Séance du 23 juin 2023 /// n°285 /// 835 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 16e législature · session Session ordinaire 2022-2023

Séance du 23 juin 2023 — 285e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Caroline Fiat.

835prises de parole
29orateurs
25points à l'ordre du jour
16scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
1985 l'amendement n° 724 de Mme Belluco à l'article 7 (examen prioritaire) de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « … 6 / 21 rejeté
1986 l'amendement n° 734 de M. Delautrette à l'article 7 (examen prioritaire) de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de… 24 / 3 adopté
1987 l'amendement n° 717 de Mme Belluco à l'article 7 (examen prioritaire) de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « … 8 / 18 rejeté
1988 l'article 7 (examen prioritaire) de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisation nette » au cœu… 25 / 2 adopté
1989 l'amendement n° 742 de M. Delautrette après l'article 7 (examen prioritaire) de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectif… 7 / 22 rejeté
1990 l'amendement n° 480 de Mme Couturier à l'article 3 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisat… 10 / 15 rejeté
1991 l'amendement n° 634 de Mme Belluco à l'article 3 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisatio… 18 / 7 adopté
1992 l'article 3 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisation nette » au cœur des territoires (pr… 29 / 0 adopté
1993 l'article 10 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisation nette » au cœur des territoires (p… 36 / 0 adopté
1994 l'amendement de rédaction globale n° 514 de M. Gaillard à l'article 11 (supprimé) de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des obj… 10 / 22 rejeté
1995 l'amendement n° 737 de M. Delautrette et l'amendement identique suivant à l'article 12 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre de… 9 / 21 rejeté
1996 l'amendement n° 399 de M. Molac à l'article 12 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisation … 2 / 25 rejeté
1997 l'article 12 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisation nette » au cœur des territoires (p… 33 / 0 adopté
1998 l'amendement n° 744 de M. Delautrette à l'article 13 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialis… 7 / 28 rejeté
1999 l'article 13 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisation nette » au cœur des territoires (p… 29 / 7 adopté
2000 l'article 14 de la proposition de loi visant à faciliter la mise en œuvre des objectifs de « zéro artificialisation nette » au cœur des territoires (p… 35 / 0 adopté

Verbatim Le compte rendu

Tours 1 à 200 sur 835 — page 1 / 5.

Caroline Fiat president · LFI #2

La séance est ouverte.

#3

(La séance est ouverte à neuf heures.)

Suite de la discussion d’une proposition de loi

Caroline Fiat president · LFI #7

L’ordre du jour appelle la suite de la discussion de la proposition de loi visant à renforcer l’accompagnement des élus locaux dans la mise en œuvre de la lutte contre l’artificialisation des sols (nos 958, 1359).

Discussion des articles (suite)

Caroline Fiat president · LFI #9

Hier soir, l’Assemblée a poursuivi la discussion des articles de la proposition de loi, s’arrêtant à l’amendement no 628 à l’article 7, appelé par priorité.

Article 7 (appelé par priorité - suite)

Caroline Fiat president · LFI #11

L’amendement no 628 de Mme Christine Engrand est défendu.La parole est à M. Bastien Marchive, rapporteur de la commission des affaires économiques, pour donner l’avis de la commission.

article 7
Bastien Marchive rapporteur de la commission des affaires économiques · EPR #13

Avis défavorable.

La parole est à M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, pour donner l’avis du Gouvernement.

Christophe Béchu ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires #15

Avis défavorable.

#16

(L’amendement no 628 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #17

Les amendements nos 625 de Mme Christine Engrand et 741 de Mme Lisa Belluco sont défendus.

#18

(Les amendements nos 625 et 741, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Vu le nombre d’amendements, je remercie les députés de se signaler quand ils soutiennent l’un d’entre eux au lieu que j’aie à chercher si l’un des signataires est présent.La parole est à M. Stéphane Delautrette, pour soutenir l’amendement no 729.

Il vise à ramener la date d’éligibilité au bonus des surfaces minimales de développement pour les communes nouvelles à la date de promulgation de la loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, la loi « climat et résilience », à savoir le 22 août 2021.

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #23

Nous avons examiné cette question dans le détail. Il est vrai qu’on pourrait considérer que les dispositions prévues par la loi « climat et résilience » ne devraient bénéficier qu’aux communes qui ont fusionné après l’adoption de la loi. Cependant, à examiner plus précisément ce que vous proposez dans l’amendement, changer la date ne modifierait la situation que pour très peu de communes.En outre, il est important de ne pas envoyer un signal décourageant la fusion des communes, ce qui pourrait être le cas si nous adoptions l’amendement no 729.L’avis de la commission est donc défavorable.

#26

(L’amendement no 729, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #27

La parole est à M. Stéphane Delautrette, pour soutenir l’amendement no 728.

article 7 · amendement 728

Madame la présidente, j’ai par erreur défendu l’amendement no 728 lorsque vous avez appelé l’amendement no 729 : je me permets cette fois de soutenir ce dernier. Même si l’amendement du groupe Socialistes et apparentés qui visait à revoir la manière dont est définie la bonification pour les communes rurales a été rejeté, nous proposons de modifier le bonus accordé aux communes nouvelles sans fixer a priori la surface maximale, mais en précisant qu’elle ne saurait excéder, quel que soit le nombre de communes déléguées, le double de la garantie rurale de droit commun.

C’est le texte !

