Séance du 10 avril 2025 /// n°169 /// 1 086 prises de parole
VERBATIM
Assemblée nationale · XVIIe législature · maj quotidienne
Séance publique · Assemblée nationale · 17e législature · session Session ordinaire 2024-2025

Séance du 10 avril 2025 — 169e séance

Compte rendu intégral des prises de parole, sous la présidence de Présidence de Mme Clémence Guetté.

1 086prises de parole
101orateurs
7points à l'ordre du jour
21scrutins

Votes Les scrutins de cette séancetous les scrutins →

ScrutinVoixRésultat
1345 l'amendement n° 1619 de M. Lejeune à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 21 / 43 rejeté
1346 l'amendement n° 637 de M. Fournier et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique … 47 / 71 rejeté
1347 l'amendement n° 601 de M. Fournier et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique … 96 / 39 adopté
1348 l'amendement n° 1030 de M. Leseul et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (premi… 53 / 79 rejeté
1349 l'amendement n° 1197 de Mme Belluco à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 55 / 80 rejeté
1350 l'amendement n° 1962 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économiqu… 142 / 11 adopté
1351 l'amendement n° 1 de M. Boudié et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (pre… 123 / 86 adopté
1352 l'amendement n° 656 de M. Fournier et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique … 38 / 62 rejeté
1353 l'amendement n° 1967 du Gouvernement et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (pr… 68 / 28 adopté
1354 l'amendement n° 669 de M. Fournier à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 34 / 55 rejeté
1355 l'amendement n° 1200 de Mme Belluco et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (pre… 37 / 57 rejeté
1356 l'amendement n° 1899 de Mme Lejeune et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (pre… 46 / 61 rejeté
1357 l'amendement n° 331 de M. Tavernier et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique… 65 / 47 adopté
1358 l'amendement n° 748 de M. Fournier et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique … 37 / 43 rejeté
1359 l'amendement n° 728 de M. Fournier et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique … 44 / 54 rejeté
1360 l'amendement n° 1989 de Mme Lejeune et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (pre… 48 / 51 rejeté
1361 l'amendement n° 1480 de M. Fournier et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (pre… 54 / 57 rejeté
1362 l'amendement n° 2008 de Mme Nosbé et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (premi… 53 / 62 rejeté
1363 l'amendement n° 740 de M. Fournier et les amendements identiques suivants à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique … 48 / 63 rejeté
1364 l'amendement n° 2017 de Mme Lejeune à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture). 46 / 68 rejeté
1365 l'amendement n° 2062 de Mme Lejeune et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi de simplification de la vie économique (pre… 41 / 65 rejeté

Verbatim Le compte rendu

Tours 601 à 800 sur 1086 — page 4 / 6.

Article 1er (suite)

Donnez-nous des exemples !

Certains les consultent, d’autres non, comme certains d’entre nous lisent des livres, tandis que d’autres n’en lisent manifestement aucun. (Sourires.) Il n’existe pas dans notre pays d’autre institution que les Ceser qui permette de réunir les instances représentatives organisées (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS), qu’elles émanent des syndicats – vous les détestez, on a bien compris – ou des organisations patronales.

Exactement !

Il s’avère qu’elles parviennent à travailler ensemble, ne vous en déplaise.Au point où vous en êtes, vous pourriez réinterroger l’existence du Sénat, qui correspond à certains des critères négatifs que vous énoncez pour les Ceser. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Jusqu’à ce que nous fassions évoluer la République comme nous le préconisons, il faut maintenir les institutions existantes, parce que si nous ne prenons pas soin de celles et ceux qui s’engagent pour la défense de la démocratie et de la République autrement qu’à travers un mandat électif, c’est la République que nous affaiblissons. Nous allons alors directement vers un régime autoritaire dont vous êtes les principaux représentants. (L’orateur désigne les bancs du groupe RN.) Voilà pourquoi nous avons fait référence à Poutine. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

La parole est à Mme Claire Marais-Beuil.

Comme ancienne élue régionale, je peux vous dire qu’effectivement les Ceser rendent des rapports, mais ils ne sont pas lus… (Vives exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)

Vous ne les lisez pas !

…ni appliqués par les conseils régionaux.

S’il vous plaît, chers collègues ! Nous pouvons avoir le même débat en nous écoutant les uns les autres. Écoutez donc Mme Marais-Beuil apporter ses arguments.

Vous avez soutenu que les Ceser étaient un lieu où les échanges sont possibles, mais vous savez que l’on peut également échanger au sein d’un hémicycle, qu’il soit régional ou parlementaire.

Ici, plus beaucoup !

Parfois, c’est un peu difficile avec vous – c’est ce qui est dommage. Remettons donc un peu de démocratie au sein de l’hémicycle. Cela permettrait de supprimer les Ceser. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)

La parole est à M. Davy Rimane.

Pardonnez-moi de vous le dire, monsieur le président de la commission spéciale, mais vous faites preuve de démagogie en évoquant les économies réalisées grâce à la suppression des Ceser au lieu de parler de simplification de la vie économique. Si vous voulez trouver de l’argent pour l’État, cessez de cautionner la politique de cadeaux aux grandes entreprises – à hauteur de 50 milliards – menée dans le cadre du budget.

Ah ! On retrouve les vieilles rengaines.

Cela vous permettrait d’investir pour répondre aux besoins de la population, ce que vous n’avez pas fait jusqu’à présent.Ensuite, au collègue du RN qui se permet de dire que ne participent aux travaux du Ceser que les syndicats et les mouvements associatifs, je répondrai que le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et la Fédération des très petites entreprises (FTPE) siègent dans les Ceser et travaillent avec les syndicats d’associations. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et SOC.) Il faut revoir votre copie.Monsieur Lefèvre parle d’immobilisme…

De conservatisme !

Oui, vous avez raison, de conservatisme. Premièrement, votre position va à l’encontre de l’engagement pris par le président de la République de donner plus de poids aux corps intermédiaires. Deuxièmement, dans votre explication, vous n’avez à aucun moment justifié la suppression des Ceser, laquelle n’a aucun lien direct avec le projet de loi que nous examinons. (M. Mathieu Lefèvre s’exclame.) Vos explications sont à l’image de la politique économique que vous menez, et qui nous a conduits à l’abîme budgétaire : elles ne tiennent pas la route.Nous avons pu mesurer l’importance des Ceser à chaque fois que nous en avons eu besoin. J’ai siégé dans un Ceser et j’y ai été formé : nous avons publié des rapports et produit des analyses utiles au territoire concerné.Enfin, les conseils économiques, sociaux, environnementaux, de la culture et de l’éducation (Cesece) figurent dans la loi organique […]

La parole est à Mme Anne-Laure Blin. (« Ah ! » sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS et GDR.)

Ian Boucard président de la commission spéciale · DR #816

Un peu de sérénité !

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #817

Un peu de sérieux !

C’est incroyable d’entendre que la démocratie reposerait sur l’existence ou non des Ceser. Notre légitimité vient du peuple. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR. – Exclamations sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) La légitimité des élus régionaux vient du peuple régional, des Français dans chaque région.Quand on parcourt les rapports, comme je l’ai fait dans plusieurs collectivités dont certaines sont limitrophes de la région Pays de la Loire, on observe que les Ceser prennent certaines positions. Cela a un lien avec la vie économique de notre pays – c’est la raison pour laquelle nous avons demandé la suppression des Ceser dans ce projet de loi. Proposer clairement d’interdire les réserves de substitution aux agriculteurs, par exemple, est un positionnement idéologique qui va à l’encontre de la vie économique de notre pays et de nos agriculteurs. (Exclamations sur […]

C’est faux !

La réalité, c’est que, alors que nous tenons notre légitimité du peuple, au sein des conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux, c’est la légitimité des copains. (Exclamations vives et prolongées sur les bancs des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS, Dem et GDR.)

N’importe quoi ! C’est un mensonge !

C’est hallucinant !

On m’a expliqué le week-end dernier qu’aucune des organisations qui siègent dans les Ceser n’a de grandes difficultés à trouver des candidats. Pourquoi cela ? Pour une raison dont vous ne parlez jamais : les membres des Ceser reçoivent des indemnités. (Applaudissements sur les bancs du groupe EPR et sur quelques bancs du groupe UDR. – Exclamations sur les bancs des groupes SOC, EcoS et GDR.)

Vous voulez les supprimer parce qu’ils ne sont pas d’accord avec vous !

Pourquoi ne dites-vous pas qu’un président de Ceser peut toucher près de 50 % du montant des indemnités d’un président de conseil régional ? Pourquoi ne dites-vous pas que les membres du Ceser perçoivent parfois jusqu’à 3 000 euros par réunion ?

C’est faux !

Il faut dire aux Français la réalité : les Ceser grèvent les budgets régionaux. Au lieu d’alimenter ce corporatisme, vous feriez bien de voter pour une réattribution de ces budgets vers la politique régionale et le maintien des infrastructures. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes DR, RN, EPR et UDR.)

Clémence Guetté president · LFI #829

Je mets aux voix les amendements identiques nos 1, 103, 363, 556, 773, 833, 845, 1032, 1252, 1489, 1726 et 1780.

#830

(Il est procédé au scrutin.)

Clémence Guetté president · LFI #831

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 210 Nombre de suffrages exprimés 209 Majorité absolue 105 Pour l’adoption 123 Contre 86

#832

(Les amendements identiques nos 1, 103, 363, 556, 773, 833, 845, 1032, 1252, 1489, 1726 et 1780 sont adoptés ; en conséquence les amendements suivants tombent, ainsi que le sous-amendement no 2680 .) (Les députés des groupes LFI-NFP, SOC, EcoS, LIOT et GDR, ainsi que plusieurs députés du groupe Dem et quelques députés du groupe EPR applaudissent. – Mme Stella Dupont applaudit également.)

Clémence Guetté president · LFI #833

Un dizaine d’amendements sont tombés. Nous en arrivons à trois amendements identiques, nos 656, 1831 et 2168. L’amendement no 656 de M. Charles Fournier est défendu.La parole est à Mme Anne Stambach-Terrenoir, pour soutenir l’amendement no 1831.

article 1er · amendement 656

Il tend à rétablir la commission des droits des artistes-interprètes et des producteurs d’œuvres audiovisuelles, que le projet de loi prévoit de supprimer, là encore sans avoir consulté les acteurs. Cette commission fixe par exemple les rémunérations minimales des artistes en l’absence d’accords collectifs. Elle joue un rôle de médiation entre les artistes et les producteurs, par exemple quand il y a un conflit autour de l’exploitation d’œuvres audiovisuelles. Elle assure la sécurité des contrats et protège contre d’éventuels abus envers les artistes.Je rappelle que la situation de nombreux artistes-interprètes est devenue plus précaire ces dernières années, en particulier en 2024, et que les artistes en général sont malmenés dans le pays. Depuis le début de l’examen de ce texte, nous parlons d’une offense trumpiste, dont fait assurément partie l’attaque contre la culture. […]

article 1er · amendement 656
Clémence Guetté president · LFI #839

Sur les amendements identiques nos 656, 1831 et 2168, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à M. Gérard Leseul, pour soutenir l’amendement no 2168.

Il tend à supprimer les alinéas 113 à 115 du texte pour rétablir la commission des droits des artistes-interprètes et des producteurs pour la réalisation d’une œuvre audiovisuelle. Rappelons que cette commission veille à l’application des droits voisins, qui reconnaissent des droits aux artistes-interprètes et aux producteurs sur l’ensemble de leurs prestations et supports enregistrés. Elle permet de garantir une bonne rémunération des artistes-interprètes. Alors que le coût est presque nul, qu’il n’y a aucune redondance avec une commission existante et que cette commission a une réalité effective, je ne comprends pas que vous proposiez de la supprimer.L’amendement vise à maintenir cette commission qui protège les artistes-interprètes et les producteurs et qui leur permet de voir leurs rémunérations et leurs contributions reconnues. (M. Jérémie Iordanoff applaudit.)

article 1er · amendement 656

Quel est l’avis de la commission ?

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #844

La commission des droits des artistes-interprètes et des producteurs est composée de neuf membres et chargée de déterminer les modes et les bases de rémunération des artistes-interprètes en cas de blocage des négociations entre salariés et employeurs du secteur de l’audiovisuel. Cependant, le conseil des prud’hommes est compétent pour résoudre les litiges concernés.

Mais non !

Non, ce n’est pas vrai !

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #847

Elle ne s’est pas réunie depuis 2021,…

Parce qu’il n’y a pas de contentieux !

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #849

…ce qui conduit à supposer qu’il n’y a pas de contentieux depuis trois ans. De plus, la convention collective nationale des artistes-interprètes rend aussi son intervention discutable.Pour ces différentes raisons, la commission spéciale avait donné un avis favorable à la suppression de la commission des droits des artistes-interprètes et des producteurs. En tant que rapporteur pour cette commission spéciale, je suis obligé de donner un avis défavorable aux amendements.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Laurent Marcangeli ministre · HOR #852

C’est le même avis que celui du rapporteur.

La parole est à M. Erwan Balanant.

M. Leseul a bien expliqué à quoi sert cette commission des droits. Elle règle les éventuels conflits de répartition des droits entre les artistes-interprètes et les producteurs.Si vous la supprimez, vous mettrez fin à tout un pan du paritarisme dans ce milieu. Dans ce cas-là, il faut aussi supprimer la commission des droits d’auteur et des droits voisins de la presse. Il faut tout supprimer, en fait !Je sais que Mme Blin veut supprimer le Centre national de la musique (CNM) et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Il s’agit juste de 8,1 milliards de PIB !

Je parle de l’organe de gouvernance !

Allons-y, tant qu’on y est avec la grande faucheuse, supprimons les artistes, l’intermittence du spectacle et les théâtres : ça nous coûtera moins cher ! Mais je ne voudrais pas vous donner des idées. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.)

Il ne sait même pas de quoi il parle !

Franchement, je suis effaré par ces propositions. Au départ, le texte portait sur la simplification de la vie économique, mais nous assistons au détricotage de l’exception culturelle ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP, SOC et EcoS.)

La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.

Je prends la parole rapidement pour exprimer mon opposition à ces amendements, en reprenant les arguments évoqués à l’instant. Cela me permet aussi de continuer le débat sur la culture.Madame Stambach-Terrenoir, ce que vous dites n’est pas vrai. Tout à l’heure, en début d’après-midi, vous avez affirmé que nous sabrions dans les budgets de la culture depuis des années, de façon continue : c’est faux. Je vous ai démontré, chiffres à l’appui, que les budgets de l’État en matière de culture ne cessaient d’augmenter,…

Eh oui, 1 milliard de plus depuis 2017 !

…à l’exception du budget 2025, qui enregistre une très légère baisse. J’ajoute que ces amendements sont mal placés, ce qui affaiblit votre argumentation, car ils visent les artistes-interprètes dans les sous-budgets alors que le programme consacré à la création culturelle est le seul qui augmente de 45 millions d’euros.N’utilisez donc pas ce genre d’arguments et ne nous caricaturez pas. Nous soutenons, dans les mots, dans les faits et dans les budgets, la création culturelle dans notre pays. (Exclamations sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)Nous sommes ouverts au débat, mais ne nous faites pas passer pour les opposants au monde de la culture que nous ne sommes pas. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR. – « Si ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Demandez aux artistes !

La parole est à M. Gérard Leseul.

La question essentielle n’est pas celle du budget du ministère de la culture ou des efforts des collectivités locales et de l’État en matière de culture, mais plutôt, comme l’a rappelé le collègue Balanant, celle du paritarisme.La commission est un dispositif arbitral qui permet de régler des litiges de manière consensuelle, en particulier lors de la signature des contrats. Elle ne se réunit qu’en cas de litige, comme l’a dit M. le rapporteur, et son action n’a rien à voir avec celle du conseil de prud’hommes. Ne supprimez donc pas un dispositif arbitral qui ne coûte rien et peut être utile, tout en créant du consensus entre les différents acteurs. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SOC et EcoS.)

Clémence Guetté president · LFI #872

Je mets aux voix les amendements identiques nos 656, 1831 et 2168.

#873

(Il est procédé au scrutin.)

Clémence Guetté president · LFI #874

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 101 Nombre de suffrages exprimés 100 Majorité absolue 51 Pour l’adoption 38 Contre 62

#875

(Les amendements identiques nos 656, 1831 et 2168 ne sont pas adoptés.)

Clémence Guetté president · LFI #876

L’amendement no 52 de Mme Anne-Laure Blin est défendu.La parole est à M. le rapporteur.

article 1er · amendement 656
Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #878

Demande de retrait, car l’amendement est satisfait.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Laurent Marcangeli ministre · HOR #880

Je ne comprends pas pourquoi cet amendement est encore inscrit, car le vote précédent l’a fait tomber.

