Séance du 8 novembre 2022 /// n°50 /// 1 255 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 16e législature · session Session ordinaire 2022-2023

Séance du 8 novembre 2022 — 50e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Caroline Fiat.

1 255prises de parole
95orateurs
20points à l'ordre du jour
27scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
531 l'amendement n° 605 de M. Philippe Brun à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 218 / 1 adopté
532 l'amendement n° 185 de M. Acquaviva à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 94 / 138 rejeté
533 l'amendement n° 350 de M. Guiraud à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 120 / 151 rejeté
534 l'amendement n° 509 de M. Mauvieux à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 55 / 165 rejeté
535 l'amendement n° 367 de M. Coquerel à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 98 / 167 rejeté
536 l'amendement n° 426 de Mme Pires Beaune à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 291 / 4 adopté
537 l'amendement n° 492 de M. Mauvieux à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 48 / 133 rejeté
538 l'amendement n° 621 de M. Coquerel à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 257 / 3 adopté
539 l'amendement n° 487 de M. Mauvieux à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 42 / 152 rejeté
540 l'amendement n° 151 de M. Le Fur à l'article 7 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 137 / 153 rejeté
541 l'amendement n° 77 de Mme Sas avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 64 / 158 rejeté
542 l'amendement n° 78 de Mme Sas avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 50 / 159 rejeté
543 l'amendement n° 79 de Mme Sas et l'amendement identique suivant avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lectu… 58 / 160 rejeté
544 l'amendement n° 502 de Mme Arrighi avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 50 / 165 rejeté
545 l'amendement n° 82 de Mme Sas avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 47 / 166 rejeté
546 l'amendement n° 84 de Mme Sas avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 49 / 160 rejeté
547 l'amendement n° 359 de M. Guiraud avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 53 / 202 rejeté
548 l'amendement n° 83 de Mme Sas avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 54 / 197 rejeté
549 l'amendement n° 357 de M. Echaniz avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 53 / 154 rejeté
550 l'amendement n° 332 de Mme Maximi et l'amendement identique suivant avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première l… 97 / 144 rejeté
551 l'amendement n° 377 de M. de Courson avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 57 / 152 rejeté
552 l'amendement n° 391 de la commission des finances et l'amendement identique suivant avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour … 169 / 6 adopté
553 l'amendement n° 314 de M. Echaniz avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 47 / 163 rejeté
554 l'amendement n° 87 de Mme Sas avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 41 / 156 rejeté
555 l'amendement n° 333 de Mme Maximi avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 48 / 116 rejeté
556 l'amendement n° 392 de la commission des finances et l'amendement identique suivant avant l'article 9 du projet de loi de finances rectificative pour … 186 / 1 adopté
557 l'ensemble du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 181 / 137 adopté

Verbatim Le compte rendu

Tours 401 à 600 sur 1255 — page 3 / 7.

Suspension et reprise de la séance

#473

(L’amendement no 581 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #474

La parole est à M. le ministre délégué, pour soutenir l’amendement no 610.

article 4 et état B · amendement 610
Gabriel Attal ministre délégué · EPR #475

Il permet de lever le gage attaché à l’amendement no 426 de Mme Pires Beaune qui prévoit une dotation exceptionnelle de 40 millions d’euros au bénéfice des associations d’aide alimentaire. Je précise qu’il pourrait s’appliquer aussi aux amendements nos 462 de Mme Lebon et 383 de M. Coquerel proposant que la même somme leur soit allouée. Toutefois, l’avis du Gouvernement ne sera favorable que pour l’amendement no 426 car il veut s’en tenir à 40 millions et non pas approuver trois dotations de 40 millions chacune.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #477

Saluons cet effort important, qui résulte d’un large consensus entre les différents groupes de notre assemblée : 40 millions de crédits supplémentaires seront ainsi alloués aux banques alimentaires, qui ont besoin de cet argent et le méritent évidemment, étant particulièrement sollicitées en ce moment. J’émets donc un avis favorable sur les amendements nos 610 du Gouvernement et 426 de Mme Pires Beaune.

La parole est à M. le président de la commission des finances.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #479

Il s’agit de l’un des amendements qui nous tenaient particulièrement à cœur. Plusieurs amendements ont été déposés par les différents groupes de la NUPES en vue de soutenir l’aide alimentaire, à hauteur de 40 millions d’euros. Toutefois, soyons clairs : cette aide, qui s’inscrit dans le projet de loi de finances pour 2022, répond à la préoccupation première de finir l’année. Mais la conjoncture économique ne semblant pas devoir s’améliorer en 2023, l’amendement no 367 qui prévoit un montant de 400 millions devra, s’il n’est pas adopté aujourd’hui, être débattu de nouveau dans le cadre du projet de loi de finances pour 2023, puisque le besoin en matière d’aide alimentaire restera plein et entier. Nous devrons nous emparer de cette question afin d’affronter ce qui se profile, au vu de l’augmentation des coûts de l’aide alimentaire.