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #31

Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Le texte voté par le Sénat plafonne la garantie rurale à 2 hectares, quel que soit le nombre de communes fusionnées. Vous proposez de doubler la garantie de droit commun, or cela revient à la même surface, de sorte que votre amendement est satisfait.Ensuite, je le répète : il ne faut pas envoyer un signal incitant les communes à ne pas fusionner. Certes, ce n’est pas l’objet de l’amendement et je sais que ce n’est pas votre intention, mais ce serait un effet pervers de son adoption. Or je crois que nos positions, monsieur le député, sont beaucoup plus proches que ce que cet amendement pourrait laisser penser. Je vous demande donc de le retirer.

La parole est à M. Stéphane Delautrette.

Notre intention n’est évidemment pas de décourager les communes de fusionner pour créer des communes nouvelles, d’autant moins que je participe avec Stella Dupont et Bertrand Sorre à une mission flash sur les communes nouvelles qui nous conduit justement à chercher le moyen de les inciter à fusionner. L’amendement ne le découragerait pas de fusionner car il est proposé de créer cette bonification à compter de la date de promulgation de la loi « climat et résilience ». Cette disposition s’appliquerait donc à toutes les communes nouvelles créées après cette date, y compris celles qui se créeront à l’avenir.

#37

(L’amendement no 728 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #38

Je suis saisie de deux amendements, nos 831 et 832, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à Mme Pascale Boyer, pour soutenir l’amendement no 831.

article 7 · amendement 831

Je défendrai également l’amendement no 832. Ces deux amendements visent à obtenir un bonus pour les communes des territoires de montagne, définies par la loi du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, ou loi « montagne 1 » et par la loi du 28 décembre 2016 de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne, ou loi « montagne 2 ». À travers ces lois, les parlementaires, en concertation avec les élus locaux, ont contraint ces territoires de montagne à préserver leur milieu naturel, leurs espaces naturels, agricoles et forestiers (Enaf).L’amendement no 831 vise donc à obtenir un bonus de 0,5 hectare par commune. L’amendement no 832 est un amendement de repli qui vise à obtenir 0,2 hectare par commune en plus de la garantie rurale pour que ces communes puissent continuer leur développement économique si elles ont besoin de ces […]

Caroline Fiat president · LFI #41

L’amendement no 832 de Mme Pascale Boyer est défendu.Quel est l’avis de la commission sur ces deux amendements ?

article 7 · amendement 831
Bastien Marchive rapporteur · EPR #43

Je sais votre attachement au développement des communes de montagne. Nous l’avons dit hier, l’intérêt du format retenu pour la garantie rurale, qui consiste à conférer 1 hectare à toutes les communes qui en bénéficient, est d’être clair et de respecter le principe d’égalité. Ne lui retirons pas ces qualités.Par ailleurs, ces communes sont déjà soumises aux lois « montagne », dont nous convenons qu’elles sont assez contraignantes, mais pour de bonnes raisons. En effet, construire en montagne suppose nécessairement, du fait de la topographie, un étalement le long des routes.Il faut être conscient que la garantie rurale constitue déjà un levier très important pour accroître la capacité à construire de ces communes.Je vous demande donc de retirer ces amendements, sans quoi j’émettrai un avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Mon avis sera forcément défavorable.Si on accorde un bonus aux communes de montagne, il faudra imaginer un dispositif du même type pour les communes du littoral qui pourraient expliquer qu’elles ont aussi des difficultés, ou encore pour les communes situées dans un parc naturel régional qui pourraient justifier qu’une partie de leur territoire ne leur permet pas de se développer.Je me permets de vous dire, madame la présidente de l’Association nationale des élus de la montagne (Anem), qu’en proportion, la garantie rurale bénéficie davantage à ceux qui ont plus de contraintes, car en accordant la même surface à toutes les communes qui en bénéficient, on donne davantage à ceux qui ont moins artificialisé précédemment. Votre intention est donc satisfaite, et j’adorerais que vous le soyez réellement.

La parole est à M. Vincent Rolland.

J’apporte mon soutien aux amendements nos 831 et 832 et je confirme que les conditions d’urbanisation ou de développement économique en montagne sont beaucoup plus contraintes qu’ailleurs. Il y a des plans de prévention des risques naturels (PPRN), pour tenir compte des risques d’avalanche ou d’éboulement, ainsi que des plans de prévention des risques d’inondation (PPRI). Il est vrai que si l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN) ajoute encore des contraintes, le développement économique sera complètement cadenassé et la situation deviendra très difficile pour les élus. Le bon sens a présidé à la rédaction de ces amendements, et je les soutiendrai.

La parole est à Mme Pascale Boyer.

Quand on construit un bâtiment en montagne, on le fait généralement le long des routes, comme l’a dit M. le rapporteur, parce qu’on n’a pas le choix. Prenons un exemple : alors que, quand on construit un bâtiment en plaine, on peut y faire vingt logements, en montagne on ne peut en faire que seize, du fait de la topographie. On a donc besoin de plus de foncier. Par exemple, dans le Gapençais, il n’y a plus de foncier disponible pour le développement économique du fait des contraintes qui existent depuis des années. Il ne faut donc pas ajouter encore des contraintes.Monsieur le ministre, je comprends que vous affirmiez que la garantie rurale est plus avantageuse pour les communes qui ont été vertueuses jusqu’à présent. Nous n’avons pas besoin de l’utiliser immédiatement, mais nous avons besoin de cette garantie pour conserver la possibilité de développer, si besoin, de l’habitat dans nos […]

#57

(Les amendements nos 831 et 832 sont retirés.)

