Séance du 8 novembre 2022 /// n°49 /// 902 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 16e législature · session Session ordinaire 2022-2023

Séance du 8 novembre 2022 — 49e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Yaël Braun-Pivet.

902prises de parole
130orateurs
38points à l'ordre du jour
11scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
520 l'amendement n° 352 de M. Jean-Philippe Tanguy avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 64 / 138 rejeté
521 l'amendement n° 493 de M. Philippe Brun avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 104 / 145 rejeté
522 l'amendement n° 195 de M. Nury avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 82 / 126 rejeté
523 l'amendement n° 322 de Mme Maximi et l'amendement identique suivant avant l'article 1 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première l… 41 / 140 rejeté
524 l'amendement n° 24 de Mme Louwagie et les amendements identiques suivants après l'article 2 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (prem… 100 / 114 rejeté
525 l'amendement n° 535 de M. Dubois après l'article 2 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 87 / 121 rejeté
526 l'amendement n° 533 de M. Dubois après l'article 2 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 86 / 108 rejeté
527 l'amendement n° 283 de M. Acquaviva après l'article 2 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 88 / 109 rejeté
528 l'amendement n° 297 de M. Coquerel et l'amendement identique suivant après l'article 2 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première … 112 / 139 rejeté
529 l'amendement n° 570 de M. Castellani après l'article 2 du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 99 / 113 rejeté
530 l'amendement n° 212 de Mme Gruet à l'article 4 et État B du projet de loi de finances rectificative pour 2022 (première lecture). 84 / 117 rejeté

Verbatim Le compte rendu

Tours 601 à 800 sur 902 — page 4 / 5.

Après l’article 2

Cet amendement, extrêmement proche de celui que vient de défendre mon collègue Jean-Pierre Vigier, vise à rendre éligibles au FCTVA les opérations de déneigement réalisées par les communes en zone de montagne. En effet, il y neige encore abondamment l’hiver et ces prestations sont précieuses pour la population. Qu’il s’agisse de déplacements domestiques, de l’arrivée des secours ou d’une évacuation, la voirie doit être déneigée au mieux.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #890

Je vais répondre globalement sur tous les amendements qui visent à rendre éligibles au FCTVA certaines dépenses de fonctionnement : ce n’est pas l’objectif de ce dispositif qui est une dotation de soutien à l’investissement. Autant il se peut que plus d’investissements doivent être intégrés dans le périmètre, et le ministre délégué s’est engagé à étudier la question, autant y faire entrer des dépenses de fonctionnement me paraîtrait un dévoiement du dispositif. Avis défavorable sur les deux amendements et sur tous les suivants ayant le même objet.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #892

Il y a en effet de nombreux amendements à venir qui proposent d’inclure des dépenses de fonctionnement dans le périmètre du FCTVA. L’avis est défavorable, de même que sur tous les amendements similaires, car le dispositif porte sur des dépenses d’investissement. En l’espèce, le déneigement relève des opérations de fonctionnement. Pour autant, il y a là un vrai sujet, que l’Anem, l’Association nationale des élus de la montagne, a d’ailleurs mis en avant lorsque nous avons reçu ses représentants. Votre collègue Pascale Boyer m’en a également parlé. Il faut trouver une solution pour mieux accompagner les communes pour le déneigement. Rappelons toutefois qu’il existe déjà un taux réduit de TVA, les communes concernées bénéficiant à ce titre d’une aide indirecte de 8 millions d’euros. J’étudie avec mon collègue Christophe Béchu la piste de la DETR – dotation d’équipement des territoires […]

#893

(Les amendements nos 71 et 220, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Hélène Laporte president · RN #894

L’amendement no 327 de Mme Marianne Maximi est défendu.

article Après_ 2 · amendement 220
#895

(L’amendement no 327, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Sur les amendements nos 535 et 533, je suis saisie par le groupe Les Républicains de demandes de scrutin public.Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Nous en venons à deux amendements, nos 454 et 534, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à M. Nicolas Sansu, pour soutenir l’amendement no 454.

L’intégration dans le périmètre du FCTVA des frais d’abonnement au gaz et à l’électricité des collectivités territoriales permettrait d’amoindrir largement pour elles le choc sur les prix de l’énergie. Il faut savoir qu’il s’agit d’une dépense obligatoire de fait. De plus, le dispositif étant tout de même doté d’un volet fonctionnement, il semble tout à fait légitime aux députés du groupe GDR-NUPES de proposer cet amendement.

Hélène Laporte president · RN #899

La parole est à M. Francis Dubois, pour soutenir l’amendement no 534.

article Après_ 2 · amendement 534

Je corrobore les propos de mon collègue Sansu. Les lois de finances pour 2016 et pour 2020 ont en effet autorisé l’utilisation du fonds de compensation pour la TVA pour plusieurs dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales – entretien de la voirie et des bâtiments, dépenses informatiques. Par conséquent, le dispositif ne s’applique plus seulement aux dépenses d’investissement.Je propose par cet amendement d’élargir l’assiette du FCTVA aux dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales portant sur la fourniture d’électricité. Je rappelle l’ampleur de la flambée des prix : pour une petite commune corrézienne dont j’ai été le maire, c’est 377 % d’augmentation pour la période hivernale et 65 % pour la période estivale sur l’année 2022, et nous ne savons même pas si nous allons pouvoir payer l’année prochaine, étant donné que les économies déjà réalisées – […]

Je vous remercie de conclure.

Vous allez me répondre, monsieur le ministre délégué, que le Gouvernement a mis en place le bouclier tarifaire, mais il n’est pas suffisant vu le niveau des augmentations.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #905

Dépenses de fonctionnement : avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #907

Même avis, pour les mêmes raisons.

#908

(Les amendements nos 454 et 534, successivement mis aux voix, ne sont pas adoptés.)

· REJET de plusieurs amendements (main levée) adts
Hélène Laporte president · RN #909

Je suis saisie de deux amendements, nos 535 et 533, pouvant être soumis à une discussion commune.La parole est à M. Francis Dubois, pour soutenir l’amendement no 535.

article Après_ 2 · amendement 535 et 533

Je défendrai en même temps l’amendement no 533, madame la présidente, puisque les deux ont le même objectif et ne diffèrent que par la référence à l’article du code général des collectivités territoriales : il s’agit de l’article L. 1615-2 pour le premier et de l’article L. 1615-1 pour le second. Je répète que les lois de finances pour 2016 et pour 2020 avaient déjà prévu d’étendre le dispositif à certaines dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales. Il est ici proposé d’étendre le bénéfice du FCTVA aux Sdis, les services départementaux d’incendie et de secours, pour les dépenses liées à l’achat de carburant pour leurs véhicules d’intervention, afin qu’ils puissent récupérer l’intégralité de la TVA sur lesdits achats. En effet, quand le prix des carburants flambe pour tous, ces fortes hausses pèsent également sur les Sdis, qui s’en trouvent financièrement fragilisés […]

Je vous remercie de conclure, mon cher collègue.

Je rappellerai que les sapeurs-pompiers ont été unanimement applaudis dans cet hémicycle lors de la séance des questions au Gouvernement. Aujourd’hui, voter un de mes deux amendements, c’est soutenir leur courage ! (M. Vincent Rolland applaudit.)

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #915

Nous saluons tous l’engagement et le professionnalisme des sapeurs-pompiers. Le financement des Sdis est un vrai sujet, qui sera au cœur du rapport que le Gouvernement doit remettre au Parlement avant le 1er janvier 2023, et dont les conclusions nous permettront de prendre des décisions. En attendant, les Sdis bénéficient du FCTVA – les versements en leur faveur ont atteint 110 millions en 2020 –, mais l’achat de carburant correspond à des dépenses de fonctionnement et non d’investissement. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #917

Même avis.

Hélène Laporte president · RN #918

Je mets aux voix l’amendement no 535.

#919

(Il est procédé au scrutin.)

Hélène Laporte president · RN #920

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 218 Nombre de suffrages exprimés 208 Majorité absolue 105 Pour l’adoption 87 Contre 121

#921

(L’amendement no 535 n’est pas adopté.)

Hélène Laporte president · RN #922

Je mets aux voix l’amendement no 533.

#923

(Il est procédé au scrutin.)

Hélène Laporte president · RN #924

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 201 Nombre de suffrages exprimés 194 Majorité absolue 98 Pour l’adoption 86 Contre 108

#925

(L’amendement no 533 n’est pas adopté.)

Sur l’amendement no 283, je suis saisie par le groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Michel Sala, pour soutenir l’amendement no 346.

Par le présent amendement, nous souhaitons modifier la mécanique des versements du FCTVA au bénéfice des collectivités territoriales. Celles-ci sont dans une situation financière compliquée, durement touchées par la baisse importante des dotations et la hausse de l’inflation. Leurs difficultés à boucler leur budget et la future hausse des taux d’intérêt vont peser sur l’investissement local. À ce propos, je suis moi aussi élu dans un territoire rural, mais je n’observe pas la même réalité que ma collègue Lemoine : on verra en février comment se passeront les débats sur les budgets locaux, mais ils contiennent manifestement des annonces difficiles.Actuellement, le FCTVA est versé principalement en année n + 1 ou n + 2. Afin de lutter contre la baisse de l’investissement public en encourageant la commande publique locale, nous proposons d’effectuer les versements l’année même des […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #932

En 2009, on avait déjà tenté d’avancer les versements d’une année, mais la Cour des comptes a montré que cela n’avait pas eu d’impact positif sur les investissements. Je vous renvoie à ses publications. La mesure proposée aurait un coût colossal – quoique, certes, ponctuel – pour les finances publiques, de l’ordre de 5 milliards. Je ne saurais donc trop vous conseiller la prudence. Les budgets destinés à aider l’investissement des collectivités territoriales sont là : la DSIL – dotation de soutien à l’investissement local – et la DETR sont à un niveau record, et nous avons collectivement porté le fonds vert à 1,9 milliard pour aider les collectivités à effectuer leur transition écologique. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #934

Défavorable également.

La parole est à M. Nicolas Sansu.

Monsieur le rapporteur général, je ne peux pas vous laisser dire que toutes les dotations augmentent : la DSIL, la DETR, le fonds vert… Ce n’est pas vrai. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)

Non ! La DSIL est à 570 millions : elle baisse de 303 millions. La DETR sera en 2023 exactement au même niveau qu’en 2022.

Et le plan de relance ?

Quant au FCTVA, ce n’est pas une dotation, mais une résultante de l’investissement de l’année précédente. Arrêtons de le présenter comme une ressource dynamique : si les investissements diminuent, le FCTVA diminuera d’autant, c’est mécanique. L’abondement exceptionnel de la DSIL dans le cadre du plan de relance n’est pas reconduit, le fonds friches est intégré au sein du fonds vert, tout comme le fonds de restructuration des locaux d’activité (RLA). Je sais bien que les tours de passe-passe sont votre spécialité (Protestations sur les bancs du groupe RE), mais cela suffit ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)

#941

(L’amendement no 346 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Hélène Laporte president · RN #942

La parole est à M. Jean-Félix Acquaviva, pour soutenir l’amendement no 283.

