Séance du 27 février 2024 — 127e séance
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.
Tours 1 à 200 sur 680 — page 1 / 4.
La séance est ouverte.
(La séance est ouverte à quinze heures.)
L’ordre du jour appelle les questions au Gouvernement.
La parole est à M. Julien Bayou.
Ma question s’adresse au ministre des armées. Hier, le Président de la République a déclaré : « Il n’y a pas de consensus aujourd’hui pour envoyer […] des troupes au sol [en Ukraine]. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu ». En cette période de tension extrême, chaque parole doit être soigneusement pesée, pour ne pas faire sombrer le continent entier dans la folie de la guerre. Les Ukrainiens, et l’Europe, méritent mieux qu’un président cherchant à faire parler de lui, et ne faisant qu’ajouter l’improvisation à l’inconséquence, en détournant au passage les regards des véritables demandes ukrainiennes.Ce n’est malheureusement pas la première fois que le Président de la République agit sans, ou contre, l’avis des Ukrainiens et de nos alliés européens. En mai 2017, il invitait encore Poutine à Versailles, persuadé de pouvoir le raisonner à lui tout seul. En juin 2022, il appelait […]
La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Le pauvre, qu’est-ce qu’il va répondre ?
Je vous prie d’excuser le ministre des armées. Le Président de la République l’a dit hier, nous devons maintenir notre soutien à l’Ukraine dans la durée, et le faire de façon plus continue, et peut-être différemment.
Vous pouvez être un peu plus précis ?
Le constat est unanime : celui de l’intensification de l’agressivité russe en Ukraine, ainsi qu’à l’égard de nous autres, Européens.
On ne comprend rien !
Pouvez-vous répondre à la question ?
La Russie veut détruire la sécurité européenne. Nous ne pouvons pas la laisser faire. C’est la raison pour laquelle l’Europe s’est mobilisée. Elle a décidé d’un soutien économique important ces derniers mois, et elle définira en mars les contours de son appui militaire pour 2024, en privilégiant la fourniture d’équipements européens – nous nous sommes battus pour cela.La conférence internationale de soutien à l’Ukraine, qui s’est tenue hier à l’initiative du Président de la République, vise à consolider et à coordonner un soutien supplémentaire. Il faut faire plus pour l’Ukraine : plus de munitions, plus d’équipements, plus de défense. Il faut probablement faire différemment, en envisageant de nouvelles missions, le Président de la République l’a dit hier : « rien ne doit être exclu » dans ce domaine.Enfin, il faut penser à la reconstruction et à son financement. Vous l’avez dit […]
Il faut confisquer !
…les revenus issus des avoirs russes. C’est une piste que la France soutient fortement. Cela permettrait d’engager des ressources significatives dans la reconstruction de l’Ukraine, dans le cadre du droit international. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RE, Dem et HOR.)
Je vous demande un peu de silence, mes chers collègues, s’il vous plaît !
La parole est à M. Benjamin Haddad.
Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, depuis deux ans, les Ukrainiens se battent pour leur liberté et pour notre sécurité à tous, face à l’agression. Depuis dix ans – et la « révolution de la dignité » du Maïdan –, ils meurent, le drapeau européen au poing, pour un avenir meilleur. En attaquant l’Ukraine, c’est cette aspiration européenne que la Russie veut assassiner.Nous avons, collectivement, trop tardé à donner aux Ukrainiens les moyens de vaincre l’agresseur. (M. Fabrice Brun s’exclame.)
Eh oui !
Seule la défaite de la Russie peut assurer la sécurité et la stabilité de notre continent. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE. – MM. Julien Bayou et Nicolas Turquois applaudissent également.) Hier, la France a appelé l’Europe au sursaut. C’est la responsabilité historique de notre pays que de porter la voix du réarmement européen, face à la menace que fait peser la Russie. Il y a ceux, y compris ici, sur les bancs du Rassemblement national (« Oh ! » sur quelques bancs du groupe RN), qui affirmaient que la Russie n’attaquerait jamais ;…
Eh oui !
…ceux qui confondent, comme toujours, la paix avec la soumission à l’agresseur ; ceux qui voudraient voir notre pays abandonner ses alliés ;…
Ce sont les questions au Gouvernement, pas les questions à l’opposition !
…ceux qui veulent bloquer nos institutions, pour laisser notre continent à la merci des autocrates. (Protestations sur les bancs du groupe RN.)
Chers collègues, un peu de silence !