#480

(L’amendement no 610 est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #481

La parole est à Mme Mathilde Panot, pour soutenir l’amendement no 367.

article 4 et état B · amendement 367

En France, 8 millions de personnes ont besoin de l’aide alimentaire pour vivre. Nous aurions pu résoudre le problème à la racine depuis plusieurs mois déjà, en augmentant le Smic notamment ou en revalorisant les minima sociaux et en permettant aux plus jeunes d’y accéder. Cela n’a pas été fait : le résultat, c’est que les files d’attente devant les réseaux d’aide alimentaire s’allongent et que ces derniers ne cessent d’appeler à l’aide parce qu’ils ne parviennent pas à faire face à la pauvreté grandissante dans notre pays.Nous venons d’adopter un amendement qui prévoit un soutien à hauteur de 40 millions d’euros. Toutefois, le Secours populaire estime qu’il faudrait au moins 200 millions supplémentaires pour faire face à la demande croissante.L’adoption de notre amendement, qui se veut encore plus ambitieux, permettrait d’affronter véritablement la situation de crise que traverse notre […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #486

Je vous invite à retirer votre amendement, au profit de celui de Mme Pires Beaune. Il est pour l’heure question de crédits permettant de tenir jusqu’à la fin de l’année : le montant de 40 millions nous semble le mieux calibré pour ce faire. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #488

Demande de retrait également, au profit de l’amendement de Mme Pires Beaune dont le gage a été levé. L’objectif, comme vient de le rappeler le président Coquerel, est de finir l’année et le montant proposé par votre collègue est plus réaliste. J’ajoute que des crédits supplémentaires sont d’ores et déjà inscrits dans le PLF pour 2023.

Madame Panot, maintenez-vous votre amendement ?

Il est maintenu.

Caroline Fiat president · LFI #491

Je mets aux voix l’amendement no 367.

#492

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #493

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 268 Nombre de suffrages exprimés 265 Majorité absolue 133 Pour l’adoption 98 Contre 167

#494

(L’amendement no 367 n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #495

La parole est à Mme Christine Pires Beaune, pour soutenir l’amendement no 426.

article 4 et état B · amendement 426

Nous aurions aimé ne pas devoir présenter un tel amendement, dont l’objectif est d’augmenter les crédits alloués aux associations qui délivrent des colis alimentaires. Mais celles-ci sont, elles aussi, confrontées à la hausse du coût de l’énergie et à l’augmentation du prix du carburant : elles utilisent des véhicules pour effectuer les ramasses et des chambres froides qui consomment beaucoup d’électricité. Surtout, elles ont vu arriver de nouvelles populations qui ne fréquentaient pas les Restos du cœur, ni les banques alimentaires, ni le Secours catholique, ni le Secours populaire.Le présent amendement, comme les amendements suivants de Mme Lebon et de M. Coquerel qui sont semblables au mien – les nouvelles règles de la Lolf sont, à cet égard, curieuses –, prévoit d’affecter un montant supplémentaire de 40 millions d’euros à des associations habilitées à distribuer de l’aide […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #499

J’émets un avis favorable sur cet amendement, comme il pourrait l’être sur les deux autres qui sont identiques – je suis également un peu surpris par notre manière de travailler ce soir. Toutefois, si nous adoptions les trois, les crédits se cumuleraient, ce qui n’est pas possible. C’est pourquoi je suis favorable au premier et demande le retrait des amendements nos 462 et 383.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #501

Avis favorable sur l’amendement no 426, comme le rapporteur général.

Caroline Fiat president · LFI #502

La parole est à M. Sébastien Jumel, pour soutenir l’amendement no 462.

article 4 et état B · amendement 462

Il est identique au précédent. Les associations qui œuvrent au quotidien à cette mission d’utilité publique qui consiste à prendre soin des plus démunis ne demandent pas l’aumône. Il est clair que 200 millions d’euros n’auraient pas été du luxe face aux conséquences de la crise dont vous portez la responsabilité. De quoi s’agit-il en effet ? La mauvaise politique que vous menez…

Oh là là !

…aboutit au fait que les débuts de mois ressemblent désormais aux fins de mois : de plus en plus de populations, notamment les salariés modestes, sont en situation d’exclusion et se retrouvent confrontées au syndrome du frigo vide et des difficultés à se nourrir.

Ce n’est pas très constructif !

Cela semble faire rire sur certains bancs. (« Oh ! » sur quelques bancs du groupe RE.) J’arrive même parfois à lire sur vos visages, lorsqu’ils sont impassibles devant la misère du monde. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe RE.)Par ailleurs, votre incapacité à instaurer un bouclier tarifaire sur l’énergie contraint les associations, qui sont des outils majeurs de cohésion sociale dans nos villes, à utiliser les fonds collectés pour leur budget pour régler des dépenses d’énergie ou de fonctionnement. De ce fait, elles consacrent des ressources qui devraient leur permettre de remplir des missions d’utilité publique à nourrir les énergéticiens.Nous voterons bien sûr l’amendement visant à engager 40 millions d’euros.

Tant mieux !

Cela ne mange pas de pain, c’est déjà ça mais ça ne fait pas la maille ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes GDR-NUPES et LFI-NUPES.)

Dois-je comprendre que vous retirez l’amendement no 462 ?

Nous attendons de connaître le résultat du vote sur l’amendement no 426.

Il sera adopté, bien sûr !

Caroline Fiat president · LFI #515

La parole est à Mme Aurélie Trouvé, pour soutenir l’amendement no 383.

article 4 et état B · amendement 383

J’insiste sur cet amendement qui est important et que nous avions d’ailleurs présenté en commission des finances : la minorité présidentielle l’avait alors rejeté. Je suis ravie de constater aujourd’hui qu’il recueille votre assentiment – du moins je l’espère. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)Selon les estimations, les prix des produits alimentaires auront augmenté, d’ici à la fin de l’année, de 12 %. En outre, et cela fait partie d’ailleurs de leurs revendications, les banques alimentaires et les associations sont exclues du bouclier tarifaire et pâtissent énormément, à l’heure actuelle, de la hausse des coûts de l’énergie, qui représentent 10 % à 20 % de leurs charges. Or cette énergie a augmenté de 20 %.De ce fait, comme l’a rappelé M. Jumel, il arrive d’ores et déjà que des camions frigorifiques ou des chambres froides ne soient plus utilisés, parce que vous […]

Je reformule ma question : si l’amendement no 426 est adopté, retirerez-vous l’amendement no 383 ?

Nous verrons !

Caroline Fiat president · LFI #521

Je mets aux voix l’amendement no 426.

#522

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #523

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 295 Nombre de suffrages exprimés 295 Majorité absolue 148 Pour l’adoption 291 Contre 4

#524

(L’amendement no 426 est adopté.) (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.)

Pourrions-nous connaître les noms des quatre personnes qui ont voté contre ?

Madame Lebon, l’amendement no 462 est-il maintenu ?

Il est retiré, madame la présidente.

#528

(L’amendement no 462 est retiré.)

Monsieur Jumel, retirez-vous l’amendement no 383 ?

Nous le retirons.

#531

(L’amendement no 383 est retiré.)

Chers collègues, je vous informe que je suis saisie par le groupe Rassemblement national de deux demandes de scrutin public sur les amendements nos 492 et 487. Sur l’amendement no 621, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouvelle Union populaire, écologique et sociale d’une demande de scrutin public.Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Je suspends la séance pour cinq minutes et remercie chaque responsable de groupe de me rejoindre en bas du perchoir.

Ah oui ! Parce que cela n’avance pas !

Caroline Fiat president · LFI #536

La séance est suspendue.

#537

(La séance, suspendue à vingt-trois heures vingt-cinq, est reprise à vingt-trois heures trente-cinq.)

Caroline Fiat president · LFI #538

La séance est reprise.La parole est à M. le ministre délégué, pour soutenir l’amendement no 622.

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #540

Il vise à rehausser les crédits du programme Inclusion sociale et protection des personnes, afin de financer le dispositif de l’amendement no 621, que M. Coquerel défendra dans un instant.

#541

(L’amendement no 622, accepté par la commission, est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #542

La parole est à Mme Danielle Simonnet, pour soutenir l’amendement no 353.

article 4 et état B · amendement 353

Dans les mesures en faveur du pouvoir d’achat, le Gouvernement a autorisé l’augmentation de 3,5 % des loyers et proposé d’augmenter les aides personnelles au logement (APL) dans la même proportion, 3,5 %, afin de faire croire que cela revenait au même.Or cette revalorisation n’est que poudre de perlimpinpin : il ne s’agissait que d’anticiper la revalorisation qui devait intervenir le 1er octobre 2022, et le coût pour le Gouvernement – 168 millions d’euros – était marginal, très loin du 1,1 milliard économisé en 2021, avec la réforme du mode de calcul des APL.Surtout, je vous propose un exercice de mathématiques tout simple : si vous payez un loyer de 600 euros et percevez 200 euros d’APL, la hausse de 3,5 % augmentera votre loyer de 21 euros, mais les APL de 7 euros seulement, soit une perte de 168 euros par an.Afin que la revalorisation des APL soutienne les plus modestes face à […]

C’est sûr, il vaut mieux être député et avoir un logement social !

#548

(L’amendement no 353, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #549

La parole est à M. Kévin Mauvieux, pour soutenir l’amendement no 492.

article 4 et état B · amendement 492

Il vise à étendre les bénéfices du Ségur de la santé à ceux qui en ont été les oubliés, notamment les agents techniques, le personnel d’entretien et le personnel administratif.Si vous le permettez, je défends également l’amendement no 487, qui sera appelé dans un instant. Il tend à élargir le champ du Ségur aux auxiliaires de vie, qui en sont exclus, alors qu’ils exercent un métier difficile, et essentiel pour des millions de personnes. (M. Pierrick Berteloot applaudit.)

Caroline Fiat president · LFI #552

Je mets aux voix l’amendement no 492.

#553

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #554

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 184 Nombre de suffrages exprimés 181 Majorité absolue 91 Pour l’adoption 48 Contre 133

#555

(L’amendement no 492, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #556

La parole est à M. le président de la commission des finances, pour soutenir l’amendement no 621.

article 4 et état B · amendement 621
Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #557

J’ai défendu cet après-midi un amendement, no 297, qui visait à accorder aux personnels des centres municipaux de santé (CMS) un avantage équivalent à celui de la prime du Ségur de la santé.J’ai entendu l’argument du ministre délégué concernant les communes dont les moyens financiers sont insuffisants pour amorcer une revalorisation des revenus de leurs personnels, sur le modèle de la prime Ségur. Afin de les y aider, en créant un fonds abondé du montant que j’avais prévu, j’ai remanié le Gouvernement, pardon, l’amendement ! (Rires. – Applaudissements sur quelques bancs du groupe LR.) C’est un très bon lapsus !

Il va falloir attendre un peu !

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #560

J’ai remanié l’amendement en conséquence, considérant que même si cette mesure ne constitue pas l’avancée souhaitée en faveur de ces personnels de santé, elle constituera un acquis pour ceux qui, dans beaucoup de villes, demandent cette revalorisation.Je crois que l’amendement sera adopté. Je le dédie aux personnels du CMS de Saint-Ouen, qui m’ont alerté sur leur situation. J’espère que la majorité des communes qui connaissent de telles difficultés pourront ainsi amorcer la revalorisation des revenus des personnels de santé. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes LFI-NUPES et Écolo-NUPES.)

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #563

J’ai remanié mon avis ! Il est désormais favorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #565

J’ai expliqué qu’il était difficile d’étendre les mesures du Ségur à ces personnels, car le choix appartient aux communes. Toutefois, j’entends que les difficultés financières que nous traversons, auxquelles certaines communes sont particulièrement confrontées, les entravent pour amorcer la revalorisation salariale des soignants des CMS.Le présent amendement vise à créer une dotation temporaire, afin que les communes qui en éprouveraient le besoin puissent entreprendre ces revalorisations. L’avis est donc favorable. J’ajoute que vous avez adopté l’amendement no 622, qui tendait à lever le gage.

La parole est à M. Sébastien Jumel.

Cet amendement a plusieurs mérites. D’abord il offre au ministre délégué l’occasion de reconnaître qu’il existe un problème de financement des communes.

Bien !

Il n’est jamais trop tard pour le prendre en considération.Ensuite, il vise à accompagner le début de l’application des mesures du Ségur de la santé aux centres municipaux de santé. C’est bien, mais je regrette – amicalement – son tropisme parisien : il existe des centres intercommunaux de santé et des centres mutualistes de santé. Or, tel qu’il est rédigé, le dispositif de l’amendement ne concerne que les communes – à moins que j’aie mal lu ou mal compris. À Dieppe, nous avons créé un centre intercommunal de santé, à l’échelle de l’agglomération. Celui-ci sera-t-il éligible au fonds ? J’en serais très heureux, mais la rédaction ne permet pas de l’affirmer.

Excellente question !

Il y a une distorsion entre les communes.

La parole est à M. Philippe Gosselin.

Je me réjouis que le Gouvernement ait levé le « gage », confirmant la légitimité de nos interpellations répétées depuis des mois, en particulier aux ministres chargés de la santé, sur les failles du dispositif créé par le Ségur. Celles-ci concernent certains personnels des centres municipaux de santé, mais également des centres communaux d’action sociale (CCAS), et du champ médico-social en général, notamment ceux qui exercent des fonctions support.Cependant, comme M. Jumel, je déplorerais un tropisme parisien.

Qu’est-ce qu’il a contre Paris ?

Pouvez-vous assurer que, en tant que de besoin et en respectant certains critères, ce fonds est également à disposition de communes situées en dehors de l’Île-de-France – la Seine-Maritime est un bon exemple, mais la Manche et l’Orne également.

Toute la Normandie !

L’Oise, aussi !

Tous les départements, évidemment, peuvent être concernés, dès lors qu’on commence à en citer plusieurs. Il n’y a pas de raison de limiter le dispositif à l’Île-de-France. Je ne veux aucunement la stigmatiser, mais il faut être juste et équitable.

Très bien !

La parole est à M. le président de la commission des finances.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #585

Étant donné mes origines normandes, je ne peux qu’approuver vos interventions ! Plus sérieusement, vous l’aurez compris, nous avons rédigé cet amendement rapidement, afin de saisir l’occasion de le faire adopter.L’important est d’approuver le principe. Je parle sous couvert du ministre délégué : l’application se fera par décret, ces précisions pourront y trouver leur place ; d’autre part, nous pourrons le faire évoluer au cours de la navette, afin de prendre en considération les besoins des centres de santé intercommunaux, par exemple.Cet amendement se veut d’autant moins parisien que les problèmes de la Seine-Saint-Denis – quiconque la connaît le sait – sont souvent plus proches de ceux qu’on rencontre dans les communes de Seine-Maritime que dans Paris intra-muros.

En pire !

Caroline Fiat president · LFI #589

Je mets aux voix l’amendement no 621.

#590

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #591

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 261 Nombre de suffrages exprimés 260 Majorité absolue 131 Pour l’adoption 257 Contre 3

#592

(L’amendement no 621 est adopté.) (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC et Écolo-NUPES.)