Laurent Marcangeli ministre · HOR #882

Vous demandez la suppression de ce que nous venons de supprimer.

Les amendements précédents n’ont pas été adoptés, monsieur le ministre.

Laurent Marcangeli ministre · HOR #884

Il s’agissait d’amendements qui visaient à réintroduire ce qui avait été supprimé en commission. Ils ont été rejetés. L’amendement tend à supprimer une commission dont nous venons de confirmer la suppression. Retirez-le !

Quelques députés du groupe EPR #885

Il a raison !

Non, ce n’est pas exactement la même chose, monsieur le ministre !La parole est à Mme Anne-Laure Blin.

Monsieur le ministre, ce que vous dites n’est pas juste. Je ne souhaite pas réintégrer des éléments supprimés en commission. Ce n’est pas du tout la ligne que je défends depuis le début.La commission des droits des artistes-interprètes et des producteurs, compétente dans le secteur audiovisuel, est en doublon avec le conseil de prud’hommes. Cela a déjà été dit, et c’est pourquoi je me suis contentée de dire que l’amendement était défendu.Les membres de cette commission ne se sont pas réunis depuis 2021. En outre, celle-ci n’est mentionnée qu’une seule fois dans les codes et ne dispose pas d’un site internet. Il n’y a donc pas de raison de la maintenir en l’état. Vous le voyez, monsieur le ministre, je ne demande pas sa réintroduction.

La parole est à M. le ministre.

Laurent Marcangeli ministre · HOR #891

Cet amendement vise à supprimer la commission dont traitaient les amendements précédents et que le texte supprime déjà. Sa rédaction est différente, voilà tout.

Monsieur le ministre, vous avez raison sur le fait que cela concerne le même organisme. Il n’empêche que l’amendement ne vise pas le même endroit du texte. Comme nous légiférons, Mme Blin a fait une proposition différente en matière de légistique. Nous allons donc voter. Vous donnez un avis favorable, monsieur le ministre ?

Laurent Marcangeli ministre · HOR #893

Oui.

La parole est à M. Benjamin Lucas-Lundy.

C’est la chienlit ! Nous avons la démonstration qu’il s’agit d’un texte bricolé qui, à force de tout vouloir supprimer, supprime des choses déjà supprimées, tout en les supprimant pour les resupprimer. Franchement, cela montre à celles et ceux qui nous regardent votre absence totale de sérieux. Dans votre folie trumpienne, qui vous pousse à avoir la tronçonneuse facile comme M. Ciotti, vous atteignez des extrémités délirantes. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RN et LFI-NFP.)Nous parlons de sujets sérieux – la protection de l’environnement, l’art et la culture, la démocratie sociale – que vous traitez avec légèreté et confusion, alors qu’ils sont importants pour notre vie démocratique, sociale et environnementale. Vous devriez vous ressaisir. Monsieur le ministre, retirez ce texte, prenez quelques jours de vacances et revenez avec un projet bien ficelé et sérieux […]

La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.

Je sais que nous approchons de l’heure de l’apéro, mais nous ne pouvons pas laisser passer les propos de notre collègue Lucas-Lundy.

C’est quoi, ce sous-entendu sur l’heure de l’apéro ?

Allez tenir vos conversations privées ailleurs, elles n’ont pas de sens ici. Nous évoquons un sujet important. Parlez-nous du fond, monsieur le député.

Nous soutenons l’amendement no 52 qui vise à supprimer une instance inutile. Alors que l’on nous accuse de ne pas travailler sérieusement et de débattre de tout cela au doigt mouillé, je tiens à rappeler à nos collègues de gauche que, ce matin, ils ont fait du tir aux pigeons sur le HCERES avec les forces d’appoint de l’extrême droite. Nous n’avons donc vraiment pas de leçons à recevoir sur la méthode employée sur l’article 1er. Reprenons tous nos esprits, cela peut se faire autour d’un verre.

La parole est à Mme Andrée Taurinya.

Nous assistons à une scène intéressante, qui montre l’obstination sans bornes de parlementaires qui sont vraiment contre le monde de la culture. (« Oh là là ! » sur les bancs du groupe RN.)

Ce n’est pas parce que nous souhaitons la suppression de cette commission que nous sommes contre la culture !

Le rejet des amendements précédents a acté la suppression de la commission, mais vous voulez en rajouter une couche, parce que ce n’est pas assez ! Je suis très surprise de vous entendre dire que vous avez toujours soutenu la culture. Si c’est le cas, pour quelle raison les comédiens et les interprètes se mobilisent-ils ? Pour quelle raison de plus en plus d’entre eux – je ne parle pas des grandes stars – ne peuvent plus continuer à pratiquer leur profession et en sont réduits à changer de métier ? Parce qu’ils ne peuvent pas en vivre !

Arrêtez de les taxer !

C’est à cause de vous ! Cela fait des années que ça dure ! Écoutez le monde de la culture : il est en colère contre la politique menée depuis des décennies contre lui. Quand j’observe le bloc de droite, les macronistes et l’extrême droite s’allier pour lutter contre le monde de la culture, une phrase me vient à l’esprit – vous reconnaîtrez peut-être son auteur : « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver. »

Plusieurs députés du groupe RN #908

N’importe quoi !

Rappel au règlement

Clémence Guetté president · LFI #910

La parole est à M. Hervé de Lépinau, pour un rappel au règlement.

Sur le fondement de l’article 100, alinéa 1er. Puisque certains ne l’ont pas compris, nous répétons que ce n’est pas parce que nous votons pour la suppression, ou du moins le non-rétablissement, d’un comité Théodule, que nous sommes contre la matière dont traite ce comité. Nous vous l’avons expliqué vingt-cinq fois et tout à l’heure, nous l’avons rappelé à propos des coraux et de la montagne. Arrêtez, s’il vous plaît !

Article 1er (suite)

#913

(L’amendement no 52 est adopté.)

· ADOPTION amendement (main levée) adt
Clémence Guetté president · LFI #914

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 1967 et 2149. La parole est à M. le ministre, pour soutenir l’amendement no 1967.

article 1er · amendement 1967
Laurent Marcangeli ministre · HOR #915

Il tend à rétablir les comités ministériels de transaction. Le gouvernement est attaché à la procédure consultative, qui contribue à sécuriser sur le plan juridique et financier le recours à la transaction, mode alternatif de règlement des différends. En sécurisant les transactions, ces comités encouragent à y recourir.Prenons l’exemple du ministère des armées. Le comité s’y est réuni près de dix-sept fois au cours de la période 2021-2023. Ce n’est pas un comité Théodule ; au contraire, il est fort utile. C’est même un levier puissant de simplification des relations contractuelles, notamment quand elles se dégradent, car il évite des contentieux coûteux et chronophages.Ce comité est l’occasion pour le ministère d’entendre les services demandeurs et d’identifier les éventuels dysfonctionnements révélés par le différend, afin d’y apporter des solutions de nature à éviter leur réitération. […]

article 1er · amendement 1967
Clémence Guetté president · LFI #920

Je suis saisie de plusieurs demandes de scrutin public : sur les amendements no 1967 et identique, par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire ; sur les amendements no 82 et identiques, par le groupe UDR. Les scrutins sont annoncés dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à Mme Claire Lejeune, pour soutenir l’amendement no 2149.

Il vise aussi à rétablir les comités ministériels de transaction. Nous avons encore une fois la preuve qu’il s’agit d’un texte bricolé, comme l’a dit mon collègue Benjamin Lucas-Lundy.Il a été proposé de remplacer ces derniers par un comité unique placé auprès du premier ministre. Actuellement, lorsqu’une administration de l’État passe un marché public et qu’elle rencontre une difficulté avec l’entreprise titulaire de ce marché, elle peut saisir le comité de transaction placé auprès du ministère concerné. L’avis de celui-ci est même obligatoire pour les marchés supérieurs à 500 000 euros.Il est important de conserver un comité au sein de chaque ministère, car c’est là que se trouvent l’expertise juridique et les services capables de traiter correctement chaque avis et chaque demande.On a une nouvelle illustration du manque de sérieux avec lequel vous avez élaboré cet article 1er, qui […]

article 1er · amendement 1967

Quel est l’avis de la commission ?

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #928

La commission y est défavorable, puisqu’elle a voté la suppression de ces comités de transaction. À titre personnel, je suis toutefois favorable à leur réintégration, pour différentes raisons que Mme Lejeune a bien exposées. Le ministre, quant à lui, a insisté à juste titre sur le cas du ministère de la défense : il ne faudrait pas, avec un comité unique, prendre le risque de disperser des documents classifiés.

Clémence Guetté president · LFI #929

Je mets aux voix les amendements identiques nos 1967 et 2149.

#930

(Il est procédé au scrutin.)

Clémence Guetté president · LFI #931

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 96 Nombre de suffrages exprimés 96 Majorité absolue 49 Pour l’adoption 68 Contre 28

#932

(Les amendements identiques nos 1967 et 2149 sont adoptés ; en conséquence, les amendements identiques nos 82, 198, 529, 818, 1292 et 2637 tombent.)

Clémence Guetté president · LFI #933

L’amendement no 669 de M. Charles Fournier est défendu.Sur cet amendement, je suis saisie par le groupe Écologiste et social d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.Quel est l’avis de la commission ?

article 1er · amendement 1967
Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #936

Avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Laurent Marcangeli ministre · HOR #938

Avis défavorable.

Clémence Guetté president · LFI #939

Je mets aux voix l’amendement no 669.

#940

(Il est procédé au scrutin.)

Clémence Guetté president · LFI #941

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 91 Nombre de suffrages exprimés 89 Majorité absolue 45 Pour l’adoption 34 Contre 55

#942

(L’amendement no 669 n’est pas adopté.)

Clémence Guetté president · LFI #943

Sur les amendements identiques nos 1200 et 1836, je suis saisie par le groupe La France insoumise-Nouveau Front populaire d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à Mme Lisa Belluco, pour soutenir l’amendement no 1200.

Il vise à rétablir l’Observatoire des espaces naturels, agricoles et forestiers (Oenaf). Cet observatoire, il est vrai, ne s’est pas réuni depuis quelque temps. (« Ah ! » sur plusieurs bancs des groupes RN, DR et UDR.) Néanmoins, il est plus que jamais d’actualité. Il a été créé en 2016 par le ministère de l’agriculture.

article 1er · amendement 1967

Il était temps de le réveiller !

Justement, nous pourrions en avoir besoin. On parle beaucoup du ZAN et de la nécessité de réduire la consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers, mais on n’utilise pas l’outil qui est à notre disposition pour observer et quantifier la consommation de ces espaces. C’est pourtant un sujet d’actualité – sur lequel nous aurons l’occasion de revenir au cours de l’examen de ce texte – et je crois que personne, dans cet hémicycle, ne veut bétonner plus de terres agricoles et plus d’espaces naturels et forestiers. Pour cela, encore faut-il savoir où on en est, faire un état des lieux à l’instant T et analyser les évolutions qui auront lieu. Il faut savoir dans quel état sont ces espaces naturels, agricoles et forestiers, à quoi ils servent et si certains d’entre eux sont dégradés et ont besoin d’être réhabilités ou restaurés.Or c’est précisément l’objet de l’Observatoire des […]

article 1er · amendement 1967
Clémence Guetté president · LFI #949

Sur les amendements identiques nos 1899 et 2169, je suis saisie par les groupes La France insoumise-Nouveau Front populaire et Socialistes et apparentés d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.La parole est à Mme Sandrine Nosbé, pour soutenir l’amendement no 1836.

Nous proposons de rétablir l’Observatoire des espaces naturels, agricoles et forestiers, ainsi que les commissions départementales de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF).Ces suppressions sont symptomatiques de votre abandon face au défi climatique et de votre climatoscepticisme. (« Oh là là ! sur quelques bancs du groupe RN.) Vous pouvez protester, mais c’est la vérité. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.) Cet observatoire accompagne les collectivités territoriales, comme les commissions départementales de préservation de ces espaces. Cette suppression, décidée sans étude préalable et sans débat digne de ce nom, est complètement absurde – comme l’ensemble de ce projet de loi, du reste. Il ne s’agit pas d’un texte de simplification, mais d’un texte de liquidation de tous nos droits : droits démocratiques, droit de l’environnement et […]

article 1er · amendement 1967

Rien que ça !

L’ensemble de ce projet marque un recul sans précédent concernant nos objectifs de préservation de ces espaces et une offensive marquée contre l’objectif ZAN, comme l’a bien noté il y a un instant notre collègue du groupe écologiste.Nous ne sommes pas dupes et nous voyons bien que, derrière la suppression de cet observatoire, au motif qu’il ne se réunirait plus depuis des années, il y a une offensive. Nos collègues de la Droite républicaine ont introduit dans ce texte une suppression de l’objectif national intermédiaire de réduction de moitié de l’artificialisation sur la période 2021-2031 par rapport à la décennie précédente et ont renvoyé à l’échelle régionale, intercommunale et communale la fixation des objectifs de réduction de l’artificialisation. Et ce, afin que certaines collectivités puissent à loisir fixer des objectifs moins ambitieux de réduction de la consommation d’espaces […]

article 1er · amendement 1967

Quel est l’avis de la commission ?

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #958

J’entends vos arguments, mais le problème, c’est que l’Oneaf a été créé le 21 juin 2016 et qu’il ne s’est pas réuni depuis l’année de sa création. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EPR. – M. le président de la commission spéciale applaudit également.)

Mais il était très utile ! (Sourires.)

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #960

Je veux bien qu’il soit indispensable, mais il ne s’est jamais réuni. Avis défavorable.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Laurent Marcangeli ministre · HOR #962

On aura plus parlé aujourd’hui de cet organe que lui-même ne l’a fait, puisqu’il ne s’est pas réuni une seule fois. (Sourires.) Je vous rappelle que l’on a créé un observatoire de l’artificialisation, qui a précisément la fonction que vous décrivez. Avis défavorable.

La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.

Franchement, là, on touche le fond ! Cela a été dit avec humour par le rapporteur et le ministre, mais défendre le maintien d’un organisme…

Qui n’a jamais rien fait !

…qui ne s’est jamais réuni et qui ne travaille pas, c’est surréaliste, chers collègues. (Exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) On a l’impression d’être dans une sorte de dystopie, un monde parallèle.Je ne vais pas refaire ma blague sur l’apéro, même si j’en ai bien envie.

Faites attention, la présidente va supprimer l’alcool à la buvette !

Sur le fond, notre collègue Lisa Belluco a raison d’appeler notre attention sur la protection des sols, mais en quoi cet observatoire peut-il nous aider à comprendre les problèmes liés à leur évolution ?

Vous n’avez pas compris que les sols étaient vivants ?

L’année dernière, j’ai présidé la commission d’enquête sur la souveraineté alimentaire et, quelques mois plus tôt, j’avais fait un rapport avec un collègue Insoumis, Rodrigo Arenas, sur la question de la souveraineté alimentaire européenne. Nous avions travaillé sur la question de la qualité des sols et de leur artificialisation, parce qu’il faut effectivement être très vigilants sur ces questions. Mais il y a, en France, pléthore de spécialistes des sols, pléthore d’agronomes, de spécialistes de l’environnement et de responsables agricoles et environnementalistes pour nous documenter sur ces sujets. Cet observatoire ne sert à rien et c’est pourquoi il faut le supprimer.

Eh oui ! Retirez votre amendement !

La parole est à M. Pierre Meurin.

Nous voterons évidemment contre cet amendement. Pour la bonne tenue de nos débats, la gauche pourrait-elle arrêter, alors que nous cherchons seulement à supprimer des comités qui ne servent à rien, de convoquer les heures les plus sombres de notre histoire, en prétendant par exemple que nous serions contre la démocratie ? Cette grandiloquence stupide ne vous grandit absolument pas.

Vous avez honte de vos origines ? Nous, nous sommes fiers des nôtres et de nos principes politiques !

Madame Belluco, vous avez parlé de l’artificialisation des sols et du foncier agricole, mais vous défendez les éoliennes, or il faut trois tonnes de béton par éolienne ! Vous êtes des spécialistes de la défense des éoliennes, donc de l’artificialisation de nos sols agricoles ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR. – Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Par ailleurs, les éoliennes contribuent à la déforestation de l’Amazonie, puisque pour faire les éoliennes, il faut du balsa.

N’importe quoi !

Alors, arrêtez de nous donner des leçons de morale. Vous prétendez en permanence être dans le camp du bien mais, en réalité, vous êtes dans le camp de pays étrangers quand vous défendez les énergies intermittentes contre les intérêts industriels français. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)

La parole est à M. Benjamin Lucas-Lundy.

Vous connaissez ma volonté d’apaiser nos débats (Sourires) et d’y remettre de la sérénité – surtout après le propos caricatural et outrancier que nous venons d’entendre sur les énergies renouvelables.

Les oiseaux meurent à cause des éoliennes !

Je n’y reviens pas, car nous aurons d’autres occasions dans cet hémicycle de débattre de la vision arriérée du Rassemblement national en matière d’énergie – et je parle sous le contrôle de ma collègue Julie Laernoes.Je vous avoue que je ne suis pas spécialiste de l’organisme dont on parle : je le dis en toute transparence…

Personne n’est spécialiste de ce truc !

…mais je me faisais une réflexion, en vous entendant répéter qu’il faut supprimer les organisations qui ne se réunissent pas ou qui ne travaillent pas assez. Je vous engage à regarder les sites qui référencent l’activité parlementaire : je crois qu’il va falloir dissoudre le groupe DR, qui n’est présent qu’à 17 % au moment des votes, et dont les membres ne sont même pas là aujourd’hui, alors que c’est son grand moment. M. Wauquiez est sans doute au restaurant et Mme Dati doit chercher ses bijoux. Faites attention, chers collègues, car si on suit votre logique, cela peut aller très loin ! (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes EcoS et LFI-NFP.)

Clémence Guetté president · LFI #986

Je mets aux voix les amendements identiques nos 1200 et 1836.

#987

(Il est procédé au scrutin.)

Clémence Guetté president · LFI #988

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 95 Nombre de suffrages exprimés 94 Majorité absolue 48 Pour l’adoption 37 Contre 57

#989

(Les amendements identiques nos 1200 et 1836 ne sont pas adoptés.)

Rappel au règlement

Clémence Guetté president · LFI #991

La parole est à Mme Anne-Laure Blin, pour un rappel au règlement.

Ces propos sont purement inadmissibles : vous savez très bien qu’en ce moment même une commission se réunit pour examiner le texte sur la fin de vie, et que certains de nos collègues y siègent.

Vous n’êtes jamais là !

Vous savez aussi combien la présence dans nos territoires est fondamentale pour exercer le mandat qui est le nôtre.

Surtout pour faire campagne…

Arrêtez de stigmatiser les députés qui ne sont pas là, parce que le travail parlementaire se fait dans cet hémicycle, en commission et sur le terrain.

Ian Boucard président de la commission spéciale · DR #997

Nous, on se fait élire là où on habite !

Article 1er (suite)

Clémence Guetté president · LFI #999

Je suis saisie de deux amendements identiques, nos 1899 et 2169. La parole est à Mme Manon Meunier, pour soutenir l’amendement no 1899.

article 1er · amendement 1899

Nous souhaitons, avec cet amendement, rétablir les CDPENAF. (« Ah ! » sur plusieurs bancs du groupe EPR.) Savez-vous ce que sont les CDPENAF, chers collègues ?

article 1er · amendement 1899

Et vous, est-ce que vous le saviez avant l’examen de ce texte ?

Oui, je le savais, car je travaille beaucoup sur les questions agricoles. Les CDPENAF sont des commissions qui permettent de rassembler le monde agricole, les collectivités et les élus pour réfléchir à l’usage des terres agricoles, ce qui est particulièrement important à l’heure où se développent le photovoltaïque au sol et les projets éoliens.Ces commissions examinent les projets et favorisent la concertation entre les différents acteurs – par exemple la chambre d’agriculture. Ces commissions n’ont pas été supprimées en commission, sans doute parce que vos collègues ont estimé qu’elles avaient une certaine utilité, mais elles ont été fusionnées avec les commissions départementales de la nature, des paysages et des sites (CDNPS).Je veux vous alerter, chers collègues. Des agriculteurs siègent au sein des CDPENAF et cela leur prend déjà beaucoup de temps. La fusion opérée avec les CDNPS […]

article 1er · amendement 1899
Clémence Guetté president · LFI #1006

L’amendement no 2169 de Mme Fanny Dombre Coste est défendu.Quel est l’avis de la commission sur ces amendements identiques ?

article 1er · amendement 1899
Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #1008

Ils visent à supprimer l’alinéa 118, qui lui-même tend à abroger l’article L. 112-1 du code rural et de la pêche maritime ; or cet article concerne l’Oenaf, dont nous parlions à l’instant, non les CDPENAF, dont, si je ne m’abuse, il sera question par la suite. Par conséquent, avis défavorable, comme tout à l’heure.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Laurent Marcangeli ministre · HOR #1010

Favorable.

La parole est à M. Thierry Benoit.

Je voulais dire un mot au sujet de la fusion des CDPENAF et des CDNPS.

Cela vient après !

Certes, mais je voulais tout de même en dire un mot : je suis l’auteur de l’amendement CS727, tendant à cette fusion, qu’a adopté la commission spéciale. En effet, les CDNPS et CDPENAF se réunissent dans les mêmes lieux et sont composées des mêmes collèges exactement : représentants des services de l’État, des collectivités territoriales, des intérêts agricoles, des associations de protection de l’environnement.Sachant que nous allons examiner, un peu plus tard, des amendements sur ce sujet, j’invite le gouvernement à tenir compte de l’observation faite à l’instant par ma collègue sur le fait que les agriculteurs étaient trop sollicités par ces commissions dans lesquelles ils siègent. C’est là tout l’enjeu de la simplification : conserver les mêmes acteurs, mais redéfinir leurs missions de manière à optimiser leur travail. Peut-être est-ce différent pour les associations, pour l’État […]

Mais non ! Vous n’avez pas compris !

…et l’optimisation de ces commissions : à nous, ou au gouvernement, de bien redéfinir leur rôle.

La parole est à M. le rapporteur.

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #1019

Je confirme qu’il y a eu confusion entre l’article L. 112-1 du code rural et son article L. 112-1-1, qui, lui, a bien trait aux CDPENAF.

C’était une erreur !

Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #1021

Nous sommes donc d’accord. Merci !

Clémence Guetté president · LFI #1022

Je mets aux voix les amendements identiques nos 1899 et 2169.

#1023

(Il est procédé au scrutin.)

Clémence Guetté president · LFI #1024

Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 107 Nombre de suffrages exprimés 107 Majorité absolue 54 Pour l’adoption 46 Contre 61

#1025

(Les amendements identiques nos 1899 et 2169 ne sont pas adoptés.)

Clémence Guetté president · LFI #1026

L’amendement no 1868 de Mme Claire Lejeune est défendu.

article 1er · amendement 1899
#1027

(L’amendement no 1868, repoussé par la commission et le gouvernement, n’est pas adopté.)

· REJET d’un amendement (main levée) adt
Clémence Guetté president · LFI #1028

Je suis saisie de six amendements identiques, nos 331, 390, 813, 1034, 1900 et 2155. Sur ces amendements, je suis saisie par les groupes Socialistes et apparentés et Écologiste et social d’une demande de scrutin public. Le scrutin est annoncé dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. L’amendement no 331 de M. Boris Tavernier est défendu.La parole est à M. Stéphane Travert, pour soutenir l’amendement no 390.

article 1er · amendement 1899

Je souhaiterais défendre l’Observatoire de l’alimentation (Oqali), piloté conjointement par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Il s’agit d’un outil essentiel pour éclairer les politiques publiques et contribuer à leur application. Lorsque j’étais ministre de l’agriculture et de l’alimentation, mes services ont souvent travaillé avec l’Observatoire afin de fixer des objectifs, notamment s’agissant de la qualité de l’offre alimentaire ; je peux témoigner du fait qu’il nous a été fort utile, par exemple, en 2017, lors du lancement du nutri-score.

article 1er · amendement 1899
Clémence Guetté president · LFI #1031

La parole est à Mme Sabrina Sebaihi, pour soutenir l’amendement no 813.

article 1er · amendement 813

Je souscris à ce qui vient d’être dit concernant l’importance de cet organisme, indispensable à l’analyse des produits transformés et de l’évolution de leur qualité. Compte tenu du débat au sujet de la qualité nutritionnelle des aliments ultratransformés, souvent gras ou sucrés, donc susceptibles d’avoir des conséquences sur la santé, ce que nous mettons dans nos assiettes doit faire l’objet d’une expertise poussée. Loin de faire double emploi avec l’Anses ou l’Inrae, l’Observatoire de l’alimentation résulte d’une mise en commun de leurs ressources ; sa suppression, prévue par le texte, freinerait la recherche et priverait l’action publique d’un outil précieux. Par conséquent, je vous invite à adopter ces amendements identiques, qui visent à revenir sur cette mesure. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe EcoS.)

article 1er · amendement 813
Clémence Guetté president · LFI #1033

La parole est à M. Gérard Leseul, pour soutenir l’amendement no 1034.

article 1er · amendement 1034

Avec votre accord, madame la présidente, je défendrai par la même occasion le no 2155, qui lui est identique.L’Oqali constitue la référence absolue en matière de recherche dans ce domaine. Il facilite en outre la collaboration entre professionnels et chercheurs, ceux-ci, comme l’a mentionné M. Travert, relevant conjointement de l’Inrae et de l’Anses, ce qui fait toute la richesse de leurs travaux. Rappelons le rôle déterminant de l’Observatoire en faveur de la qualité de l’offre alimentaire : entre 2018 et 2023, la teneur en sel du pain a diminué de 25 % ! Ce petit exemple illustre à lui seul l’intérêt d’une telle structure, qui nous fournit une analyse scientifique de l’utilité de réduire la consommation de telle ou telle substance. Nous proposons donc le maintien de l’Observatoire.

article 1er · amendement 1034
Clémence Guetté president · LFI #1036

La parole est à Mme Claire Lejeune, pour soutenir l’amendement no 1900.

article 1er · amendement 1900

Il vise également à conserver l’Oqali, seule entité, dans le paysage institutionnel, à permettre un suivi global de l’offre alimentaire en matière de produits transformés. Afin d’élaborer des politiques publiques dans ce domaine, il est essentiel de contrôler, de disposer d’informations au sujet de ces aliments. Non seulement la question touche à des problèmes majeurs de santé publique – diabète, obésité, hypertension –, mais ces derniers renvoient à leur tour aux inégalités sociales ou à la situation des territoires ultramarins, auxquels on expédie des produits dont les taux de sucre, de sel, sont parfois supérieurs à la moyenne. Il ne s’agit pas de sujets mineurs ! Ce problème d’ensemble est d’ailleurs identifié : ce n’est pas pour rien qu’a été instauré le nutri-score.La disparition d’un organisme qui ne fait pas double emploi, et dont l’utilité est certaine, n’aurait aucun sens. En […]

article 1er · amendement 1900
Clémence Guetté president · LFI #1039

L’amendement no 2155 de M. Gérard Leseul a été défendu.Quel est l’avis de la commission sur ces amendements identiques ?

article 1er · amendement 1900
Christophe Naegelen rapporteur · LIOT #1041

La commission a émis un avis défavorable ; à titre personnel, sagesse.

Quel est l’avis du gouvernement ?

Laurent Marcangeli ministre · HOR #1043

Favorable.

La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.

Ce que je m’apprête à dire montrera qu’au sein du bloc central, nous ne sommes pas caricaturaux.