article Après_ 2 · amendement 283

En 1993, lorsque la collectivité de Corse s’est vu transférer la compétence des routes nationales, le législateur a décidé de lui octroyer l’intégralité du produit des droits de consommation sur les tabacs vendus en Corse. Voilà de nombreuses années que les élus demandent de réformer ce système, s’appuyant notamment sur un rapport, daté d’octobre 2018, de l’Inspection générale des finances (IGF), qui propose de substituer au produit des droits sur les tabacs une part de TVA, et de reverser les droits sur les tabacs aux organismes de sécurité sociale.Cela permettrait de faire d’une pierre deux coups. En effet, le prix des tabacs en Corse est appelé à monter jusqu’à rattraper celui du continent, et la baisse des ventes qui en résultera fera courir un risque pour les finances de la collectivité de Corse. Telle est en tout cas la conclusion de l’IGF, que partagent les élus insulaires […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #946

La Corse bénéficie déjà d’une forte dynamique de TVA, dont une fraction a remplacé la DGF, et une autre la CVAE – elle sera de l’ordre de 12 % l’année prochaine. Je vous demande de retirer votre amendement au profit de celui, à venir, qui rehaussera de 30 millions la dotation de continuité territoriale au profit de la Corse. À défaut, avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #948

Même avis, pour les mêmes raisons.

La parole est à M. Charles de Courson.

Du point de vue de la politique de santé publique, l’affectation à la collectivité territoriale de Corse du produit des droits sur les tabacs n’est pas bonne. D’ailleurs, en apparence, les Corses fument deux fois plus que la moyenne nationale ; en réalité, ils consomment 20 % de plus, le différentiel étant dû aux touristes : la fiscalité sur le tabac étant plus faible en Corse, ceux-ci ramènent du tabac sur le continent. L’amendement Acquaviva donnerait à l’État – dont c’est la compétence – la possibilité de mener une politique cohérente de santé publique et de lutte contre le tabac en Corse, à l’instar de ce qui se fait sur le continent. À l’heure actuelle, une telle politique y est impossible, car si on la met en œuvre, on fait chuter les recettes de la collectivité. Du point de vue financier, l’amendement est neutre : il remplace les recettes du tabac par une part de TVA nette, au […]

Hélène Laporte president · RN #951

Je mets aux voix l’amendement no 283.

#952

(Il est procédé au scrutin.)

Hélène Laporte president · RN #953

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 211 Nombre de suffrages exprimés 197 Majorité absolue 99 Pour l’adoption 88 Contre 109

#954

(L’amendement no 283 n’est pas adopté.)

Hélène Laporte president · RN #955

La parole est à M. Mathieu Lefèvre, pour soutenir l’amendement no 449.

article Après_ 2 · amendement 449

Il vise à rappeler l’attachement du groupe Renaissance aux chambres de commerce et d’industrie (CCI), qui font un travail remarquable au quotidien pour soutenir nos entreprises et qui poursuivent leur mission face aux crises que nous connaissons.

Vous avez sabré leur budget pendant cinq ans !

Les CCI sont aujourd’hui financées par une taxe pour frais de chambre consulaire, composée en réalité de deux taxes affectées. Nous proposons d’assurer leur financement à un niveau conforme aux prévisions en jouant sur les plafonds des deux taxes, sans augmenter les impôts des entreprises. Cette mesure permettrait aux CCI de bénéficier, en 2023, des crédits nécessaires pour mener à bien leurs missions.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #960

Avis favorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #962

Favorable également.

La parole est à M. Charles de Courson.

Je félicite M. Lefèvre pour cet amendement, qui nous change des relations conflictuelles – pour ne pas dire plus – qu’on a connues entre le Gouvernement et les CCI. Je constate que l’ex-majorité a muté, mais dans le bon sens. Je m’en félicite et je me ferai un plaisir, avec tous mes amis, de voter pour l’amendement Lefèvre. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)

#965

(L’amendement no 449 est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Hélène Laporte president · RN #966

La parole est à Mme Christine Arrighi, pour soutenir l’amendement no 498.

article Après_ 2 · amendement 498

Les transports représentent 31 % des gaz à effet de serre ; 94 % de ces émissions sont dues au seul transport routier. Le transport fluvial offre pourtant une solution majeure pour réduire la pollution comme notre consommation d’énergie : lorsque, en 2021, il a affiché une hausse de 4 % par rapport à 2020, cela a permis d’éviter plus de 2,6 millions de véhicules sur la route. La France possède le réseau de voies navigables le plus dense d’Europe – 8 500 kilomètres – mais l’utilise beaucoup moins que ses voisins belge, allemand et hollandais. Par le présent amendement, nous proposons de renforcer les moyens de Voies navigables de France (VNF) face aux importants besoins d’investissement en matière de modernisation et de régénération, pour faire du transport fluvial un pilier de la transition écologique. Il s’agirait de déplafonner partiellement la redevance hydraulique, dont bénéficie […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #969

Nous partageons l’objectif de l’amendement et nous y avons répondu,…

Partiellement !

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #971

…sans doute partiellement selon vous, mais favorablement, en 2019, dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités (LOM), qui a représenté une sorte de saut carpé de réinvestissement. Aux termes du contrat d’objectifs et de performance, on investit aujourd’hui 210 millions d’euros par an. On a également investi dans le cadre du plan de relance. Avis défavorable.

#972

(L’amendement no 498, repoussé par le Gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Hélène Laporte president · RN #973

La parole est à M. Paul Vannier, pour soutenir l’amendement no 326.

article Après_ 2 · amendement 326

Il s’agit de soutenir les collectivités territoriales en les aidant à faire face à l’augmentation de 3,5 % du point d’indice des fonctionnaires. Le mécanisme d’aide que nous avons adopté en juillet dernier est insuffisant : il libère environ 430 millions d’euros, alors que le coût de la hausse du point d’indice est, pour les collectivités territoriales, estimé à 1,136 milliard. Il manque donc près de 700 millions cette année. L’année prochaine, en 2023, on estime à 2,27 milliards le coût de cette décision gouvernementale.Pourtant, nous le savons, les collectivités territoriales font déjà face à l’envolée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, par exemple pour les cantines. Leur situation financière est très difficile, en témoignent leur épargne brute, en repli de 4,5 % en 2022, et leurs dépenses, qui progressent plus rapidement que leurs recettes : 4,9 % contre 3,2 % […]

C’est grave !