Aujourd’hui, comme au siècle précédent, ils sont guidés par la lâcheté et l’esprit de défaite. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe RE.)
C’est honteux !
Rappelons-le : abandonner l’Ukraine serait désastreux pour notre sécurité, et encouragerait les guerres de demain, à un moment où les États-Unis se détournent de notre continent. Vladimir Poutine espère que nous nous lasserons, que nous nous diviserons, et que le temps jouera en faveur de la Russie. Hier, les Européens, sous l’égide du Président de la République, ont répondu : nous tiendrons.Monsieur le ministre, l’Ukraine a besoin d’armes, de missiles de longue portée, de munitions et d’aide économique. Quelles décisions collectives ont été prises, hier, pour accroître notre soutien à l’Ukraine ? Quel effet concret pouvons-nous en attendre dans les prochains jours ? (Applaudissements sur les bancs du groupe RE et sur quelques bancs du groupe Dem. – M. Julien Bayou applaudit également.)
La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Le Président de la République a pris cette initiative d’une réunion internationale et a appelé à un sursaut collectif de la part des partenaires de l’Ukraine. La France est au rendez-vous, alors que la position russe contre l’Ukraine se durcit. Elle se durcit aussi dans le domaine intérieur, par l’assassinat d’opposants politiques, et à l’extérieur, la Russie conduisant des actions de déstabilisation contre les pays européens, parmi lesquelles des actions de manipulation de l’information et des cyberattaques massives.
Pouvons-nous avoir un peu de silence dans l’hémicycle ? Vous ne vous rendez pas compte que le brouhaha incessant qui y règne empêche d’entendre les réponses comme les questions. S’il vous plaît, mes chers collègues ! (M. Erwan Balanant applaudit.)
C’est tellement intéressant…
De toute façon, pour parler pour ne rien dire pendant deux minutes, ce n’est pas bien grave !
Il faudrait changer de ministre !
Merci, madame la présidente. Ce temps sera probablement décompté ? (Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.)
Bien évidemment !
Nous devons collectivement prendre la mesure du défi à la sécurité européenne et nationale posé par l’agressivité russe. Il nous faut être très clairs et très lucides : une victoire russe sur l’Ukraine mettrait gravement en cause notre sécurité, comme celle de l’Europe. Son coût serait incalculable pour nos finances publiques. Il faut être conscient que la Russie ne s’arrêtera pas là.
Jusqu’où va-t-elle aller ?
C’est la raison pour laquelle le Président de la République a organisé cette conférence internationale de soutien à l’Ukraine, tenue hier à l’Élysée. Elle a permis de coordonner les actions des alliés de l’Ukraine, en matière de financement, de livraison de munitions – qui doit être intensifiée – ou quant à la nature de notre soutien. Toutes ces réflexions auront vocation à être discutées au Parlement, en application de l’article 50-1 de la Constitution, dans le cadre d’un débat à l’initiative du Gouvernement, suivi d’un vote. (Applaudissements sur les bancs du groupe RE et sur quelques bancs du groupe Dem.)
Très bien !
Quel talent !
La parole est à M. Bastien Lachaud.
Monsieur le Premier ministre, le président Macron a évoqué la possibilité d’envoyer des troupes françaises en Ukraine : « en dynamique, rien ne doit être exclu ». Nous serions alors de fait en guerre avec la Russie. Deux puissances nucléaires qui s’affrontent sur le territoire d’un tiers, ce n’est pas une option : c’est une escalade incontrôlée, irresponsable et insensée qui menace gravement la paix. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – M. Nicolas Sansu applaudit aussi.)Le Président prétend créer de l’« ambiguïté stratégique ». Mais il n’est pas ambigu ; il est léger, désinvolte, inconséquent, bref, irresponsable ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – M. Nicolas Dupont-Aignan applaudit également.)Déjà, en Suède, le Président a proposé de partager la dissuasion nucléaire avec des nations européennes. Cette absurdité contraire à la doctrine française en […]
Très bien !
La France est une puissance dotée de l’arme nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ; elle a toujours eu une voix singulière dans le concert des nations. Elle doit agir pour le respect du droit international, au lieu de jeter de l’huile sur le feu et d’attiser la guerre ! (Mêmes mouvements.)Nous devons au contraire œuvrer à la paix, en recherchant des garanties de sécurité mutuellement acceptables, en organisant une conférence européenne sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Monsieur le Premier ministre, avez-vous conscience qu’avec un tel engrenage, vous risquez d’entraîner la France, l’Europe, le monde dans une guerre nucléaire ? (Les députés du groupe LFI-NUPES se lèvent et applaudissent. – MM. Nicolas Dupont-Aignan et Emmanuel Taché de la Pagerie applaudissent aussi.)