Caroline Fiat president · LFI #58

La parole est à M. Laurent Esquenet-Goxes, pour soutenir l’amendement no 685.

article 7 · amendement 685

Il vise à créer une majoration de la surface minimale de consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers mentionnée à l’article 7 pour les communes qui inaugureront d’ici au 22 août 2031, soit dix ans après la promulgation de la loi « climat et résilience », un arrêt de métro ou une gare de train.En effet, certaines communes s’étaient refusées à construire de nouveaux bâtiments afin de ne pas engorger un réseau routier déjà très congestionné, notamment au sud de Toulouse. Je pense par exemple à la commune de Labège dans ma circonscription du Lauragais. Celle-ci a fait un travail remarquable de maîtrise des outils fonciers.Or l’arrivée du métro, comme celle de la ligne C toulousaine qui s’étendra aux communes limitrophes, ou d’une gare de train dans une commune vient en bouleverser tout le fonctionnement. Elle amène un flot important de nouveaux habitants et apporte des […]

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #65

Nous avons abordé ce sujet en commission. Je comprends tout à fait votre préoccupation : l’enjeu du développement ferroviaire est primordial à l’échelle du pays, mais aussi à celle d’un territoire. En effet, le métro ou le train constituent souvent une nouvelle entrée dans la ville. Néanmoins, ces infrastructures sont très souvent implantées dans des secteurs déjà urbanisés, de sorte qu’il n’est pas nécessaire pour les construire de consommer des espaces naturels agricoles ou forestiers. Il n’est donc pas nécessaire de consacrer de nouveaux droits à construire pour bâtir autour de ces gares ou de ces arrêts de métro.Par ailleurs, comme l’a très bien dit le ministre, si on commence à accorder des bonus dans certaines situations, il faudra le faire pour d’autres.Je demande donc le retrait de l’amendement, sans quoi j’émettrai un avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Je remercie M. Esquenet-Goxes pour la qualité de son amendement, même si je n’en suis pas surpris.Je rappelle que la garantie rurale n’est pas un plafond rural. Je n’imagine pas une intercommunalité ou une région qui construirait une nouvelle infrastructure de transport classée comme grand projet d’envergure nationale ne pas allouer les hectares pour maximiser les retombées de cette infrastructure.Si on instaure une garantie rurale de deux ou de trois hectares au lieu d’un, de toute façon, ce ne sera pas à l’échelle de la gare ou du terminal. Cela poserait un problème de quantum.Je considère donc l’amendement no 685 comme un amendement d’appel pour nous inciter à la vigilance. Cependant je vous demande de le retirer, car il n’y aura pas de schéma dans lequel une infrastructure de transports, si elle est pertinente, ne s’accompagnera pas d’une enveloppe foncière allouée par les autorités […]

La parole est à M. Laurent Esquenet-Goxes.

Je comprends que la commune que j’ai citée est un cas d’espèce et qu’il est difficile de généraliser à partir de cet exemple. Ce n’est pas vraiment le sujet aujourd’hui, mais avec l’arrivée du métro et la construction d’une nouvelle gare, cette commune de 4 000 habitants s’apprête à en accueillir 4 000 de plus, ainsi que 20 000 salariés qui iront travailler dans la zone d’activité – tout cela sans compter les infrastructures de transport.Je vous propose, monsieur le ministre, de voir avec votre ministre délégué comment aider cette commune. Je retire mon amendement.

Merci !

#77

(L’amendement no 685 est retiré.)

Caroline Fiat president · LFI #78

La parole est à M. Stéphane Delautrette, pour soutenir l’amendement no 754.

article 7 · amendement 754

Il s’inscrit dans la continuité de nos débats, puisqu’il prévoit qu’avant 2026, l’État dresse un bilan du rapport entre la consommation foncière des communes – notamment rurales – et la revitalisation de ces communes et de leur établissement public de coopération intercommunale (EPCI). Ce bilan nous permettra de mieux apprécier les enjeux et de définir une politique adaptée aux éventuelles difficultés rencontrées par les collectivités avant qu’elles ne modifient leurs documents d’urbanisme – communaux et intercommunaux – en 2027, si cela est nécessaire, pour les mettre en cohérence avec leurs besoins de développement.

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #81

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Votre demande sera satisfaite par le rapport prévu à l’article 14. Défavorable.

#84

(L’amendement no 754 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Sur l’amendement no 724, je suis saisie par le groupe Écologiste-NUPES d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Je suis saisie de deux amendements, nos 724 et 503, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à Mme Lisa Belluco, pour soutenir l’amendement no 724.

Je vous indique d’ores et déjà que nous sommes d’accord pour ne pas attendre les cinq minutes réglementaires avant de procéder au scrutin, madame la présidente – sauf, bien entendu, si cela déchaîne des réactions enflammées sur les autres bancs. (Sourires.)L’amendement vise à soumettre la garantie rurale à trois critères. Premier critère : l’absence de déprise démographique sur le territoire pendant la décennie précédente – en cas de déprise, les infrastructures deviennent surdimensionnées et le taux de vacance augmente, ce qui plaide pour utiliser en priorité le bâti existant.Deuxième critère : un taux de vacance des logements inférieur à 10 % – ce taux est en moyenne à 8,3 % en France. En fixant un plafond légèrement supérieur, nous espérons inciter les communes à utiliser en priorité les logements vacants avant d’en construire de nouveaux, comme le prévoit d’ailleurs la loi « climat […]

Caroline Fiat president · LFI #91

La parole est à M. Perceval Gaillard, pour soutenir l’amendement no 503.