Caroline Fiat president · LFI #593

La parole est à Mme Danielle Simonnet, pour soutenir l’amendement no 355.

article 4 et état B · amendement 355

Il faut protéger les structures d’hébergement de la hausse des prix de l’énergie. La Fédération des acteurs de la solidarité nous met en garde.Le présent amendement vise à étendre le bouclier tarifaire sur l’électricité aux parties communes et équipements communs des HLM et des gestionnaires associatifs du secteur accueil, hébergement, insertion (AHI) : les résidences sociales, les pensions de famille, les résidences accueil, les foyers de jeunes travailleurs, les foyers de travailleurs migrants, les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, les centres d’hébergement et de réinsertion sociale, les structures d’hébergement d’urgence, les centres provisoires d’hébergement, les centres d’hébergement d’urgence pour demandeur d’asile, les centres d’accueil et d’examen des situations.C’est important, il s’agit d’une faille énorme dans le dispositif. Nous vous proposons de nous en préoccuper […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #598

Le bouclier tarifaire s’applique, pour la fourniture de gaz, aux structures du secteur AHI et aux HLM, et, pour l’électricité, aux locataires et aux hébergés, lorsqu’ils bénéficient d’un abonnement individuel. Avis défavorable, car l’amendement est satisfait.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #600

Même avis, pour les mêmes raisons.

#601

(L’amendement no 355 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #602

La parole est à Mme Danielle Simonnet, pour soutenir l’amendement no 351.

article 4 et état B · amendement 351

Mes chers collègues, il faut absolument interdire les expulsions locatives en l’absence de proposition de relogement adaptée aux besoins du locataire. (Exclamations sur quelques bancs des groupes LR et Dem.)

Ben voyons !

Quelle blague !

Oui, c’est très important ! 16 700 expulsions ont été effectuées avec le concours de la force publique en 2019, avant la crise du covid, et cela correspondait à une augmentation de 164 % depuis 2001. Et figurez-vous que ces expulsions locatives sans relogement adapté ont un coût énorme, inestimable, pour l’ensemble de notre société ! Ce coût est d’abord humain, psychologique ; il est aussi social et même scolaire puisque les expulsions contribuent à l’échec scolaire, s’agissant des familles avec enfants, sans parler de celles qui comptent des personnes vulnérables. Dans le même temps, les coupes franches que vous avez faites depuis 2017 dans le budget du logement vous ont permis de réaliser 15 milliards d’euros d’économies, alors même que les différentes taxes qui pèsent sur ce secteur ont énormément rapporté à l’État.Je vous le dis : empêcher ces expulsions locatives constitue vraiment […]

#608

(L’amendement no 351, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #609

L’amendement no 487 de M. Kévin Mauvieux est défendu.Je mets aux voix l’amendement no 487, qui a reçu un avis défavorable de la commission et du Gouvernement.

article 4 et état B · amendement 351
#611

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #612

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 204 Nombre de suffrages exprimés 194 Majorité absolue 98 Pour l’adoption 42 Contre 152

#613

(L’amendement no 487 n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #614

La parole est à M. Gérard Leseul, pour soutenir l’amendement no 148.

article 4 et état B · amendement 148

Déposé par le groupe Socialistes et apparentés, il vise à donner un accès à la formation aux accueillants familiaux. Nous en avons jusqu’à présent très peu parlé, mais vous le savez : à l’heure où le vieillissement de la population constitue un défi immense pour notre société, il est crucial de développer l’ensemble des structures d’accueil susceptibles d’y répondre. Nous avons évoqué les Ehpad mais l’accueil familial est également important : à peu près 14 000 places sont disponibles chez environ 8 800 accueillants qui, pour le moment, ne bénéficient pas d’une réelle formation – ni initiale ni continue.Nous plaidons donc pour que les accueillants familiaux disposent d’un agrément national, au terme d’une formation certifiante assortie d’un diplôme d’État, mais aussi d’une formation continue, et je vous invite à faire la promotion de ce métier.

Excellent !

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #619

Avis défavorable, cher collègue : l’accueil familial est une piste intéressante pour permettre aux personnes dépendantes de bénéficier d’une solution intermédiaire entre le maintien à domicile et l’hébergement au sein d’un établissement hospitalier, mais il relève majoritairement de la compétence des départements.

#620

(L’amendement no 148, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #621

Les amendements nos 608 et 385 de M. le président de la commission des finances sont défendus.

#622

(Les amendements nos 608 et 385, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Caroline Fiat president · LFI #623

La parole est à M. Michel Sala, pour soutenir l’amendement no 386.

article 4 et état B · amendement 386

Cet amendement d’appel vise à la création d’un nouveau programme Indemnisation des agriculteurs en cas de dommages liés à des intempéries ou à une catastrophe naturelle, au sein de la mission Solidarité, insertion et égalité des changes. En effet, la franchise d’assurance est traditionnellement un moyen, pour l’assureur, d’inciter financièrement l’assuré à mettre en place les moyens qui lui permettront d’éviter au maximum tout dommage. Cependant, comment demander à un agriculteur de se protéger contre des dommages liés à des intempéries ou à des catastrophes naturelles, par exemple les inondations, la grêle ou la sécheresse ?La majorité des agriculteurs, dénonçant des prix d’assurance trop élevés, refusent d’assurer leur parcelle. Résultat, seules 31 % des parcelles du pays sont couvertes par une assurance,…

Il faut synthétiser !

Sois plus court !

…ce qui pose un vrai problème lors d’épisodes de très fortes intempéries, comme le pays en a connu au mois de juin 2022 (M. Philippe Vigier applaudit), d’autant plus que les modélisations actuelles du changement climatique prévoient une augmentation à venir de leur nombre et de leur intensité. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #630

C’est un sujet important, et nous avons voté il y a près d’un an une réforme en profondeur de l’assurance récolte, en introduisant trois niveaux d’assurance et d’indemnisation. La loi d’orientation relative à cette question est en voie d’être appliquée ; elle a été approuvée massivement par les organisations syndicales et par les agriculteurs eux-mêmes. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #632

Même avis, pour les mêmes raisons.

#633

(L’amendement no 386 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Sur l’amendement no 151, je suis saisie par les groupes Rassemblement national et La France insoumise-Nouvelle Union populaire, écologique et sociale d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à Mme Marie-Noëlle Battistel, pour soutenir l’amendement no 565.

Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à réabonder de 110 000 euros les crédits de l’action 23 Soutien du programme Égalité entre les femmes et les hommes, au sein du programme 137 Égalité entre les femmes et les hommes. L’action 23 est essentielle, je le rappelle, puisqu’elle est destinée à soutenir le développement des initiatives d’information et de sensibilisation lancées sur ce thème par l’État ou par les associations partenaires. Nous n’avons évidemment pas pu en discuter, car le 49.3 nous en a empêchés, mais nous constatons que le budget de cette action va baisser de 1,65 % en 2023.L’amendement propose donc de réévaluer ses crédits ; j’espère que cette demande, qui est très modeste, recueillera l’assentiment du rapporteur général et du ministre délégué. (MM. Inaki Echaniz et Gabriel Amard applaudissent.)

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #639

La baisse de 110 000 euros constatée sur l’action 23 est liée à un changement technique de périmètre.

Mais non !

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #641

Si, si. Voulez-vous que je rentre dans le détail ? Elle est essentiellement liée au transfert des crédits destinés au financement du fonctionnement courant des directions régionales aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) ultramarines – auparavant, ce transfert était effectué en gestion. Telle est la raison de l’annulation de ce crédit de 110 000 euros.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #643

Même avis, pour les mêmes raisons.

La parole est à Mme Marie-Noëlle Battistel.

J’entends ce que vous dites à propos du transfert de crédits, mais peut-on effectuer de tels transferts sans conserver les montants en question au bénéfice des missions qu’ils permettaient d’assurer ? Je trouve notre demande très limitée, et je ne comprends pas qu’elle ne soit pas acceptée.

#646

(L’amendement no 565 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #647

La parole est à Mme Marie-Christine Dalloz, pour soutenir l’amendement no 187.

article 4 et état B · amendement 187

Je vais ici proposer une très grosse économie budgétaire. Alors que la loi de finances rectificative pour 2021 avait déjà octroyé à France Compétences 2 milliards d’euros, la première LFR pour 2022, adoptée en juillet, lui a de nouveau accordé 2 milliards d’euros. Et voilà que, quelques mois plus tard, on envisage de verser une nouvelle subvention exceptionnelle de 2 milliards d’euros à ce même opérateur ! Jusqu’où allons-nous aller ? Alors évidemment, le Gouvernement va nous dire que c’est merveilleux et que les contrats d’apprentissage sont en pleine expansion, mais la Cour des comptes appelle votre attention sur le fait que dans le cadre de ces contrats, certains choix devront être faits et certains métiers, privilégiés.Soyons sérieux : une telle somme, à nouveau, pour le même opérateur ? Je vous propose donc de minorer de 2 milliards d’euros en crédits de paiement la ligne […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #651

Vous posez une vraie question, chère collègue. Comme vous, je suis assez surpris de ces subventions successives, qui résultent d’un problème de pilotage ou, au minimum, de prévision. Elles illustrent tout de même le succès de France Compétences et l’augmentation du nombre d’apprentis ; on ne peut que s’en réjouir ! Ils sont 800 000 et nous espérons bientôt atteindre le million : le budget va donc continuer à augmenter, même si – je suis d’accord avec vous – il y a un problème de rationalisation, d’optimisation et de ciblage. Le chantier est en cours ; réjouissons-nous du succès de l’apprentissage, mais soyons vigilants pour éviter toute dérive de son budget.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #653

Même avis, pour les mêmes raisons.

#654

(L’amendement no 187 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #655

L’amendement no 473 de Mme Marie-Charlotte Garin est défendu.

#656

(L’amendement no 473, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

#657

(L’article 4 et l’état B, amendés, sont adoptés.)

· ADOPTION d’un article (vote à main levée)

Article 5 et état C

#659

(L’article 5 et l’état C sont adoptés.)

· ADOPTION d’un article (vote à main levée)

Article 6 et état D

#661

(L’article 6 et l’état D sont adoptés.)