La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
Monsieur Lachaud, les mots ont un sens ! Malgré les pertes énormes sur les plans humain, matériel et financier, malgré l’enlisement sur le terrain, la Russie n’a aucunement renoncé à ses objectifs militaires. Nous pouvons peut-être partager cela ? (M. Manuel Bompard fait un geste manifestant son incompréhension.)La Russie pense avoir imposé l’idée de sa victoire, ce qui est faux. La réunion qui s’est tenue hier à l’Élysée devait d’abord permettre de le rappeler : nous avons soutenu et nous soutiendrons l’Ukraine dans la durée. Face aux attaques russes et à la déstabilisation de l’Europe qu’elles provoquent, le soutien à l’Ukraine doit s’accroître. L’urgence est à la livraison des munitions dont l’Ukraine a besoin ; il s’agissait d’avancer sur ce point de manière coordonnée, afin de produire davantage et de livrer de nouvelles capacités militaires.
Répondez à la question !
Au-delà, nous devons envisager de nouvelles actions de soutien à l’Ukraine, qui doivent répondre à des besoins très précis. Je pense notamment au déminage, au combat cyber et à la production d’armes sur place, sur le territoire ukrainien.Je réponds à la question, madame Chikirou. Certaines de ces actions pourraient nécessiter une présence sur le territoire ukrainien, sans pour autant franchir le seuil de belligérance.
Répondez à la question !
Rien ne doit être exclu : c’était et c’est toujours la position du Président de la République.Rappelons enfin quelques vérités. Premièrement, c’est la Russie qui agresse l’Ukraine et non l’inverse. Ensuite, ce n’est pas à la Russie de nous dire comment nous devons aider l’Ukraine.
Chers collègues, veuillez limiter le bruit de fond.
Enfin, cette guerre peut s’arrêter à n’importe quel moment si la Russie décide de retirer ses troupes d’Ukraine. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RE et Dem.)
Très bien !
Affligeant !
La parole est à Mme Anna Pic.
Ma question s’adresse à M. Bruno Le Maire – qui est absent –, ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.Mercredi dernier, sans aucune consultation ni vote des parlementaires, vous avez amputé de 10 milliards d’euros les moyens de l’État par une nouvelle décision unilatérale.
Honteux !
Pire encore, en privant le budget de l’État de cette somme, le Gouvernement choisit de s’en prendre aux biens communs, au patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Vous faites le choix de la casse des services publics ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs des groupes LFI-NUPES, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.) Santé, éducation, action sociale : les Françaises et les Français en ont un besoin urgent, mais ces domaines seront une nouvelle fois délaissés.Le Président de la République avait affirmé que l’écologie était le « combat du siècle ». C’est pourtant la mission Écologie, développement et mobilités durables qui subit la plus forte annulation de crédits, et ce sont encore les classes moyennes et populaires qui sont touchées. (Mêmes mouvements.) Désinscrire 2 milliards d’euros revient, entre autres, à amoindrir MaPrimeRénov’ et à limiter l’accès au leasing social […]
Une honte !
Bravo ! Admirable !
…une somme qui atteint 1,6 milliard si nous ajoutons les annulations de crédits relatives à la mission Enseignement supérieur et recherche. Ce choix intervient au moment où la carte scolaire suscite inquiétude et colère chez les parents et les enseignants (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC), et où les jeunes lycéens remplissent leurs vœux sur Parcoursup et craignent de ne pas obtenir une place leur permettant de réaliser leur rêve d’avenir.D’autres choix étaient pourtant possibles, à commencer par la taxation des superprofits, à laquelle vous continuez de vous opposer. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC et sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.) Surtout, le Gouvernement pouvait renoncer à poursuivre les cadeaux fiscaux faits aux plus riches, à ceux qui enregistrent des bénéfices records et aux plus grandes entreprises. Le prix de ces cadeaux s’élève à 4 milliards […]
Bravo !
La parole est à M. le ministre délégué chargé des comptes publics.
La situation est la suivante. La conjoncture internationale s’est dégradée en raison des crises géopolitiques, de la guerre en Ukraine, ainsi que du ralentissement chinois et européen. (Exclamations sur quelques bancs du groupe SOC.)
Elle a bon dos, la guerre en Ukraine !
Moins de croissance, c’est moins de recettes.
S’il vous plaît !
Or la préservation à long terme de notre bien commun que sont nos services publics – je reprends vos mots – est impossible si nous ne maîtrisons pas nos finances publiques. Si nous avons moins de recettes, il doit y avoir moins de dépenses.
Nullité !
Et les plus riches ?
Austérité !
Les économies s’élèvent à 10 milliards d’euros et proviennent, par souci d’exemplarité, uniquement du budget de l’État, en réduisant nos dépenses de fonctionnement. (Exclamations sur quelques bancs des groupes RN, LR et SOC.) Oui, nous pouvons le faire, en reportant ou en révisant certains projets. (« Ça rame ! » sur quelques bancs du groupe RN.)
Nul et menteur !
S’il vous plaît !
Vous affirmez que, ce faisant, nous renonçons à toute ambition écologique. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES, ainsi que sur quelques bancs du groupe LR.)
Oui !
Mes chers collègues, veuillez laisser M. le ministre délégué s’exprimer.
Permettez-moi de vous dire que le budget pour 2024 demeure le budget le plus vert de notre histoire. (Vives exclamations sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES, ainsi que sur quelques bancs du groupe LR.)
Il n’y a rien ! C’est totalement faux !
C’est du pipeau !
Il comprend 40 milliards d’euros de dépenses vertes, soit une augmentation de 8 milliards par rapport à 2023. (M. Cyrille Isaac-Sibille applaudit.) Même les crédits alloués à MaPrimeRénov’, que vous avez évoquée, sont en hausse. Ce sont 600 millions d’euros de plus que nous consacrons à la transition écologique. C’est très concret. (Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES, ainsi que sur quelques bancs des groupes RN et LR. – M. Jérôme Guedj mime un rameur.)
On a l’impression qu’il ne comprend pas ce qu’il dit !
S’il vous plaît !
L’esprit de responsabilité devrait vous conduire à reconnaître que dépenser trop sans disposer des recettes suffisantes ne permet pas de garantir nos services publics. Voilà pourquoi nous avons pris cette décision. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE. – Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.)
Amateur !
Vous n’y croyez pas vous-même !
Si vous n’avez pas assez de recettes, taxez les plus riches et le pétrole !
La parole est à Mme Christelle Petex.
Monsieur le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire,…
Où est-il ?
…le soixantième Salon de l’agriculture est l’occasion de saluer le travail, le dévouement et le savoir-faire de nos agriculteurs, dans toute leur diversité, au service de notre souveraineté alimentaire. Malheureusement, il s’agit de l’unique moment de leur mise en avant, les agriculteurs étant, le reste du temps, les oubliés de notre pays.Depuis tant d’années, ils attendent des mesures leur permettant de vivre décemment de leur travail et de nous nourrir, sans perdre de temps en paperasses ridicules, sans être dépendants des nombreuses subventions, et sans que l’on vienne dans leur ferme pour leur donner des leçons.Les revendications légitimes de nos paysans ont été entendues, mais pas écoutées. Pour l’heure, votre projet de loi d’orientation et d’avenir agricoles ne répond aucunement aux demandes, pourtant si simples, relatives à la modernisation des outils de travail, à la suppression […]
Bravo !
La parole est à Mme la ministre déléguée à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire.
Elle n’y connaît rien !
Il n’aura échappé à personne que l’agriculture européenne traverse l’une de ses plus graves crises de ces dernières décennies. (« La faute à qui ? » sur quelques bancs du groupe LR.) Ses origines sont multiples : le covid, la guerre en Ukraine et la désorganisation des marchés par M. Poutine, l’impact croissant du dérèglement climatique. (Exclamations sur les bancs des groupes RN et LR.)
S’il vous plaît !
En conséquence, et il s’agit de la principale cause de leur colère légitime, une part significative des agriculteurs ne parviennent pas à vivre du fruit de leur travail.
Qui avez-vous soutenu en 2017 ? Nicolas Hulot et les fossoyeurs de l’agriculture !
Au-delà de ce problème fondamental de juste rémunération, ces hommes et ces femmes, dont la mission est de nourrir la France, nous parlent de complexité administrative, ou encore de concurrence déloyale.
Elle n’y connaît rien !
Avez-vous des propositions concrètes ?