article 7 · amendement 503

Cet amendement du groupe LFI-NUPES, issu d’une proposition de France nature environnement (FNE), tend à n’appliquer la garantie rurale que si le taux de logements vacants dans la commune est inférieur à 10 %. La France est le pays d’Europe dont les sols sont les plus artificialisés : entre 1982 et 2018, l’artificialisation a augmenté 3,7 fois plus vite que la population. Entre 2011 et 2016, l’artificialisation des sols dans 26 % des communes françaises a même augmenté alors que le nombre de ménages a diminué.Parallèlement, pas moins de 3,1 millions de logements seraient vacants en France – hors Mayotte, qui n’est jamais prise en compte dans les statistiques nationales –, dont la majorité se situent dans des communes rurales peu denses. Cela représente un important potentiel foncier, que nous pourrions mobiliser pour atteindre les objectifs ZAN. N’oublions pas que les sols jouent un rôle […]

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #95

Je ne peux que souscrire à votre préoccupation de donner la priorité à la réutilisation du bâti vacant plutôt qu’à la construction de nouveaux logements, c’est d’ailleurs l’objet de plusieurs mesures, comme le plan Action cœur de ville et le programme Petites Villes de demain, dont les projets sont financés par le fonds « friches » et le fonds Vert, mais aussi grâce aux mécanismes de financement plus traditionnels, comme la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR).J’ai néanmoins un contre-exemple dans ma circonscription. La commune très rurale de Saint-Lin, en déprise démographique depuis plusieurs années, connaît un fort taux de logements vacants – elle remplit donc deux des trois critères que vous avez présentés. Elle tient malgré tout une place centrale dans le territoire, et accueille plusieurs grosses entreprises, en particulier TLD Europe, qui a besoin de se développer. […]

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Intellectuellement, on peut tout défendre, mais attention au signal que l’on envoie au monde rural ! Soumettre la garantie rurale à conditions est une mauvaise idée : pourquoi seules les communes rurales devraient-elles justifier de leur taux de vacance, et pas les communes urbaines ? (Mme Catherine Couturier s’exclame.) On est en train de faire de ce dispositif une usine à gaz, et nous passons totalement à côté des objectifs que nous défendons. Je suis donc très défavorable à ces amendements. (Mme Marina Ferrari applaudit.)

La parole est à Mme Catherine Couturier.

Nous débattons de l’article 7, qui prévoit la garantie rurale. Voilà pourquoi, monsieur le ministre, nous cherchons à conditionner ce mécanisme qui concerne certaines communes.Nous proposons que les communes dont le taux de logements vacants ou de biens sans maître excède 10 % en soient exclues. Si nous ne fixons aucune contrainte, nous ne parviendrons jamais à atteindre les objectifs dont nous avons débattu toute la journée hier.Je suis députée de la Creuse, département dont seules 6 des 256 communes ont plus de 2 000 habitants – la plus grosse, Guéret, en compte 13 000. Il y a donc dans la Creuse des villages où la population est malheureusement en train de diminuer. Si nous voulons préserver les terres agricoles et la forêt, il faut contraindre l’artificialisation – mais aussi, je l’ai dit lors de la discussion générale, donner aux communes les moyens financiers et les outils pour […]

La parole est à Mme Lisa Belluco.

L’article 7 concerne toutes les communes – à l’exception de celles couvertes par le règlement national d’urbanisme (RNU), que nous avons décidé hier d’exclure de son champ d’application –, et pas seulement les communes rurales.La mutualisation de l’artificialisation à l’échelle intercommunale prévue par le texte répondra parfaitement à l’exemple que vous avez donné, monsieur le rapporteur.

Bien sûr !

Si une commune en déprise démographique accueille une infrastructure ou une entreprise qui rayonne dans toute l’intercommunalité, l’artificialisation nécessaire à son développement sera supportée à l’échelle intercommunale, et ne relèvera pas de la garantie rurale. En effet, l’entreprise aura bien des retombées positives pour d’autres communes du territoire – d’ailleurs, si la commune est en déprise, c’est probablement que les salariés n’y habitent pas.

Bastien Marchive rapporteur · EPR #108

En effet.

Nous avons instauré plusieurs outils pour couvrir de tels cas, qui sont d’ailleurs assez fréquents. Votre argument ne me semble donc pas pertinent.

La parole est à Mme Marina Ferrari.

Cela ne vous étonnera pas, je suis d’accord avec la ligne défendue par le rapporteur et le ministre. Je pense, chers collègues, qu’en soumettant la garantie rurale à des critères supplémentaires, vous infligez une double peine aux communes rurales.Madame Belluco, vous avez expliqué que l’artificialisation nécessaire au développement d’une entreprise serait supportée à l’échelle intercommunale. Mais il arrive que l’implantation d’une entreprise dans une commune ne soit pas soutenue par l’ensemble de l’intercommunalité. Dans ce cas, il faudra bien que la commune puisse faire avancer le projet.En outre, le bâti des communes en déprise démographique est souvent très dégradé et difficile à mobiliser – il doit même parfois être détruit –, ce qui explique l’existence de projets de construction de logements. Le développement de logements sociaux dans les territoires peu denses pourrait […]

La parole est à M. le rapporteur.

Bastien Marchive rapporteur · EPR #116

Je voudrais rappeler que la répartition dont nous parlons se fera à enveloppe constante, et c’est bien là l’essentiel.Madame Belluco, j’ai bien évidemment songé à la mutualisation de l’artificialisation des projets d’intérêt intercommunal, puisque nous sommes à l’origine de son introduction dans le texte, mais nous ne parlons pas ici d’une entreprise qui viendrait s’implanter dans le territoire intercommunal et y créer des emplois : nous parlons d’une entreprise qui y est déjà accueillie, mais que rien n’empêcherait de déménager dans une autre commune de l’intercommunalité pour pouvoir se développer tout en gardant ses salariés, qui n’habitent pas loin et ont le savoir-faire nécessaire. Ce n’est pas le rôle de l’EPCI d’organiser la concurrence entre les communes de son territoire. En l’espèce, le développement d’une entreprise déjà implantée ne relève donc pas de l’intérêt […]

Caroline Fiat president · LFI #118

Je mets aux voix l’amendement no 724.

#119

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #120

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 28 Nombre de suffrages exprimés 27 Majorité absolue 14 Pour l’adoption 6 Contre 21

#121

(L’amendement no 724 n’est pas adopté.)

#122

(L’amendement no 503 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

L’amendement no 505 est-il défendu ?

Je souhaiterais le soutenir, madame la présidente.

Caroline Fiat president · LFI #125

Si je posais la question, c’est parce que nombre d’entre vous, ce matin, me signifient depuis leur banc : « Hop, hop, hop ! » (Sourires.) Je veux bien que notre discussion s’accélère, mais ce ne sera possible que si cela concerne tout le monde et pas seulement moi !La parole est à Mme Catherine Couturier, pour soutenir l’amendement no 505.

article 7 · amendement 505

J’ai bien compris, monsieur le rapporteur, monsieur le ministre, qu’a priori, vous serez défavorables à tout amendement visant à associer une contrainte à la garantie rurale ; or celui-ci a pour objectif de la soumettre à la condition d’une impossibilité de densifier l’habitat existant, si bien que les communes qui auraient encore des « dents creuses » ne pourraient s’étaler.

#127

(L’amendement no 505, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #128

Je suis saisie de trois demandes de scrutin public : sur l’amendement no 734, par le groupe Socialistes et apparentés ; sur l’amendement no 717, par le groupe Écologiste-NUPES ; sur l’article 7, par le groupe Renaissance. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à Mme Clémence Guetté, pour soutenir l’amendement no 508.

article 7 · amendement 508

Il va dans le sens de la discussion que nous avons en ce moment en vue de renforcer la cohérence entre d’une part la politique de construction et d’aménagement du territoire, d’autre part nos objectifs en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique. Les conséquences écologiques de la garantie rurale impliqueront entre autres, pour les collectivités, de réduire au minimum les pollutions directes et indirectes qui résultent de leurs activités. Nous ne proposons pas de créer de nouvelles obligations, mais de s’assurer du respect de celles qui existent déjà : au moins un critère environnemental dans la commande publique, un menu végétarien hebdomadaire, l’interdiction d’utiliser du plastique dans le cadre de la restauration collective, et la publication du rapport relatif au dispositif ZAN que prévoit l’article 206 de la loi « climat et résilience ». Ce […]

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #131

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Même avis.

La parole est à M. Pascal Lavergne.

Je suis tout de même étonné de lire de tels amendements, d’entendre de telles interventions. La France insoumise nous donne matin, midi et soir des leçons de démocratie, mais cela n’empêche pas ses membres de vouloir, depuis Paris, contraindre les zones rurales en leur appliquant des mesures abracadabrantesques ! Sincèrement, faisons confiance aux élus ruraux, déjà soumis à suffisamment de contraintes naturelles ou économiques. Donnons-leur la possibilité d’étaler leur commune,…

« Étaler », c’est bien ce que nous disions !

…d’utiliser cette garantie rurale de manière consciente et raisonnée ; ne leur imposons pas d’obligations supplémentaires ! Ils en ont déjà suffisamment.

La parole est à Mme Clémence Guetté.

J’invite le collègue Lavergne à garder son calme en ce début de journée.

Je suis là depuis hier, madame !

Ce n’est pas une raison pour s’énerver.

Je ne m’énerve pas !

Pour le coup, il avait raison…

Il ne s’agit, je le répète, que de faire respecter des obligations déjà prévues par la loi. Ne sous-estimez pas les communes rurales : elles sont tout aussi capables que les autres de prendre au sérieux la bifurcation écologique.

Elles le font déjà !

Nous proposons donc d’en discuter tranquillement : les exigences en cause ne sont pas démesurées, il s’agit au contraire de dispositions indispensables pour toutes les communes de ce pays.

#147

(L’amendement no 508 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #148

La parole est à M. Stéphane Delautrette, pour soutenir l’amendement no 734.

article 7 · amendement 734

Il ne s’agit pas de rouvrir le débat d’hier concernant les communes soumises au règlement national d’urbanisme, mais de se situer dans la perspective de la future commission mixte paritaire : cet amendement vise à rendre compatibles RNU et garantie rurale en s’assurant que la seconde respecte le premier.

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #151

Vous touchez là à un point important : dans les communes concernées, l’articulation entre le régime du RNU – notamment le principe de constructibilité limitée – et le bénéfice de la garantie rurale pourrait en effet prêter à confusion. Nous avions abordé le sujet, mais l’amendement, par son esprit de transparence, va dans le bon sens. Avis favorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Sagesse.

Caroline Fiat president · LFI #154

Je mets aux voix l’amendement no 734.

#155

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #156

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 27 Nombre de suffrages exprimés 27 Majorité absolue 14 Pour l’adoption 24 Contre 3

#157

(L’amendement no 734 est adopté.) (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)

Caroline Fiat president · LFI #158

L’amendement no 344 de M. André Chassaigne est défendu.

article 7 · amendement 734
#159

(L’amendement no 344, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #160

La parole est à Mme Lisa Belluco, pour soutenir l’amendement no 717.

article 7 · amendement 717

Il vise à instaurer, pour faire pendant au plancher d’artificialisation créé par la garantie rurale, un plafond d’artificialisation. Certaines communes absorbent énormément d’espaces naturels, agricoles et forestiers et menacent ainsi le droit qu’ont leurs voisines de concrétiser leurs propres projets, puisque, comme vous n’avez cessé de le rappeler, l’artificialisation doit s’opérer à enveloppe constante. Entre 2011 et 2021, par exemple, 13 596 hectares ont été artificialisés par 103 communes, 24 absorbant à elles seules 6 492 hectares, soit près de 3 % de la surface consommée en tout. Le plafond proposé ne limiterait donc l’expansion que d’une poignée de communes ; en revanche, il montrerait que tout le monde contribue à l’effort national, ce qui en fait une mesure nécessaire à l’acceptabilité du dispositif ZAN.