· ADOPTION d’un article (vote à main levée)

Article 7

Caroline Fiat president · LFI #663

La parole est à Mme Marie-Christine Dalloz, pour soutenir l’amendement no 93.

article 7 · amendement 93

Il traite d’un tout autre sujet : chaque année, j’ai le grand bonheur d’être rapporteure spéciale de la mission Direction de l’action du Gouvernement, et je constate que cette année – la presse l’a suffisamment relayé –, le gouvernement Élisabeth Borne est le plus cher qu’ait connu la Ve République. De nombreux recrutements ont été effectués au profit notamment du secrétaire général du nouveau Conseil national de la refondation, du groupe interministériel de contrôle, du secrétariat général du Gouvernement, du haut-commissariat au plan, de la délégation interministérielle aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ou encore de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, sans parler de la Délégation interministérielle à l’encadrement supérieur de l’État, que vous avez créée l’année dernière. Tous ces organismes demandent des emplois supplémentaires ; sur six […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #667

Chère collègue, je connais et je comprends votre volonté d’examiner dans le détail la direction de l’action du Gouvernement, mais les services de la Première ministre se sont vu confier des missions supplémentaires, probablement liées à la gestion de la crise et à la planification écologique. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #669

Le relèvement du plafond des autorisations d’emplois concernant les services de la Première ministre est lié à l’installation, le 4 juillet 2022, d’un nouveau Gouvernement comprenant davantage de ministères.

Tout le problème est là !

#671

(L’amendement no 93 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #672

La parole est à M. Marc Le Fur, pour soutenir l’amendement no 151.

article 7 · amendement 151

Vous connaissez le souci de notre groupe politique de lutter contre la gabegie administrative et d’économiser les derniers publics (Exclamations et sourires sur les bancs du groupe LFI-NUPES), en particulier quand existent des doublons. Voilà pourquoi nous vous proposons de supprimer un poste : celui de secrétaire général de la mer. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)Pourquoi un député du littoral vous propose-t-il cette suppression ? On a récemment parlé de ce poste car son actuel titulaire, ancien préfet de police de Paris, a laissé un souvenir quelque peu mitigé dans les locaux de la préfecture.Cependant, loin d’être ad hominem, cet amendement tend à supprimer un doublon : le poste de secrétaire général pouvait parfaitement se justifier lorsqu’il n’y avait pas de ministre – il fallait bien assurer une coordination –, mais nous avons désormais un secrétaire d’État […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #677

J’espère qu’il n’y a pas de règlement de comptes derrière ces applaudissements. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Chers collègues, la Première ministre a un conseiller en santé et un conseiller militaire, alors qu’il existe un ministre de la santé et de la prévention, et un ministre des armées.

Cela n’a rien à voir !

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #679

Le secrétaire général de la mer, dont la première mission est de conseiller la Première ministre sur ce sujet, a aussi la responsabilité des préfets de la mer. C’est une fonction totalement distincte de celle du secrétaire d’État. À défaut d’un retrait, j’émettrais un avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Défendez votre collègue, monsieur le ministre délégué !

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #682

Tout d’abord, monsieur Le Fur, je vais être très clair : le secrétaire d’État chargé de la mer a autorité sur le secrétaire général de la mer, et non l’inverse comme vous l’avez suggéré dans votre intervention.Ensuite, j’ajouterai un exemple à ceux donnés par le rapporteur général : il y a une secrétaire d’État chargée de la jeunesse et du service national universel, mais aussi un directeur d’administration chargé de la jeunesse. Les ministres et secrétaires d’État ont besoin d’avoir une administration à leur côté pour coordonner les politiques et pour animer les services de l’État sur les territoires. Il est donc heureux pour les politiques maritimes que nous ayons un secrétaire général de la mer – et j’espère que cela va durer.

M. Lallement a laissé un goût amer ! (Sourires.)

La parole est à M. le président de la commission des finances.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #686

« Homme libre, toujours tu chériras la mer ! » (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) Mais oui ! Notre collègue Le Fur soulève un bon argument. Pour ma part, j’aurais préféré que l’on en revienne à un ministre de plein exercice plutôt qu’à un secrétaire d’État. Cela étant, si j’en crois les informations publiées dans Ouest-France à l’occasion de l’ouverture aujourd’hui des assises de l’économie de la mer à Lille, le secrétaire d’État remplit bien son rôle puisqu’il a fait une intervention sur le pavillon français et contre le dumping maritime. Pour le coup, j’apprécierais de faire l’économie proposée par M. Le Fur. (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe LFI-NUPES.)

La parole est à M. Sébastien Jumel.

Une fois n’est pas coutume, je veux exprimer la solidarité des Normands avec les Bretons.Tout d’abord, je regrette aussi l’absence d’un ministère de plein exercice, que la façade maritime de la France aurait justifié.Ensuite, il n’a échappé à personne que le secrétaire général de la mer n’est pas un conseiller. Il a mis sept jours à rencontrer tous les services du secrétariat d’État en oubliant une seule personne : le secrétaire d’État lui-même. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.) C’est quand même une petite marque de défiance, voire de condescendance à l’égard d’un secrétaire d’État dont, comme d’autres, j’apprécie les prises de position sur différents sujets : il affirme sa volonté de lutter contre le dumping social dans le trafic trans-Manche ; il manifeste des velléités de critiquer la senne démersale, contrairement à Emmanuel Macron qui s’est couché à […]

Ce n’est pas le sujet !