Voilà pourquoi, sous l’égide du Président de la République et du Premier ministre, nous avons élaboré un plan ambitieux, qui se décline jour après jour, afin de répondre directement et concrètement aux besoins des agriculteurs.Des fonds d’urgence ont d’ores et déjà été débloqués en faveur de la viticulture, pour répondre à la maladie hémorragique épizootique (MHE) et pour améliorer la trésorerie des exploitations.
Si ça marchait, ça se saurait !
Les premiers textes de simplification sont également déjà parus.
Zéro !
Je ne les énumérerai pas : vous le savez, nous devons simplifier l’écurage des fossés, faciliter l’installation d’exploitations classées pour la protection de l’environnement, ou encore raccourcir le contentieux.
Pourrait-on nommer de vrais ministres ?
La question du revenu sera évidemment aussi abordée, dans le cadre de la mission parlementaire confiée à Anne-Laure Babault et Alexis Izard, afin d’améliorer le partage de la valeur en faveur des agriculteurs.Enfin, le projet de loi d’orientation et d’avenir agricoles, que vous appelez de vos vœux, traitera la question essentielle de la transmission des installations et du renouvellement des générations. Une nouvelle fois, nous présenterons des mesures fortes pour accompagner nos agriculteurs et leur installation. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)
Nullité !
Et les filières ? Et l’élevage ? Ce qui compte, c’est le revenu !
La parole est à Mme Christelle Petex.
Le projet de loi est vide, alors agissez ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LR.)
La parole est à M. Paul Christophe.
Madame la ministre déléguée chargée des personnes âgées et des personnes handicapées, je me souviens d’un temps – encore récent – où les personnes en situation de handicap étaient épuisées par le poids de procédures et de démarches administratives longues et absurdes. Je parle d’un temps où une personne très lourdement handicapée devait, par exemple, refaire inlassablement les mêmes démarches tous les cinq ans pour justifier son handicap et obtenir les droits qui lui étaient pourtant dus.
C’est toujours le cas !
Sur le fondement du rapport d’Adrien Taquet et de Jean-François Serres, intitulé « Plus simple la vie », deux décrets ont été publiés en décembre 2018 afin de mettre un terme à ces situations ubuesques. Désormais, nous pouvons et devons attribuer des droits à vie aux personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer. Pour l’heure, ce dispositif concerne exclusivement les personnes handicapées de manière irréversible à plus de 80 %, ce qui représente 2 millions de nos concitoyens. La durée de validité des autres décisions est quant à elle passée de cinq à dix ans.Il s’agit, reconnaissons-le, d’un premier pas essentiel pour soulager le quotidien des personnes en situation de handicap, mais d’un premier pas seulement.De façon plus générale, l’accompagnement des personnes en situation de handicap a été amélioré grâce à une réduction des délais de traitement et de notification par […]
La parole est à Mme la ministre déléguée chargée des personnes âgées et des personnes handicapées.
Vous l’avez dit, demander aux personnes en situation de handicap irréversible de justifier tous les cinq ans de leur situation est absolument insensé. En 2019, à la demande du Président de la République, nous avons mis fin à cette absurdité. Il nous faut néanmoins aller plus loin, car des situations ubuesques demeurent sur le territoire national.La feuille de route présentée par le Premier ministre est claire et tient en un mot : « simplification ». Il faut simplifier la vie des Français, simplifier la vie des personnes en situation de handicap, simplifier la vie des aidants. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE. – Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RN, LR et SOC.)
Zéro !
S’il vous plaît !
Cette simplification administrative concerne près de 70 % des notifications émises par les MDPH et permet de libérer du temps aux équipes. Au fond, il nous faut remettre de l’humain au cœur de l’action et des services publics : la dernière Conférence nationale du handicap (CNH) l’a confirmé. (M. Jean-François Coulomme s’exclame.)
Personne n’y croit !
Le Gouvernement a une capacité incroyable à dire le contraire de ce qu’il fait !
D’ici à la fin de l’année, un rendez-vous en présentiel sera proposé à chaque nouveau demandeur, à qui il sera assigné un référent parcours joignable directement. Cette simplification permettra également de désengorger les procédures des MDPH, dans l’optique de répondre plus rapidement aux demandes d’identification. Avec Catherine Vautrin, ministre du travail, de la santé et des solidarités, nous y veillerons avec la plus grande attention.
Alors nous sommes sauvés !
Notons enfin qu’il existe une disparité entre les différents départements, ce qui a le don d’exaspérer nos concitoyens. Il nous faut donc mieux communiquer sur les droits, mais aussi simplifier encore davantage les démarches et, autant que faire se peut, accorder de nouveaux droits. (M. Jean-Pierre Taite applaudit ironiquement.)