Soutenons les collectivités, défendons le service public local de proximité, votons cet amendement ! (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #980

Nous avons rejeté cet amendement dans le cadre du PLFR 1 et lors de l’examen du présent texte en commission. Les recettes des collectivités territoriales du bloc communal augmenteront, en 2022, de quelque 5 %. Certes, leurs dépenses augmenteront aussi de manière très significative, mais la hausse du point d’indice, qui s’élève à 3,5 %, est en deçà de celle de leur panier de recettes global.Pour les collectivités territoriales qui subiront une baisse significative de leur capacité d’autofinancement, le filet de sécurité permettra de compenser à hauteur de 50 % le surcoût lié à la revalorisation du point d’indice de la fonction publique territoriale. Je pense que c’est un bon accord ; en tout cas, il a été voté. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #983

Même avis, pour les mêmes raisons.

La parole est à M. Nicolas Sansu.

C’est un amendement de bon sens, tout simplement. Toutes les collectivités ont accueilli avec joie l’augmentation du point d’indice en 2022, bien qu’elle soit insuffisante par rapport à l’inflation. Il faudra une nouvelle augmentation en 2023 : on ne peut pas avoir une inflation à 6 ou 7 % sans que le traitement indiciaire des fonctionnaires territoriaux suive, ce n’est pas acceptable.

Tout à fait !

Si nous commençons à décorréler complètement l’aide de l’État du traitement des fonctionnaires territoriaux, je ne vous dis même pas quelles seront les conséquences sur les budgets des collectivités territoriales – ce serait un drame !Ce ne sont pas seulement les salaires et les traitements qui augmentent ; les prix de l’énergie, de l’alimentation et de tous les biens et services vont eux aussi considérablement augmenter. Au-delà de la revalorisation des salaires à hauteur de 3,5 %, l’augmentation globale des dépenses pour le bloc communal est évaluée à 6, voire à 7 %.Cet amendement permet justement de régler la question du traitement indiciaire des fonctionnaires territoriaux. Si un traitement différencié s’avère nécessaire, des mécanismes de péréquation restent à inventer, mais n’appliquons pas la péréquation partout et tenons-nous en à des objectifs de droit commun. Et le droit […]

#990

(L’amendement no 326 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Hélène Laporte president · RN #991

La parole est à Mme Marianne Maximi, pour soutenir l’amendement no 358.

article Après_ 2 · amendement 358

Cet amendement, dont ma collègue Danielle Simonnet est la première signataire, tend à réitérer une proposition que nous sommes contraints de formuler de manière récurrente, faute pour le Gouvernement et la minorité présidentielle de faire bouger les choses. Nous voulons porter la voix des « oubliés du Ségur », notamment les personnels œuvrant dans le secteur de l’hébergement et du logement accompagné. Je ne prendrai qu’un seul exemple, celui des écoutants du 115. Vous les connaissez : ce sont ces travailleurs sociaux qui répondent aux appels et s’efforcent de trouver des places d’hébergement pour les personnes mal logées ou sans logement. À ce jour, ils ne bénéficient pas des mesures du Ségur, qui ont pourtant profité à beaucoup d’institutions et de travailleurs du secteur socio-éducatif. Le présent amendement vise donc à réparer cette injustice.Les écoutants du 115 se trouvent en […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #995

Tout d’abord, cet amendement pose problème sur la forme en ce qu’il ne précise pas quelles collectivités pourraient être bénéficiaires et sous quelle forme. Il est donc inopérant. Sur le fond – et j’en profite pour répondre à notre collègue Sansu –, quelque chose nous sépare. En ce qui me concerne, je suis favorable à la libre administration des collectivités territoriales, principe qui est d’ailleurs affirmé par notre Constitution. Je m’inscris dans cette ligne-là. Les collectivités territoriales sont responsables de leurs décisions. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.) Elles disposent d’ailleurs de moyens pour assumer leurs politiques.

Pas toujours !

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #997

Elles ne peuvent pas systématiquement se retourner vers l’État.

Encore faut-il ne pas les priver d’autonomie fiscale !

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #999

L’autonomie fiscale des collectivités n’est pas inscrite dans la Constitution, vous le savez. Seule l’autonomie financière est garantie, et elle s’est accrue. L’autonomie fiscale, ça n’existe pas ! J’émets donc un avis défavorable. Respectons l’autonomie des collectivités territoriales !

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1001

Défavorable.

La parole est à Mme Marianne Maximi.

Permettez-moi de répondre sur la question des collectivités et sur le discours consistant à regretter que nous n’ayons pas eu ce débat lors de l’examen du PLF. C’est pourtant votre responsabilité s’il n’a pas eu lieu ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NUPES, SOC et GDR-NUPES. – Protestations sur les bancs du groupe RE.) D’ailleurs, monsieur le ministre délégué, votre gouvernement est responsable d’autre chose : le 49.3 a permis d’introduire en catimini dans le PLF un article prévoyant de contenir les dépenses de fonctionnement des collectivités jusqu’en 2027, disposition que nous avions rejetée lors de l’examen du projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027.Monsieur le rapporteur général, comment pouvez-vous défendre le principe selon lequel les collectivités sont libres de faire ce qu’elles souhaitent alors que de nouveaux « pactes […]

#1005

(L’amendement no 358 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt

Sur les amendements identiques nos 297 et 450, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouvelle Union populaire, écologique et sociale d’une demande de scrutin public.Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Jean-Félix Acquaviva, pour soutenir les amendements nos 281 et 280, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

La Corse bénéficie d’une dotation de continuité territoriale de 187 millions d’euros pour organiser son service public maritime et aérien de transport. Pour rappel, il s’agit du transport maritime entre Marseille et les ports corses et du transport aérien entre Paris, Nice ou Marseille et les aéroports de Corse. Il se trouve que la dotation est gelée depuis 2009 alors que les coûts d’exploitation du service public, ceux du carburant et les coûts d’amortissement du capital pour l’exercice de ce service public augmentent. Cette année, en particulier, les coûts du carburant ont explosé, entraînant un surcoût de près de 33 millions d’euros.Dans son avis sur un amendement précédent, le Gouvernement a indiqué avoir déposé un amendement qui va dans le sens d’une compensation au travers d’un versement à la dotation générale de décentralisation (DGD) vers les collectivités de Corse, et non à la […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #1012

Comme les amendements nos 281 et 280 ont été présentés en même temps, je me permets d’émettre un avis commun, madame la présidente. Je demande qu’ils soient retirés au profit de l’amendement du Gouvernement, qui s’inscrit dans la mission Relations avec les collectivités territoriales pour un montant équivalent.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1014

Même avis, pour les mêmes raisons.

Monsieur Acquaviva, les amendements nos 281 et 280 sont-ils retirés ?

Bien entendu, je les retire ; c’est un sujet politique. Je salue le geste fait par le Gouvernement. Néanmoins, je réitère mon appel : dans l’esprit des discussions qui doivent s’ouvrir, tâchons de raisonner sur l’évolution dynamique de cette dotation car, pour l’heure, elle ne concerne que l’année 2023. Les coûts du carburant dans le secteur aérien explosent, ce qui ne sera pas sans conséquences sur le prochain appel d’offres de 2024. Il serait bon que nous puissions anticiper : reculons pour mieux sauter.

#1017

(Les amendements nos 281 et 280 sont retirés.)

Hélène Laporte president · RN #1018

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 297 et 450.La parole est à M. Éric Coquerel, président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, pour soutenir l’amendement no 297.

article Après_ 2 · amendement 297
Éric Coquerel président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire · LFI #1019

Il s’agit d’un amendement typique d’un projet de loi de finances rectificative, en ce sens qu’il traite à la fois de questions urgentes relatives au pouvoir d’achat et de mesures qui, on peut le dire, découlent des nombreuses lois de finances rectificatives adoptées après la crise du covid. Nous souhaitons permettre aux personnels médicaux employés dans les centres municipaux de santé de bénéficier de la prime nette mensuelle « Ségur » versée aux personnels médicaux. C’est en effet une question de logique.Premièrement, ces personnels ont été en première ligne pendant la crise du covid. Quiconque connaît les centres municipaux de santé sait que ces professionnels ont été intégrés, encore plus qu’en temps normal, dans le maillage territorial de l’offre de santé publique. Or ils ont été oubliés par le Ségur.Deuxièmement, étant rémunérés par les communes, ils perçoivent en général, à […]

Veuillez conclure, cher collègue.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #1024

Bref, il me semble que cette proposition est logique. À tous ceux qui observent la façon dont nous dialoguons pour l’élaboration de cette loi de finances rectificative, je veux dire ceci : cet amendement est à même d’apporter des modifications qui permettront de voir le texte sous un jour favorable ; il est important et nous resterons attentifs au sort qui lui sera réservé. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NUPES.)

Hélène Laporte president · RN #1025

La parole est à M. Mickaël Bouloux, pour soutenir l’amendement no 450.

article Après_ 2 · amendement 450

Je vais faire simple : comme nous avions trouvé cet amendement du président Coquerel logique et juste lors des débats en commission, nous avons décidé de le reprendre et de le soutenir au travers d’un amendement identique.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #1028

Plusieurs questions se posent. Les collectivités territoriales, et en l’occurrence le bloc communal, peuvent décider de revaloriser les salaires des personnels des centres municipaux de santé et leur verser des primes. La somme nécessaire est de l’ordre de 8 millions d’euros. Sachez que les recettes du bloc communal vont augmenter de 3,7 milliards d’euros cette année et de plus de 5 milliards l’année prochaine. Il est donc clair que les collectivités territoriales concernées peuvent augmenter les salaires.Du point de vue philosophique – je reviens là à quelque chose d’assez fondamental –, notre objectif est de donner aux collectivités territoriales les moyens de mettre en œuvre leurs politiques publiques. Nous n’avons pas à nous immiscer dans leur libre administration et leur action quotidienne dès qu’il se passe quelque chose pour tel type de personnel ou dans le domaine de telle […]

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1031

Je remercie le président Coquerel et le groupe Socialistes et apparentés de saluer ainsi le rôle essentiel des soignants qui travaillent dans les centres municipaux de santé au contact de populations souvent fragiles. Le Ségur de la santé a permis de revaloriser de manière historique les soignants de la fonction publique hospitalière. Je le rappelle, 13 milliards d’euros leur ont été alloués ; toutes celles et ceux qui travaillent à l’hôpital bénéficient d’une augmentation d’au moins 183 euros net par mois – c’est historique !

C’est très insuffisant !

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1033

Par la suite, les mesures du Ségur ont connu quelques extensions, mais celles-ci n’ont pas concerné les soignants en emploi direct dans la fonction publique territoriale, à l’exception des aides à domicile employées par les départements selon les modalités historiques de cofinancement via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). Aujourd’hui, les communes qui le souhaitent ont la possibilité de revaloriser le salaire des soignants employés par les centres municipaux de santé. C’est d’ailleurs ce qu’a décidé la Ville de Paris.La question est de savoir si c’est à l’État de financer cette prime alors que les collectivités ont les moyens de la verser. Dans le cas de Paris, il faudra sans doute, à terme, procéder à des réformes de structure pour éviter d’augmenter les impôts des administrés. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RE.)

