de l’effort portera sur les recettes, avec le déploiement de prélèvements ciblés visant à renforcer la justice fiscale.

Ouille, aïe aïe !

Les députés du groupe Les Démocrates tiennent à ce que l’ensemble de notre système fiscal continue d’être réformé – nous défendons cette idée depuis 2017. Il faut le rendre plus équitable et faire en sorte qu’il incite les entreprises à investir et à innover, en encourageant les bénéfices qui sont utiles et en décourageant ceux qui sont futiles – qui enrichissent sans raison. Nous ferons différentes propositions en ce sens.Si nous saluons la création d’une taxe pérenne sur les rachats d’actions, que nous appelions de nos vœux, nous sommes plus réservés au sujet de plusieurs contributions exceptionnelles dont les rendements affichés pourraient ne pas être au rendez-vous. Il est juste que les grandes entreprises contribuent à l’effort national, mais nous devons parvenir à ce résultat sans trop entraver la croissance. Nous pensons que la contribution différentielle sur les hauts revenus […]

La parole est à M. le ministre du budget et des comptes publics.

Laurent Saint-Martin ministre du budget et des comptes publics · LaREM #257

Vous avez une grande expérience des projets de loi de finances ; votre question se pose avec d’autant plus d’acuité que le budget 2025 est un budget de nécessité, de redressement, mais aussi de justice.C’est un budget de redressement parce que nous devons d’abord nous attaquer à la face nord du problème, c’est-à-dire à la baisse de la dépense publique. Ces dernières années, notre pays a dû prendre des mesures d’urgence dans le contexte de la crise du covid-19 et de la crise inflationniste : notre nation a su dépenser pour protéger. Il est temps de retirer ces boucliers, d’assumer la baisse des dépenses, qu’elles soient le fait de l’État, de la sécurité sociale ou des collectivités territoriales. Nous devrons mener ce travail ensemble.Devons-nous pour autant évacuer tout débat portant sur la justice fiscale ? Vous ne le pensez pas, et vous avez raison. Vous avez évoqué des mesures […]

Prix de l’électricité

La parole est à M. Raphaël Schellenberger.

Il y a quinze ans, il a fallu deux ans de travail à une commission composée de spécialistes, puis un an de délibérations à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour construire les mécanismes du marché de l’électricité, notamment autour de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique, l’Arenh. Ces trois ans de travail n’ont pas permis d’éviter certains écueils – j’en identifie deux principaux : l’incapacité des gouvernements successifs à appliquer des modalités d’actualisation de calcul des coûts, et la tentation assez systémique de faire les poches d’EDF pour renflouer le budget de l’État.

Il a raison !

Aujourd’hui, à la surprise de tous, vous glissez dans le projet de loi de finances un article qui définit les nouvelles modalités de calcul des prix de l’électricité sur le marché dédié. Alors qu’en trois ans de travail, on n’a pas su trouver une solution stable, durable, solide dans le temps, quelles garanties apportez-vous pour assurer la compétitivité de notre système énergétique tout en maintenant des prix raisonnables pour les consommateurs, et pour qu’EDF dispose des moyens de financer les grands chantiers qui l’attendent, notamment le renouvellement du nucléaire et la construction d’un nouveau parc de réacteurs ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LIOT. – M. Julien Dive applaudit également.)

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l’énergie.

Olga Givernet ministre déléguée chargée de l’énergie · EPR #267

Vous faites certainement allusion à l’article qui concerne le partage avec les consommateurs des revenus du nucléaire historique. Ce partage a été défini dans un accord avec EDF en novembre 2023, il y a presque un an. J’en rappellerai les grands principes : il permettra à EDF de financer ses investissements futurs et l’entretien du parc existant, de stabiliser les prix pour les consommateurs et de préserver la compétitivité des industriels, notamment en autorisant l’entreprise à mener une politique commerciale active. Elle pourra ainsi nouer des partenariats grâce aux contrats d’allocation et de production nucléaires. L’accord prévoit aussi la possibilité de signer des contrats de moyen terme. Il n’est toutefois pas encore à la hauteur de nos attentes : il y a des progrès à faire.Le dispositif de captation des revenus que nous proposons fonctionne selon un système de tranches. Je tiens […]

On n’a rien compris !