C’est une très bonne ministre : elle lit toujours ses fiches avec le ton !
Monsieur le député, je connais votre engagement sur cette question : travaillons ensemble. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RE, Dem et HOR.)
La parole est à Mme Marine Le Pen.
Monsieur le Premier ministre, « le premier devoir d’un pays, c’est de ne disposer de la vie de ses soldats que pour défendre son indépendance ou pour préserver son intégrité, ou alors de les engager si dans le cadre d’une alliance des obligations ont été contractées.« Mais là, sur un terrain extérieur, il faudrait intervenir alors que nos intérêts vitaux ne sont pas engagés (« Ah bon ? » sur quelques bancs du groupe RE), il faudrait intervenir militairement avec nos soldats. […]« Alors on me dit que c’est dans l’intérêt de l’humanité. Mais quel est donc ce droit divin qui a fait de la France le soldat de toutes les justes causes dans le monde ? Alors que le seul empire mondial existant, les États-Unis, s’y refuse ? »
Un discours de défaite !
Un discours munichois ! Un de plus !
On ne va pas mourir pour Dantzig !
À l’heure où tant de personnes, y compris des responsables politiques, parlent de la guerre avec une telle désinvolture, la cheffe de l’opposition que je suis ne peut rester silencieuse devant les propos d’une extrême gravité qu’Emmanuel Macron a tenus hier soir. À cet égard, je trouve que les propos de l’ancien président Mitterrand, en réponse à ceux qui souhaitaient envoyer des troupes en Bosnie, et que je viens de citer, sont d’une parfaite actualité. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN. – Exclamations sur quelques bancs des groupes RE et LFI-NUPES.)En affirmant que l’envoi de troupes au sol n’était pas exclu, Emmanuel Macron a franchi une étape supplémentaire vers la cobelligérance, faisant planer un risque existentiel sur 70 millions de Français, et plus particulièrement sur nos forces armées, déjà déployées à l’est de l’Europe.Les réactions internationales, qui se […]
C’est fini ! Le temps est écoulé !
…et qui ont découvert, stupéfaits… (Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice, dont le temps de parole est écoulé. – Applaudissements sur les bancs du groupe RN, dont certains députés se lèvent. – M. Nicolas Dupont-Aignan applaudit également.)
La parole est à M. le Premier ministre.
On a failli y croire : à vous entendre, vous donniez l’impression de dénoncer l’agression russe contre l’Ukraine (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR – M. Inaki Echaniz applaudit aussi), alors que vos députés européens ont systématiquement voté contre toutes les sanctions proposées contre la Russie ou contre les oligarques.
C’est un mensonge !
On a failli y croire quand, avec le plus grand des cynismes, vous avez rendu hommage à la mémoire d’Alexeï Navalny, alors que vos députés ont refusé de voter les textes proposés au Parlement européen visant à soutenir cet opposant russe mort dans les geôles de la Russie. (Mêmes mouvements.)En réalité, madame Le Pen, vous attendiez la première occasion de rappeler vos vraies fidélités.
Eh oui !
Vous attendiez la première occasion de montrer votre vrai visage, celui d’une responsable politique qui refuse tout simplement de reconnaître que cette guerre est le fait d’un pays autoritaire, un pays où les opposants meurent dans des geôles.
C’est minable !
Ce pays, c’est la Russie, qui a imposé une guerre à l’Europe et qui frappe une démocratie – l’Ukraine. Et, visiblement, vous refusez d’admettre que ce n’est pas seulement une guerre contre l’Ukraine qu’a engagée Vladimir Poutine, mais aussi une guerre contre des valeurs qu’il exècre – celles de la démocratie et de la liberté. (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR.)
C’est vrai !
Cette guerre, c’est celle de la Russie pour imposer la loi du plus fort, pour déchirer les règles internationales, pour remettre en cause la souveraineté des États. Si nous l’acceptons, si nous nous résignons, si nous détournons le regard, personne ne sait où la Russie s’arrêtera.
Les troupes, c’est ça la question !
Ce n’est pas un hasard si des pays historiquement neutres, comme la Suède et la Finlande, font le choix de rejoindre l’Otan.
Eh oui !
Ce n’est pas un hasard, madame Le Pen !
Répondez à la question !
Ce n’est pas un hasard si, comme le rappelait le Président de la République hier, ce qui paraissait impossible pour l’Europe il y a encore deux ans – livrer des armes à l’Ukraine – est finalement devenu une réalité.La Russie pensait écraser l’Ukraine en quelques jours ; elle s’est heurtée à la résistance exceptionnelle du peuple ukrainien.
C’est vrai !
Merci aux Ukrainiens !
Si nous vous avions écoutés, nous n’aurions pas accompagné les Ukrainiens face à cette agression. La Russie imaginait que les démocraties étaient faibles. Nous l’avons surprise par la force de notre réaction et de notre soutien aux Ukrainiens. Oui, le Kremlin mise sur la lassitude et sur l’usure, sur l’oubli, et sur la complaisance de ceux qui l’ont soutenue, défendue, voire idolâtrée.
Pourquoi ne répondez-vous pas à la question ?
Oui, la Russie durcit le conflit en Ukraine, mais aussi sur son territoire, avec une oppression de plus en plus forte. (Protestations sur les bancs du groupe RN.)
Et vous avec les manifestants ?
S’il vous plaît, seul M. le Premier ministre a la parole.
C’est aussi le cas vis-à-vis des autres nations : si cette guerre frappe durement l’Ukraine et les Ukrainiens, la Russie a également choisi de s’en prendre à la France et aux alliés de la démocratie par des manœuvres de déstabilisation informationnelle. Vous le savez très bien – sans jamais les dénoncer : des opérations d’ingérence et des interférences ont été révélées ces dernières semaines sans que cela ne vous pose aucun problème ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR. – Protestations sur plusieurs bancs du groupe RN.)
À croire que vous la souhaitez, cette guerre !
Cette entreprise de déstabilisation massive ne s’arrêtera pas si nous ne réaffirmons pas notre soutien plein et entier aux Ukrainiens. (M. Nicolas Dupont-Aignan proteste.) C’est ce qu’a fait le Président de la République hier.
Répondez à la question !
Madame Le Pen, vous défendiez une alliance militaire avec la Russie. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe RN.)
Mais vous aussi !
Ce n’était pas il y a cinq ou dix ans, mais il y a seulement deux ans, dans votre programme pour l’élection présidentielle. Si vous aviez été élue en 2022, nous ne serions pas en train de fournir des armes aux Ukrainiens pour qu’ils se défendent, mais à la Russie pour écraser les Ukrainiens ! C’est la réalité ! Relisez votre programme ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RE, Dem et HOR. – Protestations sur les bancs du groupe RN.)
Lamentable ! C’est incroyable !
Mais allez-vous répondre à la question ?
S’il vous plaît, seul M. le Premier ministre a la parole.
Vous m’interrogez sur l’hypothèse d’un déploiement de soldats français ou européens sur le sol ukrainien. (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe RN.) Quand on lit les enquêtes, notamment celle du Washington Post le 30 décembre dernier, il y a lieu de se demander si les troupes de Vladimir Poutine ne sont pas déjà dans notre pays, grâce à vous et à vos troupes, madame Le Pen ! (Les députés des groupes RE, Dem et HOR se lèvent et applaudissent. – Huées sur les bancs du groupe RN, dont de nombreux députés désignent le sol de leur pouce. – M. Nicolas Dupont-Aignan hue également.)
Aucune réponse !
C’est nul ! C’est honteux ! C’est calamiteux !
Il les a liquéfiés !
La parole est à Mme Catherine Couturier.
Ma question s’adresse au ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, mais il n’est pas là… Le 30 novembre, vous avez tout fait pour que notre proposition de loi visant à lutter contre l’inflation par l’encadrement des marges des industries agroalimentaires, du raffinage et de la grande distribution et établissant un prix d’achat plancher des matières premières agricoles soit mise en échec, à six voix près. Ces mesures ont ensuite été reprises et soutenues par le monde agricole.Leurs actions ont payé : samedi 24 février, ce dernier vous a mis en échec (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES), obligeant votre grand chef à annoncer des prix planchers et à avouer, à demi-mot, que nous avions raison. (Mêmes mouvements.) C’est un premier succès.
Ce qu’il a annoncé n’est pas tout à fait la même chose !
Il n’y a pas de honte à s’être trompé ! Si vous voulez réduire le nombre de suicides et améliorer la qualité de vie dans le monde rural, il faut des prix rémunérateurs, garantis, calculés sur le temps de travail, et prenant en compte les contraintes et les coûts de production. (Mêmes mouvements.)Quitte à reprendre nos propositions, faites-le bien ! (Sourires sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.) Cela passe impérativement par l’encadrement des marges des industriels et de la grande distribution (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES) car l’un ne va pas sans l’autre ! L’agro-industrie a augmenté ses marges de 71 % ; l’inflation alimentaire a augmenté de 14 % en un an.
