Séance du 9 novembre 2025 — 44e séance
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Clémence Guetté.
Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Clémence Guetté.
Tours 801 à 815 sur 815 — page 5 / 5.
C’est comme cela que vous soutenez la France qui travaille, chez EPR et au RN ?
Vous aviez besoin de nous pour le scrutin, peut-être ?
Je suis saisie de trois amendements, nos 1387, 1408 et 1392, pouvant être soumis à une discussion commune. Les amendements nos 1387 et 1408 sont identiques. La parole est à M. Yannick Monnet, pour soutenir l’amendement no 1387.
Il s’agit d’un amendement de repli. Madame la ministre, monsieur le ministre, une autre solution était possible : celle de la bienveillance. Il suffisait de constater l’augmentation des arrêts de travail et le coût supplémentaire induit pour la sécurité sociale, de voter en faveur des amendements de la gauche pour augmenter les recettes afin d’y faire face, puis d’examiner l’origine de cette augmentation. Est-elle liée à de mauvaises conditions de travail ? Y a-t-il des abus ? Vous avez préféré ne même pas vous poser la question. Vous auriez pu faire le choix de la bienveillance et de l’intelligence, mais vous l’avez refusé. (Applaudissements sur les bancs des groupes SOC et EcoS.)
La parole est à M. Alexis Corbière, pour soutenir l’amendement no 1408.
Monsieur le ministre du travail, vous êtes intervenu durant plusieurs minutes pour égrener les sujets dont vous étiez prêt à discuter. Nous n’avons d’ailleurs pas bien compris ce que vous alliez faire d’autre à part en parler : ma bonne dame, mon bon monsieur, point d’inquiétude, nous allons réunir les syndicats pour parler de la souffrance au travail !En attendant, vous êtes favorable à ce que le régime des arrêts de travail soit d’ores et déjà remis en cause. Votre méthode est radicalement antisociale. Alors que les discussions que vous appelez de vos vœux auraient très bien pu aboutir à la conclusion qu’aucune modification ne doit être apportée à ce régime, vous partez du présupposé qu’il faut le réformer.Voyez-vous, du point de vue des parlementaires, votre démarche n’est pas sincère : vous nous avez fait perdre du temps – je me permets de vous le dire avec respect.
Il n’y a pas que la démarche qui est insincère, le gouvernement lui-même est insincère !
Vous avez eu de grandes responsabilités, vous avez dirigé la SNCF : vous savez donc très bien que ce dont ont témoigné les collègues, c’est la réalité.De deux choses l’une : soit vous allez à l’essentiel et vous reconnaissez que cet article est uniquement motivé par des raisons comptables et que c’est perdre du temps d’en débattre avec vous ; soit vous remettez en cause l’honnêteté du médecin et celle du travailleur, ce qui est suffisamment méprisant pour justifier notre colère. (Applaudissements sur les bancs du groupe EcoS. – Mme Dieynaba Diop applaudit également.)
La parole est à Mme Ségolène Amiot, pour soutenir l’amendement no 1392.
Il vise à supprimer la limitation de la durée des arrêts de travail pour incapacité. La limitation prévue empêchera la consolidation – c’est-à-dire la stabilisation de l’état de santé ou la guérison –, qui réclame du temps. Durant ce temps de consolidation, le corps continue parfois de se battre contre la maladie ; si bien qu’en être privé, c’est se trouver dans l’impossibilité de faire reconnaître une maladie professionnelle. Franchement, arrêtez le massacre, cessez de vous en prendre aux travailleurs et aux travailleuses – lâchez-leur la grappe ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Dieynaba Diop applaudit aussi. – Exclamations sur quelques bancs du groupe RN.)
C’est un propos sexiste !
La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance. Nous reprendrons avec l’avis du rapporteur général sur ces trois amendements.
Prochaine séance, ce soir, à vingt et une heures trente : Suite de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. La séance est levée.
(La séance est levée à vingt heures.)
Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra