Séance du 29 avril 2025 /// n°178 /// 278 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 17e législature · session Session ordinaire 2024-2025

Séance du 29 avril 2025 — 178e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de M. Jérémie Iordanoff.

278prises de parole
31orateurs
10points à l'ordre du jour
13scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
1475 l'article 3 bis du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 83 / 16 adopté
1476 l'amendement n° 1108 de Mme Ozenne après l'article 3 bis du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 52 / 50 adopté
1477 l'amendement n° 2233 du Gouvernement à l'article 3 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 29 / 69 rejeté
1478 l'article 3 ter du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 77 / 44 adopté
1479 l'amendement n° 287 de M. Naegelen à l'article 3 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 106 / 3 adopté
1480 l'amendement n° 525 de Mme Blin à l'article 3 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 97 / 54 adopté
1481 l'article 3 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 102 / 50 adopté
1482 l'amendement n° 1128 de M. Naegelen après l'article 3 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 104 / 3 adopté
1483 l'amendement n° 1150 de M. Naegelen après l'article 3 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 105 / 0 adopté
1484 l'amendement n° 2546 de Mme Morel après l'article 3 quater du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 91 / 56 adopté
1485 l'amendement de suppression n° 132 de M. de Lépinau et les amendements identiques suivants à l'article 4 (examen prioritaire) du projet de loi de simp… 70 / 72 rejeté
1486 l'amendement n° 2015 de Mme Stambach-Terrenoir à l'article 4 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première le… 18 / 107 rejeté
1487 l'amendement n° 1413 de M. Loubet à l'article 4 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 36 / 76 rejeté

Verbatim Le compte rendu

Tours 201 à 278 sur 278 — page 2 / 2.

Article 4 (appelé par priorité)

La plateforme Place permet aux entreprises de consulter les appels d’offres de l’État ou des organismes de sécurité sociale, mais aussi d’y répondre. Or le gouvernement a choisi, pour gérer cette plateforme qui se trouve d’une certaine manière au cœur du réacteur, de changer de prestataire, en préférant à une PME Française, Atexo, un grand groupe nord-américain, CGI.

Canadien.

Je me pose la question, comme beaucoup d’autres sur ces bancs, de la raison d’un tel choix, d’autant plus que l’État n’a pas passé d’appel d’offres pour choisir le prestataire qui devra gérer une plateforme précisément en charge des appels d’offres ! Il s’est servi de l’Ugap (Union des groupements d’achats publics) pour lancer le marché.Ensuite, il nous semblait avoir compris que l’État voulait faciliter l’accès des PME aux appels d’offres de l’État ; mais une fois encore, c’est un grand groupe qui l’a remporté.Se pose enfin un problème de souveraineté. Imagine-t-on un instant les États-Unis confier à une entreprise française la gestion de la plateforme qui reçoit les réponses, les offres financières et les offres techniques, à leurs appels d’offres publics ? Une nouvelle fois, vous faites preuve d’une naïveté qui finit par devenir coupable. (Applaudissements sur les bancs du groupe […]

Jérémie Iordanoff president · EcoS #261

Je suis saisi de plusieurs demandes de scrutin public : sur les amendements no 132 et identiques ainsi que sur l’amendement no 2015, par les groupes Rassemblement national et La France insoumise-Nouveau Front populaire ; sur les amendements nos 1832 et 1413, par le groupe Rassemblement national. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Je suis saisi de plusieurs amendements de suppression, nos 132, 1056, 1280, 1327 et 1874. La parole est à M. Hervé de Lépinau, pour soutenir l’amendement no 132.

L’efficacité doit être notre seule boussole. Or il existe déjà tout un écosystème qui permet, en matière de commande publique, d’accéder à l’information. Le fait de disposer de multiples opérateurs présente des avantages. Tout d’abord, on limite les risques d’un blocage du système. Ensuite, l’implantation locale des opérateurs permet de coller parfaitement à l’actualité économique de la région. Enfin, ces écosystèmes, qui génèrent un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros, s’adossent également à des informations que les journaux d’annonces légales, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, donnent aux différents acteurs dans leur bassin économique.Ce serait une regrettable erreur que de centraliser la totalité des annonces sur Place, d’autant plus que l’État nous a appris qu’en matière informatique, il peut rater le coche. Souvenez-vous du logiciel Louvois pour les armées, qui s’est révélé […]

article 4
Jérémie Iordanoff president · EcoS #267

La parole est à Mme Valérie Rossi, pour soutenir l’amendement no 1056.

article 4 · amendement 1056

Nous proposons de supprimer l’article 4 du projet de loi, car il ne répond pas à l’objectif de simplification du texte et met en péril tout un écosystème qui satisfait aux besoins de la commande publique.En cherchant à obliger les opérateurs publics à utiliser une plateforme de gestion de la commande publique unique, au surplus gratuite – ce qui incitera fortement les collectivités locales, pour qui cette utilisation est facultative, à y recourir –, nous risquons de nous éloigner de l’objectif de simplification.Si l’objectif est d’améliorer le taux et la fluidité de réponse aux appels d’offres publics, la solution ne passe pas par un point d’accès unique mais par la simplification et l’allégement des procédures de passation des marchés. C’est sur ce point qu’il faudrait travailler.Par ailleurs, en incitant fortement les acteurs publics à utiliser une plateforme unique étatique, au moyen […]

Jérémie Iordanoff president · EcoS #272

La parole est à M. Loïc Kervran, pour soutenir l’amendement no 1280.

article 4 · amendement 1280

Quel est le sens de cet amendement de suppression ? Il s’agit d’affirmer qu’on ne peut obliger tous les acteurs publics à passer par une plateforme dont la gestion vient d’être confiée à un acteur nord-américain. Ce n’est pas possible en l’état ! Je le répète, c’est une mine d’or potentielle pour des services de renseignement.Dans le domaine économique, il n’existe pas d’alliés. Si un pays peut être notre allié dans d’autres domaines, comme la lutte contre le terrorisme, cela ne signifie pas que nous pouvons lui confier une mine de données aussi importantes que celles-ci. Tant que nous ne disposerons pas d’une solution souveraine, il est impensable d’augmenter encore le volume d’appels d’offres, de réponses, d’informations techniques et financières qui transitent par cette plateforme. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe HOR.)

Jérémie Iordanoff president · EcoS #275

La parole est à Mme Anne-Laure Blin, pour soutenir l’amendement no 1327.

article 4 · amendement 1327

Si cette plateforme dématérialisée pour l’achat public est présentée comme un outil de simplification, elle risque en réalité de désorganiser l’écosystème numérique construit depuis plus de vingt ans autour de plateformes privées spécialisées. Sa mise en œuvre porterait un coup dur à la presse quotidienne régionale (PQR) et à la presse professionnelle, qui tirent une partie de leurs revenus de la publication des avis de marché. Les pertes sont estimées à plus de 20 millions d’euros par an, avec des conséquences directes sur la viabilité économique de ces titres, la pluralité de l’information et les liens de proximité dans les territoires.Cette plateforme ne répond pas non plus aux besoins réels des entreprises : nous le répétons depuis le début de l’examen du texte, le principal frein au développement de leur activité réside dans la complexité des démarches et non dans la multiplicité […]

article 4 · amendement 1327
Jérémie Iordanoff president · EcoS #280

L’amendement no 1874 de M. Éric Ciotti est défendu.Quel est l’avis de la commission sur ces amendements de suppression ?

article 4 · amendement 1327
Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #282

Ce sujet a donné lieu à de nombreux débats en commission. J’étais moi-même assez partagé, car si je suis enclin à faire confiance aux initiatives privées, qui fonctionnent bien dans ce domaine, il est vrai que pour les acheteurs publics « étatiques » – j’utilise ce terme pour les distinguer des collectivités locales –, il y a une certaine logique à centraliser le traitement des appels d’offres.Un autre sujet concerne l’amputation que subirait le chiffres d’affaires de certaines entreprises privées.La commission a rejeté ces amendements. À titre personnel, je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée et je donnerai un avis favorable à l’amendement no 215 de notre collègue Christelle Petex, que nous examinerons un peu plus loin.

La parole est à Mme la ministre déléguée chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, pour donner l’avis du gouvernement.

Véronique Louwagie ministre déléguée chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire · DR #286

Que dit cet article 4 ? Il fait référence à la plateforme Place, déjà utilisée par l’État, au sujet de laquelle je voudrais apporter quelques précisions pour répondre aux orateurs, notamment à Loïc Kervran.Cette plateforme appartient au ministère de l’économie et des finances, et non à des prestataires extérieurs. Cinq prestataires sont chargés de sa maintenance, dont une filiale d’un groupe canadien ; les quatre autres prestataires sont français. L’hébergement des données, confié à l’un des prestataires, est effectué sur deux sites situés en France. Il était important de rétablir ces faits.L’article 4 rappelle que l’État utilise déjà cette plateforme et propose d’étendre son utilisation à toute la sphère étatique, c’est-à-dire essentiellement aux organismes de sécurité sociale. Par analogie, imaginez une entreprise qui dispose de deux procédures d’achat : il s’agit de les unifier et de […]

Bien sûr !