Tiens, Mme Le Pen s’en va ! À la semaine prochaine !
Pourtant, vous ne proposez que des cacahuètes ! Rien sur les marges, ni sur le libre-échange ! Vous préférez vous cacher derrière des clichés démagogiques sur l’économie soviétique. Un peu de sérieux et de cohérence, s’il vous plaît !Mettrez-vous fin aux accords de libre-échange (Mêmes mouvements) pour que les prix planchers fonctionnent et protègent nos agriculteurs de la concurrence déloyale ?
Reprendrez-vous notre proposition de loi en instaurant des prix rémunérateurs garantis aux paysans et en encadrant les marges ? (Les députés du groupe LFI-NUPES se lèvent et applaudissent.)
La parole est à Mme la ministre déléguée à l’agriculture et à la souveraineté alimentaire.
Ils ont réussi à la recaser !
Le travail de nos agriculteurs, c’est le pain nourricier de notre nation. Ce travail structure notre souveraineté alimentaire. Il serait inacceptable qu’il ne soit pas récompensé à sa juste valeur. Mais nous n’avons pas attendu la crise agricole qui frappe les capitales européennes pour nous engager aux côtés de nos agriculteurs.
En signant des traités de libre-échange ?
C’était l’objet des lois du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, du 18 octobre 2021 visant à protéger la rémunération des agriculteurs et du 30 mars 2023 tendant à renforcer l’équilibre dans les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, dites lois Egalim.Combien d’exploitations ont été sauvées par cette majorité, qui a pris ses responsabilités pour mieux répartir la valeur entre les producteurs, les industriels et les distributeurs ? (Mme Sandra Regol s’exclame.) Mais vous avez raison, madame Couturier, …
…il y a encore un problème de revenus et c’est la raison pour laquelle nous continuerons à agir. Samedi, le Président de la République a annoncé vouloir renforcer les dispositifs issus des lois Egalim, afin de s’assurer que leur application soit conforme à l’esprit de ce que nous avons construit au cours des six dernières années et que les agriculteurs puissent vivre correctement de leur travail.
Alors pourquoi avez-vous refusé notre proposition de loi ?
Mais ces prix planchers, ce ne sont pas ceux que vous voulez appliquer (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES) ; ce ne sont pas ceux d’une économie soviétique (Mêmes mouvements), d’un système qui conduirait à la pénurie ou à l’explosion des importations depuis l’étranger.Ce que vous proposez ne fonctionne malheureusement pas car votre dispositif est déconnecté des réalités du marché. (Mme Ségolène Amiot balaie devant elle avec sa main.) Nous plaidons pour des prix construits avec les producteurs et l’ensemble de la filière (Mme Sandra Regol proteste), pour des références de prix connectées à l’économie et à la réalité des marchés, pour des prix qui protègent nos exportations, fassent vivre notre agriculture et protègent les revenus des agriculteurs. (Protestations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)Les députés Alexis Izard et Anne-Laure Babault rendront leurs travaux […]
Quand un agriculteur meurt chaque jour !
Nous pourrons ensuite en discuter dans cet hémicycle. (Mêmes mouvements.)
La parole est à Mme Catherine Couturier.
Il faut revenir au niveau du plancher des vaches pour discuter avec les agriculteurs ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)
La parole est à Mme Natalia Pouzyreff.
Ma question s’adresse au ministre de l’Europe et des affaires étrangères. Le 16 février dernier, le décès d’Alexeï Navalny a provoqué une onde de choc. Nous adressons nos pensées à ses proches. (Tous les députés se lèvent et applaudissent.)Après les assassinats politiques d’Anna Politkovskaïa et Boris Nemstov, la liberté d’opinion ne fait que reculer en Russie. À quelques jours de l’élection présidentielle, le régime du Kremlin intensifie la répression. C’est pourquoi j’ai adressé aux députés de la Douma une lettre, cosignée par une centaine de collègues, que je remercie. Nous demandons la libération de tous les prisonniers politiques, rappelons notre attachement au principe démocratique de pluralisme et notre soutien sans faille à la souveraineté de l’Ukraine.À cet égard, l’ambiguïté du Rassemblement national ne peut plus être dissimulée. Alors que ses députés européens ont voté contre […]
La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée du développement et des partenariats internationaux.