Il faut réformer la maire !

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1036

Il ne nous semble pas souhaitable d’étendre les dispositions du Ségur aux soignants des centres municipaux de santé avec une compensation automatique par l’État ; des communes ont déjà procédé à une revalorisation du salaire des soignants sans solliciter un tel accompagnement. Par ailleurs, l’amendement présente un risque de rupture d’égalité vis-à-vis d’autres soignants à la situation comparable : le personnel des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), qui perçoit sa rémunération du département, pourrait formuler la même demande.Je comprends le problème soulevé par M. Coquerel. Nous pourrions travailler, dans la mission Relations avec les collectivités territoriales que nous examinerons plus tard, à la création d’un fonds pour les communes particulièrement fragiles qui n’avaient pas prévu cette revalorisation dans leur budget et auraient besoin d’un coup de pouce à […]

La parole est à M. le président de la commission des finances.

Éric Coquerel président de la commission des finances · LFI #1039

Ce qui me gêne dans cet argument, outre la faiblesse des sommes engagées, c’est que l’État manque à l’appel sur un enjeu d’égalité de traitement au niveau national. Ce n’est pas comme si le personnel de santé municipal n’avait pas été mobilisé, quel que soit son statut, pendant le covid-19. Ce n’est pas vrai ! La décision n’a pas été laissée au bon vouloir des municipalités.Le fait que les mesures prises par l’État pour son propre personnel dans le cadre du Ségur ne bénéficient pas à ces soignants, soit parce que la commune ne veut pas les appliquer, soit parce qu’elle n’en a pas les moyens – sur ce point, nous n’avons pas la même appréciation que vous, comme l’a montré le débat lancé tout à l’heure par Nicolas Sansu –, n’est ni logique, ni normal. Il n’est pas normal que les gens sur lesquels nous avons compté soient victimes de la situation au motif que les communes auraient les […]

La parole est à Mme Véronique Louwagie.

Cela fait plusieurs fois que nous parlons des primes du Ségur de la santé. Je me souviens que durant les débats sur le premier PLFR, cet été, nous avons été nombreux à signaler que certains agents n’en bénéficieraient pas. Je crois me rappeler qu’un amendement du groupe Démocrate avait été adopté pour débloquer des crédits supplémentaires. Toutefois, le groupe Les Républicains ne votera pas ces amendements. Si l’État doit verser une compensation aux communes, pourquoi ne verserait-il pas la même compensation aux départements, dont les charges dans le domaine des services à la personne sont tout aussi importantes ? Cela nous semble être une inégalité.

Hélène Laporte president · RN #1045

Je mets aux voix les amendements identiques nos 297 et 450.

#1046

(Il est procédé au scrutin.)

Hélène Laporte president · RN #1047

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 258 Nombre de suffrages exprimés 251 Majorité absolue 126 Pour l’adoption 112 Contre 139

#1048

(Les amendements identiques nos 297 et 450 ne sont pas adoptés.)

La parole est à M. le ministre délégué.

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1050

Je tiens à assurer le président Coquerel de notre attachement aux centres municipaux de santé. Pour les raisons que j’ai évoquées, il n’était pas possible d’étendre les dispositions du Ségur à leurs soignants. Néanmoins, dans les heures qui viennent – dont j’espère qu’elles ne seront pas trop longues –, nous allons travailler à l’élaboration d’un dispositif de soutien aux communes concernées afin de permettre l’amorçage du dispositif.

Hélène Laporte president · RN #1051

L’amendement no 290 de M. Stéphane Peu est défendu.

#1052

(L’amendement no 290, repoussé par la commission et le Gouvernement, n’est pas adopté.)

Hélène Laporte president · RN #1053

La parole est à Mme Karine Lebon, pour soutenir l’amendement no 456.

article Après_ 2 · amendement 456

Il est retiré, madame la présidente.

#1055

(L’amendement no 456 est retiré.)

Hélène Laporte president · RN #1056

La parole est à M. Guillaume Vuilletet, pour soutenir les amendements nos 481 et 483, qui peuvent faire l’objet d’une présentation groupée.

article Après_ 2 · amendement 481 et 483

La loi de finances rectificative du 16 août 2022 a prévu une dotation pour compenser la baisse de l’épargne brute des communes qui subissent l’inflation. Néanmoins, sept ou huit communes échappent à ce filet de sécurité : il s’agit de celles qui bénéficient des Corom, les contrats de redressement en outre-mer, lesquels visent à aider les communes d’outre-mer à redresser leurs finances locales de façon à pouvoir de nouveau investir et s’équiper. Ils sont le fruit d’un travail réalisé sous la précédente législature par un brillant et talentueux député, associé à un sénateur chevronné, qui a inspiré le Gouvernement auquel vous apparteniez déjà à l’époque.Les deux amendements proposent deux moyens de combler les lacunes du dispositif, soit en instaurant le critère de deux années consécutives de déficit d’épargne nette, soit en indiquant directement que les communes ayant conclu un Corom […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #1060

Les collectivités d’outre-mer connaissent souvent de telles situations. Le premier amendement me paraît excessif, car une commune peut avoir une épargne nette négative malgré une épargne brute très importante, ce qui signifie qu’elle s’en sort très bien, mais qu’elle a effectué des investissements très importants. Demande de retrait ; à défaut, avis défavorable.Le second amendement peut avoir un sens, car il mentionne explicitement les Corom, dont les communes bénéficiaires se comptent sur les doigts d’une main ; je laisse M. le ministre délégué vous répondre. Pour ma part, j’émets un avis de sagesse, car ces contrats prévoient déjà des dispositifs de soutien spécifiques : je ne voudrais pas que les deux dispositifs se percutent.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1063

Le filet de sécurité est en cours de déploiement et certains d’entre vous ont d’ores et déjà reçu des e-mails à ce sujet. En effet, j’ai demandé que chaque député, de la majorité comme de l’opposition, reçoive, chaque semaine, un mail récapitulant les acomptes versés pour les communes de sa circonscription. Pour ceux qui n’ont pas encore reçu de mail, pas d’inquiétude, cela va venir.