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #163

Réduire l’artificialisation de moitié pour tout le monde est déjà très ambitieux. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Défavorable.

Caroline Fiat president · LFI #166

Je mets aux voix l’amendement no 717.

#167

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #168

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 26 Nombre de suffrages exprimés 26 Majorité absolue 14 Pour l’adoption 8 Contre 18

#169

(L’amendement no 717 n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #170

L’amendement no 771 de M. le rapporteur est rédactionnel.

article 7 · amendement 717
#171

(L’amendement no 771, accepté par le Gouvernement, est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #172

La parole est à M. Marcellin Nadeau, pour soutenir l’amendement no 467.

article 7 · amendement 467

Il vise à ce que le dispositif prévu à l’article 7, c’est-à-dire la garantie rurale, ne s’applique ni aux collectivités d’outre-mer régies par l’article 73 de la Constitution, dites Drom – départements et régions d’outre-mer –, ni à la Corse.Nous sommes bien sûr attentifs au principe de libre administration des collectivités territoriales et sensibles à la question de la démocratie locale, mais en milieu insulaire, notamment tropical, la gestion optimale du territoire devient un impératif, compte tenu des enjeux en matière de développement et surtout de la forte exposition aux risques, qu’accroît encore le changement climatique – un cyclone frappe d’ailleurs la Martinique au moment où je vous parle.L’aménagement de ces territoires requiert donc une approche particulièrement rationnelle et efficace ; or ils sont, selon les cas, dotés d’un schéma d’aménagement régional (SAR) ou d’un plan […]

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #177

Défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Même avis.

La parole est à Mme Catherine Couturier.

Nous en arrivons à la fin de l’examen de l’article 7 : je souhaite donc exposer la position du groupe LFI-NUPES le concernant. Comme je l’ai dit hier au cours de la discussion générale, cette garantie rurale répond à une forte demande des élus concernés. Même si peu d’amendements émanant de la NUPES ont été adoptés,…

Bastien Marchive rapporteur · EPR #182

Mais ce n’est pas fini !

…nous voterons donc en faveur de l’article. J’ai bien compris, monsieur le ministre, qu’il s’ensuivrait forcément, au moment de l’examen du budget, un autre long débat au sujet des moyens à allouer aux collectivités : soyez certain que notre groupe sera très vigilant et formulera des propositions visant à accompagner les élus ruraux, à leur assurer la capacité d’atteindre l’objectif ZAN, ce qui est indispensable. Nous aurons déjà certainement l’occasion d’y revenir au moment de l’examen de l’article 3, car il leur faudra des outils qui soient disponibles rapidement.

La parole est à M. Marcellin Nadeau.

Je ne voudrais pas, une fois de plus, paraître exprimer une frustration, mais je crois pouvoir parler au nom de nos collègues d’outre-mer en dénonçant une tyrannie de l’indifférence. Monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, monsieur le rapporteur pour avis, les documents que j’ai mentionnés sont essentiels en vue d’un développement cohérent. J’ai été maire d’une commune rurale littorale : la question du recul du trait de côte en Martinique, que vous évaluez d’après un schéma national, n’a pas le même sens dans les territoires insulaires, où le repli stratégique constitue en fait un repli définitif. Il faut donc, je le répète, une approche spécifique, holistique, englobant la prise en compte des risques, la nécessaire solidarité entre territoires. Relisez à ce sujet, monsieur le ministre, le plan Orsec relatif aux volcans de la Martinique, lequel instaure une telle solidarité entre […]

Monsieur Nadeau, si vous ressentez comme un manque de respect le fait de n’avoir usé que d’un mot pour écarter votre proposition, je précise qu’il nous reste à étudier des centaines d’amendements, et que les heures passées hier à examiner les besoins propres à l’outre-mer donnent au contraire la mesure de l’attention que nous portons à ces territoires. En outre, nous sommes face à des situations contrastées : les 800 000 habitants de La Réunion sont répartis entre dix-huit communes.

Vingt-quatre !

Vingt-quatre, excusez-moi ! Toujours est-il que peu de communes concernées par la garantie rurale se retrouvent dans le même contexte. Si nous n’appliquons pas à ces territoires les dispositions concernant la réduction de moitié de l’artificialisation, ne pas leur accorder cette garantie irait à l’encontre de l’équilibre global souhaité hier, y compris par les élus ultramarins. On ne peut vouloir moins de sobriété potentielle et refuser des mesures symboliques pour les intéressés. Voilà ce qui motive mon avis défavorable. (M. le rapporteur applaudit.)

Avec tout le respect que je vous dois, monsieur le ministre, je me permets de vous faire observer que je ne vous avais pas donné la parole.

J’en suis désolé. Pardonnez-moi !

Le fait que vous soyez intervenu m’empêche de la donner aux députés qui souhaiteraient encore s’exprimer au sujet de l’amendement : c’est pourquoi j’ai l’habitude, en pareil cas, de faire signe d’attendre aux membres du Gouvernement.

#192

(L’amendement no 467 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #193

Je mets aux voix l’article 7.

#194

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #195

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 30 Nombre de suffrages exprimés 27 Majorité absolue 14 Pour l’adoption 25 Contre 2

#196

(L’article 7, amendé, est adopté.)

Nous avons été sympas !

Après l’article 7 (amendements appelés par priorité)

Je vous informe que, sur l’amendement no 742, je suis saisie par le groupe Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES) d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Les amendements nos 598 de M. Aurélien Lopez-Liguori et 211 de M. Yannick Monnet, portant article additionnel après l’article 7, sont défendus.

#201

(Les amendements nos 598 et 211, repoussés par la commission et le Gouvernement, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

Caroline Fiat president · LFI #202

Je suis saisie de trois amendements, nos 511, 819 et 742, pouvant être soumis à une discussion commune.Les amendements nos 511 et 819 sont identiques.La parole est à Mme Catherine Couturier, pour soutenir l’amendement no 511.

article Après_ 7 · amendement 511

Nous souhaitons qu’une part de 5 % au moins de l’enveloppe d’artificialisation prévue au niveau intercommunal par les schémas de cohérence territoriale (Scot) soit réservée à la création de pistes cyclables. L’absence de transports en commun est un vrai problème, parmi d’autres, pour les territoires peu denses. Les déplacements y sont parfois compliqués pour des habitants de plus en plus touchés par les difficultés sociales : ils ne possèdent pas tous le permis de conduire et n’ont pas forcément les moyens de faire réparer le véhicule qui leur permettrait d’aller travailler. Certains utilisent le vélo pour parcourir les 5 kilomètres qui les séparent de la route où le bus circule, et de nombreuses communes cherchent aujourd’hui à protéger les cyclistes de la circulation. Il serait souhaitable de réserver une part de l’enveloppe prévue par les Scot à ces pistes cyclables qui deviennent […]

Caroline Fiat president · LFI #204

La parole est à Mme Lisa Belluco, pour soutenir l’amendement identique no 819.

article Après_ 7 · amendement 819

Nous avons déjà discuté en commission de l’idée de dédier 5 % de l’enveloppe d’artificialisation fixée par les Scot à des projets d’infrastructures cyclables. Même dans les zones rurales, de nombreux trajets réguliers font moins de 5 kilomètres. S’ils ne sont pas réalisés à vélo, c’est souvent parce que les infrastructures existantes ne sont pas assez sécurisantes et sécurisées pour les cyclistes. Aujourd’hui, le texte prévoit de ne pas comptabiliser les pistes cyclables de moins de 5 mètres de large comme zones artificialisées. Pourtant, c’est bien ce qu’elles sont. Nous trouverions plus juste de les compter comme telles tout en leur réservant une part de l’enveloppe globale d’artificialisation. Les pistes cyclables, qui sont des zones imperméabilisées, ont effet elles aussi un impact sur l’environnement et sur les terres.

Caroline Fiat president · LFI #206

La parole est à M. Stéphane Delautrette, pour soutenir l’amendement no 742.

article Après_ 7 · amendement 742

Il vise le même objectif, à cette différence près que nous évaluons quant à nous la part à consacrer aux pistes cyclables à 1 % de l’enveloppe d’artificialisation des Scot.

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #209

Ce sujet me semble relever de la compétence des élus locaux. Il convient de leur laisser la liberté de choisir. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Nous proposons de sortir totalement les pistes cyclables du décompte, compte tenu de leur largeur et après en avoir discuté avec les représetants des territoires. Il n’y a pas de Scot partout en France : s’ils étaient adoptés, ces amendements aboutiraient à faire peser sur les territoires couverts par un Scot des obligations dont on affranchirait ceux qui n’ont pas de Scot. Une autre difficulté tient au fait que ceux qui votent les Scot ne sont pas ceux qui décident de la réalisation des travaux d’infrastructure. J’émets donc un avis défavorable sur les trois amendements.

La parole est à Mme Catherine Couturier.

Je pense, monsieur le ministre, que nous sommes d’accord pour inciter l’ensemble des communes à se doter d’une carte communale ou d’un plan local d’urbanisme (PLU), et à entrer dans une démarche d’élaboration de Scot – n’est-ce pas ?

Bien sûr.

Or le présent texte va s’appliquer durant un certain nombre d’années. J’entends votre remarque quant à la dimension des pistes mais, sans revenir sur les propos de ma collègue Lisa Belluco, je voudrais répéter que, quelle que soit leur largeur, les pistes cyclables sont malgré tout des zones artificialisées, empiétant souvent sur du bocage ou des terres agricoles. Il me semble qu’elles doivent donc être comptabilisées dans l’enveloppe.

La parole est à Mme Annick Cousin.

Nous discutons de pistes cyclables, mais encore faudrait-il qu’en milieu rural les routes secondaires soient bien entretenues ! Dans ma circonscription du Lot-et-Garonne par exemple, un orage important vient de se produire et, comme à chaque fois, la terre a glissé sur les routes qui sont ainsi rendues peu praticables. Nous n’en sommes pas encore à construire des pistes cyclables le long de ces routes truffées de nids-de-poule, en artificialisant encore plus de terres.

Bastien Marchive rapporteur · EPR #218

Il faut le dire au département…

#219

(Les amendements identiques nos 511 et 819 ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Caroline Fiat president · LFI #220

Je mets aux voix l’amendement no 742.

#221

(Il est procédé au scrutin.)

Caroline Fiat president · LFI #222

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 29 Nombre de suffrages exprimés 29 Majorité absolue 15 Pour l’adoption 7 Contre 22

#223

(L’amendement no 742 n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #224

L’amendement no 509 de M. William Martinet est défendu.

#225

(L’amendement no 509, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Caroline Fiat president · LFI #226

La parole est à M. Yannick Monnet, pour soutenir l’amendement no 224.

article Après_ 7 · amendement 224

Nous avons déjà débattu de ce type de proposition, qui vise à améliorer le dispositif. La garantie rurale que nous avons adoptée est en effet une mesure intéressante, qui permet de desserrer quelque peu les contraintes. Il faut cependant que nous nous mettions au travail pour adapter l’obtention de cette garantie aux spécificités des territoires. Nous devons le faire dès maintenant, sans attendre, car de nombreuses communes auront du mal à l’obtenir. N’oublions pas que, pour certaines communes rurales, la question de l’ingénierie – y compris s’agissant de l’élaboration des documents d’urbanisme – ne peut être renvoyée au seul projet de loi de finances (PLF). Elles ont besoin en urgence de dispositifs leur permettant de mobiliser le foncier.Pour les communes rurales, l’enjeu n’est pas d’artificialiser davantage mais mieux, afin de conserver leur population. Nous devons donc préciser dès […]

Quel est l’avis de la commission ?

Bastien Marchive rapporteur · EPR #230

Il est défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Il s’agit pour moi d’un amendement d’appel, auquel j’émets un avis défavorable.

#233

(L’amendement no 224 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Article 3

Deux orateurs sont inscrits sur l’article 3.La parole est à Mme Christine Engrand.

Le rapport du Sénat précisait que l’article 3, dans sa rédaction initiale, devait élargir la composition des conférences des Scot et de leurs compétences, afin de mieux intégrer les communes au débat sur la territorialisation de la réduction de l’artificialisation nette des sols. S’il faut avouer que cette ambition était une gageure dès le départ, en raison des prérogatives excessives accordées à la région dans la déclinaison des objectifs de réduction de l’artificialisation des sols, on ne peut que constater que les discussions en commission ont achevé de la miner.Les communes, qui n’ont plus que douze représentants au lieu de vingt initialement, voient leur poids mécaniquement réduit par l’inflation du nombre de membres, liée à l’augmentation du nombre d’élus des intercommunalités, voire à l’apparition de nouveaux acteurs – certains étant plus ou moins les bienvenus. Le problème […]

La parole est à M. Yannick Monnet.

L’article 3 prévoit la mise en œuvre d’une gouvernance partagée du ZAN, ce qui nous convient dans le principe. Le Groupe GDR-NUPES a néanmoins déposé un certain nombre d’amendements visant à faire évoluer la composition de la conférence régionale, notamment le nombre de ses membres. Il faut garder à l’esprit que les régions actuelles sont très grandes. L’Allier, qui se trouve dans le Massif central, se retrouve ainsi frontalier – par la région à laquelle il appartient – avec la Suisse et l’Italie. Il en ressort que l’échelle régionale n’est pas nécessairement la bonne pour équilibrer la mise en œuvre des objectifs.La présidence exclusive de la conférence par le président de région ne nous convient pas forcément. Le président de ma région mène, en matière de culture, une politique que l’on pourrait qualifier de clientéliste. Quelle garantie puis-je avoir, aujourd’hui, qu’il ne fera pas […]

Caroline Fiat president · LFI #242

L’amendement no 561 de Mme Christine Engrand, tendant à supprimer l’article 3, est défendu.La parole est à M. Lionel Causse, rapporteur pour avis de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, auquel la commission des affaires économiques a délégué l’examen des articles 3, 6, 8, 10 et 13, pour donner l’avis de la commission.

article 3
Lionel Causse rapporteur pour avis de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire · EPR #244

Je souhaite, pour accélérer nos débats, exposer l’état d’esprit qui motivera les avis que j’émettrai sur l’ensemble des amendements à l’article 3. Comme vous l’avez dit, madame Engrand, le Sénat a souhaité la mise en place d’une instance de dialogue entre les élus locaux et les régions. Les conférences régionales des Scot se sont réunies et ont remis leur copie en matière de territorialisation, mais elles n’ont pas vocation à perdurer – si ce n’est pour faire un bilan dans un an. L’idée de créer une instance de débat et de dialogue va donc dans le bon sens ; c’est la raison pour laquelle j’émettrai un avis défavorable à cet amendement de suppression. Il me semble en effet nécessaire d’avancer sur le sujet de la conférence régionale.Le débat que nous avons eu en commission a permis d’en élargir la composition, là où le Sénat avait souhaité que le dialogue ne se fasse qu’entre élus locaux […]

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Défavorable. Par principe, l’existence d’une instance de discussion est souhaitable et j’y suis attaché.C’est le dernier avis que je motive ; sur tous les autres amendements à l’article, je donnerai simplement un avis de sagesse. Les travaux en commission ont permis d’enrichir la composition de la conférence régionale en y ajoutant des associations ; il y aurait cinquante manières de doser cette composition mais la commission est parvenue à un équilibre. C’est ensuite aux parlementaires d’apprécier si les règles, en l’espèce, doivent être nationales ou locales.

#250

(L’amendement no 561 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Caroline Fiat president · LFI #251

La parole est à M. Stéphane Delautrette, pour soutenir l’amendement no 213.

article 3 · amendement 213

Proposé par Elie Califer, il vise à adapter la conférence régionale aux particularités des outre-mer car, comme le rapporteur le rappelait à juste titre, elle doit adéquatement représenter les territoires.

Quel est l’avis de la commission ?

Lionel Causse rapporteur pour avis · EPR #254

L’amendement est satisfait ; demande de retrait ou avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Sagesse.