Véronique Louwagie ministre déléguée · DR #292

Le fait de disposer d’une seule plateforme, sur laquelle chaque entreprise a un seul profil d’acheteur, facilitera l’accès des TPE-PME à la commande publique. C’est très important !Je regretterais donc que la suppression de l’article 4 prive l’État – notamment les organismes de sécurité sociale – du bénéfice d’une plateforme unique sans faciliter pour autant l’accès des TPE-PME à la commande publique.S’il peut y avoir une réticence à généraliser l’usage de la plateforme à toutes les collectivités territoriales pour des raisons tenant à la défense de la PQR, comme l’a très bien expliqué Anne-Laure Blin, c’est un autre sujet. Ne supprimez pas tout l’article 4 simplement pour défendre la PQR ! Je rappelle que les appels d’offres continuent à être publiés. En revanche, il est vrai que la presse est propriétaire d’un groupement d’intérêt économique (GIE) qui détient un certain nombre de […]

La parole est à Mme Claire Lejeune.

Nous nous opposerons à ces amendements de suppression et soutiendrons par conséquent la plateforme Place. Nous démontrerons ainsi à notre collègue Cazeneuve, qui nous a caricaturés en nous présentant comme rétifs par principe à toute avancée, hostiles au numérique,…

Eh oui !

… que c’est tout le contraire.Nous soutenons la création d’une plateforme numérique. (M. Emmanuel Maurel applaudit.) Je veux souligner que la question du numérique est une question politique, tout comme celles de l’accès à ce numérique, des infrastructures qui sous-tendent la dématérialisation – laquelle ne va pas de soi –, de la souveraineté numérique et de la gestion des données – nous parlerons beaucoup des data centers à l’occasion de ce texte.Nous ne sommes pas opposés par principe à ces évolutions.Nous soutiendrons le déploiement de Place car il s’agit d’une plateforme publique, qui améliorera la lisibilité de la commande publique, notamment pour l’État, et nous fera gagner en transparence. Nous préférons cela à une myriade de plateformes privées qui agissent par intérêt, y trouvent un profit et se sont livrées à un lobbying efficace, qui transparaît à travers ces amendements de […]

La parole est à M. Jean-René Cazeneuve.

Si j’ai été un peu taquin, chers collègues, je vous prie de m’en excuser. Je me réjouis que vous souteniez notre position sur ces amendements.

Alliés un jour, alliés toujours !

On peut certes discuter du contenu de cet article mais, comme l’a dit Mme la ministre, le supprimer intégralement est idiot !

Tout de suite les grands mots !

C’est confondre une volonté de souveraineté – qui est unanimement partagée – et le souci d’efficacité. En matière de souveraineté, Mme la ministre a fait valoir que l’outil utilisé compte moins que la conservation des données. Où sont les données et qui en a le contrôle ? Sur ce point, les réponses ont été très claires.

Un député du groupe RN #312

Pas du tout !

Si, sous prétexte de souveraineté, on supprime tous les matériels et logiciels construits et produits par les Américains, notre pays va s’arrêter instantanément. Fixons-nous des objectifs, prenons des garanties, mais ne faisons pas de bêtise contraire à l’efficacité !Il y a quelques jours, la logique de votre discours était de dire : « arrêtons la multiplication des saisies, évitons que les entreprises soient contraintes de redonner les mêmes informations à chaque appel d’offres, voilà le rôle de la politique ». Or c’est ce que propose cet article ! Il s’agit de mettre davantage de moyens et d’efficacité pour disposer d’une plateforme plus simple d’utilisation pour les entreprises. C’est tout ! Arrêtez de multiplier les plateformes que nous ne contrôlerons pas, qui ne permettront ni de lutter contre la fraude, ni de réaliser des gains de productivité, pour vous plaindre ensuite que nous […]

La parole est à Mme Valérie Rossi.

Nous avons entendu les arguments de Mme la ministre : nous retirons l’amendement no 1056.

#317

(L’amendement no 1056 est retiré.)

La parole est à M. Hervé de Lépinau.

Vous n’avez pas répondu à toutes les questions, madame la ministre. Je pense en particulier à l’absence de passation d’un marché public s’agissant de l’opérateur canadien. Nous attendons une réponse sur ce point.Je m’adresse maintenant au collègue Jean-René Cazeneuve. Vous n’avez pas compris nos propos. Vous avancez l’argument des économies réalisées – je suppose que vous parlez d’argent public. Or nous parlons de gens qui paient pour avoir accès à un service ; le fait de rendre Place obligatoire n’aura donc aucun impact d’un point de vue budgétaire.Par ailleurs, à ma connaissance, les milieux économiques n’ont pas demandé que Place centralise toutes les informations. Ce qu’ils attendent, c’est une simplification du code des marchés publics, ce qui suppose un effort particulier. Or cet effort ne sera pas fait. Vous ne résoudrez pas ce problème en imposant une centralisation.Enfin, je […]

La parole est à M. Loïc Kervran.

Madame la ministre, au mois d’octobre, plusieurs dizaines de parlementaires, issus de nombreux groupes politiques, ont écrit à vos prédécesseurs à ce sujet. En février, ils se sont adressés à l’actuel gouvernement. Ils n’ont toujours pas reçu de réponse.Avez-vous des éléments de réponse rassurants à nous donner ? La question est non l’hébergement des données, mais l’accès au code source et aux données en production. Le cœur du problème, c’est ce que permet la tierce maintenance applicative – précisément ce qu’Atexo a transféré à CGI. Cela représente une mine d’or pour ceux qui souhaiteraient mener des actions hostiles, pour identifier nos entreprises, en particulier celles qui répondent aux appels d’offres du ministère de la défense.

Exactement !

Grâce aux droits d’accès dont elle dispose, CGI peut savoir qui, à l’intérieur de chaque entreprise, est chargé de répondre aux appels d’offres. C’est mâcher le travail aux services de renseignement étrangers !Une fois de plus, j’appelle tous mes collègues à supprimer l’article 4 tel qu’il est rédigé.

La parole est à Mme la ministre déléguée.

Véronique Louwagie ministre déléguée · DR #331

En effet, je n’ai pas répondu à une des questions posées, veuillez m’en excuser. Sachez qu’un appel d’offres a bien été lancé conformément à ce qui est prévu par la loi. Plus précisément, un accord-cadre, passé par l’État, a été conclu comme c’est le cas pour certains marchés publics. Lorsqu’un besoin est apparu s’agissant de la plateforme Place, nous sommes allés chercher dans l’accord-cadre un prestataire qui s’était déjà porté candidat. C’est ainsi que CGI a été choisie. J’espère que cette réponse vous aura éclairés.J’en viens à la question de l’accès au code source et aux données en production. Je veux vous dire ici que la filiale française du groupe canadien – car il ne s’agit pas de la société canadienne elle-même, je tiens à le préciser car chaque mot a son importance – n’a aucun accès au code source ni aux données en production. Je vous le certifie.Par ailleurs, j’ai rencontré […]

Véronique Louwagie ministre déléguée · DR #335

Un grand nombre de TPE et PME aimeraient accéder à la commande publique – je rappelle que celle-ci représente 170 milliards d’euros. Or le grand nombre de profils d’acheteurs rend la tâche compliquée pour ces entreprises qui ne sont pas forcément habituées aux commandes publiques. Plus le nombre de profils sera réduit, plus l’opération sera facile pour ces entreprises, notamment dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Celles que j’ai rencontrées m’ont fait part de leur vif intérêt, sinon pour une plateforme unique, du moins pour une diminution du nombre de profils d’acheteurs.J’ajoute que Place est une plateforme gratuite pour l’État et pour les collectivités.

Pas pour les entreprises !

Véronique Louwagie ministre déléguée · DR #338

Monsieur le député, ce qui est prévu par cet article ne changera rien pour les entreprises.S’agissant de la commande publique, l’État doit jongler entre plusieurs procédures – on n’imagine pas une telle situation pour une entreprise. Ce que nous proposons représente donc une réelle simplification en la matière.

Jérémie Iordanoff president · EcoS #340

Je mets aux voix les amendements identiques nos 132, 1280, 1327 et 1874.

#341

(Il est procédé au scrutin.)

Jérémie Iordanoff president · EcoS #342

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 152 Nombre de suffrages exprimés 142 Majorité absolue 72 Pour l’adoption 70 Contre 72

#343

(Les amendements identiques nos 132, 1280, 1327 et 1874 ne sont pas adoptés.)

#344

(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)

Jérémie Iordanoff president · EcoS #345

La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir, pour soutenir l’amendement no 2015.

article 4 · amendement 2015

Comme nous venons de le démontrer collectivement, la généralisation du logiciel public Place est souhaitable pour la commande publique en France.Notre amendement répond à l’exigence de simplification puisqu’il prévoit une généralisation, de façon obligatoire, de ce logiciel unique partout en France, y compris pour les collectivités territoriales, leurs établissements publics et leurs groupements.Une telle mesure faciliterait les échanges entre les administrations, puisque tous les services fonctionneraient avec les mêmes méthodes. Aujourd’hui, quelque 130 000 acheteurs publics ont recours au logiciel de leur choix pour publier des offres de marchés publics et recueillir des candidatures. Cette disparité des logiciels amoindrit la lisibilité des offres existantes sur l’ensemble du territoire.Avec la généralisation de Place, on favorise la transparence des procédures de passation […]

article 4 · amendement 2015

Quel est l’avis de la commission ?

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #356

Défavorable. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Quel est l’avis du gouvernement ?

Véronique Louwagie ministre déléguée · DR #358

Tel qu’il est rédigé, votre amendement ne correspond pas à la présentation que vous venez d’en faire. En effet, il restreint le champ du recours obligatoire à Place aux seules personnes morales de droit public et supprime le recours facultatif à Place pour les collectivités territoriales prévu par l’alinéa 4.

Non !

Véronique Louwagie ministre déléguée · DR #360

Il ne permet cependant pas de rendre obligatoire l’accès à Place par les collectivités territoriales. Par ailleurs, il exclut du périmètre les organismes de sécurité sociale. Je vous invite à relire l’amendement : il revient en fait sur tous les apports de l’article 4.J’y suis donc défavorable, comme je l’ai été aux amendements de suppression de l’article.

La parole est à M. Charles Fournier.

Je suis plutôt d’accord avec Mme la ministre. Le fait de rendre optionnel le recours à la plateforme permet à la PQR de continuer de publier les avis – c’est un problème qui a été soulevé tout à l’heure.À terme, j’imagine que le dispositif ne restera pas en l’état – l’amendement prévoit d’ailleurs de rendre obligatoire l’utilisation du logiciel Place d’ici à 2030.Il est vrai qu’en supprimant l’alinéa 4, qui prévoit la possibilité pour les collectivités territoriales d’utiliser Place, on retire celles-ci du dispositif puisqu’elles sont déjà exclues de la mesure prévue à l’alinéa 3. C’est en tout cas ainsi que je comprends la rédaction de cet amendement et c’est pourquoi je pense qu’en l’état, il ne faut pas l’adopter.

La parole est à M. Matthias Tavel.

Madame la ministre, comprenons-nous bien. Nous proposons simplement une rédaction allégée de l’alinéa 3 : « les personnes morales de droit public » qui devront utiliser la plateforme incluent les collectivités territoriales. En revanche, nous supprimons en effet le caractère facultatif de cette utilisation. Tel est l’esprit de notre amendement, dont je ne fais pas la même lecture que vous. Nous souhaitons que chacun soit éclairé avant le vote.

Jérémie Iordanoff president · EcoS #368

Je mets aux voix l’amendement no 2015.

#369

(Il est procédé au scrutin.)

Jérémie Iordanoff president · EcoS #370

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 126 Nombre de suffrages exprimés 125 Majorité absolue 63 Pour l’adoption 18 Contre 107

#371

(L’amendement no 2015 n’est pas adopté.)

Jérémie Iordanoff president · EcoS #372

L’amendement no 1413 de M. Alexandre Loubet est défendu.

Quel est l’avis de la commission ?

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #374

Défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Véronique Louwagie ministre déléguée · DR #376

Défavorable.

Jérémie Iordanoff president · EcoS #377

Je mets aux voix l’amendement no 1413.

#378

(Il est procédé au scrutin.)

Jérémie Iordanoff president · EcoS #379

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 119 Nombre de suffrages exprimés 112 Majorité absolue 57 Pour l’adoption 36 Contre 76

#380

(L’amendement no 1413 n’est pas adopté.)

Jérémie Iordanoff president · EcoS #381

La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.

Ordre du jour de la prochaine séance

Jérémie Iordanoff president · EcoS #384

Prochaine séance, demain, à 14 heures : Questions au gouvernement ; Suite de la discussion du projet de loi de simplification de la vie économique. La séance est levée.

#385

(La séance est levée à minuit.)

#386

Le directeur des comptes rendus Serge Ezdra