Merci, monsieur le ministre !

Je confirme !

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1066

Le dispositif ayant été élaboré de manière transpartisane, cette communication me semble normale et légitime pour l’information du Parlement. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes RE et Dem.)Le filet de sécurité vise à accompagner les collectivités territoriales qui connaissent une dégradation de leur situation financière. L’amendement propose de transformer une partie du filet de sécurité en dotation budgétaire ; toutefois, les communes ayant conclu un Corom bénéficient déjà du filet de sécurité du fait de leur situation financière. Je ne vois pas l’intérêt de cet amendement, si ce n’est celui d’ouvrir la voie à des demandes de requalification de la part de communes en situation difficile qui, sans avoir conclu de Corom, argueront de leurs efforts de redressement pour demander à bénéficier du filet de sécurité indépendamment des critères initiaux.J’ajoute que, dans le cadre […]

La parole est à M. Guillaume Vuilletet.

Je veux bien retravailler l’amendement pour plus tard. Néanmoins, je pense que vous faites erreur, car l’application du filet de sécurité est subordonnée à une dégradation de l’épargne brute. Les communes concernées peuvent connaître une amélioration de leur épargne brute, même si celle-ci reste négative ; le Corom consiste justement à les aider à restaurer leurs marges de manœuvre. Il me semble que c’est un angle mort.Il y a peut-être une meilleure façon d’écrire les choses et je veux bien retirer mes amendements, mais je vous demande de prendre en compte la situation paradoxale des communes qui fournissent des efforts pour se redresser en intégrant un dispositif voté pour cela et qui, en fin de compte, sont exclues du filet de sécurité. Ce n’est pas normal et, surtout, cela les met en difficulté.

On punit toujours les bons élèves avec ces dispositifs !

#1073

(Les amendements nos 481 et 483 sont retirés.)

Hélène Laporte president · RN #1074

La parole est à M. Pierre Cordier, pour soutenir l’amendement no 7.

article Après_ 2 · amendement 7

J’assistais hier au débat d’orientation budgétaire dans mon modeste département des Ardennes. À cette occasion, le président du conseil départemental nous a fait part des difficultés qu’il avait à équilibrer le budget pour l’année prochaine ; bien entendu, on a parlé du Ségur, de la loi Taquet, du RSA et du point d’indice.Monsieur le ministre délégué, permettez-moi de vous donner un chiffre qui me paraît important au regard des 120 millions d’euros que l’État a généreusement octroyés aux départements il y a quelques semaines pour compenser la revalorisation du RSA : les dépenses du RSA non prises en charge par l’État se sont montées à 4,6 milliards d’euros pour l’année 2019. Le versement du RSA a été transféré en 2004 aux conseils généraux – devenus depuis les conseils départementaux. L’État est loin d’avoir compensé le coût de cette compétence…

C’est plutôt vrai.

…et l’amendement propose un effort supplémentaire pour alléger leurs difficultés.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #1080

On ne peut pas isoler les recettes et les dépenses sans courir le risque d’être inexact dans un sens ou dans l’autre. En l’occurrence, les recettes des départements ont augmenté de manière très significative ces dernières années : leur capacité d’autofinancement a augmenté de presque 40 %,…

Pas chez moi !

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #1082

…pas partout, mais en moyenne, car les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), qui constituent la recette principale des départements, ont connu une très forte dynamique ; dans le même temps, les dépenses liées au RSA ont baissé ces deux dernières années.

Ce n’est pas la même dynamique dans tous les départements.

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #1084

Il me semble que l’aide spécifique visant à compenser l’augmentation du montant du RSA était une bonne décision. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1086

Nous avons tous à cœur d’accompagner les collectivités locales les plus en difficulté. Un amendement a été voté dans le PLFR examiné cet été, dont acte – le Gouvernement y était défavorable, considérant que ce n’était pas ce type d’acteurs qu’il fallait accompagner en priorité.Une revalorisation de 4 % du RSA a effectivement été décidée mais, en un an, le nombre de ses bénéficiaires a baissé de 8,9 %. C’est plutôt une bonne nouvelle ; cela montre que le travail que nous accomplissons…

Ce sont les départements !

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1089

…pour sortir beaucoup de Français de la précarité en leur permettant de retrouver un emploi est assorti d’un certain nombre de résultats – et les départements font en effet un travail remarquable pour l’insertion.

C’est bien !

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1091

Malgré la revalorisation du RSA, avec la baisse du nombre de bénéficiaires, le delta est toujours positif. Une aide de 120 millions d’euros a été votée par le Parlement et le Gouvernement l’a appliquée. Faut-il prévoir des dispositifs supplémentaires ? Objectivement, rien ne le justifie. Le contexte financier est contraint – chaque euro compte – et nous devons cibler notre soutien vers les acteurs qui en ont le plus besoin. Avis défavorable.

La parole est à Mme Valérie Rabault.

Concernant la dotation visant à compenser les 4 % de hausse du RSA, je souhaiterais simplement demander à M. le ministre délégué si le décret a bien été publié. J’ai l’impression que l’information n’est pas forcément redescendue dans tous les départements.