Je veux encourager le jeune secrétaire d’État à poursuivre l’ardente obligation de prendre soin de la mer. Pour cela, nous n’avons pas besoin d’un doublon. Le secrétaire d’État dispose de divers services et d’une direction interrégionale de la mer (Dirm) pour gérer l’administration dont il a la charge. Il n’a pas besoin d’un secrétaire général qui va faire doublon ou le chapeauter. C’est pourquoi nous soutenons l’amendement. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)

La parole est à M. Jimmy Pahun.

Il faut essayer de faire la part des choses. Le secrétaire général de la mer est chargé de l’action de l’État en mer, mise en place après la catastrophe de l’Amoco Cadiz, afin de prévenir les drames et marées noires qui pourraient survenir.

Il faut mettre un amiral !

Il n’y a pas mieux organisé en France. Rappelons qu’un bateau entre dans la Manche toutes les minutes et demie, ce que nécessite un service maritime fort. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem.)

Caroline Fiat president · LFI #697

Je mets aux voix l’amendement no 151.

#698

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #699

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 294 Nombre de suffrages exprimés 290 Majorité absolue 146 Pour l’adoption 137 Contre 153

#700

(L’amendement no 151 n’est pas adopté.)

#701

(L’article 7 est adopté.)

· ADOPTION d’un article (vote à main levée)

Article 8

#703

(L’article 8 est adopté.)

· ADOPTION d’un article (vote à main levée)

Avant l’article 9

Caroline Fiat president · LFI #705

La parole est à M. Philippe Lottiaux, pour soutenir l’amendement no 263, portant article additionnel avant l’article 9.

article Avant_ 9 · amendement 263

En France, l’essentiel du patrimoine appartient aux collectivités locales, et il est souvent mal entretenu, dans un état assez médiocre. L’État ne peut guère y consacrer plus d’argent qu’il ne le fait parce qu’il a déjà du mal à entretenir ses propres monuments. Les collectivités locales sont aussi un peu au bout du rouleau et ne peuvent pas multiplier les budgets. C’est la quadrature du cercle. Que faire pour mobiliser des ressources pour le patrimoine ?Une idée m’a été soufflée par un spécialiste, lequel a constaté que de nombreux touristes visitent notre pays pour son patrimoine et qu’ils s’acquittent d’une taxe de séjour fixée par la loi quand ils séjournent à l’hôtel. Pour un hôtel trois étoiles, par exemple, cette taxe s’élève à 1,50 euro.D’où l’idée de donner aux collectivités locales la possibilité de majorer de 20 % cette taxe de séjour pour financer des dépenses d’entretien de […]

#709

(L’amendement no 263, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Sur les amendements nos 77, 78, 79, 501, 502, 82 et 84, je suis saisie par le groupe Écologiste-NUPES d’une demande de scrutin public.Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Je suis saisie de six amendements, nos 77, 500, 78, 499, 79 et 501, pouvant être soumis à une discussion commune.Les amendements nos 79 et 501 sont identiques.La parole est à Mme Eva Sas, pour soutenir l’amendement no 77. Peut-être pourriez-vous présenter les amendements nos 78 et 79 par la même occasion, madame la députée ?

Eva Sas EcoS #712

J’allais vous le proposer, madame la présidente.Ces trois amendements visent à augmenter la taxe de séjour sur les nuitées d’hôtel. Dans l’amendement no 77, nous proposons de la fixer à un taux compris entre 1 % et 7 % du prix de la nuitée – c’est un pourcentage, comme pour les locations en Airbnb, par exemple. Dans l’amendement de repli no 78, ce taux de 1 % à 7 % du prix de la nuitée ne serait applicable que dans les hôtels de quatre ou cinq étoiles et dans les palaces. Dans l’amendement no 79, nous proposons de porter la taxe de séjour à 10 et 18 euros la nuitée, respectivement dans les hôtels cinq étoiles et les palaces.Nous considérons que la taxe de séjour est actuellement très faible.

Et vous augmentez les impôts !

Encore une autre taxe !

Eva Sas EcoS #717

Elle s’élève à seulement 4 euros pour les palaces, alors que les nuitées peuvent atteindre 1 400 euros ou plus dans ces établissements. Or il faut absolument trouver des recettes nouvelles pour les collectivités locales qui sont à l’os et doivent faire face à une forte augmentation de leurs dépenses de fonctionnement.Notre objectif est bien de trouver de nouvelles recettes fiscales qui, en l’occurrence, affecteraient les plus privilégiés, afin de maintenir les services publics de proximité et éviter de recourir à l’augmentation d’autres impôts qui pourrait toucher beaucoup plus de nos concitoyens.Nous avions déjà défendu l’augmentation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et des droits de mutation pour les sociétés civiles immobilières (SCI) qui contournent l’impôt. Nous défendons ici l’augmentation de la taxe de séjour sur les palaces et les hôtels cinq étoiles. Je […]

Taxer, taxer, taxer !