#1094

(L’amendement no 7 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Hélène Laporte president · RN #1095

La parole est à Mme Emmanuelle Anthoine, pour soutenir l’amendement no 127.

article Après_ 2 · amendement 127

Je propose d’affecter à l’économie circulaire les recettes de la TGAP déchets – taxe générale sur les activités polluantes déchets – en les redistribuant à l’Agence de la transition écologique (Ademe), qui contribue au financement d’actions visant à réduire les déchets résiduels grâce à son fonds déchets. L’objectif est d’orienter les recettes engendrées par l’augmentation de la TGAP depuis la révision de sa trajectoire vers les dispositifs d’accompagnement des collectivités mis en place par l’Ademe pour réduire les déchets résiduels.

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #1098

Même si je comprends votre objectif, les moyens de l’Ademe ont pratiquement doublé entre 2020 et 2022, passant de 750 millions à 1,5 milliard. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1100

Avis défavorable pour les mêmes raisons. Pour répondre à Mme Rabault, l’article 10 du présent PLFR prévoit les modalités de répartition des 120 millions d’euros votés cet été en faveur des départements.

D’accord !

#1102

(L’amendement no 127 n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Hélène Laporte president · RN #1103

La parole est à M. Michel Castellani, pour soutenir l’amendement no 570.

article Après_ 2 · amendement 570

Il s’agit d’instituer une dotation exceptionnelle pour les communes situées en Corse – mais nous ne voyons aucun inconvénient à ce que cette approche soit étendue à l’ensemble des territoires disposant d’un tissu de petites communes très fragiles. Cette dotation serait égale à 75 % du surplus des dépenses énergétiques constaté dans le compte administratif de l’exercice 2022 par rapport à celui de l’exercice 2021.À titre exceptionnel, il s’agit d’instituer un filet de sécurité pour les communes fortement touchées par la hausse des prix de l’énergie. Hélas, nous savons que ce problème va s’accentuer dans les mois à venir et il nous semble donc préférable de prévoir un filet de sécurité ex ante plutôt que de devoir agir dans l’urgence.On va encore me reprocher de vouloir sortir des règles communes. Nous assumons totalement notre position : il faut prendre en compte l’état de ce tissu de […]

Quel est l’avis de la commission ?

Jean-René Cazeneuve rapporteur général · EPR #1108

Avec le dispositif de droit commun, la hausse des prix de l’énergie est déjà compensée à 70 %. En outre, votre amendement est rédigé de telle manière que la compensation à hauteur de 75 % viendrait s’ajouter à celle de 70 % déjà existante. Avis défavorable.

Quel est l’avis du Gouvernement ?

Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1110

Nous avons évidemment à cœur d’accompagner la Corse. Comme l’a rappelé tout à l’heure le rapporteur général, un amendement que nous examinerons par la suite prévoit une dotation exceptionnelle de 30 millions d’euros pour la collectivité de Corse. C’est un engagement pris par la Première ministre auprès des élus de Corse dans le cadre de la dotation de continuité territoriale.En Corse, comme partout en France, nous souhaitons accompagner les communes qui sont confrontées à la hausse des prix de l’énergie. Concernant le filet de sécurité que vous avez voté cet été, les acomptes commencent à tomber. En Corse, vingt-six communes sont d’ores et déjà en train de recevoir leur acompte, dont neuf situées en Haute-Corse.Le filet de sécurité que vous avez voté devient donc concret pour ces communes qui reçoivent un soutien financier. Les acomptes versés jusqu’à maintenant vont de 1 000 euros dans […]

La parole est à M. Michel Castellani.

Nous prenons acte de ce qui vient d’être dit. Quand le moment sera venu, nous reviendrons sur l’affaire des 33 millions d’euros. J’entends bien ce que vous dites concernant l’aide apportée aux communes, mais au-delà de la Corse, le problème est général ; vous savez très bien que les choses vont se durcir. On connaît les difficultés budgétaires de la France et on sait très bien que toutes les collectivités doivent participer à l’effort commun, mais le problème, c’est qu’il existe tout un tissu de communes minuscules qui ne peuvent plus faire face, parce qu’elles sont au taquet et que leurs budgets sont misérables et squelettiques. Hélas, je suis convaincu que nous aurons à reparler de ce problème.

La parole est à M. Francis Dubois.

Je voudrais simplement rappeler que j’ai défendu tout à l’heure un amendement concernant l’ouverture du fonds de compensation pour la TVA aux dépenses d’électricité des communes. Ma proposition concernait toutes les communes sur le plan national. Je rappellerai à mes collègues corses que toutes les communes rurales sont confrontées aux mêmes problèmes. Il faut agir dans l’intérêt général et dans le cadre de la solidarité nationale et ne pas penser qu’à la Corse.

Hélène Laporte president · RN #1117

Je mets aux voix l’amendement no 570.

#1118

(Le vote à main levée n’ayant pas été concluant, il est procédé à un scrutin public.)

Hélène Laporte president · RN #1119

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 218 Nombre de suffrages exprimés 212 Majorité absolue 107 Pour l’adoption 99 Contre 113

#1120

(L’amendement no 570 n’est pas adopté.)

Article 3 et état A

Hélène Laporte president · RN #1122

La parole est à M. le ministre délégué, pour soutenir l’amendement no 613.

article Article 3 et état A · amendement 613
Gabriel Attal ministre délégué · EPR #1123

Nous en arrivons à l’article d’équilibre, qui fait l’état des comptes à l’issue de l’examen de la première partie du PLFR. L’amendement du Gouvernement vise à tirer les conséquences de l’adoption de l’amendement n° 449 de M. Lefèvre. La seule modification consiste donc en une dégradation des recettes de 29 millions d’euros du fait du transfert de cette somme aux chambres de commerce et d’industrie.

#1124

(L’amendement no 613, accepté par la commission, est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt